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A l'initiative des syndicats de la FSU, à l'appel d'une large intersyndicale et du réseau associatif, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi 20/9 devant la préfecture à Marseille pour dénoncer la fin des contrats aidés équivalent à plusieurs centaines de licenciements, pour demander que cesse la précarité dans les services publics. 
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le 12 septembre à Marseille, de 20 à 30000 manifestants ont défilé contre les ordonnances Macron, pour les droits des salariés, contre les politiques d'austérité, pour l'avenir de la fonction publique.
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Le 10 octobre à Marseille et à Arles plus de 10 000 fonctionnaires ont manifesté, dont un bon tiers dans les cortèges de la FSU 

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Manifestation contre les violences faites aux femmes (samedi 25) - par Webmaster

2017 : ALLONS NOUS DIRE ENFIN STOP AUX VIOLENCES CONTRE LES FEMMES ?

Le 25 novembre, femmes et hommes, manifestons pour enfin en finir avec les violences patriarcales contre les femmes !

 

Rendez-vous à 15H au Vieux Port, sous l’Ombrière.


Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes, arrive cette année dans une actualité brûlante. Deux semaines après que le viol d'une enfant de 11 ans ait été requalifié “d’atteinte sexuelle” par le parquet, des centaines de milliers de femmes victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles se mobilisent pour dénoncer publiquement leurs agresseurs, connus ou non, avec les hashtags #BalanceTonPorc et #MoiAussi. Le mouvement est mondial.

Certains semblent découvrir le sujet et s'étonnent du nombre de victimes. Pourtant, les violences patriarcales contre les femmes ne sont pas des faits nouveaux. En France, les chiffres n’évoluent quasiment pas d'une année sur l'autre. En 2016, au moins 123 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex. Chaque jour, 230 femmes adultes sont violées, et plus encore de filles mineures.

Les violences patricarcales prennent de très nombreuses formes : publicités sexistes et dégradantes, insultes, harcèlement dans la rue, cyberharcèlement, harcèlement sexuel au travail, lesbophobie, coups, agressions sexuelles, prostitution et traite, pornographie, mutilations sexuelles, mariages forcés, viols, violences conjugales, violences psychologiques, administratives et économiques, violences contre les femmes en situation de handicap, de vulnérabilité économique, femmes migrantes étrangères souvent victimes de double violence.

Ces violences sont universelles, et touchent toutes les femmes. Elles ont lieu partout dans le monde et sont le fait d’hommes de toutes origines, de tous milieux, de tous pays. Elles ne sont pas seulement le fait de “pauvres”, “d’étrangers” ou d’hommes issus de “quartiers difficiles”, comme on voudrait souvent nous le faire croire afin d’instrumentaliser la parole féministe à des fins racistes, ou pour stigmatiser les milieux populaires.

Malgré l’action des associations féministes et les témoignages de femmes victimes, la tolérance de la société face à ces violences reste très forte, et l’impunité des agresseurs reste la règle : 1% de violeurs seulement est condamné en France.

Il est temps que la société prenne la mesure des violences subies par les femmes du fait du système patriarcal et pour le maintenir. Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. Cela suppose une volonté de mener une politique publique contre les violences faites aux femmes, de grande ampleur. Cela exige un budget conséquent alloué au secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes. Les subventions aux associations, qui remplissent des missions de service public, doivent être pérennisées et augmentées. Leurs emplois doivent pouvoir être conservés car elles pâtissent en premier lieu de la suppression des contrats aidés.

Nous demandons une loi-cadre contre les violences et le sexisme, qui inclut :

* l'application des lois existantes, le renforcement de l'arsenal juridique, la fin de l'impunité et la protection des victimes ;
* la prévention et l'éducation à l'égalité dès le plus jeune âge, au respect et à la vie affective et sexuelle ;
* la formation des professionnel(le)s aux violences sexuelles et sexistes.



Publié le 20/11/2017 - 21:09  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Contre la régression sociale, pour l’unité et la convergence des luttes !

 

Première réunion publique unitaire

 

Marseille

Jeudi 30 Novembre à 18h30

Théâtre Mazenod (88 rue d’Aubagne)

 

Premiers signataires : Attac, FSU, Solidaires, Syndicat des avocats de France…

Publié le 19/11/2017 - 18:55  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pétition : Martigues 600 élèves en plus, 1 collège en moins ! - par Webmaster

Pétition en ligne contre la fermeture du collège Daumier à Martigues !


https://www.change.org/p/julie-baudinaud-martigues-en-2025-660-coll%C3%A9giens-pour-un-coll%C3%A8ge-de-moins
Publié le 19/11/2017 - 18:29  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Rassemblement retraités Jeudi 23/11 - par Webmaster

RETRAITÉ-E-S : NOUS MÉRITONS MIEUX QUE ÇÀ !

L’augmentation de 25% de la CSG s’ajoutant aux autres mesures fiscales, avec  la suppression de la demi-part pour les personnes seules ayant élevé un enfant, la fiscalisation des majorations familiales  pour les familles ayant élevé 3 enfants et plus.

 La baisse des APL, l’Augmentation du Forfait hospitalier vont encore amputer le pouvoir d’achat des retraité-es qui  ne cesse de diminuer et qui va s’aggraver avec l’annonce pour 2018 d’une année blanche pour les retraites

L’Annonce de la fusion ARRCO/ AGIRC va à nouveau impacter les retraites sans oublier la remise en cause des Pensions de Reversions qui sont dans les cartons du gouvernement et du Patronat avec   la réforme des retraites.

Autant de mesures de régression sociale, véritables attaques des fondamentaux  de notre modèle de protection sociale.

Nos organisations nationales ont écrit au Président de la République qui refuse de recevoir les représentants des retraités, alors que nous étions, fin septembre, des dizaines de milliers à manifester, dans tout le pays, unis pour nos revendications.

 

 Les Retraités, après 40 années de travail, méritent mieux que ça !!

 

Mesdames et Messieurs les Députés Marseillais, nous rappelons que les Retraités-es ne sont ni NANTIS, ni FAINEANTS, ni ENFANTS  GATES,  ni PRIVILEGIES !

Les retraités-es avec leurs organisations syndicales FO, FSU, FGR-FP, CGT, UNIR’S SOLIDAIRES, LSR (Loisir Solidarité des Retraités) ont des revendications et des propositions à vous exprimer et souhaitent pouvoir vous rencontrer, soit à vos permanences, soit le :

JEUDI 23 NOVEMBRE, À 10 H SUR LE VIEUX PORT, où nous ferons le compte rendu de vos réponses.

Publié le 19/11/2017 - 15:54  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Déclaration liminaire FSU13 au CTA (10 novembre 2017) - par Webmaster

Ecole de la confiance : chiche.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale depuis sept mois a annoncé vouloir établir une « école de la confiance » avec les différents partenaires : élèves, parents, enseignants et tous les personnels de l’éducation nationale.  Pour la FSU, la confiance naît lorsque les actes sont en accord avec les paroles. Or, les premières mesures prises par le gouvernement sont loin d’aller dans ce sens.

La confiance des personnels dans la parole de l’Etat a été notamment entamée par la remise en cause d’une partie des mesures de l’accord dit PPCR, la décision de geler le point d’indice et de rétablir le jour de carence. Ils l’ont exprimé fortement lors de la journée de grève unitaire et unanime du 10 octobre et en refusant, à nouveau unanimement, de siéger au Conseil Commun de la FP.

 

Quant à l’exercice de nos missions, difficile d’établir un climat de confiance lorsque les équipes éducatives sont régulièrement déstabilisées par des décisions « à l’emporte-pièce », comme celle, extrêmement brutale pour les personnes concernées et le fonctionnement des établissements et des services, de la suppression des contrats aidés. Dans la même dynamique d’action que la mobilisation massive menée depuis la rentrée de septembre dans les départements de l’académie, une semaine d’action intersyndicale se déroule encore cette rentrée pour rappeler notre revendication de trouver une solution humaine aux situations des personnels privés d’emploi par cette décision et la création d’emplois pérennes sur les missions qu’ils assumaient. 

 Par ailleurs, les personnels n’ont pas le sentiment d’avoir la confiance de leur ministre, puisque celui-ci s’abstient ostensiblement de prendre l’avis des experts de terrain que nous sommes. Il privilégie, en effet, des mesures technocratiques à l’image de la démarche insufflée à tout le gouvernement par le Président Macron. La marotte ministérielle de l’apport des neurosciences pour lutter contre l’échec scolaire en est l’illustration. Elle permet de dépolitiser le débat. Le cerveau n’est pas une simple mécanique, indépendant du corps qui l’abrite. Un élève mal logé, qui ne mange pas à sa faim et vit dans un climat scolaire et familial dégradé, a de fortes probabilités, malheureusement, de connaître l’échec scolaire, quelque soit la prise en compte par ses enseignants de l’apport de des neurosciences dans leurs pratiques pédagogiques !

La confiance ne peut s’instaurer que si les personnels sont associés, écoutés et entendus. La concertation annoncée sur le baccalauréat va débuter, et nous avons déjà eu l’occasion ici de rappeler nos positions. Nous sommes par ailleurs très inquiets de ne pas voir apparaitre la voie professionnelle dans les premiers documents adressés aux organisations syndicales : la voie et le bac professionnels ont toute leur place dans cette discussion. Nous ne pouvons nous empêcher d’y voir un signe avant-coureur d’un transfert aux régions auquel la FSU est hostile.

La concertation a été étendue à une réflexion sur les structures du lycée. Si nous pensons qu’en effet les séries doivent aujourd’hui évoluer, notamment en vue de leur rééquilibrage et de la relance de séries en difficulté, nous sommes opposés à l’idée d’un lycée « modulaire ». S’il se veut démocratique le système éducatif doit être pensé à partir des problématiques des élèves les plus en difficulté scolairement et socialement. La définition par l’élève de son propre parcours peut sembler séduisante, en réalité elle est violemment discriminatrice pour les publics les moins armés et les moins informés.

Par ailleurs, la FSU dénonce la mise en place de CP/CE1 à 12 sans budget suffisant et le manque de moyens envisagés l’an prochain pour le premier degré qui, de plus, se fait au détriment du second degré dont la population scolaire augmente pourtant. La mise en place de ces nouvelles classes va encore plus dégrader les conditions d’accueil des élèves et de travail des collègues lorsque l’administration délocalise, faute de place dans les écoles, des classes de CM2 en collège.


En somme, les élèves ont besoin de services publics de qualité et la politique d’austérité menée par le gouvernement ne fera qu’aggraver des inégalités sociales pourtant déjà à un niveau intolérable, en particulier dans notre région.

Cependant, M. le Recteur, la FSU a une bonne nouvelle. Elle sait comment le ministre peut établir une relation de confiance avec les personnels de l’éducation nationale. Il lui suffirait de :

-         reconnaître le professionnalisme et l’engagement des personnels en revenant sur les mesures régressives concernant leurs carrières et rémunérations et respectant l’accord PPCR ;

-         donner les moyens humains et financiers de l’ambition affichée : lutte contre l’échec et le décrochage scolaire et élévation du niveau de qualification global de la jeunesse ;

-         établir un réel dialogue constructif entre le ministère et les acteurs de terrain.

 

Ce dernier point est applicable à l’échelle de l’académie et de la région académique. La FSU apprécie la volonté de dialogue et de concertation qui préside à nos échanges, M. le recteur, et nous souhaitons qu’elle soit à nouveau mise en œuvre pour de nombreux dossiers, notamment sur la mise en place des réseaux d’établissements et la réflexion sur la mutualisation « école-collège ».

 

Dialogue d’autant plus nécessaire que nous avons de profonds désaccords avec les orientations prises. Il ne vous a pas échappé M. le Recteur, que la FSU ne sera pas favorable à la mise en place d’établissements publics du socle commun (EPSC). De plus, la lecture de la Charte de fonctionnement donne à voir un fonctionnement très technocratique du réseau, centrée sur l'encadrement, sans aucun souci d'intégrer les enseignants ou leurs représentants, si ce n'est ceux qui seront choisis par les chefs d’établissements eux-mêmes. La FSU est particulièrement inquiète de la teneur du point 8 sur la mutualisation des moyens et d'une partie de la DGH alors que, par ailleurs, aucune instance n’ait prévue à l’échelle du réseau ... Le volet pédagogique au travers de la lettre de mission des inspecteurs référents laisse à voir également une vision prescriptive et descendante du rôle de l'inspecteur.

Les représentants des personnels de l’éducation nationale doivent également être entendus par les collectivités locales dont les décisions prises dans le cadre de leurs compétences, liées au transport scolaire, aux collèges et aux lycées ainsi qu’à la carte des formations, ont des incidences majeures sur le fonctionnement de nos établissements et le système scolaire en général. En la matière, la FSU nourrit de profondes inquiétudes : les programmes d’investissement des conseils départementaux et du conseil régional ne semblent pas répondre à un souci de qualité du service public d’éducation (établissements de l’ « entre-soi » dans le public ou/et favorisation du développement de l’enseignement privé). Nous souhaitons, M. le Recteur, que tout soit mis en œuvre pour obtenir des arbitrages politiques qui iraient dans le sens de l’intérêt général, de la qualité et du développement du service public d’éducation dans notre académie. C’est une urgence tout autant scolaire que sociale.

Publié le 19/11/2017 - 11:06  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Journée internationale des Droits de l'enfant : 20 Novembre ! - par Webmaster

20 novembre : journée internationale des droits de l'enfant 

Journée de mobilisation des travailleurs sociaux pour rendre effectifs ces droits en France !

 

Le lundi 20 novembre, se déroulera la Journée Internationale des droits de l’enfant. Alors que la Convention Internationale de 1989 proclame le droit à l’éducation et à la protection pour les enfants, jamais ces droits n’ont été autant remis en cause par les politiques libérales des différents gouvernements.

En France, plus de 3 millions d’enfants, soit un sur cinq, vivent sous le seuil de pauvreté, 30 000 sont sans domicile, 9 000 habitent des bidonvilles, beaucoup sont en besoin de lieux d’accueil et de prises en charge spécifiques, éducatives ou thérapeutiques.

Dans de nombreux secteurs, il y a soit un dénigrement du travail d’accompagnement ou de prévention, soit la mise en place de dispositifs présentant la jeunesse comme un problème, rendant les familles seules responsables des difficultés de leurs enfants. Des dispositifs laissant à penser que par la contention, la mise à l’écart, les sanctions et le contrôle de plus en plus précoce des comportements, la société serait protégée.

La France est ainsi fréquemment visée par les observateurs pour la façon dont elle traite nombre d’enfants en situation de grande vulnérabilité, pour les violences exercées par l’État et les institutions sur les enfants.

Ainsi dans le domaine de la justice de mineur.e.s, c’est un nouveau tour de vis sécuritaire et une accélération de la politique de l’enfermement qui sont mis en place avec le projet de la création de 20 nouveaux Centres «éducatif» fermés au détriment d’une politique d’accompagnement éducative et non répressive.

Par ailleurs, l’alignement du droit des mineur.e.s sur celui des majeur.e.s est de plus en plus manifeste (885 mineur.e.s incarcérées au mois d’août 2017, record jamais atteint depuis 10 ans), contrairement à l’idée défendue par les conventions internationales d’une justice spécifique pour les mineur.e.s et d’une primauté des mesures éducatives sur le répressif.

La situation des Mineur.e.s isolé.e.s étranger.e.s est un véritable scandale. L’État et les nombres de collectivités territoriales se dérobent à leur devoir d’aide et de protection. Ces jeunes doivent être protégé.e.s, quelle que soit l’évaluation a posteriori de leurs âges, et pouvoir bénéficier au plus vite d’un accompagnement éducatif.

Un plan d’urgence augmentant significativement les capacités d’accueil pour ces mineur.e.s est nécessaire. L’ensemble des professionnel.le.s doit se mobiliser pour une politique humaine digne et pour le respect de leurs droits.

Alors qu’une partie de plus en plus importante de la population est confrontée à des phénomènes d’exclusion sociale et de précarité, gouvernement, législateurs et nombre d’élus locaux veulent instrumentaliser et réduire les fonctions des travailleur.e.s sociaux-les à des tâches d’exécutant.e.s de politiques coercitives, comme à en bureaucratiser leur activité. Rompant ainsi avec l’éthique du travail social, fondée sur l’approche globale de la personne, le respect de son rythme, de son autonomie et de sa dignité, ils renforcent la stigmatisation, le contrôle social et le fichage des personnes les plus vulnérables, dont les enfants.

La FSU milite pour le droit à la scolarité pour tous les enfants jusqu'à 18 ans. La FSU revendique des moyens pour permettre à l’école d'accueillir tout enfant et notamment ceux en situation de handicap et /ou d’exclusion.

Il s'agit de renforcer le tissu social et répondre aux besoins sociaux, éducatifs et thérapeutiques, s’attacher à ce que chaque enfant puisse accéder aux droits sociaux fondamentaux qui favorisent son épanouissement.

Le 20 novembre la FSU, et ses syndicats nationaux du travail social et de l’Education, appellent à la mobilisation pour faire entendre les droits pour les jeunes et les familles, pour la défense des services publics de qualité sur tous les territoires (avec les moyens conséquents et une reconnaissance statutaire pour les personnels) et une politique d’aide sociale ambitieuse, respectueuse des droits des personnes.

Un enfant, comme toute personne, on ne le gère pas, on l’accompagne !

Publié le 18/11/2017 - 09:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte action CDFD FSU13 (J16/11/2017) - par Webmaster

Texte action CDFD     FSU13    (Jeudi 16 Novembre 2017)

 

 Macron est passé en quelques semaines de Jupiter à Thatcher ! Les contre-réformes libérales s’accumulent, les provocations et suffisances des ministres deviennent insupportables et la dérive à l’anglo-saxonne se dessine clairement.

 

Ainsi la place de la Fonction Publique, de ses missions et l’avenir des services publics sont de nouveau mis en cause ; des suppressions massives de postes se profilent dans l’Education et la Territoriale ; le gouvernement annonce une redéfinition des missions de l’Etat induisant des privatisations ou des abandons de missions au secteur privé ; c’est la protection sociale qui est remise en cause par l’étatisation et la fiscalisation de la Sécurité sociale ; c’est la politique culturelle, celle de l’audiovisuel public, celle des archives, celle de la défense du patrimoine à Arles et à Marseille qui sont attaquées ; une réforme radicale des systèmes de retraites est aussi en projet ; l’intégration des mesures de l’état d’urgence dans le droit commun est une remise en cause supplémentaire des libertés publiques.

 

Dans ce contexte, l'intersyndicale Fonction publique reste toujours unie. C’est ce qui a permis la réussite de la grève et des manifestations du 10 octobre, qui, si elles n’ont pas débouché sur la satisfaction des revendications essentielles, ont permis de compenser la hausse de la CSG (pour certains) et mis à mal la stratégie gouvernementale. La FSU continue d’oeuvrer pour maintenir l'unité avec des actions tout au long du mois de novembre et décembre.  Par exemple la semaine du 13 au 17 Novembre sur la question des contrats-aidés. En outre, la FSU13 propose à la FSU nationale d’oeuvrer pour une nouvelle journée de mobilisation et de grève dans la FP, dans l’unité, dans les semaines à venir. Enfin, la FSU13 propose d’organiser un contre-forum sur la FP. Elle invite l’ensemble des OS à venir débattre d’un plan d’urgence pour l’éducation dans les Bouches du Rhône, incluant la question des postes, de l’éducation prioritaire, du délabrement de nombreuses écoles marseillaises et de la privatisation des locaux voulue par la mairie de Marseille. Une première réunion est prévue le 21 Novembre prochain.

La FSU 13 partage les inquiétudes des organisations syndicales qui condamnent les remises en cause des droits sociaux des salariés, contenues dans les Ordonnances. C’est pourquoi elle s’est associée aux journées interprofessionnelles d’action depuis la rentrée. Nous sommes en effet convaincus que c’est par un mouvement associant public et privé et remettant en cause l’ensemble des fondements de la politique menée que nous avons le plus de chances de gagner.

 

Alors que le Conseil Supérieur de l’Éducation du jeudi 9 novembre avait émis un avis négatif sur le projet de loi VIDAL introduisant la sélection en licence, le CNESER plénier du lundi 13 novembre a émis un avis positif sur ce même projet (35 voix pour, 32 voix contre dont FSU, CGT, SUD, UNEF ; 8 abstentions). La généralisation de la sélection en licence, si elle était mise en place, organiserait un tri social des étudiant.e.s et sonnerait le glas de la démocratisation de l’enseignement supérieur en privant les jeunes du choix de leur avenir. Pour garantir l’ouverture de l’enseignement supérieur à tous les bacheliers et toutes les bachelières, la FSU13 soutiendra toutes les actions visant à obtenir le retrait de ce projet de loi, notamment lors de la prochaine journée de grèves et de manifestations du 22 novembre.

 

Le projet éducatif qui se dessine n’a donc pas pour objectif premier de faciliter l’accès le plus large aux études supérieures. Les premiers échos de la réforme du lycée, qui se focalisent sur la voie générale, inquiètent. En outre, l’accent mis sur l’apprentissage et la revendication des régions pour avoir la maîtrise de l’enseignement professionnel iraient dans le sens de l’accentuation des inégalités scolaires. La FSU13 soutient et popularise les positions de ses SN du second degré, du Supérieur et de la recherche.

Afin de bâtir une perspective de victoire, il est nécessaire de continuer à inscrire notre mouvement dans l’unité. La FSU13  propose à ses partenaires de préparer en commun des «  Etats généraux  du mouvement social » pour combattre ensemble cette politique de soumission à la finance mondialisée. C’est pourquoi la FSU participera activement à la réunion publique « contre la régression sociale, pour l’unité et la convergence des luttes ! » en partenariat avec Solidaires, le SAF-syndicat des avocats de France-, des associations (Attac) et des organisations politiques. Cette réunion aura lieu le Jeudi 30 Novembre, à 18h30, au théâtre Mazenod (Marseille).

 

Dans le cadre de la journée mondiale contre la violence faite aux femmes le samedi 25 Novembre, la FSU13 s’associera aux initiatives prises dans le département. En effet, le contexte particulier de dénonciation du harcèlement sexuel et le la libération de la parole sur ces problèmes rendent nécessaires la réussite de cette journée.

 

Enfin, un stage intersyndical pour combattre les idées d’extrême droite est proposé dans le cadre de VISA13. La FSU13 prendra toute sa part dans son organisation et oeuvrera pour sa réussite.

 

Texte action adopté par 75% des présents

(15% contre, 10% abstentions)

Publié le 16/11/2017 - 21:34  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Aix en Provence dans l'action ! - par FSU - section Aix en Provence -

AIX-EN-PROVENCE DANS L’ACTION !

Semaine d’action de lutte contre la précarité et pour la défense des personnels en contrats aidés 

Rassemblement Mercredi 15 novembre à 13 h à Aix-en-Provence  

devant la nouvelle sous-préfecture - Boulevard P. Brossolette

A l’appel de l’intersyndicale de syndicats CGT, CFDT, CNT, FO, FSU, Sud, UNSA des Bouches-du-Rhône et d’associations de Parents-d’élèves (MPE13, FCPE13).
 

 

Journée d’action contre les Ordonnances et les choix budgétaires du gouvernement jeudi 16 novembre

 

Sur la base de l'appel national du 16 novembre, l'intersyndicale CGT, FSU, SUD Solidaires d'Aix-en-Provence, fait le constat commun des attaques généralisées du gouvernement. La valse des réformes sur le code du travail, les services publics, les retraité-es, l'assurance chômage, la protection sociale ont des conséquences désastreuses sur les conditions de travail des salarié-es.

L'intersyndicale appelle à la mobilisation par la grève et la manifestation le 16 novembre devant la mairie d’Aix-en-Provence à 8h15 pour un départ en cortège pour rejoindre les cars réservés (9h 45) pour se rendre à la manifestation à Marseille à 10h30 au Vieux Port.

Publié le 13/11/2017 - 18:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Semaine d’action contre la Précarité

  
Dans le cadre de la semaine d’action de lutte contre la précarité et pour la défense des personnels en contrats aidés :

 Mercredi 15 Novembre :

 Rassemblements devant Préfecture et sous-préfectures :

     -          A Istres : 12H

-          A Aix : 13H

-          A Marseille : 13H

 Une délégation intersyndicale sera reçue en Préfecture de région.

Publié le 11/11/2017 - 12:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Martigues en 2025 : plus d'effectifs, moins de collège ? - par FSU- Martigues -

Martigues en 2025 : + 660 collégiens pour 1 collège de moins ?

 

C’est dans le contexte d’une hausse démographique importante sur la ville de Martigues et ses alentours à l’horizon des 20 prochaines années, que nous, actrices et acteurs de la vie locale, personnels de l’éducation nationale ou des collectivités en charge des établissements, apprenons avec stupéfaction via la publication du Plan Charlemagne, la non programmation de la nécessaire rénovation du collège Honoré Daumier.

 

En effet, malgré une réhabilitation initialement prévue en 2016, le Conseil Départemental l'a évincé de son plan de rénovation. Etant donnée la vétusté des locaux, nous estimons que la pérennité de cet établissement est de fait menacée.

 

Pourtant, force est de constater que cet établissement tire vers le haut et conduit à la réussite les plus de 500 élèves venus de familles dont les réalités sociales sont hétérogènes, ce collège est un véritable atout, parfaitement à l’image de cette mixité républicaine qui conduit à la formation des futur-es citoyen-nes.

 

Car, non seulement il saute aux yeux qu’il remplit sa mission de service public de proximité, élément essentiel pour un accueil de qualité du public adolescent, mais lorsque l’on y regarde de plus près, l’on constate qu’il est au cœur d’un maillage éducatif riche de ses liens associatifs et culturels et qu’il promeut le bien vivre et bien grandir au sein d’un quartier d’habitat social et en lien avec les écoles primaires et lycées du secteur.

 

Afin que le service public d’éducation honore les défis que constituent la hausse démographique de la population scolaire, ainsi que les conditions d’une poursuite d’étude ambitieuse pour un égal accès de tous aux qualifications, nous demandons au Conseil Départemental que le collège H.Daumier figure parmi la liste des établissements à rénover et que soit envisagée l’augmentation des capacités d’accueil de l’ensemble des quatre collèges de la ville, pour le bien de ses usagers et des agents qui le font vivre.

Publié le 11/11/2017 - 11:44  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Lettre aux députés des BdR pour les contrats aidés - par Webmaster

Lettre aux députés des Bouches du Rhône pour défendre les personnels précarisés

Madame la députée,

Monsieur le député,

 

Début août, la ministre du Travail Mme Pénicaud a annoncé la fin du recrutement en contrat aidé (CUI-CAE) dans le cadre du plan d’économie de 4,5 milliards d’euros dans la Fonction Publique.

 

De nombreusEs collègues ont déjà appris le non-renouvellement de leur contrat. Ils-Elles ne sont pas renouveléEs et se retrouvent au chômage, renforçant les situations d’extrême précarité qui étaient déjà les leurs.

 

L’Éducation Nationale dénombre 23 157 suppressions de postes de CUI et seulement 55 000 renouvellements de contrats aidés d’ici la fin de l’année. Pour résumer, un sur trois est supprimé ! Ces personnel-le-s réalisaient des missions administratives, d’entretien, d’accueil, d’animation, qui ne sont plus assumées dans beaucoup d’établissements. Les emplois aidés  effectuent des missions qui relèvent pourtant d’emplois statutaires

 

C’est donc un « plan social » massif qui met en péril les personnes directement concernées et la communauté éducative tout entière.

 

L’éducation n’est pas la seule concernée puisqu’il s’agit au total de 260 000 emplois supprimés sur 2017-2018 qui touche aussi le monde associatif et s’ajoutent aux suppressions drastiques de subventions dont le monde associatif fait l’objet. Celui-ci est décapité, certains centres sociaux sont menacés de fermeture, les personnels des collectivités territoriales n’ont pas été ou ne seront pas ré-embauchéEs dans les mois à venir.

 

 

 De plus, le gouvernement planifie une accélération de la précarisation du travail, puisqu’il prévoit de remplacer les contrats aidés par les services civiques. Ceux-ci ne dépendent pas du Code du Travail et perçoivent non pas un salaire mais une "indemnité" de moins de 600 euros par mois. Les services civiques, comme les stages, permettent à l’État et aux entreprises de rémunérer les travailleur-euse-s en dessous des seuils fixés par les conventions collectives.

 

C’est pourquoi les signataires revendiquent :

> Dans l’urgence, le maintien et le réemploi de tous les contrats aidés.

> Un véritable plan de lutte contre la précarité dans la Fonction Publique

> La transformation des contrats aidés en emplois statutaires

> Un véritable plan de financement public du monde associatif

 

 

Cette attaque frontale accentue la démission de l’Etat, accélère le transfert de ses compétences vers les collectivités territoriales et renforce la course au moins disant social.

 

Nous sommes attachés au droit des travailleur-euse-s et au progrès social et ne pouvons l’accepter ! C’est pourquoi nous sommes mobilisés depuis l’annonce gouvernementale et organisons notamment une semaine d’action du 13 au 17 novembre.

 

Nous vous demandons d’intervenir dans le cadre de votre mandat et de nous faire part de vos actions (votes à l’assemblée, interventions, prises de paroles, dépôt d’amendements), passées ou à venir, pour lutter contre cette régression sociale. Toutes ces situations humaines dramatiques et tous ces dysfonctionnements attendent des pouvoirs politiques, et donc des élus, des réponses collectives concrètes.

 

Nous vous prions d’agréer, Madame la députée, Monsieur le député, nos salutations républicaines.

 

Liste des signataires : intersyndicale (dont la FSU13 et ses syndicats Snes, Snep, Snuipp, Snuter etc...)

Publié le 08/11/2017 - 21:12  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mesures salariales : inacceptables ! - par Webmaster

Mesures salariales pour les fonctionnaires : inacceptable pour la FSU !

 

Après la forte journée d'action et de mobilisation unitaire des agent.e.s de la Fonction publique le 10 octobre dernier, le boycott d'une séance du Conseil Commun de la Fonction publique (CCFP) devant examiner notamment les textes concernant la compensation de la hausse de la CSG et le report d'un an des mesures PPCR (protocole de 2015 permettant des évolutions de carrière et de rémunération pour toutes et tous les agent.e.s de 2016 à 2020), la FSU, comme l'ensemble des fédérations de fonctionnaires, a voté contre ces textes lors de la séance du CCFP du 8 novembre 2017.

 

En effet, avec ces mesures, additionnées au nouveau gel de la valeur du point d’indice et au rétablissement du jour de carence, le gouvernement a décidé de détériorer le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d’agent.e.s représentant 20% de l'emploi en France !

 

C'est inacceptable pour la FSU !

 

Le dernier rapport annuel sur l'état de la Fonction publique, présenté au cours de cette même séance du Conseil Commun, pointe de fortes disparités entre les agent.e.s et des inégalités salariales persistantes entre les femmes et les hommes d'environ 13%. Il montre aussi  qu' en 2015, le décrochage entre les salaires du secteur public (+0,6%) et ceux du secteur privé (+1%) s’est poursuivi.

Publié le 08/11/2017 - 21:00  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation Jeudi 16 Novembre 2017 - par Webmaster

Mobilisation de Jeudi 16 Novembre 2017

  

La FSU13 soutient la mobilisation contre les Ordonnances et les choix budgétaires du gouvernement et appelle à participer aux initiatives :

 

Manifestation à 10h30 au Vieux-Port (Marseille)

 

RdV FSU devant le carrousel de la place Charles de Gaulle.

 

Rappel : un préavis de grève a été déposé au niveau national par la FSU.

Publié le 08/11/2017 - 16:58  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pour un plan de titularisation - par Webmaster

Pour un plan de titularisation et des conditions d’emploi stables et pérennes dans la Fonction publique !

 

La FSU appelle à un rassemblement ce mercredi 8 novembre à midi devant Bercy (Paris) pour exiger une autre politique de l’emploi dans la Fonction publique. A l’occasion de ce rassemblement, de nombreuses et nombreux contractuel.les.s issu.e.s de tous les secteurs de la Fonction publique seront présent.e.s et pourront témoigner de leurs conditions d’emploi et des conséquences de la précarité.

Le dernier rapport annuel de la Fonction Publique fait de nouveau état d’une progression de la part des non titulaires parmi les agent.e.s public.que.s : un personnel sur cinq est contractuel, soit près d’un million de personnes !

La FSU ne se résout pas à voir se développer toujours plus la précarité.

Alors que le dispositif « Sauvadet » prend fin en mars 2018 et que rien n’est prévu ensuite. La FSU demande qu’un nouveau plan de titularisation soit mis en discussion immédiatement et que des recrutements de titulaires à la hauteur des besoins soient programmés.

Parallèlement, elle exige que les employeurs publics améliorent les conditions dans lesquelles les contractuel.le.s sont employé.e.s.

La FSU dénonce aussi la baisse des emplois aidés qui constitue un véritable plan social dans la Fonction publique. Des salarié.e.s, le plus souvent des femmes, vont se retrouver brutalement au chômage, faute de perspectives de réemploi et de réinsertion professionnelle et certaines missions qu’elles et ils exercent actuellement vont disparaître, au détriment du service public.

La FSU a demandé à ce qu’une délégation soit reçue par le Ministre de l’Action et des Comptes publics pour évoquer ces sujets.


Communiqué de presse - Les Lilas le 6 novembre 2017
Publié le 07/11/2017 - 11:13  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU13 relaie la pétition pour un plan d'urgence contre les violences exuelles - par Webmaster

Pétition pour un plan d'urgence contre les violences sexuelles (sur Change.org)


Monsieur le Président,

Nous savons votre agenda chargé. Vous n’avez pourtant pas pu passer à côté. Depuis des jours, plusieurs centaines de milliers de messages sont apparus sur les réseaux sociaux pour témoigner de l’ampleur des violences sexuelles que subissent les femmes en France.

1 femme sur 2 a déjà été victime de violences sexuelles. Certaines ne sont plus là pour signer cette tribune, mortes sous les coups. Certaines sont plus particulièrement concernées parce qu’elles sont en situation de handicap, lesbiennes ou subissent le racisme.

L’avez-vous en tête lorsque vous vous déplacez, rencontrez des citoyennes et citoyens, présidez une réunion ou un dîner officiel ? Une sur deux.

Monsieur le Président, les premières signataires de cette lettre ont été, comme tant d’autres, harcelées, agressées ou violées. Comme tant d’autres, elles ont souvent du faire face au déni de leurs entourages, à l’absence de prise au sérieux par les services de l’État, à la tentative de notre société de leur faire croire que ce n’était pas si grave ou qu’elles avaient bien dû faire quelque chose pour en arriver là.

Toutes et tous, nous sommes témoins du silence vertigineux de notre société. Un insupportable déni collectif. Au fond, notre société maltraite les femmes.

Monsieur le Président, tout cela, vous le savez. Alors, pourquoi cette lettre ? Parce que vous avez le pouvoir de faire en sorte que ces violences sexuelles cessent.

La puissance publique a déjà réussi par le passé à changer des mentalités et des comportements qui nous semblaient inamovibles tellement ils étaient ancrés dans nos habitudes. Qui aurait dit il y a 30 ans que nous réussirions à diviser par 4 le nombre de morts sur les routes  ? Qui aurait dit il y a 20 ans que le tri du papier semblerait aujourd’hui presque une évidence  ?

Monsieur le Président, dans la rue, au travail comme à la maison : l’intolérance aux violences doit devenir la norme.

Je vous demande en signant cette pétition de décrétez un plan d’urgence. Maintenant.

1. Doublez immédiatement les subventions des associations qui accueillent les femmes au téléphone ou physiquement et doublez le nombre de places d’accueil pour les femmes victimes.

2. Organisez dès 2018, de manière systématique et obligatoire, une formation de tous les professionnel.le.s en contact avec des femmes victimes : enseignant.e.s, magistrat.e.s, policier.e.s, gendarmes, professionnel.le. s de santé, notamment de la santé au travail.

3. Créez au collège un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire dès la rentrée prochaine.

4. Rendez obligatoire la formation des salarié.e.s et managers à la prévention du harcèlement sexuel au travail, instaurez une négociation obligatoire en entreprise sur ce sujet et protégez l’emploi des femmes victimes.

5. Lancez une campagne nationale de prévention équivalente à celles que nous avons connues sur la sécurité routière, campagne que vous pourriez venir présenter au JT d’une grande chaîne pour affirmer, en tant que chef de l’État, que les violences n’ont plus leur place dans notre pays.

Cela ressemble à un plan d’attaque ? C’en est un.

Monsieur le Président, nous sommes face à une crise grave.

Êtes-vous de notre côté ?
Parmi les premières signataires : Laure Adler (journaliste), Anne Alvaro (comédienne), Lisa Azuelos (réalisatrice), Lauren Bastide (journaliste), Alexandra Baudelot (curatrice - critique d’art), Yamina Benguigui (réalisatrice présidente de l’Institut Robert Schumann), Julie Bertuccelli (réalisatrice), Sophie Binet (syndicaliste CGT), Dominique Blanc (comédienne), Eloïse Bouton (journaliste et militante féministe), Lénaïg Bredoux (journaliste), Zabou Breitman (comédienne), Marie Cervetti (militante féministe), Pauline Chabbert (féministe), Christine Citti (comédienne), Fanny Cottençon (comédienne), Nadia Daam (journaliste), Audrey Dana (actrice, réalisatrice), Florence Darel (comédienne), Eva Darlan (comédienne), Laurence De Cock (historienne), Caroline De Haas (militante féministe), Maria de Medeiros, (comédienne, réalisatrice), Tatiana de Rosnay (écrivaine), Christine Delphy (féministe), Emilie Dequenne (comédienne), Rokhaya Diallo (journaliste), Valérie Donzelli (actrice, réalisatrice), Héloïse Duché (militante féministe), Nassira El Moaddem (journaliste), Fatima El Ouasdi (Présidente-fondatrice de Politiqu’elles), Louane Emera (chanteuse, actrice), Emma (blogueuse féministe), Andréa Ferréol (comédienne), Giulia Foïs (journaliste), Elodie Font (journaliste, auteure), Carol Galand (journaliste), Valentine Goby (écrivaine), Clara Gonzales (féministe), Anouk Grinberg (comédienne), Lucie Groussin (militante féministe), Véronique Haché (directrice générale Autolib Vélib métropole), Imany (chanteuse), Agnès Jaoui (auteure, metteur en scène Théâtre & Cinéma, comédienne), Kee-Yoon Kim (humoriste), Lola Lafon (écrivaine), Anne Lafont (historienne de l’art), Mathilde Larrere (historienne), Sandra Laugier (philosophe), Valérie Laurent (médecin), Lilâ Le Bas (présidente de l’UNEF), Michèle Le Doeuff (philosophe, féministe), Lidia LeBer Terki (réalisatrice), Titiou Lecoq (auteure), Alice Loffredo (féministe), Louison (dessinatrice), Johanna Luyssen (journaliste), Michela Marzano (philosophe), Mathilde (Auteure-compositrice), Caroline Mecary (avocate), Anna Mélin (féministe), Françoise Milewski (économiste), Anna Mouglalis (comédienne), Tania Mouraud (artiste plasticienne), Selma Muzet Herrstrom (militante féministe), Diariata N'Diaye (présidente de Resonantes), Helena Noguerra (chanteuse, comédienne), Océane Rose Marie (Comédienne, auteure), ORLAN (artiste plasticienne), Emmanuelle Piet (médecin), Sophie Riche (youtubeuse), Brigitte Roüan (actrice, réalisatrice), Sandrine Rousseau (économiste), Nadia Roz (comédienne), Céline Sciamma (scénariste, réalisatrice), Maren Sell (éditrice et écrivaine), Charlotte Silvera (cinéaste), Rachel Silvera (économiste), Béatrice Thiriet, (compositrice), Céline Verzeletti (syndicaliste CGT), Hélène Vincent (comédienne), Virginie Wagon (auteur-réalisatrice), Soledad Zignago (économiste)
 


Signez cette pétition en un seul clic

Publié le 05/11/2017 - 16:56  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU s'associe à la journée du 16 Novembre 2017 - par Webmaster

La FSU s'associe à la journée d'action du 16 novembre 2017


Soucieuse de défendre les intérêts des salarié.e s du secteur public, comme du privé, confronté.e.s aux mêmes difficultés résultant des orientations libérales portées par le gouvernement et de contribuer à donner un avenir sécurisé à la jeunesse, la FSU s'associe à la journée d'action du 16 novembre prochain. 


Elle y portera, avec d'autres organisations syndicales et de jeunesse, des revendications et propositions notamment en termes de pouvoir d'achat, d'emploi, de protection sociale et de formation.

Bernadette Groison, Les Lilas, 30 octobre 2017

Publié le 30/10/2017 - 17:39  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Intersyndicale Fonctin Publique exige d'être entendue ! - par Webmaster

 Les agents de la fonction publique exigent d’être entendus par le gouvernement !

 

L’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CGC,FA FP), réuni le 26 octobre 2017 au siège de l’UNSA, constate que les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur des attentes des agents publics exprimées notamment lors de la mobilisation du 10 octobre dernier en matière de pouvoir d’achat, de garantie des engagements pris et d’emploi public. 

Elles ont donc acté la poursuite de la mobilisation unitaire sur la base des revendications communes portées le 10 octobre dernier avec le large soutien des agents publics (dégel de la valeur du point d’indice, non rétablissement de la journée de carence ...).

C’est pourquoi, si la position du gouvernement n’évolue pas favorablement à l’égard de  ces revendications aucune organisation syndicale ne se rendra à la convocation de l’Assemblée Plénière du Conseil Commun Fonction Publique du 6 novembre présidée par le ministre. Les organisations syndicales appellent d’ores et déjà à un rassemblement militant le lundi 6 novembre devant Bercy à midi.

Le principe d’une prochaine rencontre est déjà acté.

Publié le 28/10/2017 - 17:00  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Semaine d'action pour la défense des personnels CUI - par Webmaster

Semaine d’action pour les personnels C.U.I.

La FSU13 propose de poursuivre l’action à une échelle plus large, qui engloberait le second degré, les associations et la territoriale.

La FSU propose donc de garder le cadre d’action proposé par l’intersyndicale du premier degré, avec en particulier un courrier dénonçant la situation faite aux personnels CUI à adresser à tous les députés du département et une semaine d’action, à la fois revendicative et médiatique.

-          Mercredi 08 Novembre : Conférence de presse pour annoncer la semaine d’action

-          Lundi13, Mardi14 : : campagne de pétitions en ligne et sur les lieux de travail + motions dans les établissements scolaires

-          Mercredi 15 Novembre : rassemblements revendicatifs devant préfecture et sous-préfectures à13h30 + demandes d’audiences

-          Jeudi 16 Novembre : banderoles sur les lieux de travail  + assemblées générales par bassins décentralisés (17H00) réunissant les personnels

La FSU 13 soutient et engage ses syndicats dans cette semaine d’action.

Publié le 26/10/2017 - 17:16  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Contre le harcèlement sexuel - par Webmaster

Rassemblement et happenings contre le harcèlement sexuel

  

Les témoignages #metoo bouleversent les réseaux sociaux depuis quelques jours. La parole est libératrice, elle permet à d'autres femmes de sortir du silence, et fait prendre conscience aux hommes de l'ampleur de ce phénomène injustement minimisé.

Sortons des réseaux sociaux et allons dans la rue pour montrer à ceux qui ne sont pas sur Facebook que nous sommes nombreuses, beaucoup trop nombreuses, à devoir vivre, encaisser, digérer et gérer ces expériences  souvent traumatisantes.

 

Dimanche 29 Octobre, 16H, ombrière Vieux Port

Publié le 25/10/2017 - 21:55  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Salaires des fonctionnaires : le ministre persiste - par Webmaster

Salaires des fonctionnaires : le Ministre persiste et signe


Communiqué de presse
25/10/2017

La FSU avait obtenu qu'un groupe de travail sur les mesures de compensation CSG et le report de PPCR se réunisse. Ce groupe s'est tenu hier (24/10/2017).
Dans les suites de ce qu’avait déjà annoncé le Ministre de l'Action et des comptes publics le 16 octobre dernier, les projets de décrets ont ainsi été présentés aux organisations syndicales avant le Conseil commun de la Fonction Publique du 6 novembre prochain qui les examinera.

Le gouvernement confirme que l'ensemble des mesures indiciaires et statutaires relevant de PPCR sont effectivement reportées de 12 mois à compter du 1er janvier 2018 (transferts primes/points pour la catégorie A, revalorisations indiciaires, passage en A des personnels sociaux).

La FSU ne s’y résout pas : reporter ces mesures n'est ni plus ni moins qu'un coup de canif dans la parole de l’État et cela amputera le pouvoir d’achat déjà mis à mal de tous les fonctionnaires.
Ce sont de plus surtout les traitements des personnels de catégories C, donc les plus faibles salaires, qui, en 2018 ne seraient pas augmentés, et ce alors même que les rythmes d’avancement ont parfois été allongés. Une nouvelle fois le gouvernement s’attaque en priorité aux plus faibles. C’est inacceptable.
Quant au passage en catégorie A des personnels sociaux, il représentait déjà une reconnaissance trop tardive et insuffisante de ces professions, le reporter est inacceptable.

Si ce report a lieu, l’ensemble des fonctionnaires est touché, et en particulier les femmes et les catégories les plus faibles.

Ce report mettrait ainsi en péril le début de reconnaissance et de revalorisation salariale que constitue PPCR.

La FSU s'est adressée au Premier ministre pour lui demander de renoncer à ce report. Elle réitère cette exigence aujourd'hui. Les mesures envisagées sont complexes et restent incertaines. Elles ne correspondent pas de plus à la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter le pouvoir d’achat de tou.te.s les salarié.e.s.

L'ensemble des organisations syndicales de la fonction publique ont appelé à la grève et aux manifestations le 10 octobre pour défendre les services publics et améliorer le pouvoir d'achat des agent.e.s : s’il y a eu quelques avancées très insuffisantes, le fond du problème demeure et risque de se traduire par une nouvelle baisse du salaire net perçu par les agent.e.s.

Publié le 25/10/2017 - 21:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Succès aux élections pour le SNE-FSU - par SNE-FSU

Succès aux élections pour le syndicat national de l’environnement (SNE-FSU)

 

Le 17 octobre 2017 avaient lieu les élections locales et ministérielles au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire pour les personnels contractuels sous quasi-statut environnement.

 

Ces élections concernaient 800 personnes dans 14 établissements différents (les Parcs Nationaux, l'Etablissement Public du Marais Poitevin, l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, l'Agence Française pour la Biodiversité et le Conservatoire du Littoral )

Sur 8 sièges: 1 pour la CGT, 1 pour FO, 1 pour la CGC et 5 pour le SNE-FSU.

Avec ces 5 sièges, le SNE-FSU acquiert une majorité absolue dans une nouvelle instance dont les prérogatives portent sur les taux de promotions, la réévaluation du régime indemnitaire et surtout sur la transparence de gestion.

 

Ce vote des agents valide la présence et le travail de terrain du SNE-FSU !

Publié le 22/10/2017 - 16:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Déclaration de la FSU13 à l'ouverture du CTSD


Monsieur le Directeur Académique, Mesdames et Messieurs les membres du CTSD,

Nouvelle rentrée scolaire, nouveau ministre de l'Education ! Nous observons avec attention ses annonces successives qui doivent permettre de « transformer » le pays, selon le vœu du Président mais les premières annonces sont plutôt négatives.

Peu importe les querelles de chiffres, nous étions massivement en grève le 10 octobre pour signifier notre exigences en matière salariale, en respect des engagements pris et des moyens pour des services public de qualité.

Comment l'Education nationale va-t-elle donc se transformer ?

La première transformation s'est sentie dès la rentrée où le retour du jour de carence et le gel du point d'indice ont été annoncés, où dans le premier degré, la polémique sur la méthode globale a été lancée, des évaluations CP ont été imposées, dont certaines sur les CP à 12, sans même associer les collègues des écoles, et où, dans cette ambiance méprisante à l'égard des fonctionnaires et des enseignants en particulier, le MEDEF a lancé sa polémique. Il n'y pas de hasard.

Pas de hasard du coup, de voir sur le terrain, les injonctions, voire les menaces aux personnels du premier degré se multiplier, tout cela dans un manque de respect des textes que ce soit sur les animations pédagogiques, sur les non remplacements, l'application du droit de grève ou syndical. On appelle cela l'Ecole de la confiance ! Il devient urgent d'y travailler.

Par ailleurs, les grandes orientations du PLF 2018 ont été rendues publiques. Dans le premier degré, ce sont 2 161 emplois de stagiaires qui disparaitront, ce qui représente 1 080 moyens d’enseignement en moins à la rentrée 2018, les stagiaires étant à mi-temps dans les écoles.

Cette baisse du nombre de postes offert au concours est un changement de cap majeur qui hypothèque des recrutements en nombre suffisant à la rentrée 2019, alors que nous sommes sommes en pleine crise du recrutement suite à aux conditions de travail faites aux stagiaires. Nous demandons l'abandon du mi-temps en classe bien trop lourd et l'étalement de la formation sur 3 ans. A ce propos, nous demandons le remplacement de toutes les démissions de stagiaires.

Corrigé de l’évolution des moyens d’enseignements dégagé par les stagiaires (-1 080), les 3881 « créations de postes » dans les écoles sont en trompe l’œil car pour la première fois depuis six ans, le budget global de l’Education nationale ne bénéficiera d’aucune création de poste. Or, des postes sont nécessaires en nombre, que ce soit pour répondre à la démographie grandissante du 13 ou pour mettre en place les futurs CP et CE1 à 12, qui ont amputé cette année la brigade de remplacement d'environ 130 postes. Par ailleurs, en termes de postes, nous demandons la prise en compte de la classe supplémentaire en cas de classe accueillante de secteur, que ce soit pour le groupe ou la décharge de direction. De même si le nombre de postes entiers de psychologues, en particulier contractuel-le-s, et de maitres E est chaque année bien acté, les temps partiels ne sont pas forcément complétés ce qui dégrade autant les prises en charge des élèves que les conditions de travail des collègues. Nous demandons que le budget alloué à ces postes soit utilisé dans sa totalité et que les compléments soient mis en place.

Dans le second degré, alors que, depuis 2009, les effectifs d’élèves ne cessent de croître, l 2600 emplois seront supprimés ce qui pourrait signifier dans l’académie d’Aix-Marseille de l’ordre de 130 suppressions d’emplois à la rentrée 2018.

Tout cela est la traduction d’une politique purement comptable, dont l’objectif unique reste la réduction de la dépense publique, sans que l’investissement dans la formation de la jeunesse soit à la hauteur des enjeux de lutte contre les inégalités sociales et d’élévation du niveau de qualification.
Ces suppressions seraient invisibles car il s’agirait d’emplois de stagiaires ? L’argumentation du ministre est cynique.

Le métier traverse une très grave crise de recrutement, notamment du fait sa perte d’attractivité en termes de salaires et de conditions de travail, et la seule réponse qui est donnée est de rayer d’un trait de plume des emplois que l’on n’a pas réussi à pourvoir ! Une telle déclaration constitue un renoncement face à la crise du recrutement mais va également aggraver la situation avec un nombre de postes en diminution dans les concours dont on sait que c’est un mauvais signal donné aux étudiants.
Le ministre indique que « les moyens d’enseignement seront stabilisés » . Un tour de passe-passe : est-ce à dire que les emplois supprimés du secondaire seraient transformés en heures supplémentaires à prendre en charge par les personnels en poste ? Est-ce à dire que l’on aura recours à des agents non-titulaires plus nombreux encore pour faire face aux besoins ? La réalité sur le terrain, ce sera une dégradation dans tous les établissements alors que les classes sont trop souvent surchargées, que le potentiel de remplacement a été laminé et que les personnels sont sommés d’accepter une charge de travail croissante.

La FSU continue de demander une programmation des créations d’emplois sur la durée et des mesures pour enrayer la crise du recrutement. N’en déplaise au ministre, le budget 2018 pour le second degré est un très mauvais signal qui plombe l’avenir.

En terme de budget, municipal, cette fois, nous nous élevons contre le « plan Marshall » annoncé par Monsieur Gaudin, qui va coûter plus cher qu'un emprunt municipal, surcoût estimé à plus de 100 M d'€, soit 5M par an, et surtout qui ne prend en compte que les écoles GEEP, qui de toutes façons étaient à reconstruire, et laissant de côté toutes les autres.

Dans le secondaire, l’assouplissement de la réforme du collège acté en juin 2017 desserre quelque peu l’étau du carcan pédagogique imposé par collège 2016. Mais aucun moyen supplémentaire n’est dégagé : le retour de certains dispositifs comme les classes bilangues et les sections euro, ou l'augmentation des horaires hebdomadaires de latin et de grec relèvent ainsi plus de l’affichage que de mesures concrètes. En renvoyant encore plus au local la prise de décisions, le nouveau ministre confirme que son projet éducatif est structuré autour d’une certaine conception de l’autonomie particulièrement néfaste qui vise en définitive à augmenter les inégalités et la concurrence entre les établissements.

La FSU continue de demander l’abrogation de la réforme des collèges de 2016 et l’ouverture rapide de discussions pour une autre réforme du collège.

S'agissant de la mise en place du dispositif "devoirs faits", la FSU acte positivement le rétablissement d'un dispositif qui peut contribuer à résorber les inégalités scolaires si tant est qu'il soit correctement financé et pris en charge par des professionnels de l'enseignement et de l'éducation, et non par des personnes extérieures et non formées. En particulier, la FSU s'oppose au recours au Service Civique pour ce dispositif.

Depuis la fin du mois de juin et l'annonce de la suppression massive des contrats CUI (contrats uniques d’insertion), plusieurs centaines de personnes et d'établissements ont été gravement impactés. Loin de défendre ces contrats précaires, nous sommes cependant choqués de la manière dont sont traitées des personnes déjà fragiles sur le marché du travail, à qui l’on retire, sans délai et sans alternative, un contrat qui était porteur d’un minimum de ressources financières et de liens sociaux. De plus, faute de création de postes pérennes, ces personnes participent pleinement à la réalisation de missions fondamentales dans l’Education Nationale : aide à la direction d'école, à la mise en place et l'application des mesures de sécurité, surveillance, CDI, restaurant scolaire, aide administrative… 

Sur la question de la direction d'école, nous constatons la quasi absence de simplification des tâches malgré la circulaire de 2014. Lorsqu'on sait que la majorité des collègues n'ont qu'un quart de décharge, sur quel temps les personnels peuvent-ils remplir les enquêtes diverses et variées sans utilité pour leur école ? Au moment où on supprime les AADE, l'élaboration de tableaux chronophages concernant les prises en charge RASED, les 108h etc sont, dans une école de la « confiance », particulièrement innoportuns, tout est disponible à l'école, nous demandons donc leur abandon. Nous attirons aussi l'attention de l'administration sur la situation des assistants de prévention dont certains ont abandonné leur mission suite à l'absence de décharge et à la suppression des AADE.

La FSU exige que les missions que ces personnels remplissaient et qui sont indispensables au bon fonctionnement des établissements soient assurées par des personnels pérennes et que des solutions sérieuses soient proposées à tous ceux dont les contrats s'arrêtent brutalement alors même qu'il souhaitaient poursuivre leur travail dans l'Education Nationale.

Je vous remercie.

Publié le 20/10/2017 - 16:52  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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La FSU condamne l’attentat en Somalie

 

Les habitant-es de la capitale somalienne Mogadiscio ont subi, le 14 octobre, le pire attentat de leur  histoire, provoquant au moins trois cents morts et des centaines de blessés, le bilan étant provisoire.

 

Non revendiqué jusqu'à présent, cet attentat au camion piégé, perpétré dans un quartier commerçant très fréquenté, est attribué par les autorités somaliennes au groupe terroriste des Chabab, lié à Al Qaïda.

 

Le président, Mohamed Abdullahi Mohamed, avait été élu en février dernier, de retour d'exil, suscitant l'espoir d'une amélioration de la situation dans le pays.

 

L'AMISOM (Mission de l'Union Africaine en Somalie), chargée de contrôler le territoire, est la cible de fréquentes attaques des Chabab qui volent des quantités importantes d'armes et d'explosifs pour réaliser leurs actions terroristes, ce qui explique l'ampleur inédite de l'attaque.

 

La FSU apporte son soutien à  la population somalienne, qui a manifesté son refus du terrorisme et de la violence en descendant dans la rue, et qui fait preuve d'une solidarité exemplaire avec les victimes hospitalisées et les familles en deuil.

Face à l’idéologie obscurantiste, totalitaire et barbare, la FSU n'a de cesse de rappeler son attachement aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité.

Publié le 20/10/2017 - 16:45  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Courrier au Premier Ministre sur le report de PPCR


Les Lilas le 20 octobre 2017

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Lors du rendez-vous salarial du 16 octobre dernier, le Ministre de l’Action et des Comptes Publics a annoncé le report d’un an de l'ensemble des mesures 2018 issues du protocole « Parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations ».

 

Cette décision est inadmissible pour la FSU.

 

Si elle devait être mise en œuvre, elle constituerait une rupture de confiance dans la parole de l’État et augurerait mal d'un dialogue social de qualité. Pour la FSU, cela serait un très mauvais signal envoyé aux personnels dont l’engagement au service de l’Etat, des collectivités territoriales et dans les hôpitaux n’est pas à démontrer et constitue une richesse essentielle pour la France, pour chacune et chacun.

 

Un tel report contribuerait à dégrader de nouveau le pouvoir d’achat des agent.e.s, déjà mis à mal par l'annonce d'un nouveau gel de la valeur du point d'indice.

Cette décision revient en effet à remettre en cause la nécessité de revaloriser les carrières de la Fonction publique.

 

Pour la FSU, le protocole « Parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations » constitue un premier pas dans l’amélioration des carrières et la reconnaissance des qualifications et de l’investissement des personnels. Alors que le pouvoir d’achat des agent.e.s n’a cessé de se dégrader ces dernières années, les agent.e.s de la Fonction publique ont besoin d'être conforté-es dans leur rôle et leurs missions. Décider de décaler ce calendrier est une mesure totalement incomprise.

 

Cette décision, si elle était maintenue, est non seulement injuste mais également inefficace. En effet, qui peut croire que cette mesure nuirait au redressement des finances publiques ?

 

Pour toutes ces raisons, Monsieur le Premier Ministre, la FSU vous demande, une nouvelle fois, solennellement, de revenir sur cette décision.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de mes salutations respectueuses.

 


Bernadette Groison
Secrétaire Générale



Publié le 20/10/2017 - 16:39  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par FSU -nationale-

Fonction Publique : un non rendez-vous salarial

Lors du rendez vous salarial de ce jour, le Ministre a confirmé nos inquiétudes: gel du point d’indice, jour de carence, report d’un an à partir de janvier 2018 de l’application des mesures issues du cycle de discussions « PPCR » : sur ce dernier point, la décision brutale de revenir sur cet accord salarial, annoncée officiellement aujourd’hui, constitue une rupture de la parole de l’Etat qui ne figurait même pas au programme du candidat Emmanuel Macron. L’ensemble des décisions confirment la dégradation prévisible du pouvoir d’achat et des carrières des fonctionnaires. 

Il aura fallu maintes interventions et la mobilisation des agents pour que le ministre annonce que l’augmentation de la CSG serait strictement compensée pour les fonctionnaires, y compris pour les nouveaux recrutés, petite avancée mais qui ne correspond pas à la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter leur pouvoir d’achat à cette occasion. Le Ministre a aussi annoncé la reconduction de la prime dite « GIPA », maigre compensation pour les agent-es ayant subi une perte de pouvoir d’achat entre 2012 et 2016: c’est donc bien le moins !

Pour tout le reste, aucune réponse n’a été apportée à nos demandes. En outre, le Ministre renvoie aux mutuelles la responsabilité éventuelle d’une compensation du jour de carence, ce qui entérinerait cette mesure injuste pour les agent-es et reporterait in fine le coût sur les cotisations. 

Le Ministre de l’Action et des Comptes Publics ne répond pas aux demandes portées par les personnels en grève et dans les manifestations le 10 octobre. La FSU a réaffirmé son opposition à cette politique salariale désastreuse qui augure bien mal de la reconnaissance des plus de 5 millions d’agents de la Fonction Publique. 

Elle portera, la nécessité que les fédérations de fonctionnaires se retrouvent pour trouver les moyens, dans les suites de ce que les agents ont exprimé le 10 octobre dernier, d’obtenir une réorientation de cette politique.

Publié le 17/10/2017 - 16:13  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte action CDFD (12/10/2017) - par FSU 13

Texte action voté lors du CDFD de la FSU13 du 12 octobre 2017

Dans un cadre unitaire inédit avec toutes les fédérations de fonctionnaires, la FSU s’engage dans un combat qui nécessite une difficile et longue mobilisation pour la défense de la Fonction Publique au service du bien commun, pour :

- La revalorisation salariale, combattre le gel de la valeur du point d’indice et obtenir l’annulation ou la compensation de la CSG sur le traitement indiciaire, permettre une réelle amélioration du pouvoir d’achat des actifs et des retraités.

- La reconnaissance du travail des personnels passant par l’amélioration des déroulements de carrière, la défense des avancées du protocole PPCR et une vraie reconnaissance par de nouvelles étapes de revalorisation des grilles indiciaires.

- Des conditions de travail améliorées : des créations d’emplois statutaires pour répondre aux besoins (hausse démographique, réduction de la taille des classes, des services publics à proximité des usagers, ...), une formation initiale et continue à la hauteur des enjeux, le respect des personnels et de leurs fonctions.

- L’annulation du retour du jour de carence en cas d’arrêt de travail pour maladie.
- La pérennisation des missions exercées par les agents en contrats aidés et l’abandon de la suppression massive de 120 000 emplois.

La place de la Fonction Publique, de ses missions et l’avenir des services publics sont de nouveau mis en cause ; des suppressions massives de postes se profilent dans l’Education et la Territoriale. ; le gouvernement annonce une redéfinition des missions de l’Etat pouvant aboutir sur des privatisations ou des abandons de missions au secteur privé. Au-delà de la question de la compensation de la hausse de la CSG par une baisse des cotisations sociales, c’est la conception même de la protection sociale héritée des luttes du XXème siècle qui est remise en cause par l’étatisation et la fiscalisation de la Sécurité sociale. La FSU partage également les inquiétudes et les préoccupations des organisations syndicales qui condamnent les remises en cause des droits sociaux des salariés, dans le cadre des ordonnances sur le Code du travail. En effet, ce gouvernement poursuit une politique libérale lourde de conséquences pour les salariés du privé et du public, ainsi que pour les chômeurs et les retraités et remet en cause notre modèle social. Le gouvernement annonce une réforme du système des retraites à prestation définies visant la mise en place d’un système universel dans lequel l’équilibre budgétaire des caisses de retraites serait assuré par un système de « points », dont la valeur pourrait fluctuer en fonction de la conjoncture économique. Une telle réforme serait une remise en cause majeure du statut de la fonction publique en faisant disparaître le code des pensions (et l’idée que les retraites sont un salaire continué porté au budget de l’Etat).

Sur le plan national et pour la FSU 13, la journée du 10 Octobre a été un succès, tant au niveau des taux de grévistes qu’en terme de nombre de manifestations et de manifestants. A Marseille notre Fédération est parvenue à rassembler en tête de manifestation, à organiser et à sécuriser un cortège imposant (plus de 3 000 personnes), composé d’une grande diversité dans la représentation de nos syndicats nationaux. Les deux camions et ballons décorés aux couleurs quadrichromes étaient un outil indispensable pour réunir nos militants et sympathisants. En terme de médiatisation, la FSU 13 a été omniprésente : La Marseillaise, TF1, M6, RTL, France bleue Provence, France info, dépêche Reuters, le monde.fr, RMC, BFM TV, The Telegraph etc…

Cette journée a démontré non seulement que les fonctionnaires sont déterminés à défendre leurs métiers, leurs salaires et leurs statuts, mais aussi que la FSU a un rôle moteur à jouer dans le travail intersyndical. Ainsi la FSU 13 a été la cheville ouvrière de cette journée d’actions communes pour la Fonction Publique à Marseille. Ainsi, notre présence devant la Préfecture le matin jusqu’à la manifestation unitaire de l’après-midi, témoigne de notre volonté d’agir en faveur de l’unité, en refusant d’entériner les divisions a priori du mouvement syndical.

La FSU 13 continuera d’œuvrer pour l’unité des forces syndicales, sans en rabattre sur ses revendications. Elle participera aux réunions intersyndicales, sans exclusive, tout en préservant le souci de garder à l’esprit les attentes des collègues et la perspective de construire des mouvements d’ampleur dans le but de faire céder le gouvernement. 

Nous devons penser notre plan d’action dans la durée en intégrant tous les sujets de mobilisation, à commencer par ceux qui touchent directement les enseignants, les fonctionnaires, les retraités.

C'est pourquoi la FSU 13 propose que les suites de l'action soient construites dans l'unité, sous des formes diversifiées, en prenant en compte les rythmes et les attentes des différents secteurs de la société. Pour les fonctionnaires, la FSU devrait proposer de nouveaux rendez-vous avant le vote du budget au Parlement. 

L'intersyndicale a pour fonction d'articuler les luttes des différents secteurs et d'organiser leurs convergences.

Afin de bâtir une perspective de victoire, il sera nécessaire de continuer à inscrire notre mouvement dans le cadre d’une unité dans les actions, entre les secteurs privés et publics, et de réfléchir, avec nos partenaires des autres OS aux modalités d’actions communes, et de les ouvrir au monde associatif et / ou politique (sous forme de forum social, réunion débat etc…).

Zoom retraité-es :

Face au mépris du gouvernement devant la colère des retraités, c’est dans l’unité que le groupe des 9 organisations, tout en renouvelant sa demande d’être reçu rapidement par le Président de la République pour traiter de questions concernant la place du retraité dans la société, appelle, dans un premier temps, à une semaine d’initiatives du 6 au 11 novembre 2017 dans le cadre de la discussion des budgets au Parlement (PLF et PLFSS).

Zoom contrats aidés :

Journée nationale d’action, à l’appel de la FSU (proposée aux autres OS), le 8 novembre 2017
(Texte adopté par 80% des présents)

 

 

Publié le 12/10/2017 - 19:11  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation loi Travail (19 Octobre) - par Webmaster

Mobilisation contre la loi Travail XXL et les ordonnances, le 19 Octobre.
La FSU13 soutient et participe aux mobilisations contre la loi Travail XXL et les Ordonnances et ce depuis le début. Elle sera présente lors des manifestations, initiées par la CGT, le Jeudi 19 Octobre. A Marseille le rdv est fixé à 10h30 sur le Vieux Port. Un préavis de grève a été déposé au niveau national pour couvrir les participants.
Publié le 12/10/2017 - 19:06  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Communiqué  : Après la mobilisation de près de 80 000 personnes le 28 septembre, les retraités-e-s ne lâchent rien.

Le jeudi 28 septembre, lors de manifestations sans précédent, près de 80 000 retraité-e-s  ont répondu à l’appel des neuf organisations regroupant syndicats et associations (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR-CFE/CGC, FSU, FGR-FP, UNIRS-SOLIDAIRES, LSR, UNRPA).
La hausse brutale de la CSG sans compensation qui va toucher 60% des retraité-e-s, l’annonce d’un nouveau gel des pensions pour 2018 et la baisse de l’APL qui s’ajoutent aux ponctions fiscales (CASA, suppression de la demi-part veuf/veuve, fiscalisation de la majoration familiale pour trois enfants, etc.) ont pour conséquence une baisse continue du pouvoir d’achat des retraité-e-s. Tout ceci a contribué à mettre les retraités et les retraitées fortement en colère.
Ils veulent massivement la suppression de l’augmentation de la CSG et voir leur pouvoir d’achat augmenter.
Le gouvernement n’ayant apporté aucune réponse à la colère des retraité-e-s, notamment lors de la rencontre avec Mme Buzyn le 28 septembre, le groupe des neuf organisations, tout en renouvelant sa demande d’être reçu rapidement par le Président de la République pour traiter de questions concernant la place du retraité dans la société, appelle, dans un premier temps, à une semaine d’initiatives du 6 au 11 novembre 2017 dans le cadre de la discussion des budgets au parlement (PLF et PLFSS).
Dans chaque département des délégations iront à la rencontre des députés et sénateurs de la République pour leur rappeler ce qui constitue la colère des retraité-e-s. Ces délégations seront appuyées par des rassemblements devant les permanences locales des parlementaires.
Avec le même objectif, au niveau national les représentants des organisations de retraité-e-s rencontreront les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat.  Des rassemblements accompagneront les délégations.
Suite à la rencontre du 28 septembre au Ministère de la Solidarité et de la Santé, les 9 organisations demandent la constitution de trois groupes de travail : pouvoir d’achat des retraité-e-s, financement des EHPAD, fonctionnement du Haut Conseil de l’âge et des CDCA.
Paris, le 9 octobre 2017

 

 

Publié le 11/10/2017 - 11:39  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Le texte d'appel des neufs fédérations de fonctionnaires la grève du 10 octobre - par Intersyndicale fonction publique

Texte des fédérations de la fonction publique  CFDT, CFTC, CGC, CGT, FA-FPT,FO, FSU, UNSA, Solidaires

Depuis l'arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s'accumulent pour les agent.e.s de la Fonction publique : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence, perspective de 120 000 suppressions d'emplois sur les 3 versants de la Fonction publique...

Et contrairement à l'engagement fait aux agent.e.s public.que.s par Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle : “J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant”, la hausse de la Csg se traduira au mieux par une simple compensation dans la Fonction publique, c'est à dire sans gain de pouvoir d'achat pour les agent.e.s !

Ainsi, toutes ces mesures vont impacter fortement et négativement le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d’agent.e.s public.que.s et fragilisent les services publics rendus aux usagers. C'est inacceptable.
C'est totalement injuste pour les agent.e.s, et c'est totalement inefficace pour une Fonction publique de moins en moins attractive dans de nombreux secteurs. Ces mesures ne contribuent en rien à l'amélioration de la qualité des services publics. Services publics au sujet desquels nos organisations syndicales rappellent leur demande d’un débat de fond sur ses missions s’appuyant sur le bilan des réformes déjà engagées. Enfin, nos organisations rappellent leur attachement au code des pensions civiles et militaires et seront très vigilantes sur la future réforme des retraites annoncée pour l’ensemble des agent.e.s public.que.s.

C'est pour faire entendre ces profonds désaccords que les organisations syndicales appellent toutes et tous les agent.e.s à la grève, aux manifestations ou rassemblements (selon des modalités définies par les différents secteurs) pour se mobiliser le mardi 10 octobre prochain,
date choisie par le ministre pour la tenue d'un rendez-vous salarial.

Elles exigent une véritable négociation salariale qui aboutisse à une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l'engagement professionnel des agent.e.s par une augmentation du pouvoir d'achat et la revalorisation des carrières, le non rétablissement de la journée de carence et les moyens nécessaires pour permettre aux agent.e.s d'exercer leurs missions de services publics.

Publié le 11/10/2017 - 08:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Manifester est un droit ! - par FSU -Territoriale-

Manifester est un droit 

Le mercredi 4 octobre 2017, en marge de sa visite à l'école d'application aux métiers des travaux publics située à Egletons en Corrèze, Emmanuel Macron a assimilé les salariés-es de l’entreprise GM&S venu manifester à des :  « fouteurs de bordel qui feraient mieux de chercher du travail… ».
Ces propos sont inacceptables et nous les condamnons. Ce qui s'est passé hier à Egletons est à la hauteur du mépris que le Président de la République porte aux salariés mais aussi aux élus locaux de Creuse qui étaient venus apporter leur soutien aux GM'S
Tout d’abord parce que ce sont des termes outranciers et insultants, ensuite parce qu’ils sont inutilement clivants sur un sujet aussi sensible et douloureux que celui du chômage et pour finir, parce qu’ils déconsidèrent le droit de tout-e citoyen-ne à manifester. Cela est encore moins acceptable de la part du Président de la République dont le rôle est de rassembler plutôt que de tenter de monter les uns contre les autres dans de vaines polémiques. Loin de l’image policée de la campagne électorale, il stigmatise par de nouveaux propos outranciers des salariés-es victimes d’une situation qu’ils et elles subissent. Le dialogue social dont Emmanuel Macron se fait le chantre mérite mieux que des propos aussi inutilement stigmatisants. 
La FSU Territoriale rappelle que si le droit de manifester n'est pas inscrit dans la Constitution, il est implicitement garanti par l'article 11 de la Convention européenne des droits de l'Homme sur la liberté de réunion et l'article 10 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen qui dispose : "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi".
Les agents de la fonction publique territoriale subissent des attaques sans précédent. C’est ce qui détermine encore plus la FSU-TERRITORIALE à faire du 10 octobre prochain une grande journée de grève et de manifestations pour défendre l’emploi, le pouvoir d’achat et les services publics territoriaux.
Nous avons des droits faisons les respecter
Nous avons des droits faisons-nous respecter.

Publié le 07/10/2017 - 17:03  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Attentats : ne pas se résigner ! - par Webmaster

Attentats, ne pas se résigner
La Fsu condamne l'attentat commis hier à la gare de Marseille qui a coûté la vie à deux jeunes femmes. Elle condamne également la tuerie intervenue à Las Vegas revendiquée par Daech.
Elle présente ses condoléances aux familles des victimes et à leurs proches et les assure de son soutien et de sa solidarité .
Tous ces actes ignobles sont inqualifiables. Jamais la Fsu ne se résignera et n’acceptera l’inacceptable ! 
Inlassablement, face à l'idéologie obscurantiste, totalitaire et barbare, la FSU  n'aura de cesse de rappeler son attachement aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité,  au principe de justice sociale et à la démocratie. Elle reste engagée pour que ces valeurs soient une réalité pour toutes et tous.


Publié le 03/10/2017 - 17:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Grève et manifestations le 10-10-2017 - par Webmaster

Le 10 Octobre prochain, journée de grève et de manifestations

Rdv à Marseille
9h30 : Place Félix Barret pour soutenir la délégation reçue en Préfecture
14h : Manifestation RDV Vieux Port jusqu'à Castellane, 
Le cortège FSU sera en tête.

Rdv à Arles 
Manifestation à 10h30 Place de la République 

Publié le 03/10/2017 - 16:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Suppression de postes dans l'académie ! - par Webmaster

Consternant !
Retour des suppressions d’emplois dans le second degré :

Les grandes orientations du PLF 2018 ont été rendues publiques. Dans le second degré, alors que, depuis 2009, les effectifs d’élèves ne cessent de croître, les suppressions de postes sont à l’ordre du jour puisque 2600 emplois sont supprimés (ce qui pourrait signifier dans l’académie d’Aix-Marseille de l’ordre de 130 suppressions d’emplois à la rentrée 2018).

Tout cela est la traduction d’une politique purement comptable, dont l’objectif unique reste la réduction de la dépense publique, sans que l’investissement dans la formation de la jeunesse soit à la hauteur des enjeux de lutte contre les inégalités sociales et d’élévation du niveau de qualification.
Le Ministre se livre à un surprenant exercice de passe-passe : il évoque la prise en compte du « niveau réel des recrutements en 2017. [Une] diminution [qui]n’aura pas d’impact sur les moyens d’enseignement, qui seront stabilisés dans le 2nd degré public et privé ». Ces suppressions seraient invisibles car il s’agirait d’emplois de stagiaires ? L’argumentation du ministre est cynique.

Le métier traverse en effet une très grave crise de recrutement, notamment du fait sa perte d’attractivité en termes de salaires et de conditions de travail, et la seule réponse qui est donnée est de rayer d’un trait de plume des emplois que l’on n’a pas réussi à pourvoir ! Une telle déclaration constitue un renoncement face à la crise du recrutement mais va également aggraver la situation avec un nombre de postes en diminution dans les concours dont on sait que c’est un mauvais signal donné aux étudiants.
Le ministre indique que « les moyens d’enseignement seront stabilisés » . Un tour de passe-passe : est-ce à dire que les emplois supprimés seraient transformés en heures supplémentaires à prendre en charge par les personnels en poste ? Est-ce à dire que l’on aura recours à des agents non-titulaires plus nombreux encore pour faire face aux besoins ? La réalité sur le terrain, ce sera une dégradation dans les établissements alors que les classes à 30 en collège et à 35 en lycée deviennent la norme, que le potentiel de remplacement a été laminé et que les personnels sont sommés d’accepter toujours plus d’heures supplémentaires.

Le SNES-FSU continue de demander une programmation des créations d’emplois sur la durée et des mesures pour enrayer la crise du recrutement. N’en déplaise au ministre, le budget 2018 pour le second degré est un très mauvais signal qui plombe l’avenir.

La détermination des personnels à agir dès le mardi 10 octobre dans le cadre de la journée d’action de tous les fonctionnaires à l’appel de toutes les fédérations de la Fonction Publique n’en est que plus forte.

 

 

 
Publié le 29/09/2017 - 16:40  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Les retraités continuent l'action ! - par Webmaster

 Communiqué :  Après les fortes mobilisations du 28 septembre, les retraité-e-s continuent.

Le jeudi 28 septembre, dans une mobilisation sans précédent, des dizaines de milliers de retraité-e-s ont répondu à l’appel des neuf organisations regroupant syndicats et associations (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR-CFE/CGC, FSU, FGR-FP, UNIRS-SOLIDAIRES, LSR, UNRPA) par de multiples initiatives : manifestations, rassemblements, meetings…
Ils ont exprimé leur volonté de voir leur pouvoir d’achat augmenter. La ponction de 1,7 point supplémentaire de la CSG sans compensation qui va toucher 60% des retraité-e-s, l’annonce d’un nouveau gel des pensions pour 2018, la baisse d l’APL qui s’ajoutent aux ponctions fiscales (CASA, demi part veuf/veuve, fiscalisation de la majoration familiale pour trois enfants…) ont pour conséquence une baisse continue du pouvoir d’achat des retraité-e-s.
Ces mobilisations, imposantes, confirment les conclusions de l’enquête menée auprès de 12 000 personnes, enquête initiée par le groupe des neuf  organisations. La rencontre le même jour avec Mme BUZYN et M DELEVOYE est un premier signal de reconnaissance lié au succès des actions du 28 septembre. En apportant 250 000 pétitions contre la hausse de la CSG, nous avons réaffirmé notre opposition ferme à son augmentation de 1,7 point et au gel des pensions pour 2018. La ministre n’a apporté aucune réponse à la colère des retraité-e-s. La réunion s’est conclue par un engagement de mettre en place des réunions de travail sur des dossiers les concernant.
Le groupe des neuf organisations renouvelle sa demande d’être reçu rapidement par le Président de la République pour traiter de questions concernant la place du retraité dans la société, la sauvegarde et la progression de son pouvoir d’achat, la mise en œuvre de la loi ASV.
Lors de sa prochaine réunion, dès le 9 octobre il décidera de nouvelles initiatives et mobilisations.

Paris, le 29 septembre 2017

Publié le 29/09/2017 - 15:09  Prévisualiser  Imprimer l'article 

CR de l'audience en Préfecture sur les contrats aidés - par Snuipp - 13 -

Quand le gouvernement donne un crouton, la Préfecture distribue les miettes…

Compte-rendu de l’audience en Préfecture du 20/09 sur les contrats aidés
 A l’occasion du rassemblement unitaire du 20 septembre, une délégation unitaire, composée d’un personnel Aide Administrative à la Direction d’Ecole (AADE), dont le contrat se terminera le mois prochain, et des représentants des organisations CGT Education 13, CNT-SO 13, FCPE 13, FSU 13, MPE 13, SE-UNSA 13, SGEN-CFDT Provence Alpes, SNE 13, SNUDI-FO 13 et Sud Education 13, a été reçue par les Secrétaires Généraux de la Préfecture et de la DSDEN 13 et la Directrice Adjointe de la DIRECCTE.
L’intersyndicale premier degré avait exprimé sa volonté de porter ce combat le plus largement possible et l’action s’est vite étendue au secondaire, qui s’est vu retiré des emplois en vie scolaire, cantine, entretien… puis aux associations pour qui les contrats aidés sont la seule possibilité de survie, faute d’autres moyens ! C’est donc une délégation interprofessionnelle qui a été reçue.
En ce qui concerne le premier degré, si la perte d’AADE a de lourdes répercussions sur la vie de toutes les écoles qui en bénéficiaient, la suppression des contrats aidés a aussi d’autres conséquences que nous avons dénoncées lors de l’audience : les associations d’aide aux devoirs fonctionnent la plupart du temps avec ce type de contrats et la perte brutale de ces postes va avoir de lourdes conséquences dans les quartiers défavorisés où les élèves ne bénéficieront plus d’accompagnement. Scandaleux !
Lorsque nous avons évoqué la situation des personnels, la plupart du temps des femmes, en grande précarité, la Préfecture a tenté de partager la misère, en disant porter une attention particulière aux personnels en situation de handicap ou de plus de 58 ans. Mais lorsque l’AADE présente a demandé comment se traduirait concrètement ce suivi personnalisé, il y eu un grand silence…
Concrètement, Il pourrait être proposé aux AADE qui le souhaitent un poste d’AESH. Comme ces postes ne sont théoriquement accessibles qu’après deux ans de contrat CUI en tant qu’AVS, ou sous condition de diplôme, le Rectorat étudie la possibilité de validation des services d’AADE comme « expérience au sein de l’Education Nationale ».
Bref, l’administration cherche à utiliser la totalité de son quota d’AESH.
Pour cela, les AVS pourraient être intégrées en AESH, à partir de 18 mois de contrat d’AVS en CUI. Le SNUipp-FSU 13 sera vigilant à ce que cette possibilité soit offerte à tou-te-s !
Sauf, qu’il n’est pas certain du tout que ces postes d’AESH, qui imposent de travailler 1h de plus en étant payé moins, par rapport à un contrat CUI, intéressent les personnels. Si la Préfecture met en avant le caractère plus stable de ces contrats, contrat d’un an renouvelable cinq fois, et la perspective d’une CDIsation au bout des 6 ans, elle ne peut effacer des mémoires le récent changement de cap qui a fait que des AADE qui pouvaient prétendre à 2 ans de contrat se sont faites remercier parfois à la fin de la première année… Quelle garantie qu’il n’y aura pas un autre changement avec les contrats AESH ?
Nous sommes intervenus pour rappeler que la première fonction d’un contrat aidé était de favoriser une réinsertion professionnelle or les personnels en CUI du premier degré, n’acquièrent d’expérience que pour des fonctions qui n’existent que dans l’Education Nationale ! Nous avons rappelé notre demande de VAE pour tous les personnels.
En ce qui concerne les fins de contrats, les personnels AADE devraient recevoir un courrier les prévenant suffisamment tôt pour pouvoir prendre leurs dispositions et devant contenir une perspective ultérieure : possibilité d’emploi AESH, VAE…
Si l’Education Nationale a reconnu l’utilité des AADE, le constat a cependant été fait que le ministère n’avait pas pour autant fait le choix d’en faire des emplois pérennes ! Notre département aurait été « surdoté » en AADE, bref la suppression des AADE pourrait passer pour une question d’équité… Ainsi, comme dans les autres départements, tous les postes d’AADE vont peu à peu disparaître, au fur et à mesure des non renouvellements.
Sachant qu’on peut toujours, hélas !, aller plus loin dans la précarité, le SNUipp-FSU 13 a posé la question des « services civiques » et des « apprentis » auxquels certains départements ont déjà recours. Sur les services civiques, le Secrétaire Général de la DSDEN 13 a reconnu une sollicitation mais pour le secondaire dans le cadre des « devoirs faits » et afin de donner une « expérience » aux étudiants … Nous y voyons le moyen de se substituer aux associations d’aide aux devoirs, dont l’investissement et le professionnalisme ne sont pourtant plus à démontrer.
Quant aux apprentis, le Secrétaire Général a balayé ce recours en argumentant que le format des stages et les formations ne correspondaient pas aux emplois recherchés dans l’Education. Le SNUipp-FSU 13 sera vigilant …

Dès la sortie de l’audience, le SNUipp-FSU 13 a proposé aux autres organisations de se revoir très vite afin de décider des prochaines actions.
Dans l’attente, nous invitons tou-tes les directrices et directeurs utiliser le bandeau ci-dessous (à enregistrer comme image par un clic droit, puis à « insérer »), voire à mettre une réponse automatique à leur boite école pour signaler qu’ils répondront quand ils le pourront et qu’ils prioriseront les enfants, l’équipe et le fonctionnement de l’école !

Publié le 25/09/2017 - 18:42  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Actualités du SNICS académique - par SNICS Académique

Actualités du SNICS académique

Les commissaires paritaires du SNICS ont eu à la dernière capa de grandes difficultés à faire respecter le droit à mutations des personnels.
La secrétaire et la chef de service de la DIEPAT ayant changé, de nouvelles règles sont apparues sans aucune concertation ni même information des représentants des personnels.
Antérieurement, les demandes de mutation des collègues d’une autre académie vers notre académie étaient accordées en fonction des priorités légales et du nombre de postes prévus pour les entrants. Elles étaient donc placées sur les postes restés vacants à l’issu du mouvement intra-académique et elles avaient comme consigne d’élargir au maximum leurs vœux. Les postes restés encore vacants suite à cela étaient eux proposés aux nouvelles collègues admises au concours.
Hors cette année, l’administration a décidé de faire rentrer les inter-académique au barème, ce qui veut dire que ces collègues venues d’autres académies postulent sur des postes précis et peuvent les obtenir au détriment des collègues de l’académie. 
Ce qui a pour conséquence d’entraver voire bloquer la totalité du mouvement infirmier dans l’académie.
Etant peu nombreuses, le mouvement infirmier (concours académique et non national) ne peut pas se comparer à celui du corps enseignant.
Jusqu’à présent les nouvelles collègues issues du concours acceptaient un poste pour ne pas perdre le bénéfice de leur concours et attendaient l’opportunité d’un poste vacant pour se rapprocher de leurs domiciles. Par ces nouvelles règles elles risquent désormais d’être bloquées encore plus longtemps.
Par ailleurs, l’entrée des inter-académiques ne permet pas de cascades car elles ne libèrent pas de postes dans l’académie ce qui fige l’ensemble du mouvement !
Malgré nos arguments l’administration campent sur ses positions.
  • Deuxième changement de règle : pour les mêmes raisons que l’exemple précédent les collègues stagiaires, titulaires au 1er septembre, pouvaient jusqu’à présent participer au mouvement en fonction de leur barème.
Hors cette année l’administration a instauré une règle restrictive pour les stagiaires sans en informer les représentants des personnels.
Une stagiaire s’est vue refuser une mutation sur un poste resté vacant à l’issue du mouvement sous prétexte qu’elle n’avait pas de priorité légale. Ce poste resté vacant a été donné à une collègue issue du concours.
La collègue a effectué un recours gracieux auprès du recteur mais n’a à ce jour aucune réponse.
Nous avons demandé une audience au recteur pour ces problèmes. Ci-joint la copie.
Publié le 24/09/2017 - 18:50  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Voeu pour les Migrants - par Webmaster

Vœu pour le respect des droits des Migrant-e-s/réfugié-e-s/Mineur-e-s isolé-e-s


 

La FSU rappelle le droit fondamental de tout-e réfugié-e à déposer une demande d’asile.

Elle rappelle que tout-e mineur-e isolé-e, français-e ou étranger-e, a droit à la protection, l’hébergement, à la scolarisation et à l’accompagnement éducatif.

Elle rappelle le droit et le devoir de tout-e citoyen-ne à venir en aide à une personne en danger.

Elle dénonce sur tous ces points les entraves délibérées à ces droits fondamentaux autorisées au plus haut niveau de l’État.

La réalité d’aujourd’hui : le rétablissement des frontières, les contrôles au faciès, la traque des migrant-e-s, les rafles, l’arbitraire, les humiliations, l’interdiction de donner à boire et à manger, les milliers de mineur-e-s dans la rue, la criminalisation de la solidarité … n’est pas tolérable.

La FSU dénonce les procès faits aux citoyens-es aidant-es.

La FSU sera présente le 2 octobre à Nice au procès de Raphaël Prio. Elle appelle à soutenir Roya Citoyenne. Elle interpellera le défenseur des droits.

 

 Texte voté à l'unanimité   du CDFN, 20 septembre 2017 (Pour 119 – Contre : 0 – Abs : 0 – Nppv : 0)

Publié le 24/09/2017 - 18:38  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte action adopté au CDF national (20/09/2017) - par Webmaster

Texte action, FSU nationale, 20 Septembre 2017, adopté par 89.5% des voix

 

Après le passage dévastateur des ouragans sur les Antilles, le bilan s’annonce très lourd.  La FSU tient à témoigner son soutien aux personnels, et plus largement aux habitants. Elle s’implique dans la campagne de solidarité initiée par Solidarité laïque. Ce drame révèle la précarité des installations et les inégalités de la qualité du service public sur le territoire. Elle agira auprès des pouvoirs publics pour une intervention d’urgence pour que les services publics soient en capacité d’assurer leurs missions, pour que des mesures d’accompagnement des agents soient mises en œuvre, et plus largement pour un plan d’envergure d’accès à des services publics de qualité, en particulier pour les populations les plus en difficultés.

Les annonces et décisions prises par le gouvernement durant l’été sont guidées par l’austérité mettant à mal les solidarités, s’attaquant brutalement aux droits sociaux : nouvelle réduction des dépenses publiques, suppressions de contrats aidés, baisse des APL, multiplication de mesures négatives concernant les agents publics, réforme du Code du travail sans réel débat démocratique… Sans compter l'inscription dans la loi des dispositifs relatifs à l'état d'urgence, la répression envers les personnes aidant les migrants (Procès de C. Herrou, P.A Mannoni)… Ce sont les populations les plus fragiles, les jeunes, les femmes, les retraités, les précaires... qui en paient le prix fort ainsi que le monde du travail.

Après une campagne sur le « et de droite, et de gauche », le gouvernement montre son vrai visage et déroule une politique libérale particulièrement offensive en ce qui concerne les mesures économiques et fiscales faisant facilement des cadeaux aux plus riches (réforme de l’ISF...) et demandant un « effort » aux seuls salariés, retraités et jeunes les moins aisés.

Selon le gouvernement il y aurait "une addiction française à la dépense publique" ce qui l'amène à promettre une baisse de la dépense publique de 3 points de PIB sur 5 ans.

 

Les premières annonces ou mesures qui en découlent sont lourdes de conséquences sociales : gel budgétaire (ex : Justice et services éducatifs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse) ; diminution de budget (ex : ministère du Travail (-30%) ; annonces lors de la Conférence nationale des territoires en juillet dernier limitant l’autonomie financière des collectivités locales… En 2012, les investissements des collectivités locales représentaient 73% du total des investissements publics. Avec la baisse du niveau des dotations de l’Etat, le niveau des investissements des Collectivités locales a baissé de 17 points pour tomber à 56%. Cette situation a un impact négatif sur les équipements tant au niveau de leur création que de leur entretien. Elle a également un effet négatif sur l’emploi, les entreprises attributaires de marchés publics voyant leur activité baisser en proportion.

Le projet de budget 2018, la loi de programmation des finances publiques quinquennale tout comme le projet de financement de la sécurité sociale vont conduire à des dégradations supplémentaires tant des services publics que de la protection sociale. La prochaine publication du PLFSS sera surveillée de près par la FSU car parallèlement à un nouveau tour de vis avec un ONDAM bien inférieur à l’augmentation nécessaire des dépenses de santé (notamment hospitalières), certaines mesures pourront orienter le système de santé vers un système encore plus inégalitaire. Et le référencement d’opérateurs à but lucratif ou de mutuelles associées à des assureurs, risque fort de dégrader les solidarités et la protection sociale complémentaire des personnels de la fonction publique de l’Etat.

Cette politique libérale sera lourde de conséquences pour les salarié-es du privé comme du public ainsi que pour les retraité-es. Elle constitue une remise en cause de notre modèle social.

 

Et pour les agent.es de la Fonction publique, les conséquences sont particulièrement brutales : gel de la valeur du point d’indice, prévision de 120 000 suppressions d’emplois (dont 70 000 dans la seule Fonction publique territoriale), suppression de milliers d'emplois aidés, rétablissement de la journée de carence, augmentation de la CSG sans garantie d’amélioration du pouvoir d’achat (contrairement aux engagements d'E.Macron) et toujours la menace d’une possible remise en cause du calendrier des mesures PPCR. La menace d’une décorrélation de la valeur du point d’indice, pierre angulaire de la rémunération des fonctionnaires, selon chaque versant de la Fonction publique, constitue une attaque frontale contre le statut général.

Pour dénoncer ces mesures inacceptables et peser sur les choix du gouvernent, la FSU a très vite proposé une journée d'action à toutes les organisations syndicales au moment du rendez-vous salarial. Le 10 octobre prochain, toutes et tous les agents sont appelés à se mobiliser, à faire grève et à manifester à l'appel de toutes les fédérations de la Fonction publique. Cette unité syndicale est inédite. La FSU appelle les agent-es à se mettre en grève et à mobiliser massivement. Elle diffuse pour cela le matériel nécessaire.

La FSU soutient la journée nationale de mobilisation des travailleuses et des travailleurs sociaux qui se rassembleront le 21 septembre à Angers pour la défense de la Protection de l'Enfance.

La réorganisation des rythmes scolaires risque, à terme, de supprimer des milliers d’emplois d’agents territoriaux, notamment dans le secteur de l’animation périscolaire. La FSU demande la titularisation des milliers d’animateurs recrutés depuis 2013.

L'annonce de la suppression de milliers d'emplois aidés a provoqué une onde de choc dans le secteur public à cette rentrée : missions dans l'Education nationale, les collectivités territoriales, à Pôle Emploi... Ces emplois ont largement été utilisés sur des missions de service public pérennes, sans pour autant donner lieu en contrepartie à des créations d'emplois publics permettant aux bénéficiaires des CUI-CAE de sortir de la précarité. Des pans entiers de secteurs sont aujourd'hui touchés. La FSU agit, notamment par une alerte publique, pour que soit créés de véritables emplois statutaires garantissant un avenir aux personnels et aux missions que doit assurer le service public.

La FSU organise une semaine d’action du 2 au 6 octobre dans les départements et le 8 novembre à Paris pour défendre la situation des personnels contractuels et exiger l’ouverture de discussion pour gagner un plan de titularisation massive.

D’ores et déjà la FSU prépare les élections professionnelles de décembre 2018. Elle veillera au bon déroulement des opérations pour que tou.te.s les agent.e.s puissent voter et dans de bonnes conditions. Elle décline dès maintenant sa campagne « engagé-e-s au quotidien ! »

 

La rentrée scolaire ne place pas l'année scolaire à venir sous les meilleurs auspices. Car malgré un discours appelant à la confiance pointe déjà une autre réalité entre le devenir des personnes en contrats aidés et leurs missions laissées vacantes, un discours passéiste du Ministre sur l’éducation, comme par exemple sur la lecture, des décisions précipitées qui s’appliquent à moyens constants, par redéploiement… Dans le premier degré, cette rentrée est marquée par les premières mesures prises par le ministre : mise en place non budgétée des CP à 12 en REP + au détriment du PMQDC et des ouvertures de classe, imposition d’évaluations en CP …

L’école de la confiance n’est qu’un effet d’annonce puisque le ministre entend en fait réduire le pouvoir d’agir des enseignant-e-s en imposant les « bonnes pratiques » fondées sur une lecture tronquée d’études internationales et en faisant de récurrentes annonces médiatiques, des méthodes de lecture à la maîtrise des 4 opérations au CP et au CE1. Dans le second degré, des élèves restent toujours sans affectation après l’obtention du baccalauréat, la pression démographique se traduit par des classes très chargées et nécessite des créations d’emplois. Des chantiers en cours ou à venir suscitent l’inquiétude notamment la réforme à venir du baccalauréat précédée d'une réforme de l'entrée dans le post-bac. La rentrée universitaire est particulièrement difficile avec une progression des effectifs de plus de 170000 étudiants depuis 2009. Insuffisance budgétaire, suppression de 7000 emplois, difficultés de l'algorithme APB… entrainant des difficultés pour accueillir tous les étudiants. La FSU s’opposera à des prérequis s’ils devaient constituer les prémisses d’une sélection à l’université. La FSU défend le droit de tous les jeunes à poursuivre les études de leur choix après obtention du baccalauréat. Les premières annonces budgétaires ne sont pas de nature à rassurer. Elles ne permettent pas de répondre aux besoins de l’école.

Pour la FSU, la question de la démocratisation reste l'enjeu majeur. Il est impératif de mettre en œuvre un projet éducatif permettant la réussite de tous les jeunes de l’école maternelle à l’enseignement supérieur et d'assurer l'élévation du niveau de qualification. Ceci nécessite de conforter le service public d’éducation ce qui passe notamment par davantage de mixité sociale, le développement de la formation initiale et continue, l'élaboration d'un plan de recrutements et de pré-recrutements. Cela nécessite également un investissement budgétaire en conséquence.

LA FSU soutient les demandes de la section départementale de la Réunion pour permettre la réussite éducative de tous les jeunes. Elle s’adresse en ce sens au ministère.

La FSU a été fer de lance contre les fusions d’académies en 2015. Le ministère s’apprête à autoriser la nomination d’un recteur de région académique comme recteur d’académie sur deux académies (Rouen et Caen). Même si le ministère s’en défend, cela peut préfigurer une fusion des académies. Au-delà des « économies d’échelle » escomptées à court terme, les promoteurs de ces fusions plaident pour une régionalisation poussée du système éducatif, ce que la FSU refuse. En outre, ces projets remettraient en cause un équilibre des niveaux de gestion correspondant à la réalité du maillage des établissements. De plus, ces fusions conduiraient à celles des services ce qui dégraderaient la qualité du service public, les conditions de travail des personnels des rectorats (suppression de postes, surcharges de travail, moindre qualité du service…) et de gestion des carrières de tous les personnels. La FSU demande un bilan de la mise en œuvre des régions académiques.

Les réorganisations territoriales, les réductions d’effectifs déstabilisent tout un pan de service public et mettent les agents en situation de mal-être au travail. La FSU est et restera très attentive à ce que les instances CT et CHS-CT puissent complètement jouer leurs rôles.

 

Le gouvernement annonce une réforme de la Formation professionnelle pour le printemps prochain qui comportera un volet sur l'apprentissage. Il affiche la volonté de développer et réformer l'apprentissage pour le rendre plus attractif et de refondre l'ensemble du système de formation où le CPA et l'individualisation de la formation seraient au cœur du projet. Partant d'un constat partagé selon lequel la formation professionnelle ne bénéficie pas nécessairement à celles et ceux qui en ont le plus besoin, le projet affiche l'objectif de former un million de jeunes, peu qualifiés et éloignés de l’emploi, ainsi qu’un million de chômeurs de longue durée faiblement qualifiés. 50 milliards d’euros seraient budgétisés sur le quinquennat pour ce plan.

La FSU rappelle l'importance et le rôle essentiel de la formation initiale et des diplômes dans l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. La nécessité de continuer à élever le niveau de qualification de l'ensemble de la population doit aussi rester un objectif central. Pour la FSU le service public d'éducation doit rester l'opérateur privilégié. Des moyens doivent être dédiés pour permettre à tous les jeunes d’accéder à un premier niveau de qualification dans de bonnes conditions. La FSU restera vigilante pour que « l'employabilité » et l'acquisition de quelques compétences (bloc de compétences professionnelles) ne soient pas privilégiées au détriment de l'acquisition de diplôme nécessitant une formation plus longue pour les jeunes les plus fragiles. La diminution du nombre de contrats d'apprentissage signés en pré-bac est révélateur des choix des entreprises qui préfèrent recruter des jeunes déjà qualifiés. La FSU n'acceptera pas que l'apprentissage soit développé en lieu et place de la formation professionnelle sous statut scolaire. L’accès à un premier niveau de qualification pour tous les jeunes doit rester une mission centrale du ministère de l’Éducation nationale. Pour lutter contre le décrochage et le chômage des jeunes, l’État doit donner plus de moyens à la formation professionnelle sous statut scolaire.

A l’occasion du congrès de l’association des Régions de France, la FSU rappellera son exigence qu’un bilan de la décentralisation soit établi. Elle contribuera à l’information des agents et des citoyens sur les conséquences des transferts de compétences Etat/ Région et rappelle sa demande d’un véritable débat citoyen sur la question.

 

Depuis ces derniers mois, le nombre de mineurs incarcérés en France a connu une croissance exponentielle particulièrement inquiétante (885 jeunes détenus dont 647 prévenus). Cette augmentation du taux d’incarcération est la résultante d’une politique répressive à l’égard des jeunes et en lien avec l’empilement de lois de plus en plus répressives et le climat sécuritaire renforcé par l’état d’urgence permanent. Ces chiffres s’expliquent aussi par des pratiques pénales particulièrement discriminatoires notamment à l’égard des mineurs et jeunes majeurs isolés étrangers qui tendent à les juger plus rapidement et plus sévèrement que les autres. Nous sommes ainsi loin de la primauté de l’éducatif et du caractère exceptionnel de l’enfermement affirmés par l’ordonnance du 2 février 1945 qui fonde la justice des enfants. Pourtant la logique de l’enfermement n’endigue en rien la récidive bien au contraire, elle socialise dans un milieu criminogène. La FSU, investie dans le collectif JU-JIE (JUstice-Jeunes Isolés Etrangers), appelle à construire des actions partout où cela sera possible, le 20 novembre 2017, journée internationale des droits de l’enfant pour dénoncer le traitement discriminatoire voir le délaissement des mineurs et jeunes majeurs isolé.e.s étrangers.

Les majeurs pris en charge ne sont pas en reste : l'augmentation de place de prison prend le pas au détriment d'une prise en charge de qualité. L'engagement financier colossal dans la lutte contre la radicalisation sans concertation préalable et aux moyens largement discutables en est le reflet. La FSU se pose en garde-fou face à l'Administration, rappelant la place de tous dans la sécurité dynamique en cette période d’État d'urgence infinie. La reconnaissance de toutes les professions de l'Administration Pénitentiaire et le caractère régalien des missions de chacun sera la première étape pour un meilleur accompagnement de nos publics, pour une administration respectueuse des droits de toutes et tous. 

La FSU s'indigne des conditions de vie faites aux migrants et du non-respect de leurs droits notamment en ce qui concerne celui de l’éducation et des poursuites d’études. Aujourd’hui un migrant sur deux est un enfant ou un jeune. En vertu du principe inscrit dans la Convention internationale des droits de l’enfant, rappelé dans le Code de l’Éducation, l’éducation est un droit pour tous les jeunes sur son territoire. Avec nombre d’organisations syndicales et associations, la FSU agit avec détermination auprès du ministère de l’Éducation nationale pour que ce droit soit garanti par des scolarisations ou des formations effectives. Elle rappelle aussi que l’État ne doit pas empêcher les migrants d’accéder aux démarches élémentaires auxquelles ils-elles ont droit mais qu’il lui revient d’héberger et d’accompagner les demandeurs d’asile. Elle dénonce la condamnation de C. Herrou, P-A Mannoni et tous les aidants, demande l’arrêt des poursuites à leur encontre et la suppression du délit de solidarité. Le gouvernement, avec l’ensemble des pays de l’Union européenne doit mettre en œuvre des politiques d’accueil dignes pour toutes et tous les migrants, respecter leurs droits et assurer leur sécurité. Il s’agit de ne pas laisser chacun des États seuls face à de telles situations qui concernent l’ensemble des états de l’Union européenne ni de mettre en œuvre ce qui s’apparente à un verrouillage des frontières. C’est là un enjeu majeur pour les démocraties. La FSU adresse une lettre ouverte à tous les élus sur la situation des migrants.

La FSU s'oppose avec les défenseurs de l’environnement, professionnels des filières d’élevage, associations de consommateurs et syndicat de travailleurs à l’application du CETA qui aurait des conséquences désastreuses sur le plan économique, social et écologique. Le gouvernement doit tenir compte des conclusions alarmantes de la Commission d’experts qu’il a désignée en exigeant la suspension. Il s'agirait également d'un gage de cohérence et de crédibilité pour son Gouvernement, engagé dans le vaste chantier des États généraux de l’alimentation. La FSU appelle à se mobiliser et à décliner la campagne nationale, européenne et internationale, « 1 million d'emplois pour le climat » pour la création de nouveaux emplois de qualité et des statuts juridiques protecteurs adaptés à la transition écologique.

Pour la FSU, cette question de la transition écologique doit être le fil conducteur des États généraux de l'alimentation. Elle entend y défendre la place de services publics (enseignement agricole, contrôle sanitaire,...) comme élément moteur des changements nécessaires des modes de production, de transformation et de distribution des produits agro-alimentaires, changements d'autant plus importants qu'ils seront la garantie d'une rémunération juste des paysans, de meilleures conditions de travail et d'une alimentation de qualité accessible à toutes et tous.

 

La FSU est signataire de l'appel « APL : pas d'économies sur le dos des locataires ! ». Avec nombre d'organisations, elle demande au gouvernement de revenir sur sa décision de ponctionner 5 euros des allocations logement, d'appliquer l’encadrement des loyers en vue d’alléger la charge des locataires, comme le prévoit la loi dans les zones tendues, de préserver l’équilibre économique à long terme des bailleurs sociaux afin qu’ils poursuivent leur mission sociale, entretiennent correctement leur patrimoine, accroissent leur production de logements sociaux et très sociaux, en particulier dans les communes qui en manquent, et relogent des ménages précaires dans de bonnes conditions.

 

En ce qui concerne les ordonnances sur le Code du travail, la FSU partage la colère et les préoccupations des organisations qui condamnent les remises en cause des droits sociaux des salariés que cette réforme génère sous couvert de flexibilité et d’adaptabilité du marché du travail. Malgré la réussite de cette journée de lutte interprofessionnelle, le gouvernement n'a pas répondu aux mobilisations du 12 septembre dernier lui demandant de revenir sur ce projet. La FSU appelle à participer aux mobilisations engagées le 21 septembre prochain selon des modalités choisies localement et dépose pour cela un préavis de grève afin d'obtenir un code du travail protecteur et des créations d’emplois de qualité.

Le risque est grand de voir des transpositions de la loi Travail se faire dans le secteur public. Déjà apparaissent des remises en cause des droits sociaux au ministère en charge de l’environnement. Le Président de l’ADEME (EPIC) écrit vouloir dénoncer les principaux accords d’entreprise (suppression de l’ancienneté ; suppression des 35 Heures). Parallèlement à l’attaque du code du travail, le gouvernement semble envisager des évolutions du système de protection sociale particulièrement dangereuses notamment en ce qui concerne les retraites. Toutes les mobilisations, sur la loi travail comme sur la Fonction publique, participent du refus de ce nouveau modèle social que le gouvernement souhaite imposer. La FSU est disponible pour une riposte syndicale la plus unitaire possible, indispensable pour faire reculer le gouvernement et obtenir un rapport de force pour gagner sur nos revendications.

 

La garantie du pouvoir d’achat de l’ensemble des retraité-es reste toujours d'actualité d’autant que le gouvernement vient d’annoncer une année blanche en 2018. Celui-ci a mis fin au gel des pensions de retraite des régimes de base avec une revalorisation de 0,8% au 1er octobre ce qui correspond à la hausse des prix de ces douze derniers mois. La FSU prend acte de cette annonce qui répond à une de ses revendications et fait suite au gel des pensions que supportent les retraité-es depuis quatre ans. Elle souhaite en voir la concrétisation sans retard. Après l’annonce de la hausse de la CSG non compensée qui concerne plus de 10 millions de retraités et la réduction de l’APL qui pénalise fortement les plus modestes, la FSU reste déterminée à faire des actions du 28 septembre un temps fort pour rappeler l’ensemble des problématiques posées aux retraité-es et demande au gouvernement de recevoir les organisations syndicales qui lui en ont fait la demande.

 

Le Parlement a prorogé pour la sixième fois l’état d’urgence et examiné un énième projet de loi anti-terroriste qui installera durablement dans le droit commun des mesures emblématiques de ce régime d’exception. La FSU continue d'exiger la levée de l’état d’urgence et réaffirme avec force son opposition à l’intégration de ces dispositions dans le droit commun. En effet, s’il est désormais établi que cet arsenal sécuritaire n’a qu’un effet très relatif dans la lutte contre le terrorisme, il porte gravement atteinte aux libertés individuelles et collectives de toutes les citoyen.ne.s. Des personnels de la fonction publique, comme les travailleur.euse.s sociaux.ales et des équipes éducatives de la Protection Judiciaire de la Jeunesse sont mis à contribution, pourtant soumis au secret professionnel, pour fournir des renseignements, des craintes, des ressentis sur des comportements suspicieux. Ceci vient nécessairement dévoyer leurs missions. Et lorsque des travailleur.euse.s sociaux.ales revendiquent des conditions d’accueil dignes pour les usagers ou défendent l’exercice de leurs missions, elles-ils sont sanctionné.es. Ainsi une éducatrice spécialisée d’une association de la Marne s’est vue récemment mise à pied pour avoir dénoncé les conditions d’accueil de jeunes migrant.es, après le suicide d’un jeune Malien mineur tandis qu’une assistante de service social du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris, militante syndicale, vient de subir une mutation autoritaire, portant ainsi atteinte aux libertés syndicales. C'est intolérable ! La FSU appelle au rassemblement pour dénoncer la mise en place d’un état d’urgence permanent le 25 septembre 2017, jour du vote définitif du texte à l’assemblée nationale.

 

La FSU, signataire de l'appel des marches Pour la paix du 23 septembre prochain, appelle à la réussite des manifestations organisées partout en France.

 

La FSU demande la libération de Salah Hamouri. Elle s’adresse aux médias pour qu’ils cessent d’occulter cet emprisonnement. Elle demande que les autorités françaises exigent d’Israël la libération de Salah Hamouri. Elle participera aux initiatives organisées dans ce cadre.

 

En octobre 2017 d’importantes initiatives se dérouleront dans le monde à l’occasion du 30è anniversaire de la Journée Mondiale du refus de la misère. Cette journée s’inscrit dans le cadre de l’éducation à la solidarité et à la citoyenneté. La FSU est partenaire des initiatives qui auront lieu à Paris à l’initiative d’ATD-Quart-Monde, notamment le 17 octobre sur le Parvis des Libertés et des Droits Humains. Elle invite ses différentes structures à concourir à la réussite de cette journée.

 

Le droit à l'avortement est aujourd'hui légiféré par chaque État de l'Union européenne. Interdit en Irlande et à Malte, très contraint en Hongrie et en Pologne, il peut être aussi remis en cause par des mesures austéritaires, par le maintien de la clause de conscience des médecins ou encore par l'arrivée au pouvoir de gouvernement conservateur. Afin d'élargir le droit à l'avortement à toutes les femmes européennes et contrer les attaques possibles, la FSU participera aux manifestions du 28 septembre : le droit à l'avortement doit devenir un droit fondamental. 

 

Lors de la manifestation du 15 août dernier sur le site de Bure pour s'opposer au projet d'enfouissement de déchets nucléaires hautement radioactifs, des militant-es et des citoyen-nes ont été blessé-es lors de l'intervention des forces de l'ordre. L'un d'entre eux risque une amputation après l'explosion à proximité de son pied d'une grenade dite « assourdissante » comportant une charge de TNT. La FSU exige de nouveau l'interdiction de l'utilisation de ces armes.

 

Pour : 102 – Contre 10 : Abs : 0 – Rdv : 2

 
 
Publié le 24/09/2017 - 18:34  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation contre la fin des contrats aidés - par Claire Billès Catherine Fuchs

 Action du 20 septembre : tous ensembles, rassemblés contre la suppression des contrats précaires !
Plusieurs centaines de collègues étaient présents au rendez-vous fixé par l'intersyndicale pour dénoncer la suppression des contrats aidés. Les syndicats de la FSU (SNUipp, SNUter, SNES) la CGT, FO, Sud, le CFDT, l'UNSA étaient représentés, ainsi que les syndicats des personnels des associations, des représentants de parents d'élèves. On comptait aussi de nombreuses personnes (beaucoup de femmes) concernées par les fins de contrat. La presse était également présente.
Enseignants, AVS, Aide administrative aux directeurs d'école (AADE,) parents, associations, tous ont manifesté leur colère devant la Préfecture :
- des AADE ont témoigné de la brutalité de l'annonce de leur non-renouvellement,
- des directeurs et directrices d'écoles exaspérés par la surcharge de travail et les dysfonctionnements engendrés par la disparition du poste de secrétaire étaient présents pour revendiquer d'autres conditions de travail
- des AVS ont exprimé leur incertitude concernant leur avenir au sein de l'Education Nationale,
- des associations ont dénoncé l'obligation qui leur était faite de mettre la clef sous la porte car elles sont dans l'incapacité de recruter d'autres types de contrat sans subvention,
- des parents d'élèves exprimaient leur inquiétude pour la sécurité de leurs enfants au sein des établissements…

Une délégation composée des organisations syndicales, des fédérations des parents d'élèves et de collègues précaires non renouvelées a été reçue en Préfecture, pour remettre environ 10 000 signatures de la pétition unitaire récoltées en seulement 10 jours, et porter nos revendications :
Le maintien et le réemploi de tous les contrats aidés
Un véritable plan de lutte contre la précarité dans la Fonction Publique
La transformation des contrats aidés en emplois pérennes.
Dans l’immédiat, un véritable plan de financement public du monde associatif.

Publié le 21/09/2017 - 08:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation des retraités - par fsu13

Retraitées, retraités du privé et du public
Pour Marseille Manifestation le Mardi 26 Septembre à 10 h. sur le Vieux Port

Les cotisations chômage et maladie des salariés vont être supprimées mais ce manque à gagner pour la protection sociale sera compensé par une augmentation de 1,7% de la CSG.

Par contre pour les retraités, il n’y aura pas de compensation puisqu’il n’y a pas de prélèvement maladie et chômage sur nos pensions.

On peut en conclure qu’à partir de 1200 euros par mois on est un retraité aisé !

Quelle incidence :

1200€/mois = -20€ oar mois soit -240 par an

1700€/mois = -26 € par mois soit – 312 € par an

On voit là que c’est loin d’être négligeable

Un rappel, les pensions sont gelées depuis 4 ans, les retraites complémentaires le sont pour 3 ans et la contribution sociale (CASA) de 0,3% est prélevée depuis 2013 pour financer la perte d’autonomie.

L’exonération de la taxe d’habitation qui ne concerne là encore que les retraités

Résultat net une baisse de notre pouvoir d’achat brutale et importante.

De plus, ce sont les retraités qui vont pour partie financer l’augmentation du pouvoir d’achat des actifs, c’est ce que ce gouvernement et le Président appellent sans doute la nouvelle solidarité intergénérationnelle ???!!!

« Et dans le même temps », les dividendes des actionnaires explosent ainsi que les bénéfices du CAC 40, plus 32,6 % en 2016 soit plus de 76 milliards distribués. Et le point fait à mi année en 2017 confirme et amplifie ces résultats !

Ce sont

Nous ne pouvons laisser faire. Nombreux parmi nous étaient dans la manifestation de ce 12 septembre, d’autres encore y seront le 21.

Les fédérations CFDT, CGC, CFTC, CGT, FA (Autonomes), FO, FSU, UNSA et Solidaires seront dans l’action le 10 octobre pour dire leur refus du gel de la valeur du point indice, du rétablissement de la journée de carence, de la perspective de 120 000 suppressions d'emplois dans la fonction publique et de la « simple compensation» envisagée pour les fonctionnaires de la hausse de la CSG, des mesures qu'elles jugent «inacceptables».

Retraités, pensionnés nous avons à manifester notre refus de ces agressions contre les actifs du public et du privé, contre celles dont nous sommes victimes.

9 organisations (CGT, CGT-FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, SUD Solidaires, FGR-FP, UNRPA, LSR, appellent à manifester le 28 septembre pour dénoncer cet ensemble de mesures.

Dans les Bouches du Rhône, pour des raisons locales, la manifestation se tiendra le :

Mardi 26 Septembre à 10 h. sur le Vieux Port

 

Publié le 18/09/2017 - 18:23  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Journée de mobilisation du 21 Septembre - par Webmaster

Décision du Bureau départemental de la FSU13

La FSU13 appelle à la mobilisation et manifestation pour le 21 septembre. Un préavis de grève est déposé nationalement. Le cadre unitaire dans le département reste le même, à savoir CGT, FSU, Solidaires, Unef et UNL.
L'objectif est de faire reculer le gouvernement sur la Loi Travail, de faire converger les luttes et de préparer la journée de mobilisation Fonction publique du 10 Octobre.
Publié le 15/09/2017 - 16:28  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Création de classe à Martigues ! - par FSU - Martigues -

Création de classe à Martigues !
Le SNUipp-FSU de Martigues se félicite de la décision du DASEN d’ouvrir une classe dans l’école Tranchier dans la deuxième quinzaine de la rentrée. Il ne manquait que 4 élèves sur 242 pour que le seuil d’ouverture soit atteint dans une école située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville et accueillant deux dispositifs ULIS.
Le SNUipp-FSU-13 était intervenu à deux reprises lors des commissions départementales de cartes scolaires pour demander une ouverture dans cette école. En effet, bien que les chiffres ne permettaient pas de rendre cette ouverture effective, nous avions invoqué des classes surchargées dans un école oubliée des REP ainsi que le principe d’inclusion scolaire qui demande aux collègues des classes ordinaires d’accueillir sur des temps plus ou moins longs des élèves de
l’ULIS.
Nos demandes syndicales ont été rejetées en février et juin mais la mobilisation des parents d’élèves, des élus locaux ainsi que des enseignants a fini de convaincre le DASEN du bienfondé de cette revendication. C’est une très bonne nouvelle pour le Service Public, accueillie avec joie par les collègues qui verront leurs conditions de travail améliorées et par les familles qui bénéficieront de meilleures conditions d’apprentissages pour leurs enfants.
Pour le SNUipp-FSU, cette ouverture de classe qui répond enfin à la circulaire du 21 août 2015, signe ainsi la pertinence d’une de nos revendications phares pour l’accueil des élèves en situation de handicap. En effet, comment faire vivre le principe d’inclusion inscrit dans la Loi dans des classes surchargées ? Notre syndicat réclame des moyens supplémentaires pour que l’inclusion scolaire ne se fasse pas au détriment des élèves et des équipes enseignantes. Pour cela nous continuons à demander partout en France la prise en compte dans le calcul des effectifs globaux de l’école des élèves d’ULIS qui sont des élèves à part entière de l’école.  

A Martigues le 11 septembre 2017
Publié le 13/09/2017 - 11:26  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué untiaire pour le 12 septembre - par Webmaster

 

Communiqué de presse  : CGT13, FSU13, SOLIDAIRES13, UNEF Aix Marseille, UNL13

 Le gouvernement Macron n'épargne aucun secteur, aucune profession, …que l'on soit jeune, retraité, actif ou chômeur, salariés du public ou du privé, nous sommes tous dans la ligne de mire du gouvernement.

 

 Dans la continuité des lois Hollande-Macron, le gouvernement veut réformer l'ensemble du droit du travail et détruire les garanties collectives comme le souhaite tant le Medef. 

 

 Précarité, flexibilité pour les salariés sont les maîtres-mots des ordonnances :

·       Avec la remise en cause du contrat de travail, la fin du CDI, la multiplication des CDD, la généralisation des contrats de chantier et la rupture conventionnelle collective, c'est l’explosion des dernières protections contre les licenciements. Un nouveau cap est franchi avec le plafonnement des indemnités, accordées aux salariés, lors de la reconnaissance de leurs droits par le tribunal des Prud’hommes.

·       Les accords d'entreprise primeraient sur les accords de branche et sur le Code du Travail, dérèglementant ainsi la durée légale du temps de travail, la rémunération des heures supplémentaires, la reconnaissance de la pénibilité et généralisant le travail de nuit et des dimanches.

·       L'employeur pourra modifier unilatéralement un accord de branche et choisir les Conventions Collectives les moins avantageuses pour les salariés.

·       Les pleins pouvoirs seront donc donnés à l'employeur, en leur permettant de signer des accords dérogatoires, sans les Syndicats, et particulièrement en utilisant les référendums organisés à leur initiative.

·       Isoler encore et toujours les salariés face aux directions avec la fusion des IRP et la disparition des CE et des CHSCT. Avec la diminution des mandats et une présence des Organisations Syndicales, cantonnées au Conseil d’Administration, c’est plus de temps de réunion avec les patrons et moins avec les salariés.

 

La casse du droit du travail ne créera de l'emploi et la baisse des cotisations sociales n'augmentera pas les salaires, bien au contraire.

 

 

Notre modèle social et sociétal est aussi remis en cause par les attaques contre la Sécurité Sociale et les Services Publics :

 

 

 

Sécurité sociale :

La baisse des cotisations sociales (Chômage et Maladie), en échange de la hausse de la CSG de 1.7 point, poursuit le démantèlement de la Sécurité Sociale. Depuis 1991, la transformation des cotisations en impôt est engagée, voulant intégrer l'assurance maladie dans le budget de l'État afin de la livrer au secteur assurantiel.

Les conséquences en seront l’affaiblissement de la Sécurité Sociale, avec un risque de dégradation de la qualité des services et une augmentation de leurs coûts. Cela conduira à creuser encore plus les inégalités et, notamment, à développer un système de santé à 2 vitesses, alors qu’un quart des français renoncent aux soins faute d’argent.

 

Les annonces faites concernant une réforme sur les retraites visent à transformer notre système par répartition, solidaire et intergénérationnel, en un système individualisé par capitalisation. Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé la fin des régimes spéciaux pour 2018.

 

 

 

Services publics :

Au travers du projet de loi de Finance 2018, Emmanuel MACRON et son gouvernement vise un nouveau plan d'économie de 60 millions d'Euros entrainant :

·       Le gel du point d'indice pour 2017 et 2018, l’augmentation de la CSG sans garantie de compensations pour le pouvoir d'achat, la baisse du pouvoir d’achat des retraités,

·       la généralisation de l'individualisation des carrières et des rémunérations, la réinstauration du jour de carence, la remise en cause du calendrier des mesures de réévaluation des grilles indiciaires,

·       la suppression de 120 000 postes (50 000 dans la Fonction Publique d'État et 70 000 dans la Territoriale), la suppression des missions assurées par des emplois aidés,

·       La baisse des dotations aux collectivités locales, l’aggravation des disparités d'un territoire à l'autre et des inégalités d'accès aux soins, au logement, à l'éducation,…

 

Toutes ces annonces d’austérité sont faites alors même que la France se place au 1er rang du montant des dividendes versés aux actionnaires (40.6 milliards) !

 

La CGT 13, la FSU 13, Solidaires 13, UNEF Aix Marseille et UNL 13 appellent, les salariés, jeunes, retraités, privés d’emploi, à se mobiliser le 12 septembre,

 

·       Contre la casse :

                        - du droit du travail

                        - de la Sécurité Sociale

                        - des Services Publics

·       Pour :

            - la création d’emplois, l’augmentation des salaires,

            - le développement des Services Publics répondant aux besoins de tous

            - une Sécurité Sociale solidaire

 

           

 

 

Tous ensemble, mobilisés, en grève, en manifestation,

Mardi 12 septembre 2017

10h30 - Vieux-Port – Marseille

Unis et déterminés imposons le progrès social

Publié le 13/09/2017 - 10:52  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Vidéo : manifestation à Marseille le 12 septembre - par Alain Barlatier

Le 12 septembre était une journée nationale d'actions, de manifestations, de grève contre les ordonnances prévoyant une nouvelle remise en cause du droit des salariés, contre les politiques d'austérité, pour l'avenir de la fonction publique. Environ 30000 personnes ont manifesté à Marseille. Réactions des responsables syndicaux de la FSU et d'autres organisations syndicales : voir sur la chaine YouTube de la FSU13 : https://www.youtube.com/watch?v=uRYDjACSoQo&feature=youtu.be
Publié le 12/09/2017 - 21:04  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Disparition des contrats CUI et autres contrats aidés... - par FSU13

Disparition des contrats CUI et autres contrats aidés

 Dans le cadre de la mobilisation pour le maintien des personnels et de leurs missions, voici deux campagnes de pétitions à l’initiative de nos camarades du  
-  SNUIPP-FSU : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfCu5W7UIxznQRns3dwKtPJM4j56OcOi_jqaUzpMtaO4k01bg/viewform
- SNES-FSU :
https://www.change.org/p/la-suppression-des-contrats-aid%C3%A9s-d%C3%A9grade-la-qualit%C3%A9-du-fonctionnement-des-%C3%A9tablissements

A signer et à faire signer!

Publié le 11/09/2017 - 17:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Loi Travail : les droits des femmes passent à la trappe ! - par Webmaster

Loi travail : les droits des femmes passent (aussi) à la trappe

Emmanuel Macron l’a promis. Les femmes seront la grande cause nationale du quinquennat. Il est élu depuis à peine 150 jours et il a déjà réussi à se faire mentir 3 fois. Une première fois avec la nomination du gouvernement et l’absence de Ministère dédié. Une deuxième fois cet été avec la baisse de 27% du budget du Secrétariat d’État à l’Égalité. Une troisième fois avec la Loi Travail n°2.
Comme souvent, des textes apparemment « neutres » ont en réalité des conséquences nettes sur les inégalités. Réforme des retraites, de l’assurance maladie ou du code du travail : toutes ces réformes qui visaient l’ensemble des salarié.e.s ont eu un impact différent sur les femmes et les hommes. Etonnant ? Pas tant que ça. Lorsque vous proposez une réforme dans un pays comme la France, où les inégalités professionnelles sont fortes (26% d’écart de salaire), la réforme est rarement neutre ou sans effet. Soit elle aggrave la situation et augmente les inégalités, soit elle s’attaque aux inégalités et les fait reculer. Les ordonnances rentrent dans la première catégorie. Les salarié.e.s les plus touché.e.s par la réforme sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles. 

Le gouvernement plafonne le montant des indemnités prudhommales en cas de licenciement abusif. Sauf en cas de discrimination nous dit-il. Il a pourtant « oublié » dans ses ordonnances plusieurs cas de discriminations. Le plafond (très faible) s’appliquera demain par exemple si vous êtes licenciée par manque de disponibilité en raison de votre situation de famille ou en raison d’un handicap (!!). L’inversion de la hiérarchie des normes renvoie à l’entreprise la définition de nombreux droits, et notamment les droits familiaux. Les congés enfants malades pris en immense majorité par les femmes, l’allongement du congé maternité et le maintien de la rémunération à 100%, l’allègement du temps de travail des femmes enceintes…tous ces droits, prévus jusqu’alors dans les conventions collectives de branche, pourront être demain remis en cause par accord d’entreprise. C’est le cas également des primes d’ancienneté, de départ en retraite ou de licenciement. Le gouvernement affaiblit les outils de l’égalité professionnelle en entreprise. La loi prévoit aujourd’hui une négociation annuelle « égalité professionnelle qualité de vie au travail » et oblige l’entreprise à fournir des données aux salarié.e.s sur les inégalités professionnelles femmes – hommes. Ces données sont celles de l’ancien Rapport de Situation Comparée, issu de la première loi sur l’égalité professionnelle de 1983 (loi Roudy). Ces données sont désormais intégrées dans la base de données économiques et sociales. Les entreprises qui n’ouvrent pas cette négociation et ne fournissent pas ces données peuvent être sanctionnées. Les ordonnances permettront, par accord d’entreprise, de changer le contenu de la négociation, de choisir les données sur l’égalité à transmettre (ou non), et de passer d’une négociation annuelle à une négociation quadriennale…Voire de ne pas négocier du tout. Il sera désormais possible d’imposer, par accord d’entreprise, des clauses de mobilité sans que la loi ne fixe de limite géographique ni d’obligation de prendre en compte la situation familiale des salarié.e.s. Idem pour des modifications d’horaires et de temps de travail ou encore des baisses de salaires ou le développement du travail de nuit. Les femmes, plus souvent à temps partiels, plus souvent précaires, à la tête de familles monoparentales et prenant en charge une immense partie des tâches parentales seront particulièrement pénalisées par ces mesures. Le premier argument invoqué par les femmes qui se retirent du marché du travail est l’impossibilité d’assumer leurs responsabilités familiales du fait des horaires atypiques qui leur sont imposés. Les ordonnances ne risquent pas de les aider
 La disparition du CHSCT (le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) prévue par les ordonnances va avoir un impact sur la prévention des violences sexuelles au travail. 20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. 5 ans après l’amélioration de la loi sur le harcèlement sexuel, le gouvernement décide de faire disparaitre l’instance dédiée à la santé et la sécurité au travail.
 Exit enfin le droit d’expertise dédié à l’égalité femmes – hommes, gagné en 2015, qui aidait élu.e.s et syndicats à identifier et comprendre les sources des inégalités. Auparavant à charge de l’employeur, ce droit d’expertise devra désormais être co-financé par le comité d’entreprise. Du fait de son budget limité, celui-ci devra faire des choix. Et souvent, dans ce cas, l’égalité passe au second plan.

Les ordonnances ne sont pas neutres. Elles vont accroître les inégalités professionnelles. 

Emmanuel Macron, Marlène Schiappa, votre grande cause nationale commence mal. Changez de cap, ne bradez pas les droits des femmes aux exigences du MEDEF,retirez ces ordonnances.

 

Les féministes l’exigeront dans la rue avec toutes et tous !

Publié le 06/09/2017 - 10:49  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation unitaire retraités - par Webmaster

Bouches du Rhône : Mobilisation des retraités et retraitées Mardi 26 septembre 2017

Parce qu’une fois de plus le gouvernement s’attaque à leur pouvoir d’achat, aux services médicaux et sociaux, neuf organisations appellent les retraité-e-s à se mobiliser dans les départements sous des formes diverses le 28 septembre.
Haro sur le pouvoir d’achat des retraités

Au printemps dernier plus de 12 000 retraité-e-s se sont exprimé-e-s dans une enquête lancée par nos organisations. 80 % des personnes retraitées indiquent que leur situation financière s’est dégradée. Malgré cela, le gouvernement annonce une baisse des pensions de 8 millions de retraité-e-s en augmentant de 1,7 point leur CSG, sans aucune compensation. 

La CSG passera de 6,6 % à 8,3 % soit une augmentation de 25 %. Ce qui représente une perte de :

- 204 € par an pour une pension de 1 000 € par mois,

- 306 € par an pour une pension de 1 500 € par mois,

- 408 € par an pour une pension de 2 000 € par mois.

Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n’ont pas attendu pour faire preuve de solidarité et une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations. 

Cette augmentation de CSG s’ajoute à une liste déjà longue d’attaques, avec la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis plus de 4 ans. Et maintenant l’annonce de la réduction de 5 € par mois de l’APL (Aide Personnalisée au Logement) qui visera notamment les retraités locataires.L’annonce d’une revalorisation des pensions du régime général et alignés de 0,8 % au 1er octobre ne représente, en aucune manière, une quelconque augmentation car elle ne fait que compenser l’inflation des seuls 12 derniers mois. D’autant que pour les retraites complémentaires aucune augmentation n’est prévue.

Vers la disparition des emplois aidés

Dans l’enquête menée au printemps dernier, les retraité e-s sont quasiment unanimes à considérer que les plans d’aide à l’autonomie sont insuffisants, tant à domicile qu’en établissements.

Le gouvernement, non seulement ne prend aucune mesure pour réduire les « restes à charge » mais il s’attaque aux moyens dont peuvent disposer les établissements, les associations et les collectivités locales en supprimant les emplois aidés.

Il communique sur la disparition du reste à charge des lunettes, prothèses auditives et dentaires… sans insister sur l’augmentation correspondante des complémentaires santé, sans participation des employeurs pour les retraité-e-s.

Prendre au plus grand nombre pour donner aux riches

Le gouvernement prévoit de prendre beaucoup dans la poche des personnes retraitées et un peu dans toutes les autres, ou presque : l’APL pour les locataires, la suppression de services publics en privant les collectivités locales des recettes de la taxe d’habitation et en supprimant 120 000 emplois de fonctionnaires…

Et il donne beaucoup aux plus riches : baisse de l’ISF, l’impôt sur la fortune, en ne prenant plus en compte les actions et obligations qui représentent 90 % du patrimoine des plus riches ; baisse de l’impôt sur les sociétés à 28 % ; cadeau aux rentiers en plafonnant l’imposition des revenus du capital à 30 %.

Les personnes retraitées n’ont pas besoin d’explications ou de pédagogie : ils ont besoin de justice sociale.

Montrons que nous refusons la baisse des pensions

Dans notre même enquête, 84 % des retraité-e-s considéraient que les politiques menées avaient négligé ou ignoré leur situation.

Ces dernières années les actions menées à l’initiative des organisations de retraités ont permis de « limiter la casse » : les personnes non imposées en 2015 n’ont pas payé d’impôt en 2016 et 2017, les seuils de déclenchement de la CSG ont été relevés, l’APA a été légèrement augmentée...

Alors oui les retraité-e-s ont de bonnes raisons de se mobiliser pour éviter de nouvelles dégradations importantes de leur pouvoir d’achat, obtenir une évolution des pensions liée à l’évolution des salaires et une amélioration importante de la prise en charge de la perte d’autonomie.

Non à la hausse de la CSG à 8,3% ! Revalorisation de nos pensions !

Journée nationale d’action et de mobilisation le 28 septembre (mais le 26 Septembre dans le 13 !).

 

 

Publié le 04/09/2017 - 10:41  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Collecte soutien pour "Roya citoyenne" - par Webmaster

Roya Citoyenne lance une collecte de soutien

Pour accéder à HelloAsso, cliquez ici :
https://www.helloasso.com/associations/rc/collectes/roya-citoyenne-pour-les-droits-de-tous-les-citoyens

"Roya citoyenne" défend les droits de tous les citoyens ! et elle est de plus en plus attaquée. Aidez-nous à faire valoir le Droit !
Présentation du projet
Roya citoyenne défend les droits des citoyens les plus vulnérables, en particulier ceux des personnes exilées bloquées à la frontière franco-italienne et dont les droits à la demande d'asile, ainsi que les droits à la protection pour les mineurs, prévus par les lois internationales, européennes, et française, sont bafoués tous les jours. 
D'autre part, l'association est de plus en plus attaquée par l'extrême droite... et la droite extrême.
Origine du projet
Le 30 mars 2017, le Tribunal administratif a condamné le préfet des Alpes-Maritimes pour entrave au droit d'asile, l'obligeant ainsi sous trois jours à recevoir la demande d'asile d'une famille érythréenne avec un enfant de 5 ans :
http://roya06.unblog.fr/2017/04/19/communique-de-roya-citoyenne-18417-encore-un-pas-en-avant-pour-la-reconnaissance-des-droits-des-refugies/
http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/prefet-alpes-maritimes-condamne-avoir-porte-atteinte-grave-au-droit-asile-1225819.html
Depuis, le combat juridique, médiatique, humanitaire et militant se poursuit pour permettre aux exilés de pouvoir déposer leur demande d'asile en France. Les autorités cherchent par tous les moyens à les bloquer sans distinction, demandeurs d'asile ou pas.
Cette collecte est donc bien différente de la collecte interassociative qui sert à prendre à charge les frais des citoyens solidaires poursuivis.
Par ailleurs, Roya citoyenne est de plus en plus attaquée par l'extrême droite :
http://www.gisti.org/spip.php?article5714
http://www.nicematin.com/justice/un-elu-proche-du-fn-reclame-la-dissolution-de-roya-citoyenne-audience-la-semaine-prochaine-153660
A quoi servira l'argent collecté ?
Nous avons besoin de fonds pour mener ces combats : VOTRE aide financière servira à payer les actes des avocats, des huissiers...
Notre équipe
Notre association fonctionne en conseil d'administration sur le mode collégial, sans bureau ni président, de manière démocratique et transparente.
Cédric Herrou en est l'un des membres.
Publié le 01/09/2017 - 14:51  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Rencontre avec le Ministre de l'action publique - par Webmaster

Rencontre FSU/Ministre de l’Action et des Comptes publics

Vendredi 21 juillet 2017 

La FSU a rencontré ce jour le Ministre de l’Action et des Comptes publics.
Elle a redit au Ministre son profond désaccord sur les mesures annoncées par le gouvernement concernant les plus de cinq millions d’agent-es de la Fonction Publique.
Pour la FSU, il est inadmissible de geler leurs salaires, de rétablir une journée de carence qui ne sera jamais compensée contrairement à une grande partie du secteur privé, tout cela dans un contexte de restriction budgétaire. La FSU n’acceptera pas non plus que soit remis en cause le calendrier de mise en œuvre des mesures du protocole « PPCR », seules avancées à ce jour dans le déroulement de carrière des agents. Enfin, les déclarations d’Emmanuel Macron devant le Sénat faisant état d’une volonté de séparer le calcul du point d’indice des différents versants de la Fonction publique renforcent les inquiétudes de la FSU qui rappelle son attachement à l’unité de la Fonction Publique. Elle s’opposera à tout ce qui pourrait la remettre en cause.
Pour faire fonctionner des services au public, il faut des femmes et des hommes en nombre suffisant, formé-es, qualifié-es et reconnu-es dans leur travail. La Fonction publique a toujours su s’adapter aux évolutions notamment lorsque les réformes sont pensées en fonction des besoins et que les investissements sont faits en conséquence. Et non pas selon une doxa affirmant que le « moins » est égal au « mieux ». Il s’agit là d’une grave erreur pour l’avenir ! Le gouvernement doit de manière urgente en prendre la mesure.
Le Président de la République s’est engagé lors de sa campagne à améliorer le pouvoir d’achat des salarié-es. Il ne peut donc pas commencer par le dégrader. C’est pourquoi la FSU prépare d’ores et déjà avec détermination le rendez-vous salarial prévu au mois d’octobre.
Tout comme elle fera des « assises » sur la Fonction publique prévues par le gouvernement à l’automne un temps fort d’expression des besoins et des propositions pour que les services publics répondent bien aux exigences des usagers et aux besoins du pays. 
Publié le 25/07/2017 - 11:30  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Non au jour de carence ! - par Webmaster

Retour du jour de carence ? Une mesure injuste et inefficace - La FSU dit NON ! 

Chaque semaine, une nouvelle annonce de mesure stigmatisant un peu plus les fonctionnaires est distillée dans l'opinion par le discours du gouvernement
Après l'annonce du gel du point d'indice, le Ministre de l'action et des comptes publics a annoncé hier le rétablissement de la journée de carence dans la Fonction publique !
Ce jour de carence est injuste et inefficace.
Mais le ministre développe un argument inacceptable : il fait porter la responsabilité d'une part de la désorganisation des services et de l'accroissement des tâches sur les personnels s'arrêtant pour maladie. 
Rétablir le jour de carence revient à diminuer le salaire des fonctionnaires en arrêt maladie. C'est donc les punir, considérant qu’ils sont coupables d’être malades.
La prétendue équité avec les salariés du privé ne tient pas !
 Les deux tiers des salariés du privé, relevant majoritairement des entreprises de plus de 250 salariés, voient leurs jours de carence couverts par des accords d’entreprise. Il y a bien aujourd’hui une inégalité entre les salariés du secteur privé qui ont une prise en charge totale, et ceux qui se voient appliquer intégralement ou partiellement des jours de carence.
Et, il y aura donc bien aujourd’hui une inégalité entre les salariés du secteur public et la majorité de ceux du secteur privé !
La FSU demande qu’il n’y ait aucun jour de carence ni dans le privé, ni dans le public !
C'est d'autant plus inadmissible que les études démontrent que là où le jour de carence est mis en oeuvre, les arrêts sont moins nombreux mais plus longs : le jour de carence est inefficace contre l'absentéisme
Pour réduire les arrêts maladie, il faut agir sur les conditions de travail, renforcer la médecine de prévention, quasi inexistante pour une majorité de fonctionnaires et développer des mesures pour améliorer la qualité de vie au travail. La FSU exige des mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie au travail dans la Fonction Publique : c’est une question d’intérêt général.
Le gouvernement doit revenir sur cette décision.

 

 

Publié le 25/07/2017 - 11:23  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Solidarité avec les Migrants - par Webmaster

Solidarité avec les Migrants (vidéo)
A diffuser sans modération la vidéo ci-dessous
https://www.youtube.com/ watch?v=gV8cxdoegEs
 
Publié le 23/07/2017 - 13:09  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Menaces de milliers de suppressions d'emplois dans l'animation - par Webmaster

SNUTER – FSU                                                       
Communique de presse de la FSU Territoriale : 
Menaces de suppression de dizaines de milliers d’emplois dans l’animation. 

Depuis la publication du décret le 28 juin 2017 permettant aux collectivités de mettre fin à l’organisation du temps scolaire en 4,5 jours d’école, les menaces se précisent sur l’avenir de milliers d’emplois d’animation. Si pour la rentrée 2017/2018, peu de collectivités ont décidé d’abandonner le temps d’activité périscolaire, elles seront très nombreuses à le faire dans un an. Environ 200 000 postes sont concernés, tant dans le secteur public que dans le mouvement associatif de l’éducation populaire. 

La FSU territoriale refuse que tout le travail et l’investissement des professionnels de l’animation dans le cadre des projets éducatifs territoriaux soient balayés par des décisions unilatérales faisant fi de l’intérêt des enfants. Des besoins il y en a, non seulement par le nécessaire développement des CLSH, (une journée entière serait libérée par semaine) mais également en soutien au fonctionnement de l’école (gestion BCD ; aide à l’encadrement d’activités scolaires, maintien du parc informatique des écoles, volume de temps de travail des ATSEM, ….). 

Pour la FSU territoriale, ce qui a pu être financé pour les enfants et l’école doit continuer à l’être quel que soit le choix fait par les collectivités.

La FSU territoriale rappelle que toute diminution du temps de travail en dessous de 28 heures, où de plus de 10% est une suppression d’emploi qui nécessite un avis du CT et un accord de l’agent titulaire. 

Pour la FSU Territoriale : Ni fin de contrat, ni licenciement, ni diminution du temps de travail des agents assurant des fonctions d’animation ! 

Paris, le 6 juillet 2017

Publié le 23/07/2017 - 13:06  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Stop à la casse du travail social ! - par FSU Territoriale

Stop à la casse du travail social !

Pour le maintien et le développement de la Protection de l’Enfance
L’ensemble du champ du travail social, des centres communaux d’action sociale, jusqu’à la prévention

Spécialisée, en passant par les institutions et structures publiques et associatives, (privés à but non lucratif)

 

assurant des missions de service public de ce secteur, fait face à de nombreuses atteintes.
Lire la suite sur http://sducg13.hautetfort.com

Publié le 03/07/2017 - 12:48  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué en hommage à Simone Veil - par FSU -natinale-

Communiqué de la FSU en hommage à Simone Veil

La FSU rend hommage à Simone Veil en qui elle reconnaît le courage politique d'avoir porté le droit à l'IVG dans la loi qui porte son nom. Cette loi a été un acte fort dans l'amélioration de la conditions des femmes et un acquis essentiel pour nos libertés.
Humaniste, déterminée, ayant survécu à la barbarie nazie, elle défendait ses convictions politiques et ce qu'elle pensait juste pour l'intérêt général.
Femme de conviction, son action pour faire avancer les droits pour une égale dignité entre les femmes et les hommes est un héritage précieux.
Féministe, militante pour les droits des femmes, elle a su faire face au mépris et à l'ignominie pour faire inscrire le droit à l'IVG dans la loi.
Les mobilisations récentes de certains groupes comme les « survivants » et de certains partis politiques qui tentent de restreindre ce droit sont des éléments qui requièrent la vigilance de toutes et tous.
La FSU s'attachera à continuer de faire vivre ce droit en participant notamment aux événements qui se dérouleront le 28 septembre, journée international du droit à l'avortement.

Publié le 02/07/2017 - 12:32  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Déclaration FSU au CHSCT Académique - par Webmaster

 

Déclaration FSU au CHSCT Académique du 29 juin 2017

L'année scolaire touche à sa fin. Nous pouvons constater au travers de notre ordre du jour, que les sujets n'ont pas manqué pour le CHSCT Académique. Ses travaux ont été riches et nous pouvons raisonnablement espérer qu'ils se traduiront par des améliorations à court ou moyen terme des conditions de travail des personnels. Mais la situation générale des personnels de l'académie demeure inquiétante. L'augmentation des pathologies liées au travail et la multiplication des actes suicidaires ou à tendance suicidaire sont des éléments qui doivent alerter sur la pénibilité du métier et la dégradation des conditions de travail.

Les personnels d’encadrement sont au bord de l’épuisement professionnel,

Les personnels administratifs doivent assumer l’augmentation des tâches et des procédures, alors que les créations d’emplois faisant suite aux suppressions des années 2004-2012, restent insuffisantes,

Les personnels des services sociaux et de santé sont confrontés à des périmètres d’exercice irréalistes, et le non respect des limites des missions place les personnels infirmiers en difficulté alors qu’ils doivent aussi faire face au manque de médecins scolaires et au déshabillage de certains EPLE au profit de nouveaux secteurs d’accompagnement social.

Les enseignants font face aux évolutions démographiques, en lycée notamment, et aux réformes qui s'enchaînent dans le 1er degré et au collège, sans étude d'impact et sans jamais prendre en compte la nécessité d'améliorer les conditions de travail.

Dans le premier degré, à trois mois de la rentrée scolaire, le nouveau ministre de l’Éducation Nationale a décidé de faire table rase sur la rentrée préparée par le précédent ministère, en remettant en question des fonctionnements et des dispositifs qui vont avoir des conséquences immédiates pour les élèves, comme pour les enseignants. La FSU s’interroge sur l’urgence à mettre en œuvre des mesures qui n’ont pas été prévues au budget, sans évaluation de ce qui était en cours et sans concertation avec les personnels. Le ministère entend concentrer ses efforts sur la création de CP à douze élèves en REP+. Les enseignants constatent qu'une fois de plus rien ne se décide avec eux et le vivent comme une forme de violence. Les équipes pédagogiques doivent renoncer aux projets « plus de maître que de classe » qu’elles ont engagés avec volontarisme au bénéfice des élèves. A la veille des vacances, cela signifie aussi une redéfinition des missions des enseignants actuellement sur ces postes. Ils sont déstabilisés par la remise en cause de l’engagement professionnel que l’administration elle-même les a invités à confirmer pendant les opérations du mouvement, dans le même temps qu’ils sont destinataires de leurs PV d’installation sur des postes PDMQDC.

La précipitation dans laquelle cette mesure présidentielle se met en place n’est pas acceptable car elle aura, entre autres, pour conséquence de dégrader davantage les conditions de travail des enseignants du premier degré. Ce sera le cas en l’absence de salles de classe en nombre suffisant dans certaines écoles, lorsque sont annoncées des solutions « bricolées » comme des espaces séparés par un rideau ou un store, ou des co-interventions imposées par petits groupes d’élèves dans une même classe. Ce sera encore le cas, lorsque la mise en place de CP à 12 va nécessiter de réquisitionner la salle de travail du RASED ou celle du maître UPE2A, dégradant les conditions de pratique des enseignements primordiaux dispensés par les enseignants spécialisés.

Dans le second degré, la FSU constate que la réforme du collège a dégradé les conditions de travail des personnels. En cette fin d’année, les professeurs exerçant en collège sont épuisés.  L'ouverture rapide des discussions sur le collège est le fruit des luttes menées depuis 18 mois par la FSU et la profession pour dénoncer le caractère inefficient et injuste de cette réforme. Présenté comme un assouplissement, l'arrêté de juin 2017 desserre légèrement l'étau bureaucratique sur les EPI et l'AP et rétablit la possibilité d'une offre en LVER et LCA, mais sans financement et en renforçant le renvoi au local nombres de décisions, encourageant ainsi la concurrence entre les établissements.

La situation financière très délicate du GRETA Marseille Méditerranée amène la direction du Greta, en lien avec les services de la DAFPIC du Rectorat, à prendre des mesures douloureuses de non renouvellement de CDD (35 contrats seraient concernés sur un total de 144 contrats). Dans son communiqué, la FSU a déjà fait savoir qu'elle demandait aux services du Rectorat qu'ils proposent des reclassements dans d'autres GRETA, dans la formation initiale ou dans les services régionaux et que soient mises en place des formations pour tous les personnels qui en feraient la demande. Nous avons déjà abordé dans ce CHSCT, en 2014 et 2015, la question de la réorganisation des GRETA (fusion dans le 04 et les réorganisations sur Marseille). Dans un double souci d'efficacité et de transparence, nous ne pourrons accepter qu'une réorganisation des services se décide, une fois encore, entre la direction et les services de la DAFPIC du rectorat sans que soient prises en compte les demandes et propositions des personnels. Parce que nous sommes convaincus que la réussite d'une réorganisation implique de s'appuyer sur la réalité du travail des personnels pour mieux surmonter les difficultés rencontrées et que l'adhésion des personnels est nécessaire et ne sera au rendez vous que si leurs demandes sont prises en compte. De plus, la FSU demande que le CHSCT soit tenu informé des mesures prises pour associer les personnels et les accompagner au mieux dans cette période difficile pour eux.

Si, globalement, le risque psychosocial reste très élevé, les autres risques pour la santé persistent : nombre d'établissements du premier comme du second degré sont vieillissants, ainsi que leurs installations sportives, n'offrant plus les conditions d'hygiène et de sécurité nécessaires. Ainsi, le lycée Joliot Curie à Aubagne que le CHSCT A ira bientôt visiter, ou le lycée Marseilleveyre qui a longtemps été laissé à l'abandon par la Région. Nous voyons aussi au lycée Paul Arène à Sisteron des personnels et des élèves victimes d'un produit toxique utilisé pour éradiquer les puces de l'internat. Nous ne multiplierons pas les exemples ici, mais ces questions méritent d'être traitées et les personnels attendent de l'institution le soutien indispensable pour voir leurs demandes aboutir auprès des collectivités concernées.

Enfin, le dernier épisode de forte chaleur amène à s’interroger sur la gestion des risques et la prévention des événements de nature exceptionnelle. Il aura au moins eu le mérite de porter à la connaissance du grand public la réalité de la vie scolaire dans les écoles et établissements à cette période de l’année… Il conviendrait que cet épisode ne soit pas « classé sans suites » et qu’une réflexion soit menée sur la conception des établissements et les mesures d’équipement minimum pour que les températures dans les salles de classe n’excèdent pas le raisonnable. De plus, la disparité de traitement des signalements remontés dans les DSDEN, rend nécessaire un cadrage académique.

 

 

Publié le 01/07/2017 - 16:58  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU réagit au rapport de la cour des comptes - par FSU -nationale-

La FSU demande à la Cour des comptes un audit pour mesurer les richesses produites grâce aux dépenses publiques

 La cour des comptes vient de rendre son audit des finances publiques.
Sans surprise, estimant que la situation n'étant pas stabilisée, la Cour préconise «un report ou une annulation de toutes les mesures d'accroissement de dépenses publiques».
Les audits et rapports se suivent sur ce sujet sans rien avancer de très nouveau sur la table. Et c'est bien cela qui est problématique !
Notre pays ne peut plus être gouverné par les seuls objectifs budgétaires et la seule obsession de réduction de la dépense pour entrer dans le cadre des 3%.
Comment oser proposer, alors que notre pays compte plus de 6 millions de chômeurs, dont 25% de jeunes, de réduire les dépenses en faveur de l'emploi et de la formation ? Et qui peut croire, compte tenu de l'état actuel de notre système de santé, face notamment aux déserts médicaux, qu'une «maîtrise plus rigoureuse» des dépenses n'impacterait pas la qualité des soins ? Le rapport va jusqu'à s'immiscer dans les politiques à mettre en œuvre, par exemple lorsqu'il explique ce que devrait être la réforme du lycée ou pour «stabiliser les dépenses» d'éducation, la Cour des comptes propose de revenir sur le calendrier scolaire et le champ des options… Où sont les objectifs éducatifs dans tout cela ?
Bien évidemment, on retrouve dans les préconisations les éternels marronniers : gel du point d'indice des fonctionnaires, harmonisation des systèmes de retraites, suppression d'emplois dans la Fonction publique… pas plus hier qu'aujourd'hui, la FSU n'acceptera de mesure qui porterait atteinte à la situation des personnels.
Pour proposer de nouvelles restrictions budgétaires, la Cour des comptes se cache derrière le dogme selon lequel il suffirait de réduire les dépenses publiques pour rendre les politiques publiques «plus efficaces» !
Elle se garde bien de s'interroger sur les recettes supplémentaires à faire entrer dans les caisses de l’État.
La relance de l'économie de notre pays, l'exigence de réponses à apporter aux défis technologique, numérique, écologique mais aussi à ceux de la croissance démographique et de l'espérance de vie qui augmente supposent d'investir dans l'éducation, la formation, la santé, la recherche… et aussi pour l'ensemble des services publics.
Le prisme comptable n'est pas la boussole adéquate pour préparer les politiques nécessaires à mettre en œuvre. Il faut résolument partir des besoins de la population et du pays, du projet pour l’avenir de la société. Il s'agit d'oser affronter aussi la question du partage des richesses, de la lutte contre la fraude fiscale pour envisager de nouvelles recettes disponibles pour répondre aux besoins.
La FSU souhaite que la Cour des comptes se penche sur un tel audit. Mesurer les dépenses utiles pour affronter les enjeux permettant plus de progrès pour toutes et tous serait fort utile dans la période !

La FSU demande au gouvernement de ne pas suivre les pistes proposées par la Cour des comptes.

Elle attend des déclarations qui seront faites la semaine prochaine par le gouvernement, une feuille de route digne des enjeux du XXIème siècle.

 

Publié le 29/06/2017 - 21:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

CP à 12 pour mieux recruter des contractuels ? Non ! - par Snuipp - 13 -

Des CP à 12 pour mieux recruter des contractuels ? Non !


Le SNUipp-FSU 13 était reçu une audience hier par le DASEN, D Beck, le Secrétaire Général, V Lassalle et P Gros, DASEN-Adjoint.
Ont été abordés les points suivants : la mise en place des CP à 12, les rythmes scolaires, les conditions de la prochaine rentrée, les autorisations d’absence, le manque d’AVS.
 
CP à 12 en REP+ à la prochaine rentrée :
Nous avons dénoncé les conditions inacceptables de la mise en place de ces CP à 12, à quelques jours de la sortie des classes ainsi que la précipitation :
  • obligation faite aux écoles REP+ d’envisager plusieurs organisations pédagogiques, avec ou sans maître PARE, avec ou sans maitre chevronné sur CP à 12…., en conservant éventuellement des locaux (BDC, salle informatique…)
  • difficulté à faire les commandes, ni annonce de crédit supplémentaire pour du matériel pédagogique ou du mobilier,
  • les discours sont parfois différents d’une circonscription à l’autre. Dans un souci d’équité d’informations, nous avons demandé une communication écrite à la DSDEN.
Alors que le Recteur, bien conscient du manque de locaux sur Marseille, avait annoncé, lors du CTA du 29 mai dernier, avoir demandé du temps au ministre pour déployer cette mesure (environ deux ans), le DASEN nous a déclaré vouloir mettre en place 165 CP à 12 dès la prochaine rentrée !
Pourtant, il ne reste qu’environ 10 postes non utilisés sur la dotation des 200 postes attribués à notre département et répartis lors du CTSD de février.
 
Pour le DASEN, les 165 postes seraient financés par :
  • ces 10 postes non utilisés. Problème : ces postes devaient servir à des ouvertures de classe.
  • 10 fermetures. Problème : ces fermetures n’avaient pas été prévues jusqu’à présent et nous serons vigilants à ce qu’elles correspondent bien à des mesures d’ajustement suite à des baisses d’effectifs d’importance
  • 25 nouveaux postes PARE, il s’agit de ceux qui n’ont pas encore été attribués
  • env 20 postes PARE existants qui seraient transformés en CP à 12. Problème : ces maitres supplémentaires ne devaient pas être touchés. A ce sujet, le DASEN a confirmé au SNUipp-FSU 13 qu’il ne s’agirait pas de postes situés en REP.
  • recrutement d’environ 30 listes complémentaires (à mi-temps en classe et à mi-temps à l’ESPE). Problème : ces stagiaires ne pouvant exercer en REP+, des postes proposés au mouvement complémentaire ont été bloqués par l’administration…
    >
Total : 95 postes. Quid des 70 manquants ?
 
Réponse : il serait envisagé un recours à la brigade de remplacement (50 nouveaux postes décidés lors du CTSD de février) et à des contractuels enseignants. Inenvisageable pour le SNUipp-FSU 13 !!!
 
Nous dénonçons l’impasse dans laquelle nous nous trouvons suite à une annonce ministérielle non budgétée, qui doit se mettre en place dans l’urgence et à moyen constant !
Cela va avoir des conséquences négatives pour les élèves comme pour les personnels. L’Education mérite du sérieux : des enseignants formés, titulaires et rétribués correctement : bref des postes !!!
Le SNUipp-FSU s’oppose au principe du recrutement d’enseignant-e-s contractuel-le-s et demande l’extension de la liste complémentaire.
Dès aujourd’hui, le SNUipp-FSU 13 prend contact avec les autres organisations syndicales.
 
Concernant la mise en place des « CP à 12 », le DASEN a réaffirmé :
  • sa volonté de mettre en place le dispositif avec les équipes, dont le projet doit être respecté, y compris celui de garder un local,
  • que 12 n’était en aucun cas une limite, les CP pouvaient aller jusqu’à 13, 14, 15, voire 16 selon les situations.
 
Sur la question des décharges supplémentaires de direction, la DSDEN a prévu l’équivalent de 6 postes. De la même façon, elle dit avoir budgété les deux semaines de décharge REP+ pour les nouveaux enseignants.
 
Concernant le côté matériel, le DASEN assurait que la Mairie de Marseille avait déjà anticipé l’achat de 75 tableaux…
Hier matin, la municipalité tenait sa conférence de presse en vue de la prochaine rentrée, et, sur ce sujet, disait envisager la construction de cloisons dans les classes.
Lorsqu’on sait que 150 classes de CP à 12 sont à prévoir pour Marseille, on voit l’ambition éducative de la Mairie pour les élèves marseillais de REP + : ½ effectifs = demi classe = demi tableau = inacceptable pour le SNUipp-FSU 13 !
 
Sur la question des rythmes scolaires, le DASEN a annoncé
  • un retour probable aux 4 jours pour plupart des communes, sauf Marseille, engagée sur des marchés d’importance (!)
  • une publication possible du décret le 24 juin prochain, après la présentation au CTM le 21/06.
A ce titre, il nous a dit qu’il envisageait de demander la tenue de conseils d’école extraordinaires après le 24 juin. Le SNUipp-FSU 13 a objecté que l’expression des conseils d’écoles était à prendre en compte, qu’elle ait lieu avant ou après le 24 juin. D’autant que certains conseils d’école se sont déjà tenus, à la demande de Maires, en vue d’une communication formelle aux familles.
 
Nous avons aussi redemandé au DASEN de communiquer rapidement sur les conditions de la rentrée et d’octroyer la possibilité aux équipes qui le souhaitent de disposer d’une seconde journée de prérentrée, à déduire des 108h. Vu les conditions de cette prochaine rentrée, on comprendrait mal un refus…
 
Suite à diverses alertes, nous avons abordé la question des autorisations d’absences et demandé que les collègues qui doivent s’absenter pour un décès ou un rendez-vous médical ne subissent pas la double peine : une perte d’une journée de salaire ainsi que d’une journée d’AGS. Il a confirmé la possibilité de s’absenter pour le décès d’un proche, ascendant, descendant, frère-sœur, ainsi que pour un rendez-vous médical avec justificatif. Faites-nous remonter toute difficulté !
 
Enfin, nous avons alerté sur le manque d’AVS pour des élèves bénéficiant pourtant d’une notification. La DSDEN répond qu’il leur a été fait une injonction de cesser tout recrutement jusqu’au 1er juillet. Cette mesure impacterait 80 élèves sur le département. Cette situation devrait être débloquée à la rentrée, grâce à de nouveaux recrutements en nombre. Nous avons dénoncé avec force le désarroi dans lequel sont plongées les familles ainsi que la difficulté et la colère des équipes.
 
Les instances vont se multiplier les prochains jours en vue de la préparation de la prochaine rentrée :
  • 22 juin aura lieu le groupe de travail sur les CP à 12, maitres PARE et rythmes, nous avons demandé au DASEN de disposer des documents préparatoires en amont : locaux disponibles, nombre de CP à 12 envisagés….
  • 26/06, GT CTSD sur les ouvertures / fermetures de classes
  • 29/06, CTSD ventilation des divers postes
  • Le CDEN entérinant les organisations scolaires serait probablement positionné mi-juillet…
Plus que jamais, n’hésitez pas à nous faire parvenir toute information ou difficulté sur ces divers points !
Publié le 17/06/2017 - 12:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Battre Ravier, battre le FN - par Snuipp- 13e/14e arrondissements

DIMANCHE 18 JUIN, BATTRE STEPHANE RAVIER, BATTRE LE FRONT NATIONAL

Dans la 3ème circonscription des Bouches-du-Rhône, le second tour des élections législatives opposera Stéphane Ravier (FN) à la candidate d’ « En Marche », Louis Alexandra.

Dans la tradition syndicale, il est comme principe de ne pas intervenir dans les scrutins électoraux à l’exception des situations où l’extrême-droite serait en situation de gagner. A cela une simple raison : les partis d’extrême-droite proposent un programme en rupture fondamentale avec les principes démocratiques et républicains. Ils sont les adversaires irréductibles de l’Ecole de la République, de l’Ecole pour tous.

De ce point de vue, Stéphane Ravier n’est pas en reste : lui qui s’en prend à la laïcité en expliquant que la « vraie tradition française » est celle d’un « Etat catholique », débine l’Ecole publique pour faire l’éloge de l’Ecole privée ainsi que les parents d’élèves, propose avec son parti de rendre payante l’Ecole aux élèves non français et souhaite revisiter les programmes d’Histoire.

Tout cela en maintenant le lien avec des groupuscules d’extrême-droite violents et anti-républicains comme l’Action Française, auteure encore ces derniers jours d’une agression de lycéens, en publiant des amalgames insupportables entre les actes terroristes et nos compatriotes musulmans et en désignant à la vindicte populaire la communauté rom.

Et puisque l’occasion nous en est donnée, nous publions en PJ la synthèse de 3 ans de travaux menés par un collectif de veille et de lutte contre l’extrême-droite, à laquelle le SNUipp-FSU appartient : prenez le temps de le lire, c’est édifiant ! L’occasion pour nous de dire que la lutte contre ces idées ne peut se réduire à une consigne de vote électorale !

Pour toutes ces raisons, et dans un contexte où le candidat FN a 6 points d’avance à l’issue du premier tour (30,9% contre 24,9% à son adversaire), nous vous appelons, tout en respectant le choix de chacun, à battre le Front National et Stéphane Ravier, lors de ces élections législatives.

Nous le faisons sans aucun soutien politique à son adversaire, au regard des plus grandes inquiétudes qui nous animent sur ce que propose le président élu : casse du code du travail, suppression de 120 000 postes de fonctionnaires et une série de mesures totalement impréparées pour l’Ecole et prises sans concertation avec les enseignants et leurs organisations syndicales.

Nous le faisons, enfin sans moralisation aucune vis-à-vis des abstentionnistes car tout en défendant ardemment la liberté chèrement acquise de la démocratie élective, il nous semble que c’est de la responsabilité des responsables politiques de créer les motivations du vote.

Mais le 18 juin prochain, nous ne pouvons laisser au Front National des moyens supplémentaires (surtout quand on sait ce qu’il en fait) de répandre son discours de haine en détournant la juste colère des citoyens français. Nous ne pouvons encore moins le laisser nous représenter !


Publié le 16/06/2017 - 10:38  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Non la solidarité n'est pas un délit - par Webmaster

Non la solidarité n’est pas un délit


Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni poursuivis parce que solidaires.

Soyons nombreuses et nombreux à les soutenir !
Rassemblements devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, 19 juin à 13h30 et 26 juin 13h30

 

Tous les jours des exilés, femmes et hommes, fuyant guerres, violences, dictatures, misère…, traversent la Méditerranée. Beaucoup y meurent. Les autres espèrent pouvoir trouver asile en Europe. Certains cherchent à venir en France. Mais celles et ceux qui arrivent à Vintimille sont bloqués, la frontière leur étant fermée. Celles et ceux qui parviennent néanmoins à franchir cette frontière sont refoulés par les forces de l’ordre (au motif du règlement Dublin) sans avoir la possibilité de demander l’asile. Y compris les mineurs isolés ! En violation par l’État des droits fondamentaux et de la loi. Pourtant certains les aident. Au nom de la justice et de la solidarité. L’association Roya citoyenne est de ceux-là ; entourée de nombreux autres citoyens.

Cédric Herrou, agriculteur dans la vallée de la Roya, a été condamné à 3000 € d’amende avec sursis pour avoir pris en charge des migrants sur le sol italien et les avoir aidés à transiter en sécurité vers la France [1]. Le procureur qui avait requis 8 mois de prison avec sursis a fait appel. L’audience a été fixée au 19 juin à la Cour d’appel d’Aix.

Pierre-Alain Mannoni, enseignant-chercheur à Nice, qui était poursuivi pour avoir, lui aussi, convoyé des Érythréennes venues d’Italie, a été relaxé le 6 janvier par le tribunal correctionnel de Nice [2] (qui a estimé qu’il avait agi pour préserver la dignité des personnes acheminées) alors que le procureur de la République avait requis 6 mois de prison avec sursis. Le procureur a fait appel. L’audience est fixée au 26 juin à la Cour d’appel à Aix.

C’est donc la solidarité qui est poursuivie en tant que délit. Quelle injustice !
Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni doivent être soutenus, le plus massivement possible.
En même temps nous rendrons hommage à tous ces exilés qui cherchent refuge.

SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX À SOUTENIR

CÉDRIC HERROU ET PIERRE-ALAIN MANNONI POURSUIVIS PARCE QUE SOLIDAIRES !

Lundi 19 juin à 13h30 devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence (procès de Cédric Herrou)

Lundi 26 juin à 13h30 devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence (procès de Pierre-Alain Mannoni)

Signataires :

    • Ligue des droits de l’Homme (comité régional PACA, sections d’Aix-en-Provence et de Perpignan) ;
    • Collectif AGIR ; Cimade (Région Sud-Est, groupes d’Aix-en-Provence et des Pyrénées-Orientales) ;
    • Roya Citoyenne ;
    • Syndicat des avocats de France (sections d’Aix-en-Provence et de Marseille) ; Syndicat de la Magistrature (section PACA) ;
    • RESF 13, 06, 27, 48 et 65 ;
    • Collectif 13 Droits des Femmes ;
    • Résister Aujourd’hui ;
    • Parti de Gauche 13 ;
    • JRS Welcome ;
    • Les Déconnomistes d’Aix-en-Provence ;
    • Emmaüs Saint-Marcel et Marseille Pointe Rouge ;
    • Hospitalité Solidaire Manosque ;
    • Aix Solidarité ; Palestine 13 ;
    • Accueil Solidarité Saint-Étienne Les Orgues ;
    • ASTI Aix-Marseille ;
    • PCF Aix-en-Provence ;
    • FSU 13 et FSU PACA ;
    • MRAP et MRAP 06 ;
    • RUSF 13 ; CFDT (UL du Pays d’Aix) ;
    • SNES-FSU Aix-Marseille ;
    • Association pour la Démocratie à Nice (ADN) ;
    • Citoyens Solidaires 06 ;
    • FTCR ; COVIAM ;
    • Cercle Louis Guilloux ;
    • Collectif Réfugiés Vaucluse ;
    • UJFP ;
    • EuroMed Droits ;
    • AMELIOR ;
    • Secours Catholique Caritas France ;
    • Gisti ;
    • Mouvement Citoyen Tous Migrants 05 ;
    • La Pastorale des Migrants ;
    • Liridona ;
    • Emmaüs International ;
    • CRIAAR Velaux ; ATMF ;
    • Recherche sans Frontière ;
    • Pax Christi Nissa ;
    • Union Syndicale Solidaire ;
    • Fédération SUD Éducation ;
    • Wise ; CCFD-Terre Solidaire 06 ;
    • Amnesty International (groupe d’Aix) ;
    • Tous Citoyens ! ;
    • Émancipation Tendance Intersyndicale ;
    • La Chapelle debout ! ;
    • Kolone ;
    • Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau ;
    • Justice et Libertés Strasbourg ;
    • JEFS Calais ;
    • Transport People and Care (Saint-Étienne) ;
    • Collectif « Migrants : changeons notre regard » Antony ;
    • Réseau de Soutien aux Migrants 89 ;
    • Romeurôle 94 ; Paris d’Exil ;
    • Ecodrom93 ; Glokal e.V. ;
    • Terre d’Errance Norrent-Fontes ;
    • Collectif Austerlitz de soutien aux migrants ;
  • Archive des Mémoires Migrantes (Italie).
Publié le 14/06/2017 - 14:02  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Délégation reçue en Préfecture suite à agression AF - par Webmaster

 

Agression d’un lycéen par l’Action Française

Le lycée Périer reçu en audience par le Préfet de police des Bouches-du-Rhône

Suite à l’agression violente d’un lycéen le 4 mai devant le Lycée Périer par des membres de l’Action Française venus distribuer des tracts, les enseignants du lycée Périer et le SNES-FSU, SUD Education, le SGEN, la MPE13 ont obtenu une audience avec le Préfet de Police le mercredi 7 mai.

Un rassemblement a été organisé devant la Préfecture à l’appel des organisations suivantes : SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUipp-FSU, SUD Education, SGEN-CFDT, MPE13, UNL, MRAP, LDH.

L’entretien avec le Préfet de police a permis de témoigner de la vive émotion de l’ensemble de la communauté éducative et d’obtenir des réponses à certaines de nos questions. L’enquête progresse, sous l’autorité du Procureur de la République. Les abords des établissements scolaires sont l’objet d’une politique de sécurité liée aux risques terroristes mais aussi aux faits de violences qui ont pu se produire dans les dernières années. Il sera tenu compte de l’agression et de la présence de l’Action Française dans le secteur du lycée Périer à l’avenir, notamment en cas de blocage lycéens.

Le groupuscule d’extrême droite qui se revendique de l’Action Française connait bien un regain d’activité sur Aix en Provence et Marseille qui se manifeste par des actions violentes. Certaines manifestations ont déjà fait l’objet d’interdictions et le groupe est sous surveillance. Le préfet de police s’est dit très vigilant quant à leurs agissements.

Nous portons la revendication de dissolution de cette association. Cependant la décision relève du Ministre de l’intérieur et non de la Préfecture, et nécessiterait, aux yeux de la Préfecture, d’être étayée.

Nous continuons de porter cette revendication et resterons absolument vigilants et mobilisés contre les violences politiques et pour la défense des libertés démocratiques.

Caroline Chevé - Secrétaire académique adjointe SNES
Publié le 13/06/2017 - 12:27  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Contre le plan de licenciement au GRETA Marseille-Méditerranée - par Webmaster

                                                                                               

La formation continue des adultes en danger !

 

Rassemblement devant le CR PACA - Mercredi 14 juin à 10 h 30

Contre le plan de licenciement au GRETA Marseille Méditerranée

 

La situation financière très délicate du GRETA Marseille Méditerranée amène la direction du Greta, en lien avec les services de la DAFPIC du Rectorat, à prendre des mesures douloureuses de non renouvellement d'une vingtaine de CDD sur un total de 144 contrats.

Les difficultés financières sont en grande partie dues à la perte de marchés de formation puisque la Région a décidé de ne financer que les formations permettant un retour immédiat à l'emploi et donc ne finançant plus (ou presque plus)les formations s'adressant aux publics les fragiles (alphabétisation, compétences clés, ....). La fusion des Greta de l'aire marseillaise a aussi sa part de responsabilité dans une gestion tatillonne et prenant peu en compte les besoins réels des personnels et des formations.

En lien avec les délégués du personnel du GRETA, le SNES FSU et la FSU interpellent le Rectorat et la Région sur différents points :

-  Les lettres de non renouvellement sont parvenus ce week-end aux personnels concernés sans même que les délégués du personnel (qui seront réunis jeudi 15 juin) n'aient été consultés que ce soit sur les critères de non renouvellement, la pertinence et l'impact de ceux-ci sur les différents services et formations. Nous demandons que puissent être abordées toutes les situations des personnels concernés par ces non renouvellements, que les services du Rectorat (et de la Région) proposent des reclassements dans d'autres GRETA, dans la formation initiale ou dans les services régionaux et que soit mise en place (et financée par le rectorat) des formations pour tous les personnels qui en feraient la demande.

-  Nous souhaitons aussi pouvoir discuter d'autres mesures qui puissent améliorer la situation financière du GRETA. En effet il ne nous semble pas acceptable que la mesure principale d'ajustement consiste à baisser la masse salariale et donc à faire porter sur les seuls salariés les efforts à consentir.

Un premier point concerne les aides que le Fonds Académique de Mutualisation a apportées sous forme de prêts au Greta. Nous demandons au Recteur d'envisager que le prêt soit transformé en aide directe permettant ainsi d'alléger le GRETA du montant des remboursements.

Un second concerne la nécessaire réorganisation du GRETA. Nous nous félicitons que ce chantier soit abordé et demanderons, lors de la prochaine commission des personnels que soient associées l'ensemble des personnels. En effet dans un double souci d'efficacité et de transparence, nous ne pourrons accepter qu'une réorganisation des services se décide, une fois encore, entre la direction et les services de la DAFPIC du rectorat sans que soient prises en compte les demandes et propositions des personnels. Parce que nous sommes convaincus que la réussite d'une réorganisation implique de s'appuyer sur la réalité du travail des personnels pour mieux surmonter les difficultés rencontrées et que l'adhésion des personnels est nécessaire et ne sera au rendez vous que si leurs demandes sont prises en compte.

Enfin, nous rappelons que seules des mesures de développement des activités permettront aux GRETA de sortir de façon pérenne de ses difficultés financières. De ce point de vue, nous craignons que les suppressions de postes importantes soient un véritable frein au développement du GRETA et nous interpellerons la direction du GRETA et le Rectorat sur ce point.

Le SNES-FSU et la FSU s'associent également à l'initiative de la CGT et appellent tous les personnels qui le peuvent à rejoindre le rassemblement devant l'hôtel de Région mercredi 14 juin à 10h30. Ce rassemblement a pour objectif d'interpeller la région sur ses choix en terme de formations, en particulier concernant les publics plus fragiles.

Rassemblement devant le CR PACA - Mercredi 14 juin 10 h 30

Publié le 13/06/2017 - 11:28  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Intervention FSU au conseil supérieur de l'Education - par FSU nationale

CSE - 8 juin 2017 Intervention de la FSU

Monsieur le Ministre,

Vous dites, en cohérence avec la méthode prônée par votre gouvernement, vouloir « faire les choses autrement ». Peut-être, mais encore serait-il nécessaire de définir mieux cet « autrement ».
Pour la FSU, il ne faut surtout par perdre de vue ce pourquoi nous sommes ici, les objectifs que nous poursuivons pour les millions d’élèves et de jeunes scolarisés et dont nous avons la responsabilité.
Pour la FSU, le rôle et l’objectif du système éducatif est et doit être la réussite de tous les jeunes. C’est de cela dont nous voulons parler.
Cela signifie de leur assurer un parcours scolaire réussi, l’obtention d’un diplôme et d’une qualification, l’acquisition d’une culture commune de haut niveau.
Le rôle émancipateur de l’École est essentiel et chaque jeune doit pouvoir y construire son projet personnel et professionnel. Le rôle de l’École est également fondamental et l’élévation du niveau de qualification est indispensable pour permettre à la société de faire face à tous ses besoins comme aux multiples défis sociaux, culturels, économiques, technologiques ou écologiques.

La réussite scolaire, la lutte contre les inégalités et l’échec scolaire se jouent de l’École maternelle à l’enseignement supérieur. Ce qui suppose de bien articuler les différents niveaux d’enseignement.
Pour la FSU, la réussite scolaire se joue en grande partie dans la classe. C’est pourquoi elle ne saurait se satisfaire d’un traitement des questions éducatives fait de manière segmentée. Au contraire, il s’agit bien de traiter de toutes les conditions essentielles à la réussite de tous les élèves : effectif par classe, équipement des écoles et des établissements, pratiques pédagogiques, formation des enseignants et personnels d’éducation, qualité de tous les temps éducatifs… Il s’agit de répondre à ces questions tant en termes qualitatifs qu’en termes de moyens à la hauteur des besoins.

C’est pour contribuer aux nécessaires réponses à apporter pour améliorer le fonctionnement du système éducatif que la FSU est et restera une force de propositions.
Elle a déjà eu l’occasion de les évoquer avec vous :
 Élaboration d’un plan de formation ambitieux
Concernant la formation initiale : conforter les Espé dans leur rôle.
Concernant la formation continue : développer des plans de formation qui correspondent aux besoins des personnels afin de leur permettre de toujours mieux exercer leur métier.
 Poursuite de la politique de recrutement (selon notre sondage réalisé en décembre dernier avec l’institut Harris interactive, 9 français sur 10 veulent la poursuite des nécessaires créations d’emplois) et élaboration d’un véritable plan de pré-recrutement pour faire face aux besoins : situation démographique ; modalités pédagogiques (Pdmqdc, travail en petits groupes...) ; remplacements notamment pour assurer les départs en formation... mais aussi pour faire face aux difficultés de recrutements sur certains concours.
 Traitement des inégalités territoriales. Il s’agit notamment de conforter l’Éducation prioritaire mais aussi de permettre une meilleure mixité sociale partout sur le territoire.
 Poursuite de l’amélioration des carrières (comme pour toutes et tous les agents de la Fonction publique ("ppcr2"). Et dans un premier temps, la FSU demande que l’application des mesures « PPCR » ne soient pas compromises par exemple pour des raisons budgétaires.
 Permettre mieux aux enseignants et aux personnels de l’éducation d’être acteurs et concepteurs de leurs métiers.

La FSU a également déjà fait part de ses inquiétudes à la lecture du programme présidentiel :
 CP à 12 élèves au détriment du "Plus de maîtres que de classes".
 Remise en cause précipitée des rythmes scolaires. La FSU attire d’ailleurs l’attention sur les conséquences de cette mesure pour les emplois des agents territoriaux qui sont bien souvent en contrats précaires. Il s’agit d’en mesurer l’impact et la FSU redit l’importance à accorder à la qualité des temps, qu’ils soient scolaires ou péri-scolaires. Ce ministère étant aussi celui de la jeunesse et de la vie associative, elle rappelle que les missions de ces personnels sont également indispensables pour conduire à bien ces enjeux.
 Développement de l’autonomie des établissements…
La FSU exprime aussi son inquiétude particulièrement en ce qui concerne les mesures envisagées pour l’enseignement professionnel public sous statut scolaire. L’apprentissage pour les jeunes mineurs a prouvé son inefficacité en terme de lutte contre le décrochage, d’élévation du niveau de qualification et d’acquisition d’un premier niveau de qualification pour tous les jeunes. Pourtant, c’est de nouveau la promotion de l’apprentissage au détriment de la valorisation de l’enseignement professionnel public qui est annoncée dans le document de travail du gouvernement remis à toutes les organisations syndicales cette semaine. Pour la FSU, le service public d’Éducation doit mettre tout en œuvre pour faire réussir les 700 000 élèves scolarisés dans la voie pro et ne doit reléguer leur formation ni aux collectivités territoriales ni aux entreprises.

Par ailleurs, la FSU regrette qu’une fois encore l’enseignement agricole ne soit pas sous la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale. Nombre de questions méritent en effet un traitement similaire. Elle demande que les préoccupations éducatives de ce secteur soient également entendues et considérées aussi par le MEN car elles participent à la réussite de tous les jeunes.

Enfin, la FSU veut vous faire part des inquiétudes et demandes qui s’expriment en ce moment et une fois encore à Mayotte. Sans développer une situation que nous connaissons tous, la FSU vous demande de répondre favorablement à la demande d’audit qui est faite et que les représentants des personnels soient bien reçus par ce Ministère comme par celui de la cohésion des territoires.

Pour finir, la FSU vous demande, Monsieur le Ministre, de préciser la feuille de route qu’il vous revient de mettre en œuvre (qui sera visiblement arrêtée par le gouvernement le 15 juin prochain), les chantiers que vous comptez ouvrir et vous rappelle que seul un dialogue de qualité, à tous les niveaux, peut permettre les évolutions nécessaires du système éducatif car rien ne se fait sans ses personnels.
La confiance que vous souhaitez ne se décrète pas. Elle se construit sur la réalité des mesures prises, par le respect effectif de l’engagement des personnels et de leur expertise professionnelle. C’est leur voix et leurs propositions que nous continuerons de porter pour assurer mieux la réussite de tous les jeunes.

Publié le 09/06/2017 - 11:10  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Propositions FSU13 (campagne 1M emplois climat) - par Webmaster


Campagne 1M d’emplois climat

Propositions d’actions FSU13

 

 

-          Proposer dans les CA des EPLE et dans les conseils d’école que les cantines scolaires privilégient des produits en circuits courts (et en particulier Bio)

 

-          Proposer dans les CDEN et CAEN que les futurs établissements scolaires soient construits aux normes HQE

 

-          Proposer dans les CDEN et CAEN qu’un plan d’isolation soit lancé dans les établissements scolaires les plus anciens afin d’éviter les gaspillages d’énergie

 

-          Proposer dans les CA et conseil d’école que soient mis à l’étude l’installation de panneaux solaires, d’éoliennes de toit et/ou de végétalisation des murs pour piéger le carbone

 

-          Proposer que les établissement scolaires organisent la collecte pour le recyclage de certains déchets polluants (piles, ampoules, cartouches d’encre…), en relation avec des entreprises spécialisées

 

-          Proposer que les établissements scolaires cherchent à obtenir le label « E3D » (établissement en démarche de développement durable)

 

-          Porter ces différentes propositions  et obtenir qu'elles deviennent des préconisations  des instances consultatives de la société civile  où la FSU siège : conseil de développement de la Métropole, conseil de Provence (départemental), conseil économique social et  environnemental régional (CESER)

 

 

Texte voté à l’unanimité en BDFD de la FSU13

Publié le 07/06/2017 - 22:27  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Jugements en appel aidants migrants - par Webmaster

Jugements en appel

  

Jugements en appel des deux aidants des Migrants à la Cour d'appel d'Aix :

 

- Cédric Herrou : le lundi 19 juin à partir de 13h30

 

- Pierre Alain Mannoni :  le lundi 26 à partir de 13H30

 

Dans le cadre de la criminalisation du mouvement social et en particulier de l'aide aux Migrants, soyons nombrreux pour le rassemblement qui aura lieu devant le palais d'Aix.

Publié le 06/06/2017 - 19:01  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Bilan congrès local - par SneSup UNiversité AixMarseille

Bilan congrès local


Ce mardi 30 mai les syndiqué.e.s de la section SNESUP-FSU de l’université d’Aix-Marseille étaient réunis pour débattre des thèmes du congrès d’orientation national qui se tiendra à l’université Panthéon-Sorbonne du 13 au 15 juin 2017. Les quelques congressistes ont été heureux d’accueillir à cette occasion Pierre-Marie Ganozzi, secrétaire général de la FSU13 et Boris Gralak, secrétaire régional du SNCS-FSU. Après un débat général au cours duquel la FSU13 a rappelé la nécessité de développer le travail fédéral entre nos syndicats, la discussion a principalement porté sur l’organisation de l’ESR (enseignement supérieur et recherche), son financement, sa finalité, notamment à travers le rappel des mandats du SNCS-FSU sur la recherche.

Ainsi, l’ensemble des participants revendique que cesse le financement de la recherche et des formations sur la base quasi exclusive d’appels à projets ; ils s’inquiètent d’une évolution déjà en cours de la perte du lien formation/recherche ainsi que de la mise en place rapide d’universités à plusieurs vitesses : recherche versus formation mais aussi entre recherche ou formation d’excellence (en master et doctorat) et le reste. En outre, on assiste à l’augmentation de la précarité et le recours aux CDI LRU (Contrats qui permettent aux universités de recruter des personnels sur les mêmes missions que le EC statutaires mais sans avoir les mêmes contraintes de qualification et d’organisation des concours). Les participants attendent du congrès national l’élaboration de mandats forts. C’est enrichi.e.s des discussions de cette journée que les délégué.e.s de la section y participeront.

Publié le 06/06/2017 - 18:51  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Menaces sur les ARL ! - par FSU territoriale -région-

Menaces sur les ARL !

 

L’administration régionale prévoit depuis plusieurs mois de supprimer et de geler des postes d’Agent Régionaux des Lycées (ARL) dans certains établissements pour la rentrée 2017-2018. La FSU territoriale s’est battue lors des différents Groupes de Travail à ce sujet afin qu’aucun lycée ne soit touché par ces mesures.

Toutefois, les services du Conseil Régional ont décidé de supprimer 11 postes et de geler 11 postes supplémentaires sur l’ensemble du territoire régional. Quant aux lycées des Bouches de Rhône, ils sont touchés par 6 suppressions et 3 gels de postes pour la rentrée 2017.

Les établissements touchés par des surpressions sont :

-         1 poste lycée Marseilleveyre à Marseille

-         1 poste lycée Joliot Curie à Aubagne

-         1 poste lycée Paul Langevin à Martigues

-         1 poste lycée Jean Perrin à Marseille

-         2 postes lycée Antonin Artaud à Marseille

Les établissements touchés par des gels de postes sont :

-         1 poste lycée Thiers à Marseille

-         1 poste lycée Hôtelier à Marseille

-         1 poste lycée Vauvenargues à Aix en Provence

Pour la FSU territoriale, c’est tout simplement scandaleux! L’administration régionale remet une nouvelle fois en cause, par ces choix et décisions unilatérales, les conditions de travail des personnels. En outre, les Directions des différents lycées n’ont pas été informées en amont et aucune explication ne leur a été formulée sur ces décisions.

Les suppressions et les gels de ces postes auront des conséquences et des répercussions néfastes dans ces différents établissements tant sur le plan de l’entretien général, que sur la continuité du service public de qualité prôné par le Président du Conseil Régional.

La politique régionale que souhaite impulser le Président de Région demande plus de sécurité, une restauration scolaire de qualité et des conditions idéales pour nos élèves en matière d’hygiènes, de maintenance et des espaces extérieurs. Pourtant on demande aux personnels ARL d’accomplir ces missions avec moins d’agents présents dans nos lycées… C’est pourquoi l’exécutif du Conseil régional s’abrite derrière des raisons budgétaires afin de justifier ces décisions prises arbitrairement et sans concertation.

A ce rythme, la charge de travail des personnels ARL va s’amplifier d’année en année et la continuité du service public que nous défendons va en pâtir obligatoirement. Ce n’est pas acceptable !

La FSU territoriale ne peut rester sans agir et laisser les conditions de travail et l’accueil de nos élèves se dégrader. C’est pourquoi la FSU territoriale appelle l’ensemble de la communauté éducative et les parents d’élèves de tous les lycées de la Région PACA  à interpeller leur Conseil d’Administration pour qu’il soit adopté une motion en solidarité avec les lycées touchés par ces mesures, demandant au NOUVEAU président de la Région PACA ainsi qu’à l’ensemble de son exécutif de revenir sur les suppressions et les gels de postes et que ces postes soient pourvus à la rentrée 2017-2018.

La FSU territoriale

Publié le 04/06/2017 - 12:10  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Rassemblement unitaire contre l'Action française - par Webmaster


PROTEGEZ LES LYCEENS !

RASSEMBLEMENT MERCREDI 7 JUIN A 14H DEVANT LA PREFECTURE

 

RAPPEL DES FAITS 

Le 4 mai dernier, peu avant les cours de 8h, un de nos élèves a été agressé par  des militants de l’Action Française, venus tracter devant notre lycée pour attirer de nouvelles recrues. Frappé au visage à coups de casque, il a dû être emmené à l’hôpital pour y recevoir une dizaine de points de suture. Les élèves et l’ensemble de la communauté éducative ont été extrêmement choqués par cette expression assumée de la violence.

 

QUI SONT-ILS ?

L’Action Française est un groupuscule d’extrême-droite, royaliste, antisémite, raciste, xénophobe, qui existe depuis 1899. Elle prend parti dans le camp antidreyfusard, participe à l’émeute du 6 février 1934, agresse Léon Blum dans la rue en 1936, et collabore avec le régime de Vichy, ce qui lui vaut une interdiction en 1945. L’Action Française Provence connaît un regain d’activité ces dernières annéeset ses habitudes de menace et d’intimidation se perpétuent: perturbation de meetings politiques, agressions ciblées de militants politiques et associatifs.

                

Le jour même, l’Action Française Provence s’est vantée des méfaits des agresseurs sur les réseaux sociaux !

L’ACTION FRANCAISE : UN DANGER POUR L’ECOLE REPUBLICAINE !

 

Un lycéen de 17 ans tabassé devant son lycée alors qu’il attend pour y entrer, deux camarades plaqués à terre.

Leur crime ? Ne pas partager l’idéologie anti-démocratique des agresseurs.

C’est arrivé à Marseille, à Aix, à Paris, cela peut se reproduire, ici ou ailleurs, si rien n’est fait !

Qu’attend la Préfecture pour réagir ? Qu’il y ait un drame ?

 

           CE QUE NOUS DEMANDONS

Alors que L’Action Française multiplie les violences de rue et agresse ceux qui ne partagent pas son idéologie, nous attendons des représentants de l’Etat qu’ils assument leur mission de protection des lycéens et de la population. 

Nous demandons :

     Que la communauté éducative soit informée des suites de l’enquête et que les autorités académiques et ministérielles prévoient un protocole de prévention, d’accompagnement et de prise en charge des violences politiques.

     Que les agresseurs soient poursuivis.

     Que l’Action Française Provence soit dissoute.

 

   RENDEZ-VOUS mercredi 7 juin à 14h devant la Préfecture.

Soyons nombreux pour demander à M. le Préfet de prendre ses responsabilités pour protéger les lycéens.

Publié le 31/05/2017 - 18:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué école des Accoules (suite) - par Webmaster

Collectif Écoles de la Montée des Accoules et quartier du Panier solidaires !

Communiqué de presse du lundi 29 mai 2017.

Au plus vite maintenant, un logement pour la famille Rostas  !

Lundi 29 mai après-midi, la famille Rostas a été reçue par l' AMPIL -Mission-rom, association missionnée par l'Etat pour réaliser l'accompagnement social de cette famille. Cette rencontre faisait suite à deux rendez-vous précédents : les 18 et 23 mai.

A la suite de ces deux premiers rendez-vous, le mercredi 24 mai après-midi, la responsable de l'AMPIL a pris contact avec la famille et des membres du collectif. Elle annonçait que « le Conseil départemental était disposé à prendre en charge de manière exceptionnelle un hébergement hôtelier pour la famille», et ce, dès le soir même. Néanmoins, cette proposition comportait deux limites : les hébergements proposés ne se situaient pas à Marseille et elle n'était assortie d'aucune prise en charge du transport. Cet hébergement ne permettait donc ni au père de famille de remplir ses missions de travail intérimaire situées à Marseille, ni d'assurer la continuité éducative des enfants au sein de l'établissement scolaire qu'ils fréquentent actuellement. La formidable solidarité humaine et financière qui ne se dément pas depuis le début nous permet toujours de garantir provisoirement l'hébergement de toute la famille.

Nous avons alors demandé qu'une nouvelle proposition soit faite à la famille le lundi 29 Mai, garantissant un hébergement durable à Marseille et débouchant le plus rapidement possible sur l'attribution d'un logement social.

En parallèle de ces démarches, le député de la circonscription où se situe l'école, monsieur Patrick Mennucci, s'était engagé lors d'une rencontre avec la famille à intervenir auprès du Préfet. Jeudi 25 mai, il pris contact téléphoniquement avec des membres du collectif afin d' indiquer qu'un courrier avait été adressé par monsieur le Préfet à la directrice de l'école. L'établissement étant fermé depuis mercredi en raison du pont de l'Ascension, Madame la Directrice en a pris connaissance seulement ce matin.

Cette lettre de monsieur le Préfet datée du 24 mai 2017, confirme :

  • qu'un dossier pour l'obtention du droit à l'hébergement opposable pour cette famille a bien été constitué (DAHO). Mais il n'est pas fait mention d'un éventuel dossier pour l'obtention d'un droit au logement opposable. (DALO)

  • l'engagement du Conseil Départemental à prendre en charge un hébergement hôtelier mais précise seulement « jusqu'à la fin de l'année scolaire », soit le vendredi 7 juillet 2017.

  • en conclusion « qu'une solution plus durable d'hébergement ou de logement accompagné est toujours activement recherchée. »

Aujourd'hui, lundi 29 mai, à l'issue de la nouvelle rencontre entre la responsable de l'Ampil et la famille accompagnée d'un membre bénévole du collectif, une nouvelle proposition a été faite à la famille : un hébergement dans un hôtel du centre ville de Marseille jusqu'au 10 juillet 2017.

C'est une réponse importante à la demande la plus pressante de la famille et aux attentes du collectif. Mais cela n'est cependant qu'une solution provisoire.

De plus, nous n'avons pas obtenu d'informations précises à propos d'un accès éventuel à un logement.

Nous demandons donc que l'engagement de monsieur le Préfet, de trouver enfin un logement durable pour cette famille se concrétise avant le terme de l'hébergement hôtelier correspondant au début des vacances scolaires d'été.

Cette famille doit pouvoir s'y installer afin que les trois enfants demeurent scolarisés dans des conditions normales au retour des vacances et pour permettre aux parents de pouvoir travailler.

Aussi, pour renforcer notre soutien à la famille Rostas, suite à notre appel du 24 mai 

nous vous invitons à un nouveau rendez-vous :


Mercredi 31 mai 2017

Place de Lenche

(Bar de la place)

De 12h à 13h

 

« Parce que le temps presse, qu’il est compté,

nous n'avons plus le temps d’attendre ! »


Déjeuner musical

« 60 minutes chrono pour soutenir la famille Rostas »

Contact presse

Ecole 04 91 90 66 51 Madame Corine Lefort 06 14 39 46 47

Laurent Quintard 06 76 82 02 16

Marseille le 29 mai 2017

Publié le 30/05/2017 - 15:37  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Déclaration FSU13 lors du CTA 29 Mai 2017 - par Webmaster

M. le recteur, Mesdames et Messieurs les membres du CTA

 

A la suite de l’élection présidentielle, nous voici dotés d’un nouveau ministre de l’Education nationale, en la personne de M. Blanquer. Habituellement, dans ces circonstances, la FSU réserve son avis et attend de voir à l’œuvre le nouveau Ministre afin de le juger sur ses actes, quelles que soient les intentions énoncées en amont de sa nomination, par lui ou le président fraichement élu.

 

Cependant, en l’occurrence, pour M. Blanquer il existe un précédent.

Nous avons déjà pu le juger sur ses actes, certes pas en tant que Ministre de l’éducation nationale, mais à des responsabilités de haut niveau, notamment en tant que Recteur et DGESCO. A l’époque, dans cette fonction, il a mis en œuvre les coupes budgétaires décidées par Nicolas Sarkozy et il est irrémédiablement associé aux yeux des personnels aux politiques régressives de celui-ci dont les milliers de suppressions de postes et la destruction de la formation initiale des enseignants. Toutes actions que la FSU a dénoncées avec force en son temps. Sa nomination est donc perçue comme une agression par la majorité des personnels.

 

Quant aux intentions, elles sont contenues dans son livre programmatique, « L’école de demain », paru à l’automne qui a inspiré semble-t-il le programme du candidat Macron. Ce qui y est écrit est dans la droite ligne de ses actions précédentes : renforcement des pouvoirs des chefs d’établissement et des directeurs d’école pour cadrer les politiques pédagogiques de l’éducation nationale. Ceci s’accompagne évidemment du développement de « l’autonomie des établissements » qui est en réalité celle des chefs d’établissement avec la mise en concurrence à tous les niveaux des personnels, des équipes, des écoles et établissements du second degré. C’est l’abandon d’une école donnant les outils de l’émancipation à tous les élèves et un resserrement sur les « fondamentaux » réduits aux seuls mathématiques et français. C’est une formation professionnelle initiale régionalisée où l’apprentissage devient l’alpha et l’omega de la politique menée en la matière. C’est, comme les premières mesures annoncées le montrent bien dans le cadre de la suppression du dispositif plus de maître que de classe et de la refonte des rythmes scolaires, l’ignorance, voire le mépris, de l’expertise et de la parole des acteurs de terrain que sont les personnels.

 

Vous l’avez compris, M. le Recteur, Mesdames et Messieurs, comme le nouveau Ministre, la FSU veut œuvre à construire l’école de demain : celle de la réussite pour tous, dont les personnels seraient respectés et reconnus, dans le cadre d’un service public national ambitieux. Ce n’est pas celle de M. Blanquer.

 

En attendant, les acteurs de terrain que nous sommes sont toujours sur le pont et nous avons à examiner, aujourd’hui, un ordre du jour bien chargé. Je prendrais donc seulement encore quelques minutes pour pointer l’un d’entre eux qui préoccupe tous les personnels, en particulier ceux des départements alpins. Je veux parler de la réorganisation des services administratifs. Soucieux d’entendre les personnels et de l’efficacité de cette mesure, vous nous avez donné, M le Recteur, des assurances que je tiens à rappeler ici. L’assurance qu’il n’y aura aucune mesure de carte suite à cette réorganisation, en particulier dans les Hautes-Alpes. L’assurance de votre volonté de renforcer les deux DSDEN alpines et, de manière générale, de maintenir des services publics de proximité. L’assurance enfin d’une concertation en amont des prises de décision. Le processus de réorganisation administrative devant se poursuivre en 2017-2018, la FSU a reçu votre engagement de la réunion d’un groupe de travail pré-CTA des élus du personnel, toutes catégories confondues, pour examiner les hypothèses travaillées par l’administration rectorale avant présentation au CTA pour validation.

 

Dans ce dossier comme dans d’autres, M. le Recteur, vous avez pris en compte l’avis des personnels. Nous vous en remercions et émettons le souhait qu’il en soit toujours ainsi pour la suite de votre action, quelles que soient les nouvelles orientations politiques prises par notre nouveau Ministre.

Publié le 29/05/2017 - 11:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte action adopté au CDF national - par Webmaster

CDFN 16 et 17 mai 2017 - Texte action

Adopté par : 93 pour - 6 contre - 2 abstentions - 0 refus de vote

 

Les résultats des élections présidentielles révèlent et portent un bouleversement du paysage politique.

Les partis dits « traditionnels » et de gouvernement de droite comme de gauche ont été éliminés du second tour. Le Front national continue sa progression et double son score de 2002 en recueillant plus de 10 millions de voix.

Une nouvelle période politique s'ouvre sur la base de recompositions politiques diverses. Ces transformations de la vie politique pourraient avoir une incidence forte sur le mouvement syndical.

Ces élections ont également montré combien la société française est aujourd'hui divisée, fracturée, en perte de repères et combien les inégalités et les injustices sociales sont fortes. L'élection du nouveau Président de la République en est marquée puisqu'il est élu à la fois avec des votes d'adhésion à son programme mais également des votes « utiles » au 1er comme au 2d tour de ces élections. Il devra en tenir compte aussi bien sur la méthode de gouvernance que sur les politiques à conduire.

 

La FSU se félicite de la défaite de Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. Elle avait appelé à lui faire barrage et avait alerté dès avant le 1er tour de cette élection les agents de la Fonction publique de la dangerosité de son parti et de son programme. Pour autant, le Front National continue de progresser dans notre pays. Plus d'un français sur trois qui a exprimé son vote a voté Front National. Pour la FSU, le FN n'est pas un parti comme les autres. Une part importante de son programme est basée sur la préférence nationale. Il reste dangereux pour la démocratie et les idées qu'ils portent ne constituent en rien une réponse aux crises que traverse notre société. C'est pourquoi la FSU va poursuivre son travail de décryptage et de déconstruction des idées d'extrême droite et particulièrement dans la Fonction publique.

Dans le vote d'extrême droite, au-delà des votes de conviction, il existe aussi des votes de colère consécutifs à la situation sociale dégradée de notre société. C'est pourquoi la lutte contre la progression des idées d'extrême droite passe aussi par la mise en œuvre de politiques permettant de combattre efficacement les inégalités, les discriminations et les injustices sociales. Il est urgent de mettre en place des politiques pour l'emploi, l'amélioration du pouvoir d'achat, une protection sociale de haut niveau et l'accès à des soins de qualité, l'aménagement du territoire notamment en confortant les services publics, de meilleures conditions de vie, une réforme fiscale plus redistributive... Cela passe dans le même temps par des politiques éducatives, culturelles et sportives permettant à tous les jeunes d'avoir des perspectives de réussir leur projet aussi bien personnel que professionnel et de trouver ainsi une place dans la société. La lutte pour les libertés individuelles et collectives, contre toutes formes de discrimination, racisme et sexisme dans la vie sociale comme dans le monde du travail doit être une préoccupation permanente. L'institution judiciaire doit être confortée dans son rôle. Une autre politique pénale doit être impulsée permettant de limiter le nombre d’incarcérations qui atteint des records. La création annoncée de 15 000 nouvelles places risque de constituer un appel d’air et de ne pas être un remède à la surpopulation carcérale. Les mineur.e.s ne sont malheureusement pas épargné.e.s par l’inflation de la détention. Depuis octobre 2016, le nombre de jeunes détenu.e.s  a augmenté de 17%. C’est pourquoi la FSU sera particulièrement exigeante afin d’obtenir une réforme progressiste de la justice des mineurs.

 

Face à la situation faite aux migrants, la « mise à l’abri » annoncée se fait conformément aux règles de fonctionnement des CAO : en échange d’une mise à l’abri temporaire, l’exilé est prié d’accepter le « droit au retour ». Derrière cette novlangue se cache la réalité des expulsions. La FSU réaffirme son exigence de liberté de circulation pour tous et pour toutes, la régularisation de tous les sans-papiers, l’accueil digne et la protection des réfugiés. La FSU dénonce la politique d’immigration choisie dont les milliers de morts en Méditerranée est une des premières conséquences.

 

Dans cette nouvelle séquence politique qui s'ouvre, les enjeux sont particulièrement importants : amélioration des conditions de vie et de travail des salarié-es, retraité-es, chômeur-es et jeunes, avenir des retraites et de l'assurance maladie... mais aussi réponses apportées ou non pour permettre une transition écologique juste socialement, une révolution technologique et numérique bénéficiant à toutes et tous, la construction d'une Europe sociale plus juste et plus solidaire…

 

Constitutive de notre modèle social, la Fonction publique est un élément structurant de la société. Avec les services publics et les agents, elle est une clé essentielle pour permettre le développement économique, social, éducatif et culturel du pays. Une force déterminante pour sortir de la crise, lutter contre les inégalités et construire une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire. Ils permettent de répondre aux évolutions et mutations de la société, aux défis environnementaux et participe ainsi à la préparation de l'avenir. Les services publics comme la Fonction publique produisent des richesses qui contribuent au développement économique du pays.

Le programme tel qu'il est connu du Président de la République n'apporte pas les réponses pour répondre aux enjeux économiques et sociaux, au contraire. La nomination d’un Premier ministre issu de LR vient confirmer cette orientation. Cette ligne très libérale, prévoyant d'amplifier les politiques d'austérité, si elle était confirmée par le résultat des élections législatives, se traduirait par des mesures qui ne feraient qu'accentuer les inégalités.

La FSU s'opposera à toute nouvelle baisse des dépenses publiques, aux 120 000 suppressions de postes dans la fonction publique, au rétablissement de la journée de carence, à une loi travail 2, à la réforme de l’Unedic, à une nouvelle dégradation du système des retraites… La FSU dénonce la volonté du gouvernement de vouloir gouverner par ordonnances. Cela constituerait un affaiblissement démocratique alors que la situation du pays exige un haut niveau de démocratie.

La FSU demande au nouveau gouvernement qu'il donne explicitement son projet pour les services publics, la Fonction publique et ses agents concernant le périmètre et l'organisation des services, les missions dévolues aux agents ainsi que les mesures permettant de reconnaître leur travail et leurs qualifications.

Pour faire face aux enjeux majeurs environnementaux et tendre vers les 1 million d’emplois de la transition écologique, la FSU demande un ministère en charge de l'environnement de plein exercice.

L'agenda social devra prendre en compte ses évolutions nécessaires, il devra également prévoir les chantiers permettant les améliorations nécessaires pour les agents (emploi, lutte contre la précarité, salaires, conditions de travail, formation, égalité femmes/hommes, santé…).

 

La FSU attend du nouveau gouvernement la reconnaissance du travail et de l'engagement quotidien de toutes et tous les agents. La Fonction publique représente 20% de l'emploi total en France.

L'emploi doit être conforté dans la Fonction publique. Les emplois nécessaires au bon fonctionnement des services doivent être créés. Des discussions doivent être ouvertes pour mettre un terme à la précarité qui concerne plus de 17% des agents mais qui peut atteindre 30 voire 40% comme dans la filière animation FPT ou dans l'Enseignement supérieur et la recherche. La FSU rappelle sa proposition de pré-recrutements afin d'assurer une meilleure attractivité aux différents concours et de permettre à plus de jeunes (dans un souci de diversité notamment sociale) d’accéder à ces concours. Elle s'opposera aux 120 000 suppressions de postes annoncées par le Président comme à tout allongement du temps de travail des agents.

La FSU rappelle que le protocole PPCR qu'elle a signé prévoit l’engagement d'un rendez-vous salarial annuel. La FSU est opposée à toute rémunération au mérite comme le RIFSEEP par exemple. Elle rappelle que chaque agent est évalué chaque année et que cela peut avoir des incidences sur leur rémunération et sur leur déroulement de carrière. La FSU demande au gouvernement que ce rendez-vous soit organisé rapidement avec l'objectif d'augmenter la valeur du point d'indice pour toutes et tous les agents afin de mieux reconnaître leur travail, leurs qualifications et leur engagement quotidien au service de l’intérêt général. Elle demande également l'ouverture de discussions pour l'élaboration d'un plan de rattrapage des pertes salariales subies par les agents, consécutives au gel du point d'indice pendant six années.

La FSU considère qu'il faut aujourd'hui rompre avec l’orientation managériale qui prévaut en matière de gestion des personnels, d’encadrement et de pilotage des structures de la fonction publique. Les missions d'intérêt général qui sont celles des agents supposent non pas une individualisation mais une organisation plus partagée du travail qui permette mieux à chaque agent d'être davantage concepteurs et acteurs de leurs métiers. Cela nécessite la reconnaissance et le développement du travail en équipe.

Au projet d’autonomie des établissements ou des services (qui mettraient encore davantage les agents en concurrence entre eux alors que leurs objectifs sont identiques et produiraient davantage d'inégalités entre les usagers), la FSU oppose l'autonomie des équipes et rappelle l'importance d'un cadrage national pour garantir à toute la population une égalité d'accès et de traitement. Contre la logique d’individualisation et de mise en concurrence des personnels, la FSU revendique la dimension collective du travail comme moyen de reprise en main par les agent-e-s de leurs métiers, appuyé sur une formation qui réponde réellement à leurs besoins. Cela interroge aussi sur les missions dévolues aux services de ressources humaines.

Après trois lois de réforme territoriale et divers chantiers de réorganisation des services de l’État, la carte des régions a été revue et les grandes métropoles installées. Une nouvelle répartition des compétences entre collectivités territoriales s'en est suivie ce qui n'est pas sans impact sur l’organisation des services et les conditions de travail des agents. De fortes inégalités demeurent entre les territoires. Le rôle des collectivités territoriales, comme celui de l’État, doit être mis au service de plus de justice, de régulation et de démocratie. La FSU porte avec force la nécessité d'un aménagement cohérent du territoire permettant de répondre aux besoins fondamentaux de la population et des usagers et l'accès de toutes et tous à des services publics de qualité. Ainsi la FSU est défavorable au projet de supprimer les départements qui accueillent les métropoles, entités territoriales encore plus éloignées des usagers.

La FSU reste mobilisée et vigilante en ce qui concerne la situation des départements d'outre-mer, le devenir de ces territoires, des citoyens et plus particulièrement de la jeunesse. Elle poursuit ses interventions auprès des pouvoirs publics pour obtenir les politiques et moyens nécessaires pour améliorer leurs situations.

D’ores et déjà certaines propositions sont inacceptables concernant la Fonction publique territoriale. En effet, les collectivités territoriales devraient s’engager à réduire la dépense publique locale à hauteur de 10 milliards d’euros et baisser leurs effectifs de 70 à 75 000 postes. Les employeurs locaux auraient par ailleurs plus de souplesse pour gérer leurs ressources humaines. L’application automatique des évolutions de rémunération décidées par l’État aux collectivités territoriales ou encore l’obligation donnée aux employeurs locaux, sous six mois, de remettre à plat les dérogations au temps de travail aujourd’hui en œuvre seraient remises en question. Si ces mesures devaient devenir effectives, la FSU s’y opposera.

 

En ce qui concerne l’Éducation, l'Enseignement supérieur et la Recherche, la FSU est particulièrement vigilante en ce qui concerne les mesures annoncées lors de la campagne présidentielle, comme celle de l'avenir de la réforme actuelle du collège, l’autonomie des établissements ou encore celle concernant l'enseignement professionnel avec la volonté de développer l’apprentissage. Elle s’oppose au redéploiement du dispositif « plus de maîtres que de classes » pour créer des CP à 12 élèves en éducation prioritaire. La réforme des rythmes scolaires a dégradé les conditions de travail, désorganisé le fonctionnement des écoles et renforcé le pouvoir des municipalités. En la matière, La FSU est opposée à toute carte blanche qui serait laissée aux collectivités territoriales et demande la titularisation des milliers d’animateurs-trices qui ont été recrutés-es par les collectivités territoriales lors de sa mise en œuvre... Elle exige une remise à plat de cette réforme.

La FSU rappelle son attachement au cadre national de l’Education. Elle s’opposera à toute mesure qui favorise la territorialisation. En ce sens, la FSU s’inquiète de la volonté de développer l’autonomie des établissements. Les annonces sur la possibilité de retour aux dispositifs et enseignements mis à mal par la réforme du collège (bilangues, euro…) ne remettent pas en cause les principes contenus dans cette réforme et que nous avions combattus.

 La FSU rappelle qu’elle est défavorable à la substitution de formations professionnelles sous statut scolaire par des formations sous contrat d’apprentissage qui pour les bas niveaux de qualification n’est pas le moyen pour lutter contre l’échec scolaire. La FSU exigera le maintien de la part hors quota de la taxe d’apprentissage dans tous les établissements (lycées, universités…) qui accueillent des formations professionnelles publiques sous statut scolaire ou d’étudiant.

La FSU rappelle l'impérieuse nécessité de renforcer les emplois statutaires dans ce secteur de l’Éducation et notamment dans l'enseignement supérieur et la recherche afin de faire face aux évolutions démographiques de répondre aux objectifs de la Stranes sur la démocratisation de l’enseignement supérieur pour tous les jeunes. Il faut permettre les nécessaires évolutions des métiers, améliorer la formation et notamment la formation continue. Elle alerte sur les conséquences des politiques de regroupements forcés entre universités et établissements d'enseignement supérieur sur les missions des services publics et les conditions de travail des personnels.

Elle sera particulièrement vigilante en ce qui concerne la préparation de la prochaine rentrée scolaire.

 

La question de l'insertion des jeunes sur le marché de l'emploi est particulièrement préoccupante. Les dispositifs successifs ne permettent pas suffisamment d'endiguer durablement le chômage des jeunes. La FSU demande des discussions rassemblant tous les acteurs afin de faire un réel bilan des dispositifs et que ceux-ci s’appliquent réellement aux publics.  Ainsi, les emplois aidés destinés à des non-diplômés ne doivent pas être attribués aux titulaires de diplômes. Et le service civique ne doit pas se substituer aux nécessaires emplois à créer. Le retour en formation doit également être étudié avec sérieux et les moyens nécessaires doivent être donnés en conséquence aux lycées publics.

Avec plus de 6 millions de chômeurs, la lutte pour l'emploi est essentielle. De nouveaux emplois doivent être créés ou développés pour répondre aux besoins et défis actuels (plan «1 million d'emplois pour le climat», consolidation des métiers de la petite enfance et de l'accompagnement des personnes âgées, d'aide aux personnes en situation de handicap …). Un plan ambitieux de formation professionnelle doit être décidé. Pour cela, le rôle des CREFOP est important en ce qui concerne l'élaboration des plans régionaux. Pôle Emploi, les Missions locales ou encore l'Afpa doivent être tournés vers ses objectifs de faire de l'emploi un droit effectif ce qui suppose un accompagnement réel des demandeurs d'emploi. La réforme de l’assurance chômage, la fin du paritarisme des instances de l’UNEDIC et le contrôle renforcé des chômeurs caractérisent une politique contraire à l’intérêt des salarié-es.

 

La FSU se félicite du succès de la journée unitaire des retraités du 30 mars dernier ainsi que du nombre important de questionnaires retournés. Face aux projets régressifs qui auraient des conséquences néfastes sur le niveau de vie des retraités, le groupe des neuf a décidé de s'adresser aux candidats aux élections législatives. Il invite les retraité-es à se mobiliser et demande à être reçu à l'Elysée. La FSU appelle au succès de ces initiatives.

 

Le projet de « compte personnel de retraites » annoncé par la Président remettrait en cause le principe de solidarité intergénérationelle. Malgré la simplicité apparente, c’est un système qui ne garantit pas le montant de la pension et qui peut s’équilibrer automatiquement par l’appauvrissement des retraités. Enfin, en mettant en place un système uniforme et unique (privé et public), supprimant les régimes spéciaux et les dernières catégories actives, cela permettrait de faire disparaître le calcul sur les six derniers mois pour les fonctionnaires qui est un élément constitutif du statut. La FSU s’y opposera.

 

La loi de sécurité publique promulguée le 28 février dernier constitue un échelon supplémentaire dans la montée des lois sécuritaires. Au regard des violences qui ont dernièrement impliqué des membres de forces de l’ordre, la FSU tient à rappeler le nécessaire contrôle de la justice sur les actions policières afin que soient garanties les libertés individuelles et collectives. Par ailleurs, la FSU réaffirme sa demande pour que soit mis fin à l’état d’urgence.

 

La FSU sera particulièrement attentive au mode de gouvernement utilisé par le pouvoir en place. Les seules concertations des organisations syndicales ne suffisent pas. Le dialogue social ne doit pas être de posture. Les personnels qu'elles représentent doivent être entendus dans leur expertise professionnelle comme dans leurs légitimes revendications. En ce qui concerne plus particulièrement la Fonction publique, la FSU demande qu'un bilan soit enfin établi de la réalité du dialogue social aussi bien au niveau local que national afin de le conforter et de l'améliorer.

 

La question budgétaire est centrale pour répondre à chacun des défis, des enjeux et pour construire une société plus juste et plus rassemblée. Fiscalité, impôt, juste partage des richesses produites, lutte contre l'évitement fiscal… autant de sujets sur lesquels la FSU continuera d'intervenir. Ce sera notamment le cas en ce qui concerne la question des dépenses publiques. La poursuite de cette logique libérale, économique et budgétaire, affaiblit la capacité de l'action publique. À l'inverse, les investissements sont indispensables pour permettre aux services publics et à la Fonction publique de jouer tout leur rôle.

 

La FSU s’opposera à l’augmentation de la CSG de 1,7 point sans contrepartie qui pèsera encore un peu plus sur le niveau de vie des retraités.

 

Comme lors de la campagne pour les élections présidentielles, la FSU s'adressera aux candidats aux élections législatives (sauf à celles et ceux du Front National) pour porter à leur connaissance ses propositions et revendications afin qu'elles soient le plus possible relayées par la nouvelle assemblée. La FSU appelle à faire barrage à l’extrême droite lors des élections législatives.

 

Face à l’élection d’un président au programme libéral, face au risque d’une Assemblée nationale composée de très nombreux députés de droite et d’extrême droite, le mouvement syndical ne restera pas inerte, et pour sa part, la FSU continuera à rechercher le rapprochement des forces syndicales, à proposer des alternatives allant dans le sens du progrès social, à lutter contre l’extrême-droite, et à porter ses revendications et propositions en tous lieux.

 

Face à cette situation, la responsabilité du mouvement syndical, et donc celle de la FSU, est importante. Alors que le mouvement syndical est divisé, la FSU juge nécessaire de dépasser ces clivages. Il ne s'agit en aucun cas de nier les débats et les désaccords qui existent entre les unes et les autres des organisations syndicales mais de permettre, dans le respect de cette diversité, les nécessaires échanges sur les enjeux à venir.

À l'issue d'un scrutin qui a montré l'importance des inégalités comme des divisions entre les citoyens, le mouvement syndical doit avoir la préoccupation d'offrir des espaces permettant de rassembler largement les salarié-es, les jeunes, les chômeur-es et les retraité-es pour débattre des enjeux de ce nouveau quinquennat, construire des perspectives d'avenir et travailler à la construction, dans l'unité la plus large possible, des expressions et actions qui seraient rendues nécessaires par les choix du gouvernement.

La FSU réaffirme que rien ne se fait sans les personnels. Elle s'engage à en faire les acteurs pour la conquête des transformations sociales nécessaires de leurs métiers et pour conquérir de nouveaux droits.

 

La FSU mènera une campagne, dès la fin des élections législatives, pour s'adresser au gouvernement et à tous les nouveaux élus pour porter son analyse, ses exigences et son projet. Elle construira les outils nécessaires pour aller rapidement à la rencontre des agents et mener avec eux les débats nécessaires.

 

D’ores et déjà la FSU est disponible pour construire les nécessaires mobilisations à venir. C’est dans cet état d’esprit qu’elle participera aux futures rencontres intersyndicales.

 

Au-delà, la FSU propose d’approfondir le travail engagé avec la CGT et Solidaires dans la perspective d’avancer vers une association plus permanente.

 

La FSU poursuit également son travail de convergence avec d'autres mouvements sociaux, dans le cadre de l'espace commun "Nos droits leurs privilèges" le 20 mai, à l'échelle européenne avec l'Altersommet, ou lors de l'université d'été des mouvements sociaux qui se tiendra à Toulouse du 23 au 27 août. La FSU s'engage à populariser cet évènement qui rassemblera de nombreux mouvements, associations et syndicats européens.

La FSU poursuit son engagement dans le collectif unitaire et relayera l'initiative pétitionnaire "StopCeta".

 

À l’occasion du 17 mai, journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, la FSU réaffirme la nécessité d’une éducation contre toutes les discriminations. Elle dénonce toutes les violences LGBTphobes et notamment les persécutions qui ont lieu en Tchétchénie et appelle à participer aux Marches des fiertés LGBT.

 

Enfin, la FSU apporte son soutien aux revendications des prisonniers politiques palestiniens, en grève de la faim dans les prisons israéliennes depuis le 17 avril dernier. Ces personnes, parfois mineures, souvent emprisonnées sans jugement, en violation du droit international, réclament le statut de prisonnier politique, ainsi que, entre autres, la fin de la détention dite administrative, le droit à des visites familiales deux fois par mois.

 

Adopté par :

93 pour - 6 contre - 2 abstentions - 0 refus de vote

Publié le 25/05/2017 - 11:02  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU reçue au cabinet du ministre... - par Webmaster

La FSU a été reçue hier par le Ministre de l'Action et des comptes publics et son cabinet.


Le Ministre a confirmé la volonté du gouvernement à mettre en œuvre la feuille de route annoncée par Emmanuel Macron lors de la campagne électorale de l'élection présidentielle.

La FSU a tout d'abord dit son inquiétude quant à la définition du ministère qui lie la Fonction publique aux questions budgétaires laissant présager ainsi un prisme budgétaire sur les différentes questions à traiter.

Tout en considérant qu'il existe une situation budgétaire et économique qui nécessitera une «politique de la réalité», qu'il y a aussi un engagement du Président à réduire les déficits publics à 3%, le Ministre affirme vouloir faire autre chose que de la comptabilité pour la Fonction publique. Il considère qu'à l'inverse de nos inquiétudes, la constitution du ministère en ces termes permettra à la Fonction publique d'être mieux entendue lors des arbitrages budgétaires. Néanmoins il dit attendre le rapport de la Cour des comptes pour avoir ne visibilité en terme de moyens.

Le Ministre a précisé vouloir pratiquer avec pragmatisme : comment faire la modernisation des services, regarder où les moyens peuvent être pris ou mis ... Il a affirmé vouloir établir un dialogue social de qualité avec les organisations syndicales pour mener les discussions et prendre les mesures.


La FSU a dit son désaccord concernant un certain nombre de mesures prévues si elles devaient être appliquées: suppressions d'emplois, rétablissement de la journée de carence, augmentation non uniforme du point d'indice...enfin, elle a particulièrement dit ses craintes pour l'avenir de la Fonction publique territoriale et ses agents (temps de travail, flexibilité, précarité, remise en cause du statut...).

Concernant le rendez-vous salarial, il n'y aura pas d'augmentation du point d'indice en 2017 (le Ministre rappelant qu'il y a eu 0,6% d'augmentation en février). Par contre un rendez-vous est prévu pour discuter par exemple des mesures à prendre pour compenser l’augmentation de 1,7% de la CSG (contrairement au privé où E. Macron a annoncé vouloir baisser les cotisations de 3%, permettant d’augmenter le net, rien n’est calé sur le niveau de la compensation ni sur les modalités pratiques pour la Fonction Publique). La FSU a demandé que soient intégrées à ce rendez-vous des discussions pour poursuivre l'amélioration des carrières commencées avec PPCR.

La FSU a demandé également l'ouverture de discussions afin de mettre un terme à la précarité dans la Fonction publique.

Elle a proposé son plan de pré-recrutement afin de rendre la Fonction publique plus attractive.

Elle a enfin porté particulièrement 2 sujets à mettre en chantier : un plan de formation ambitieux pour toutes et tous les agents ; la nécessité de revoir le « management » pour définir un pilotage spécifique à la Fonction publique.

Le ministre s'est dit « intéressé » par nos propositions et prêt à en rediscuter.

Une nouvelle rencontre est prévue à la mi-juillet. Il a aussi annoncé la tenue d'une instance statutaire (CCFP) qu'il présidera vers le 10 juillet. 

Par ailleurs, un rendez-vous sera pris avec son cabinet pour approfondir ces questions et en aborder d'autres (apprentissage, action sociale, égalité professionnelle femmes-hommes, santé au travail ( liées aux conditions de travail)…

Bernadette Groison

 

Publié le 24/05/2017 - 14:54  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué suite à attentat Manchester - par Webmaster

Communiqué FSU le 23 mai 2017

 

Une fois encore la barbarie a frappé, lors d'un concert à Manchester, faisant des dizaines de victimes et de blessés. C'est délibérément la jeunesse qui a été visée dans cette nouvelle attaque au cœur de la Grande Bretagne.

La FSU adresse ses condoléances aux familles des victimes et son soutien aux blessés. Elle exprime sa solidarité avec toutes et tous les britanniques.

Chacun des attentats, où qu’il ait lieu dans le monde, est une menace pour la démocratie.

La FSU reste déterminée à faire vivre les valeurs essentielles et les principes qui fondent le vivre-ensemble et la démocratie.

Publié le 23/05/2017 - 15:48  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Succès de la Fête du Vivre ensemble (13/14) - par Webmaster

Succès pour la deuxième édition de la Fête du Vivre ensemble (dans les 13/14 arrondissements)

  

Un lien avec seulement la FDVE (journal France 3 région)
http://dai.ly/x5nddbs

Publié le 22/05/2017 - 16:58  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Groupe des 9 (retriatés) dans l'action - par Webmaster

Actions Groupe des  9 (retraité-e-s)

Voici un message très important pour les actions futures unitaires des retraité-e-s, dans un contexte d'annonces de régressions sociales pour les retraité-e-s de la part du nouveau Président de la République, que son 1er ministre de droite ne peut qu'appuyer et que ne contestera pas le secrétaire d'État aux 16 millions de retraité-e-s... qui a disparu dans le nouveau ministère.


Le groupe des « 9 » s’est réuni le mercredi 10 mai. Après avoir analysé l’action du 30 mars, il a décidé :


Questionnaire : à faire remplir jusqu'au 31 mai et à mettre sur http://www.retraitesencolere.fr/. La synthèse et l'analyse des réponses seront communiquées et feront l'objet d'une demande de rendez-vous  à la présidence de la République.

Adresse à E. Macron : le candidat E. Macron nous a écrit avant les élections (Lettre de Macron.pdf). La réponse commune (Lettre des 9 a E MACRON 19 mai.pdf) sera publiée, vous pouvez l’utiliser dans vos diverses initiatives

Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge : nous avons tous refusé de siéger à la commission mise en place chargée d’étudier la mise en œuvre d’assurances privées pour couvrir la perte d’autonomie, un argumentaire sera envoyé.

Interpellation des candidats aux législatives : l’enjeu des élections législatives est décisif pour ne pas laisser passer le programme du nouveau président contre les retraité‑e‑s. Vous pouvez intervenir de façon unitaire auprès des candidat-e‑s (sauf FN) pour porter nos revendications. Vous pouvez vous inspirer de la plateforme unitaire du 30 mars (Déclaration commune 30 mars.pdf) et du communiqué issu du colloque sur l’Aide à domicile du 9 mars 2017 (Communique sur le 9 mars.pdf).

Vous avez ainsi tous les éléments pour participer à vos réunions du groupe des 9.

 

Publié le 22/05/2017 - 15:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Sildarité (suite) famille Rom école des Accoules - par Webmaster

Solidarité (suite) avec famille Rom de l’école des Accoules

 

Une pétition est lancée  sur change.org pour les soutenir .

 

La médiatisation commence :

-          reportage sur france inter https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-8h/le-journal-de-8h-19-mai-2017 (à 8h59) 

-          article dans la presse écrite, Marseillaise, 20mn,

-          Le monde http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/05/19/a-marseille-et-vitrolles-des-ecoles-se-mobilisent-pour-loger-leurs-eleves-roms_5130466_3224.html?xtmc=accoules_marseille&xtcr=1 

 

Publié le 22/05/2017 - 15:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué suite à formation gouvernement - par FSU- nationale-

Nouveau gouvernement : Et la Fonction Publique ?

 

La FSU prend acte de la composition du nouveau gouvernement.

 

Elle regrette que la Fonction publique ne soit pas un ministère de plein exercice. De plus, l’intitulé lie clairement l’action publique aux comptes publics.

 

Pour la FSU, il n’est pas acceptable de traiter des missions de services publics par le seul prisme budgétaire.

 

Elle portera ses exigences pour faire valoir la nécessité de service public sur l’ensemble du territoire afin de répondre aux besoins des usagers. Elle défendra ses propositions pour conforter la Fonction publique et les agents dans leurs missions d’intérêt général. La FSU rappellera que l’investissement public est nécessaire pour permettre l’égal accès de toutes et tous aux droits fondamentaux.

Publié le 17/05/2017 - 17:42  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Soutien et solidartité avec l'équipe enseigante des Accoules - par Webmaster

Soutien et solidarité avec l’équipe enseignante des Accoules

 

La FSU13 soutient pleinement la directrice de l’école élémentaire des Accoules ainsi que l’ensemble des enseignants de cette école du Panier, dans leur action de solidarité avec une famille Rom expulsée de son logement.

 

Les enseignants de cette école marseillaise ont offert, si aucune solution de relogement n’est trouvée pour cette famille, la possibilité d’un hébergement provisoire au sein de l’école.

 

La FSU13 sera toujours aux côtés des enfants et des familles et soutiendra toujours ceux qui les aident.

 

 

Texte voté à l’unanimité du CDFD du 11 Mai 2017

Publié le 13/05/2017 - 10:22  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte FSU13 adopté au CDFD (11 Mai 2017) - par Webmaster

Texte  FSU13  CDFD (Jeudi 11 Mai 2017)

Les élections présidentielles viennent de porter Emmanuel Macron à la tête du pays, dans un second tour au contexte politique particulier, puisque face à l’extrême droite. L’élection de ce candidat de centre droit, libéral et héritier des politiques d’austérité de ces dernières années ne peut qu’inquiéter. Le nouveau président est élu par rejet de son adversaire, plus que par une adhésion à son projet politique : 40% de ses électeurs ont voté pour lui afin de barrer la route au FN. En outre, la forte abstention et l’importance des votes nuls/ blancs (33% au total) viennent également nuancer la victoire de Macron. Mais le choix des orientations politiques de la France se décidera également en fonction des résultats des prochaines élections Législatives.

Avec 10,6 millions de voix, l’extrême droite obtient son meilleur résultat. Un apport de 3 millions de voix au second tour permet à Marine Le Pen d’obtenir le double des voix du FN en 2002. L’absence de décisions politiques efficaces, en réponse aux situations que nous imposent les crises économiques, sociales et culturelles, est une des explications. Il conviendra de poursuivre la réflexion pour affiner nos analyses et améliorer les ripostes anti fascistes dans le cadre syndical, sur nos lieux de travail. Si l’extrême droite est freinée dans sa progression pour accéder au pouvoir suprême, elle ne l’est pas dans les têtes de nos concitoyens et de nos collègues. Les élections législatives contribueront à déterminer l’ampleur de l’impact de ces votes en faveur du FN : avec 45 circonscriptions, où MLP est en tête le 07 Mai, et 66 où elle réalise plus de 45%. Le nombre d’élus frontistes pourrait être suffisant pour permettre la constitution d’un groupe de députés à l’Assemblée nationale.

Le pays semble plus fracturé que jamais, géographiquement, socialement, et économiquement.

Un big bang politique est en cours, en particulier pour les deux principaux partis, responsables des politiques conduites pendant des décennies, qui ont lourdement chuté aux élections et sont en pleine décomposition. Un des enjeux réside désormais dans la reconstruction d’une force politique de gauche progressiste. Le mouvement social et associatif soit y contribuer. Ceci ne sera pas sans conséquences sur l’unité syndicale à court et à moyen terme. La FSU13 s’y tient prête et se prépare à engager le débat interne et externe avec les syndicats de transformation sociale et les organisations qui décident de s’associer aux initiatives qu’elle proposera dans le cadre de cette démarche.

La FSU13 restera vigilante et combattra l’utilisation des « ordonnances » annoncée par le nouveau Président de la République, la remise en cause du statut des fonctionnaires et des principes qui ont fondé le code du travail et ses évolutions. La FSU réaffirme son engagement en faveur de la défense du Service public et poursuivra le combat pour ses valeurs et ses propositions, dans le cadre d’une stricte indépendance vis-à-vis des organisations politiques.

La FSU13 appelle à envoyer à l’Assemblée nationale un maximum de candidats porteurs de vraies valeurs de politique sociale. C’est pourquoi, la FSU13 interpellera les candidats aux prochaines législatives sur les sujets de son champs de syndicalisation (retraites, diminution du nombre de fonctionnaires, développement des services publics, défense du statut des fonctionnaires, défense de la Sécu, autonomie des établissement etc…) tout en poursuivant la médiatisation de ses propositions (site internet, communiqué de presse, messages internet, distribution tracts collègues etc...).

Publié le 13/05/2017 - 09:40  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pétition : Loi travail le retour, ordonnances non merci - par Webmaster

La FSU13 relaie la nouvelle pétition contre la loi travail et contre les Ordonnances



Les initiateurs et initiatrices de la pétition #LoiTravailNonMerci reprennent du service pour dire #OrdonnancesNonMerci ! Participez à l'action ici : https://loitravail.lol/?s=cg

Partagez sur Twitter : https://lc.cx/wKnT
Partagez sur Facebook : http://bit.ly/loitravaifacebook
Publié le 12/05/2017 - 11:22  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Inadmissible agression par des militants d'extrême droite - par FSU 13

Nouvelle agression par des militants d'extrême droite : inadmissible !

Mardi 4 mai 2017, une nouvelle agression de l'Action française a eu lieu contre un lycéen de terminale devant le lycée Périer. Il a été tabassé puis conduit à l'hôpital, tandis que ses agresseurs fanfaronnaient sur les réseaux sociaux.

On ne compte plus les interventions violentes de ce groupe d'extrême droite, qui se sent pousser des ailes depuis quelques mois et particulièrement dans le trouble de cette période électorale, à Marseille comme à Aix en Provence.

 La FSU13 adresse son soutien au jeune homme agressé ainsi qu'à sa famille et à ses proches.

 La FSU13 dénonce des actes d’une grande violence, commis au nom d’une organisation qui se réfère aux heures les plus sombres de notre Histoire.

La FSU13 renouvelle sa demande auprès des autorités compétentes pour qu'elles assurent la sérénité aux abords des établissements et agissent enfin contre ce groupuscule fauteur de troubles, depuis trop longtemps.

 

 

Publié le 07/05/2017 - 19:42  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Prise de position pour le second tour - par

Elections présidentielles : Barrage au Front national !

 

Les résultats du 1er tour nous confrontent à une possible accession au pouvoir de la candidate du FN. Face à cette situation, il est légitime que chacun s'interroge sur la position à adopter.

 

A l'issue de nos débats, la FSU13 appelle à battre largement le FN en votant lors du second tour.

 

En effet, le FN est un parti d'extrême droite dont les idées sont contraires aux principes républicains et antinomiques avec les valeurs que nous portons en tant que syndicalistes. Contrairement à son affichage anti-système, le FN déploie une organisation clientéliste et discriminatoire là où il est en responsabilité. Il dit parler au nom du « peuple » et des « petits », mais il brise les solidarités et fragilise les services publics. Il reste porteur d'un projet raciste, xénophobe et autoritaire inacceptable !

 

Toutefois, la FSU13 n'entend pas pour autant légitimer le programme d'Emmanuel Macron, notamment sur la réduction des fonctionnaires, les retraites ou encore l'éducation (poursuite et confirmation des réformes contestées, autonomie des établissements, remise en cause du paritarisme…). Fidèles à nos valeurs de transformation sociale, nous y opposerons l'ensemble de nos forces.

 

C'est la raison pour laquelle la FSU13 appelle à participer aux cortèges du 1er Mai 2017, afin de défendre les services publics, porter les revendications des salariés et lutter contre les idées d'extrême droite.

 

 

 
Publié le 17/04/2017 - 17:38  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Face à l'extrème droite : pour l'unité syndicale et des luttes sociales - par Intersyndicale 13

CGT13 / CNT-SO 13 / FSU13 / Solidaires 13 / UNL / UNEF
Face à l’extrême droite : pour l’unité syndicale et les luttes sociales !

Le 19 avril le Front National tiendra un meeting à Marseille. Malgré les efforts de ses dirigeant-es pour lisser son image, le FN continue d’être un parti nationaliste, autoritaire et xénophobe dont l’essentiel du programme repose sur des discriminations et la désignation de boucs-émissaires. 
Pour lui, tout est bon pour attiser les peurs et les haines, favorisant le repli sur soi et le culte du chef : l’islam, les réfugié-es, l’Europe, les grèves, les faits divers, le terrorisme, le mariage pour tous… Et y compris en n’hésitant pas à recourir à une vision « complotiste », où seul le FN serait censé dire « la vérité ».
Que le FN parle aujourd’hui de « laïcité », de « services publics », qu’il évoque « un retrait de la loi Travail » ou un retour à « la retraite à 60 ans », et prétende incarner un parti « antisystème » ne saurait abuser personne. Derrière l’instrumentalisation de ces thématiques, ce parti reste foncièrement hostile au progrès social et un danger pour tous les salarié-es et leurs organisations syndicales.
Le FN est ainsi contre la fixation d’un salaire maximum pour les grands patrons et contre aussi une hausse du SMIC - qui représente pourtant le revenu de plus de 3 millions de salarié-es en France - en argumentant que cela entraînerait « une charge supplémentaire pour les entreprises » ! 
Le FN prétend ne pas vouloir remettre en cause les 35 heures mais fait la promotion de « dérogations au niveau des branches professionnelles » qui pourraient se faire sans compensation salariale, ou bien en rétablissant la défiscalisation des heures supplémentaires qui est précisément la mesure permettant de s’attaquer aux 35 heures…
 Le FN est pour un apprentissage « dès 14 ans », soit un retour du travail des enfants pour alimenter la compétition entre salarié-es.
Après avoir soutenu les contre-réformes libérales en matière de retraites, qui ont augmenté l’âge de départ et réduit les pensions, le FN revendique un âge légal de départ en retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation. Mais il reste dans le flou sur la possibilité de partir à 60 ans sans ces 40 annuités et surtout annonce la suppression du « compte pénibilité » pour ne pas pénaliser les entreprises.
Le mot d’ordre de « préférence nationale » est au service d’un patriotisme économique qui dissout les droits et dresse les uns contre les autres : salarié-es du secteur privé et du secteur public, salarié-es français-es et étranger-es, salarié-es et chômeurs-euses. 
Pour le FN, il n’y a pas de place pour les syndicats de salarié-es, lesquels sont jugé-es hostiles à ce « patriotisme économique ». Le projet de ce parti est ni plus ni moins que de mettre sous la tutelle de l’Etat les organisations syndicales et d’œuvrer à leur remplacement par des structures corporatistes n’ayant plus recours à un quelconque rapport de force, dans la lignée de la « charte du travail » sous Pétain
Car derrière ses efforts de communication, le FN c’est toujours « travail, famille, patrie » et ce parti conserve des liens évidents avec des groupuscules d’extrême droite prônant la violence et qui sont ouvertement racistes.
 Le 20 mars dernier, c’est sans aucun doute deux représentants d’un de ces groupuscules, casqués et armés, qui sont allés agresser en pleine nuit à son domicile un militant d’un collectif antifasciste marseillais, qui a eu beaucoup de chance d’échapper à la mort.
C’est toujours cette extrême-droite qui, la même semaine, a fait pression pour empêcher un débat sur les migrants dans un collège d’Aix en Provence
Les dirigeant-es du FN se donnent aujourd’hui beaucoup de mal pour donner des gages de respectabilité, n’hésitant pas exclure leurs membres qui font des déclarations racistes, antisémites ou encore négationnistes. Mais derrière la vitrine, le fond de commerce reste le même : la haine, la désignation de boucs-émissaires et la promotion d’un « ordre » qui s’oppose à la vision solidaire et égalitaire que nous avons pour la société dans laquelle nous voulons vivre.
Les politiques libérales menées par les gouvernements successifs en France et en Europe, doivent être doublement combattues : 
Parce qu’elles sont responsables de la montée du chômage, de la misère, du dumping social, de la casse des services public
Parce qu’elles sont responsables de la montée d’une extrême droite de plus en plus décomplexée qui est un danger mortel pour les salarié-es et les citoyen-nes

 Ce combat, contre l’appauvrissement du plus grand nombre au profit de quelques un-es, contre le chômage et la remise en cause de nos droits, est plus que jamais indispensable.

 Pour nous, organisations syndicales des Bouches du Rhône, le FN ne sera jamais un parti comme un autre. Le vote FN ne sera jamais une solution.

 

 Face à son discours d’imposture qui ne cesse de se répandre, les organisations syndicales des Bouches du Rhône réaffirment la nécessité des luttes sociales, unitaires, pour continuer d’aller vers le progrès, la justice et la solidarité et d’agir en faveur des plus démuni-es pour obtenir un meilleur partage du travail et des richesses.

Publié le 10/04/2017 - 18:22  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Agenda militant - par Webmaster

Agenda militant
 - Dimanche 21 Mai : deuxième édition de la « Fête du Vivre ensemble » dans le 13/14 , arrondissements symboliques, puisque dirigés par le FN. Collectif d’associations de quartier, parents d’élèves et de syndicats

Publié le 04/04/2017 - 22:38  Prévisualiser  Imprimer l'article 

un million d'emplois pour le climat - par Alain Barlatier

Jeudi 30 Mars, la campagne "un million d'emplois pour le climat" était lancée à Marseille devant une centaine de militants syndicaux et associatifs, la FSU y était bien représentée 
La transition énergétique nécessite la création de nombreux emplois dans la fonction publique et le privé. Cela doit être des emplois stables, de fonctionnaires pour le public ou en CDI pour le privé. Il s'agit d'emplois qualifiés. Le service public doit être mis à contribution dans ce cadre là , notamment en ce qui concerne la formation initiale et continue.
Interview à ce sujet de Julien Rivoire et Magali Bailleul.
Lire la vidéo de la FSU au sujet de la campagne « emploi-climat » :

https://www.youtube.com/watch?v=PLAJTLrjyOE

Publié le 03/04/2017 - 07:27  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Ambiance particulière chez les Territoriaux des 13e et 14e arr - par FSU Territoriale -ville de Marseille

Ambiance  particulière chez les agents territoriaux  du  13/14e arrondissement

Tous les cadres présents avant l’élection de Stéphane Ravier ont demandé leur mutation et sont partis. La 1ère DGS venue et nommée  sous la mandature Front National est partie en début 2016 avec perte et fracas. Depuis le dysfonctionnement s’installe et perdure !

Un DGS par intérim  et des cadres peu compétents,  un manque de coordination entre les services,  des  décisions incohérentes et arbitraires, du retard  dans les traitements  des dossiers, des non réponses, des abus de pouvoir, des intimidations,  refus du dialogue social et de rencontre avec les syndicats …

Bref, pas de capitaine à bord !

Petit rappel  sur la situation actuelle et exceptionnelle de l’Espace Culturel Busserine

L’espace Culturel Busserine et son équipe mis à mal par les incompétences des différents et successifs cadres de la Mairie de secteur, par des orientations culturelles contradictoires.

Cet équipement  municipal  géré par la Mairie des 13ème et 14ème arrondissements  pâtit  des dysfonctionnements de la Mairie de secteur et des propos tenus par son maire de secteur. L’actualité, les évènements ont largement été relayés par les médias locaux, régionaux et nationaux.

 

Depuis 30 ans, l’Espace Culturel Busserine est un théâtre, un équipement culturel du service public, avec une fonction essentielle au cœur du Grand St Barthélémy mais aussi rayonnant sur l’ensemble du territoire Marseillais, offrant une programmation de qualité, des ateliers de pratiques artistiques, des résidences d’artistes, de l’accompagnement aux artistes émergeants, un véritable lieu de vie et de création.

 

L’équipe des salariés, agents territoriaux de la Ville de Marseille, subit  une véritable dégradation dans leur activité professionnelle et du  service public:

-         En début d’année 2016, une affectation provisoire dans les locaux de la mairie de secteur, sans aucune mission déterminée.

-         Une sanction à l’encontre de son directeur, Patrick Loir (avec l’aval de la Direction des Ressources Humaines de la Ville de Marseille).

-         Aucun budget de fonctionnement alloué en 2016 ni pour 2017.

-         Des bons de commandes en attente au service financier de la mairie de secteur,

-         La suppression des ateliers de pratiques artistiques.

-         Des contrats de cession pour les spectacles programmés, en attente de signature.

-         La censure de certains  spectacles.

-         La limitation de la programmation aux spectacles « jeune public ».

-         Des manipulations et récupérations politiques.

-         Un refus du dialogue social.

 

Un Collectif de soutien, composé d’habitants, d’usagers, d’artistes, d’intermittents du spectacles, de Centres sociaux, d’associations, de travailleurs sociaux, d’enseignants, d’une intersyndicale, de sympathisants se mobilise depuis le début de l’année 2016 pour la Culture pour tous à l’Espace Culturel Busserine.

 

Grâce aux différentes mobilisations relayées par les médias, le Collectif a pu obtenir  en 2016 le retour de l’équipe sur l’équipement, la réouverture pour des spectacles jeune public.

 

Le Collectif se mobilise sur les projets de travaux  de rénovation de l’équipement, car aucune concertation n’a lieu dans le cadre de ce Projet de Rénovation Urbaine financé par l’ANRU

 

 

Le Collectif  reste vigilant et en veille non seulement  pour une programmation Hors les murs mais surtout pour un retour après travaux à une activité de programmation artistique et culturelle ouverte à tout public.

 

L’intersyndicale et plus particulièrement, la FSU TERRITORIALE- Ville de Marseille -, qui soutient et accompagne  les salariés.

 

 

Mary BELLEC

Collectif Nos quartiers ont besoin de l’Espace Culturel Busserine

Déléguée syndicale FSU

31/03/2017

Publié le 02/04/2017 - 21:41  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Défendons la Bourse du Travail d'Aubagne - par Roland Zanganelli

Défendons la Bourse du Travail d'Aubagne

Hier, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Aubagne afin de dénoncer le dicktat des élus municipaux sur la bourse du travail et le cercle de l'harmonie municipale, lieu de rassemblement des syndicats depuis plus d'un siècle.

Après avoir envahi la salle du conseil municipal, les représentants syndicaux dont la FSU13 locale ont pris la parole pour demander avec insistance à la mairie de revenir à la table des négociations afin de permettre de trouver une solution d'hébergement, de relogement ou de financement de locaux pour que la défense des ouvriers et employés puissent perdurer dans ces temps troublés où l'attaque des conditions de travail est monnaie courante.

Après un essai de réponse peu concluante, le premier magistrat d'Aubagne a été contraint d'accepter de recevoir très rapidement l'ensemble des organisations syndicales.

Rien n'est acquis,la CGT, la FSU13 et autres syndicats et associations du monde aubagnais restent vigilants.

La mobilisation reste de mise pour la survie de la bourse de travail d'Aubagne.
Publié le 30/03/2017 - 13:31  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU solidaire des Guyanais - par FSU Nationale

Donner un avenir à la Guyane !
lundi 27 mars 2017

La Guyane est aujourd’hui en grève générale.
Personne ne peut plus aujourd’hui ignorer la situation d’urgence sociale dans laquelle se trouve ce département : 44% des familles sous le seuil de pauvreté, 1 jeune sur 2 au chômage, une mortalité infantile supérieure de trois fois à la moyenne nationale, 10 000 jeunes non scolarisés, 70% de jeunes de moins de 25 ans sans diplôme, pillage des ressources aurifères ouvrant les portes à une catastrophe écologique... Le retard avec les autres régions s’accentue ainsi que les inégalités à l’intérieur même du territoire.
La FSU et sa section de Guyane n’ont eu de cesse de dénoncer l’absence de véritables politiques publiques ambitieuses à la hauteur des défis démographiques, géographiques, économiques, écologiques et sociaux.
Les habitants de Guyane doivent avoir accès aux mêmes droits que tous les citoyens du pays : Éducation, Formation, Emploi, Santé,Communications, Culture, Justice…
Leurs revendications doivent être entendues. 
Pour cela, la FSU demande la prise en compte de la réalité et l’allocation de moyens et mesures spécifiques pour y faire face notamment pour améliorer l’ensemble des services publics sur tout le territoire.
Elle exige un engagement fort de l’État et le rétablissement du dialogue social.
La FSU, porteuse des valeurs humanistes, solidaires, fraternelles, soutient la mobilisation en Guyane. Le gouvernement doit entendre la colère qui s’exprime et répondre aux exigences d’une politique de justice sociale permettant de donner enfin un réel avenir aux 300 000 citoyens de Guyane.
Retrouvez ici le communiqué de la section départementale de la FSU de la Guyanne http://sd973.fsu.fr/COMMUNIQUE-DE-P...
et là l’appel à la grève
http://sd973.fsu.fr/LA-FSU-APPELLE-...

Publié le 29/03/2017 - 09:06  Prévisualiser  Imprimer l'article 

C'est quoi ce travail ?? - par Intersyndicale nationale

 Plateforme revendicative « c’est quoi ce travail ? » Communiqué unitaire CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL
mardi 28 mars 2017

Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL, après plusieurs semaines d’échanges dans les professions, les lieux d’éducation et de formation, rendent publique la plateforme revendicative unitaire : c’est quoi ce travail ?
Cette démarche s’inscrit dans la poursuite de la mobilisation contre la loi dite travail, et pour l’obtention de droits nouveaux. Nous réaffirmons que ce texte législatif, et ses applications, sont toujours aussi contestés, comme le démontre la campagne électorale.
Combattre cette loi, avec des propositions revendicatives, est donc plus que jamais au cœur de l’actualité.

Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL, ont décidé, ensemble, de nourrir le débat public, qui aujourd’hui reste éloigné des attentes et des besoins de la population.
Salariés, agents, privés d’emploi, étudiants, lycéens ou retraités portent en commun, en effet, des revendications en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail ou de renforcement des services publics.
Rétablir la hiérarchie des normes, constitutionnaliser le principe de faveur est indispensable, afin qu’aucun salarié ne subisse un chantage à l’’emploi, conduisant à la baisse du salaire et à l’augmentation du temps de travail.

Les organisations syndicales et de jeunesse proposent des évolutions pour renforcer le droit à la négociation, sécuriser les personnes tout au long de leur vie professionnelle, droit à l’emploi, à la formation, à la protection sociale, à la démocratie sociale...
Il faut reconnaitre les qualifications, le travail en augmentant les rémunérations, en mettant en œuvre l’égalité Femme/Homme...
Il faut aussi des mesures spécifiques pour la jeunesse en matière d’éducation, de formation, d’accès à l’emploi, de protection sociale...
Pour changer vraiment le travail, les organisations syndicales et de jeunesse mettent en débat cette plateforme unitaire.

Publié le 29/03/2017 - 09:02  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Quelle Sécurité sociale demain ? - par Webmaster

Le débat sur la Sécu est lancé : le syndicalisme doit en être un acteur !

Depuis 30 ans, des politiques fondées sur le dogme du blocage des « prélèvements obligatoires » ont conduit au désengagement de la Sécu et à l'extension du champ des complémentaires santé. Si aujourd'hui, la Sécurité sociale rembourse assez bien les ALD (affections longue durée) et les dépenses hospitalières, elle couvre moins de 50 % des soins courants.

L'assurance maladie est organisée en deux étages :

-La Sécurité sociale : elle est fondée sur la solidarité entre malades et non malades : les cotisations (ou la CSG) sont proportionnelles au revenu et les prestations sont fournies en fonction des besoins.

-Les complémentaires santé : Depuis le 1er janvier 2016,  la complémentaire est obligatoire pour les salariés du privé, elle est financée par l'employeur à hauteur d'au moins 50 %. Elle bénéficie de financements publics importants (5 à 6 milliards d'euros sous forme d'exonérations de cotisations et d'impôts). Ce second étage est donc devenu quasi-obligatoire, de droit ou de fait : aujourd'hui 96 % de la population sont couverts par une complémentaire.

Le reste de la population peut adhérer à des contrats individuels, et les personnes qui n'en n’ont pas les moyens, ou qui ne peuvent  s'offrir qu'une  complémentaire bas de gamme, ont alors un sérieux problème d'accès aux soins.

Concurrence contre solidarité !

Placée sous le régime de la concurrence depuis le début des années 1990, l'activité des complémentaires santé constitue un marché où sont en rivalité les mutuelles, les institutions de prévoyance (contrats collectifs dans le privé) et les assurances privées.

Sur ce marché, le principe de base n'est pas la solidarité, mais la sélection par les risques : pour rester sur le marché et sortir vainqueur de la concurrence, tout opérateur doit chercher à attirer les « bons risques » (les moins malades) et à exclure les « mauvais risques » (identifiés essentiellement par l'âge et la taille de la famille) ou à leur faire payer un tarif plus élevé.

Les sociétés d'assurance (et les banques qui sont en train d'entrer sur le marché) sont la force dynamique du marché et sont à l'offensive : leur « part de marché » est passée de 19% à 28 % entre 2001 et 2014, au détriment des mutuelles et des institutions de prévoyance.

Pour survivre, les mutuelles, quelle que soit la conviction de leurs dirigeants, sont amenées à s'aligner sur les pratiques des sociétés d'assurances (cotisation selon l'âge et le niveau de prestations dans le cadre d'une offre diversifiée), et à tourner progressivement le dos aux valeurs mutualistes. L'assuré devient alors un consommateur sensible aux sirènes du marketing et il est invité à s'enfermer dans la logique du calcul à court terme coût/avantage au détriment de la prise en compte de la finalité politique de l'assurance maladie.

Vers une couverture très inégalitaire des soins de santé

 Dans la dernière période, deux faits marquants ont contribué à une intensification de la concurrence, favorisant l'offensive des assureurs privés et renforçant la logique d'un marché concurrentiel :

- La loi issue de l'ANI (2013) et surtout la décision du Conseil constitutionnel (décembre 2013) supprimant les dispositions de la loi qui entravaient encore la « concurrence libre et non faussée » ont étendu le marché des complémentaires d'entreprises ou de branches et affaibli les solidarités professionnelles,  multiplié les contrats « low cost », ce qui a favorisé un développement d'un nouvel étage avec les sur-complémentaires d'entreprise.

- Le renouvellement des accords de référencement dans la Fonction publique pour le 1er juillet 2017 a été l'occasion pour les assureurs privés d'essayer de forcer l'entrée de ce marché qui aiguise leur appétit. Force est de constater qu'ils ont été soutenus par une grande partie de la haute Fonction publique, et que les arbitrages ministériels leur ont été le plus souvent favorables, en découplant la prévoyance de l'assurance santé (c'est notamment le cas à l'Éducation Nationale) , ou en autorisant plusieurs opérateurs référencés.  Les mutuelles de la fonction publique sont considérablement fragilisées.

- Les retraités sont parmi les principales victimes de ces évolutions.

De nombreux adhérents nous font remonter leur protestation, voire leur colère contre la MGEN, à laquelle ils sont pourtant attachés, du fait de l'alignement de celle-ci sur  la pratique assurancielle de la tarification à l'âge,  perçue comme les prémisses d'autres renoncements.

 Il est urgent d'agir :

Le syndicalisme ne peut plus se contenter de rester en position d'observateur et de commentateur de cette évolution. Pour défendre les intérêts de ses adhérents, mais aussi pour promouvoir une autre conception de la société, plus égalitaire et plus solidaire.

Diverses propositions sont dans le débat pour préserver le caractère solidaire de l'assurance-maladie. Ainsi, diverses stratégies sont en discussion pour rassembler les forces nécessaires :

-certains (Tabuteau-Hirsch) défendent la fin du rôle d'assureur  des complémentaires (qui se consacreraient à d'autres fonctions tout aussi indispensables) et une Sécu à 100 %

-D'autres  (Grimaldi), tout en partageant l'objectif de Sécu à 100%,  proposent une étape intermédiaire avec une complémentaire de santé publique (qui serait la Sécu) sur le modèle d'Alsace-Lorraine

-Pour d'autres encore,  il faut ramener à 20% le rôle des mutuelles dans le remboursement des soins courants,  mais dans un cadre qui ne serait plus celui de la concurrence.

 La FSU et ses syndicats ont un mandat pour « tendre vers une assurance maladie obligatoire à 100% ». Nous souhaitons donc que les adhérents se saisissent rapidement de ce débat et que des échanges avec les autres organisations syndicales soient organisés pour connaître les intentions réciproques sur ce qui est un enjeu de société.

 

Publié le 27/03/2017 - 17:52  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Comité technique académique (éducation nationale) - par Magali Bailleul

Déclaration liminaire FSU – CTA 21 mars 2017

Monsieur le Recteur, Mesdames et Messieurs les membres du CTA,

La FSU a accueilli favorablement les annonces de créations de postes lors du dernier CTA. Cette dotation d’importance allant au-delà de la croissance démographique, elle donne à notre Académie, a priori, les moyens d’améliorer les conditions d’études des élèves et de travail des personnels. Un regard particulier doit être porté sur les Lycées. Ceux-ci ont connu une dégradation constante de leur taux d’encadrement depuis 2010. Ceci ne peut plus durer.

Aujourd’hui, nous sommes à l’étape d’après : celle de la répartition des emplois du second degré toutes catégories confondues. Les GT pré-CTA ont permis d’échanger en amont sur ces mesures et la voix des personnels a été écoutée et souvent entendue. Les audiences sollicitées par les établissements qui connaissent des difficultés dans leur préparation de rentrée, si elles sont accordées, devraient permettre de lever les derniers obstacles.

En particulier dans le cas du lycée Artaud où la problématique de DGH insuffisante se double du refus de la Région d’ouvrir d’une classe préparatoire aux concours d’infirmiers. En la matière, cette fin de non-recevoir est incompréhensible car elle ne coûte rien à la collectivité, sauf à imaginer que celle-ci souhaite favoriser les formations privées.

Sur les postes de COP, si les mesures techniques ont été approuvées, la FSU tient à rappeler son opposition à la fermeture du CIO d’Orange et continue à déplorer la dégradation du maillage territorial du SPO à destination des élèves et étudiants qui est de la responsabilité pleine et entière de l’EN.

En revanche, sur le dossier de la mutualisation des services entre les DSDEN de l’Académie des difficultés demeurent que chacun doit accepter de regarder, et dépasser. La multiplicité des acteurs concernés fait de la concertation approfondie une nécessité absolue. Celle-ci doit être par ailleurs menée à plusieurs échelles, sans négliger les acteurs de terrain.

La FSU s’est opposée à la fusion des DSDEN alpines, considérant qu’elle aurait pour conséquence une dégradation du service rendu aux usagers et aux personnels. Elle est prête à examiner des propositions d’évolutions, ce qui a été fait lors des GT pré-CTA de janvier et mars. Malheureusement, comme bien souvent, le diable se cache dans les détails. Consolider la DSDEN des Alpes-de-Haute-Provence est une nécessité mais la réorganisation telle qu’elle a été présentée dans les Hautes-Alpes provoque une vive opposition de tous les syndicats représentatifs à l’échelle départementale. Les personnels, usagers de ces services, ont clairement dit, notamment, leur refus d’une concentration à Digne de la gestion des ressources humaines du 04 et du 05 du premier degré (promotions, mouvement, listes d’aptitude etc.). Le projet tel qu’il a été précisé ne peut trouver notre assentiment. Pour atteindre l’objectif d’une consolidation des deux DSDEN, il faut de toute urgence poursuivre le dialogue en explorant d’autres pistes que celle énoncée précédemment.

Nous sommes conscients des efforts du Rectorat en faveur du dialogue social, dont, par exemple, dans le nouveau cadre de gestion des CTEN. Ceci dans un contexte où il Nous sommes conscients des efforts du Rectorat en faveur du dialogue social, dont, par exemple, dans le nouveau cadre de gestion des CTEN. Ceci dans un contexte où il faut signaler la perte de confiance des collègues dans les Institution et les discours qui sont tenus par les représentants de l'administration, des chefs d'établissement jusqu'à la Ministre. C'est une occasion ratée au cours de ce quinquennat que de ne pas avoir ouvert le chantier d'un fonctionnement plus démocratique, plus participatif, plus collaboratif de notre Institution, de nos établissements ...

 

Publié le 25/03/2017 - 10:01  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation pour les Retraité-e-s - par Webmaster

CGT, FO, FSU, FGR, Solidaires ...
Les organisations de retraités vous appellent  à vous mobiliser le jeudi 30 mars

Rassemblements :
10 h : sous l' ombrière du Vieux-Port (Marseille)

10 h 30 : devant sous Prefecture (Arles)
 

Neuf organisations syndicales et associatives appellent les retraité·e·s à une nouvelle journée de mobilisation nationale sous des formes multiples dans les départements (manifestation, rassemblement, etc.) le 30 mars. 
Haro sur les pensions de retraite. 
De réforme en réforme, le pouvoir d’achat des retraité·e·s ne cesse de se dégrader. Par exemple, le calcul des pensions sur les prix remplaçant le calcul sur les salaires dès 1987 dans le privé, puis en 2004 pour la Fonction publique a constitué une catastrophe pour nombre de retraité·e·s. Ainsi, de 2003 à 2014 les pensions progressaient de 17,9 %, tandis que les salaires eux progressaient de 24,8 % et le SMIC de 32,6 %. Sur les vingt dernières années, on peut estimer à une perte d’environ 20% du pouvoir d’achat pour de nombreux retraité·e·s. Cela justifie pleinement que les retraité·e·s se mobilisent pour l’indexation des pensions sur les salaires afin de revenir à la situation d’avant 1987. 
Mais aussi les retraité·e·s sont victimes de mesures comme l’instauration de la taxe de 0,3 % de Contribution Additionnelle de Solidarité pour l'Autonomie (CASA), la perte de la demi-part réservée aux veuves et veufs ayant élevé un enfant, la fiscalisation de la majoration de 10 % de la pension pour les personnes ayant élevé au moins 3 enfants, ... 
De même, le poids de la fiscalité, avec surtout la TVA, pèse principalement chez les plus démunis.  
A tout cela, il faut rajouter le blocage de régimes complémentaires.  
Pour trop de retraités le logement constitue une dépense de plus en plus importante que l’on soit propriétaire ou locataire. Avec la loi de financement 2016 c’est l’ensemble du patrimoine qui est pris en compte pour les bénéficiaires de l’APL. Le coût des transports, leur inadaptation, sont souvent un obstacle pour accéder à une vie sociale. A cela, il faut rajouter la désertification des services publics. 
Nous ne sommes pas tous égaux face à la crise. Les inégalités, notamment de revenus s’aggravent, et dans des proportions inquiétantes. Les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Plus globalement, on va assister à un appauvrissement généralisé des retraité·e·s dans les années à venir si rien n’est fait. Fin 2016, des associations caritatives ont dénoncé l’accroissement de la pauvreté actuellement chez les personnes âgées. Parmi les plus touchées, on trouve principalement les femmes pour qui les pensions sont globalement inférieures de 40 % à celles des hommes. 
Les pensions de retraite ne sont pas une allocation de solidarité, une aumône. La pension est le résultat des cotisations payées tout au long de la vie professionnelle, des richesses qui ont pu être créées pendant ce temps. Il s’agit d’un droit à une pension relative à la reconnaissance de la qualification. Cela justifie pleinement le retour du calcul des pensions sur les salaires et le maintien des pensions de réversion dans les régimes de base et les complémentaires ». 

La santé malade des politiques 

En matière de santé, encore une fois, un grand nombre de personnes âgées sont décédées de la grippe.  Le danger était connu. Déjà, en 2015 le nombre de décès était supérieur à la période de la canicule de 2003. Cette épidémie montre l’ampleur de la dégradation de notre système de santé qui n’est même plus capable de répondre à une banale épidémie de grippe. L’ampleur de l’épidémie, si elle révèle une nouvelle fois un manque d’anticipation, marque surtout les limites d’une politique de casse de la Sécurité sociale, de l’hôpital avec les milliers d’emplois supprimés, des milliers de lits fermés, la course à la rentabilité. Hôpital, médecin de ville, spécialistes, dépassement d’honoraires. C’est de plus en plus difficile de pouvoir se soigner. Aujourd’hui, trop de retraités ne sont plus en mesure d’avoir une mutuelle. Le plafonnement du remboursement des mutuelles a fait chuter le remboursement des frais de santé.  

Ce recul de société explique aussi pourquoi de plus en plus de retraité·e·s sont amenés à reprendre un « petit boulot »  
Retraité et retraitée : reconnaissance en matière de pension, de droit à une vie décente, mais aussi reconnaissance par la société. En effet, il est curieux de constater par exemple au travers de la loi d'adaptation de la société au vieillissement ou dans les discours officiels que l’on ne parle plus que de « personnes âgées ». A quel âge est-on une personne âgée ? Personne ne peut le définir. Est-ce à partir du moment où la personne âgée commence à avoir un handicap ? La personne retraitée, quel que soit son âge, a travaillé des années, a versé des cotisations et a donc droit à une pension. 
Besoin d’agir 
Enfin imaginons que si, à l’appel des 9 organisations syndicales et associations, les retraités ne s’étaient pas mobilisés nous connaitrions la même situation que les retraités de plusieurs pays européens qui comme en Allemagne ont vu s’accroitre considérablement le nombre de retraités pauvres. 
Nos actions ont permis de petites améliorations : les personnes non imposées en 2015 n’ont pas payé d’impôt en 2016 et 2017, les seuils de déclenchement de la CSG ont été relevés… 
Alors oui les retraités ont de bonnes raisons de se mobiliser, d’exiger une revalorisation de leurs pensions, le retour au calcul sur les salaires. 
Se mobiliser le 30 mars, c'est dire aux candidats à l'élection présidentielle que les 17 millions de retraitées veulent voir leur place reconnue
dans la société, avoir les ressources pour vivre décemment, pouvoir se soigner, se loger, ... et lutter efficacement contre l'isolement social par une politique de transport, de culture, de services publics de proximité. 
Afin d’aller rencontrer les retraités, les organisations et associations ont décidé ensemble de les consulter sur la réalité de leur situation en matière de pouvoir d’achat, sur les questions liées à la perte d’autonomie pour eux ou leur famille, sur leur volonté d’agir… Ce questionnaire sera consultable et pourra être rempli sur le site http://www.retraitesencolere.fr/ 

 C’est pour cela que nous appelons à faire : 
Du jeudi 30 mars une nouvelle journée de mobilisation nationale des retraité·e·s sous des formes multiples dans les départements (manifestation, rassemblement, etc.). 
A exprimer au travers de la consultation nationale vos préoccupations, vos revendications. 
 

 

Rassemblements :

10 h : sous l' ombrière du Vieux-Port (Marseille)


10 h 30 : devant sous Prefecture (Arles)


 

 

Publié le 22/03/2017 - 18:57  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Intervenir dans le débat public ! - par Webmaster

Intervenir dans le débat public (Texte adopté par le CDFD de la FSU13)

  

Rien ne serait pire que le renoncement à peser sur le cours des choses, que ce soit par défaitisme, inaction et abstention, ou, ce qui revient au même, par la fuite en avant dans un idéal fantasmé de salut par l'entre soi militant.

Il n'appartient pas au monde syndical de dicter leurs choix de candidatures aux partis politiques, et nous devons bien prendre acte de ce qu'est l'offre politique à la veille du premier tour des élections présidentielles.  Construire des alternatives économiques et sociales crédibles à moyen terme ne doit cependant jamais nous détourner de l'impérieuse nécessité de défendre les acquis sociaux menacés à court terme. Aussi, le syndicalisme ne peut pas faire fi des conséquences d'un éventuel accès aux responsabilités de majorités politiques qui mettraient en oeuvre des politiques antisociales dont nos professions et nos élèves seraient les premières victimes.

 

Dans l'immédiat, la FSU13 doit prendre toutes les initiatives possibles pour inciter les salariés à s'intéresser au débat public, à s'en emparer, à s'exprimer par le biais du débat et du vote en faveur de politiques publiques futures conformes à leurs intérêts, à leurs valeurs, à leurs convictions. La FSU13 a pris, doit prendre et prendra toutes les initiatives pour faire barrage à la domination idéologique de l'extrême-droite.

 

 Les luttes sociales menées au cours du quinquennat ont été régulièrement soutenues par une majorité de Français, ce qui doit nous convaincre de la possibilité d'un élargissement des mobilisations.

La démarche syndicale unitaire est la condition nécessaire d'une prise de conscience collective ; la  remobilisation des salariés suppose l'élaboration d'une plate-forme unitaire concertée entre les forces syndicales en présence. Le mouvement pour les lycées de l'éducation prioritaire dans notre académie a par exemple montré la force qu'apporte un arc syndical large.

 

 

Le troisième tour social ne se décrète pas, il se construit sur des dynamiques unitaires résolument construites par les organisations syndicales en s'appuyant sur des revendications, des modalités d'action et des alliances qui, parce qu'elles marquent une rupture avec les divisions antérieures, entraînent largement au-delà des réseaux militants.  La FSU13 initiera comité de liaison unitaire de toutes les forces syndicales qui seraient amenées à prendre part aux nécessaires luttes qui se profilent avec l'objectif de construire dans les meilleurs délais un forum social.

 

La FSU prendra sans attendre l'initiative d'une rencontre entre les organisations syndicales, sans exclusive, avec l'objectif de construire dans les meilleurs délais un forum social national qui associe organisations syndicales, mouvement associatif, personnalités issues de la recherche et de la culture, représentants de la société civile, forum qui se fixe pour objectif de rédiger une plate-forme pour une alternative économique et sociale de sortie de crise orienté vers de nouvelles conquêtes sociales : retraites et protection sociale, avenir de la fonction publique, place des services publics, éducation et accès à la santé, droit du travail et dialogue social, démocratisation des institutions, réforme fiscale, évolution du travail, transition écologique, Europe, droits des femmes, accueil des réfugiés..

 

La FSU13 appelle donc tout en préservant l'indépendance syndicale par rapport aux candidats, à se saisir de toutes les occasions pour intervenir dans le débat public, en agissant localement et nationalement par exemple en distribuant une plaquette présentant nos demandes pour ouvrir le débat avec les collègues et les citoyens.

 

C’est pourquoi, la FSU 13 s’engagera dans les semaines à venir :

 

-          La FSU 13 participera à la manifestation du 21 Mars en soutien aux Migrants, dans le cadre du « collectif solidarité Migrant-e-s PACA ».

 

-          La FSU13 participera, es qualité, à des initiatives prises par des unions locales : Martigues (28 Mars), Arles (Mai), Aubagne ( 29 mars)  etc…

 

-          La FSU 13 participera à la campagne unitaire  « 1 million d’emplois climat » : première initiative dans le département, le 30 Mars à 19H-21H, réunion publique.

 

-          La FSU 13 propose aux organisations syndicales CGT et Solidaires, de réaliser la campagne « convergence des services publics » dans le département ; des contacts sont pris pour une initiative à venir et sous forme à déterminer collectivement. Une date avant les vacances d’avril semble nécessaire.

 

-          La FSU 13 mènera une campagne de promotion de ses idées sur la Sécurité sociale, le Vendredi 07 Avril, journée mondiale de la santé (conférence de presse, mail aux syndiqués par les différents SN, interpellations des candidats sur le sujet etc…).

 

-          La FSU 13 participera activement à la manifestation du 1er Mai, sur ses revendications.

 

-          La FSU 13, pendant les élections législatives, continuera de développer ses propositions sur les sujets qu’elle juge essentiels et interpellera les candidats sur l’avenir qu’ils proposent ; continuera de dénoncer les risques que fait courir l’extrême droite ; prendra des contacts pour que cette action soit menée dans un cadre plus large (autres OS, associations etc…).

 

-          La FSU 13 s’activera dans la deuxième édition de la « Fête du Vivre ensemble » le Dimanche 21 Mai, dans le 13/14 , arrondissements symboliques, puisque dirigés par le FN.

 

-          La FSU 13 s’impliquera et développera l’appel pour « un plan d’urgence pour l’éducation à Marseille et BdR ».

 

 

 

 

Publié le 20/03/2017 - 09:41  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Bourse du Travail d'Aubagne, - par R Zanganelli

 En défense de la Bourse du Travail d'Aubagne,

La Bourse du Travail a été créée il y a 90 ans. Depuis, quelle que soit la couleur politique des municipalités, ces dernières ont toujours favorisé le fonctionnement de cette institution.
Depuis 2014, la nouvelle équipe LR essaie par tous les moyens de remettre en cause cet acquis (suppression de la subvention).
Après la mobilisation et plusieurs initiatives, la mairie a renoué le dialogue avec les syndicats (CGT, FSU) et les associations qui occupent les lieux, pour leur proposer un relogement.
La convention pour cette nouvelle Bourse du  Travail devait être signée en septembre 2016, mais rien ne s’est passé. Reçues le 9 mars 2017 par le Maire, les organisations syndicales et associatives se sont vues signifier la fin de la Bourse du Travail, sans solution de relogement.
Depuis le début du mandat, la nouvelle équipe a privatisé le service de restauration scolaire, a expulsé le Secours Populaire et des Restos du Cœur de la Maison des solidarités, a supprimé la subvention  de  l’association des Amis de l’Instruction Laïque, prépare la fermeture de la MJC.
A contrario, les caméras de surveillance et verbalisation ont poussé dans toute la ville et la police municipale a été armée, ses effectifs multiplies par trois. Si la dotation aux écoles publiques a été revue à la baisse, celle de l’école privée sera augmentée de 5% par an à compter de la rentrée 2016 et ce pour trois an.
Nous demandons à toutes nos instances départementales, régionales et nationales de nous soutenir dans ce bras de fer, de répercuter dans les médias notre lutte  contre cette politique antisociale et anti solidaire.
Les organisations feront une distribution de tract mardi 21 mars sur le marché et une manifestation mercredi 29 lors du Conseil  Municipal à 17h devant la Salle du Bras d’Or.

Publié le 19/03/2017 - 20:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Ibrahima est libre ! - par Webmaster

Ibrahima est libre !

Après plusieurs semaines de rétention, ce soir Ibrahima Kaba peut revêtir des vêtements propres, et dormir dans un bon lit, entouré de personnes attentionnées, pour prendre le repos dont il a besoin. Les personnels du lycée Saint Exupéry, les militants du RESF 13 et 06, les militants syndicaux qui se sont mobilisés autour de lui trouvent un peu de répit et se réjouissent enfin !

Ils espèrent qu’Ibrahima sera lundi à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, dans sa classe avec ses professeurs, pour reprendre la préparation de son diplôme.

Après avoir été transféré mardi 14 mars à l’aéroport de Nice en voiture, pour semer ses soutiens venus à plus de 100 à l’aéroport, Ibrahima a refusé de monter dans l’avion. Il a donc été emmené au commissariat puis au Centre de rétention de Nice, où il a été accueilli et accompagné par l’association Forum Réfugiés avec une grande efficacité. Déféré devant le Juge des Libertés et de la Détention, son avocat a plaidé, sans succès, le non-respect de ses droits lors du transfert, et a ensuite fait appel du jugement refusant sa libération. Il a aussi déposé un Référé liberté devant le Tribunal Administratif.

Aujourd’hui Ibrahima est donc passé devant le Juge de la Cour d’Appel d’Aix, défendu par une avocate commise d’office mais spécialisée en Droit des Etrangers. Dans la salle, des enseignants du lycée l’ont accompagné silencieux et morts d’inquiétude.

Le délibéré a été rendu en fin d’après-midi : Ibrahima est libre, les irrégularités dans la procédure justifient sa remise en liberté. Ce soir notre élève ne dormira pas dans une cellule. Rien ne lui sera cependant épargné : dans l’attente du délibéré, il a été ramené d’Aix à Nice, alors que tous ceux qui l’accompagnent sont à Marseille

Pour lui, pour les personnels du lycée et les militants, c’est une première victoire, qui leur redonne du courage pour continuer, car le combat d’Ibrahima est loin d’être terminé.

Il attend encore la décision du Tribunal d’Instance qui doit dire s’il risque à nouveau d’être placé en rétention, ou si il peut rester en liberté pendant que sera traitée sa demande que les accord de Dublin soient levés le concernant, et que la France, dont il parle la langue, puisse examiner sa demande d’asile à la place de l’Italie. Il lui faudra ensuite obtenir ce droit d’asile, ce qui peut encore prendre 18 mois.

Mais en attendant, Ibrahima pourra se consacrer à son seul objectif depuis qu’il est enfant : étudier ! Il doit passer dans quelques mois sont Diplôme d’Etude en Langue Française, précieux sésame pour s’inscrire dans une formation.

Ce n’est donc qu’un premier obstacle de surmonté, et d’autres sont à venir, mais les enseignants du Lycée Saint-Exupéry et les militants RESF sont fiers et heureux de partager avec vous cette victoire qui en appelle de nouvelles !

Publié le 19/03/2017 - 08:31  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU 13 s'invite dans la campagne - par Webmaster

La FSU 13 s'invite dans la campagne présidentielle.
Les affaires Fillon ont tout emporté. Cette campagne présidentielle n'en n’est toujours pas une et aucun thème ni débat sérieux ne s’impose. Pourtant sont en jeu ni plus ni moins, l'avenir de la fonction publique, de l'égalité entre les territoires et à l'école, la privatisation déguisée de la Sécu, le système des retraites par répartition à sauver... Sans oublier l'orientation de l'économie vers un système qui prendra en compte les enjeux pour les générations futures et préservera aussi bien l'environnement que la santé de tous. En bref, les sujets ne manquent pas.
La FSU et ses syndicats sont prêts à ouvrir tous les chantiers et à pousser toutes les portes pour que les libéraux de tout poils et l'extrême droite tombent leur masque de la régression totale. Au contraire, nous avons des propositions économiques et sociales sérieuses. Notre projet est fait d’égalité et de solidarité, et non pas d’exclusion, ni des pauvres, ni des migrants. Il est urgent de faire entendre une autre voix. Nous militons pour créer une société cohérente et rassemblée autour des principes républicains, avec de l’éducation, de la culture, de l’emploi et un égal accès aux Services Publics
Printemps 2017. Humanismes ou barbarie. Telle sera la question…
Publié le 19/03/2017 - 08:19  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU analyse les programmes présidentiels sur la Sécu - par Webmaster

 

 

François FILLON

Marine LE PEN

Axes principaux du programme

Supprimer l’Aide Médicale d’État (AME), et subordonner l’accès aux principales prestations sociales à 2 ans de résidence régulière en France

Responsabiliser les assurés et mieux articuler les rôles entre la Sécurité sociale et les assurances privées

Créer une « Agence de garantie de la couverture solidaire des dépenses de santé» pour améliorer la prise en charge au meilleur coût et contrôler les complémentaires santé

Lutter contre les déserts médicaux

Réformer le système des complémentaires santé

Créer une 5e branche de la Sécurité sociale consacrée à la dépendance

Supprimer l’AME, en vue de son remplacement par une aide exclusivement applicable pour les patients au pronostic vital engagé ou en cas de risque majeur de santé publique

Création, pour les étrangers, d’un délai de carence de deux ans avant d’avoir accès au système de protection sociale français

Financement

Basculer progressivement les cotisations patronales vers un mix CSG / TVA (hausse de 2 points)

 

Sur les 100 Md€ d’économie à réaliser en matière de dépenses publiques, 50 Md€ concerneront la Sécurité sociale, dont 20 Md€ au titre des dépenses de santé

Lutter contre toutes les sources de « non-qualité» du système de santé : soins redondants ou inutiles, non-observance des prescriptions, mauvaise coordination des soins, recours excessif à l’hôpital ou encore bureaucratie excessive, la lutte contre les fraudes et les abus

Lutter contre la fraude et les abus

 

Simplifier l’administration du système,

Investir dans les nouveaux outils numériques

Accès aux soins

Supprimer la généralisation du tiers payant, afin de ne pas donner l’impression que l’exercice de la médecine est gratuit

Proposition initiale de focaliser l’Assurance Maladie notamment sur les affections graves, et la complémentaire santé sur le reste

Maintenant, souhaite organiser une meilleure concertation et articulation des missions de la Sécurité sociale et des complémentaires santé

Viser, à l’horizon 2022, un reste à charge zéro pour les dépenses les plus coûteuses, telles que les audioprothèses, l’optique, les prothèses dentaires, les dépassements d’honoraires

Remplacer l'AME par une dispense de frais de santé limitée aux urgences et aux maladies graves ou contagieuses. Les mineurs ne seraient pas concernés par cette mesure

Déserts médicaux : prolonger les politiques d’incitation à l’installation dans les zones sous-dotées (exonérations sociales, majoration d’honoraires…). La proximité ne garantit pas la qualité. Certains établissements existants pourraient donc être reconvertis en structures de petites urgences, si la situation locale l’exigeait, ou en établissements pour personnes âgées.

CT à l'hôpital : revenir progressivement aux 39h et rétablir le jour de carence pour lutter contre l’absentéisme

Favoriser la complémentarité entre hôpital public et hôpital privé : transformer donc les groupements hospitaliers de territoires (GHT) en groupements de santé de territoire (GST), pour les ouvrir au maximum aux cliniques privées et aux médecins libéraux

Prise en charge adéquate des soins coûteux (notamment l’optique et le dentaire), garantie à tous les Français

 

Réflexion en profondeur, à mener de façon transparente et collégiale avec l’ensemble des parties prenantes

 

Déserts médicaux : relever le numerus clausus et instaurer un stage d’internat dans les zones à faible densité médicale.
Dans ces zones sous-dotées, permettre aux médecins retraités d’y exercer avec des déductions de charges, et y développer les maisons de santé

Maintien des hôpitaux de proximité

 

Augmentation des effectifs de la FPH

Complémentaire santé

Refondre l’ensemble de la réglementation en matière de complémentaire santé, y compris la généralisation de la complémentaire santé et les contrats responsables

Maintenir la coexistence de deux systèmes de protection, obligatoire et complémentaire

« Mieux encadrer les complémentaires santé privées, notamment en instaurant une règle d’or budgétaire concernant les frais de gestion ».

Réviser la CMU et l’Aide à l’acquisition d’une Complémentaire Santé (ACS), afin qu’ils bénéficient au plus grand nombre, sans effet de seuil.

Prévention

Rembourser une consultation de prévention tous les 2 ans réalisée par le médecin traitant.

Plan Santé à l’école

Renforcer les plans « cancer» et « Alzheimer » et créer un grand plan de lutte contre la douleur chronique

Maintien de l'autonomie

Encourager la généralisation d’une couverture assurantielle dépendance privée sur une base volontaire. Les cotisations souscrites dans ce cadre seraient déductibles des impôts.

Faire de l’aide aux personnes âgées une priorité de l’engagement de service civique.

Définir une forme spécifique et souple de volontariat associatif, afin d’aider les personnes âgées dans leur quotidien.

Augmentation du nombre des établissements pouvant accueillir les personnes dépendantes.

Grande campagne nationale pour financer la recherche sur la maladie d’Alzheimer

Handicap : Renforcer la formation des AVS, assurer la mise en œuvre effective de la loi du 11 février 2005, favoriser la formation en alternance des personnes handicapées

Création d’une 5e branche de la Sécurité sociale, consacrée à la dépendance et au handicap

 

Dépendance : revalorisation de 20% du minimum vieillesse, dont le bénéfice serait réservé aux ressortissants français, ou résidant en France depuis 20 ans.

Handicap : Revaloriser l’AAH de 20% créer des mesures plus incitatives à l’embauche de personnes handicapées, et renforcer la lutte contre les discriminations, d
évelopper une prise en charge digne de l’autisme

 

 

 

Jean-Luc MELENCHON

Benoît HAMON

Emmanuel MACRON

Axes principaux du programme

Abolition des dépassements d’honoraires

 

Élaboration d’un plan de santé environnementale

 

Suppression des mutuelles et des autres complémentaires santé

 

Droits sociaux attachés à l'individu en dehors du contrat de travail

Création du « médecin généraliste Ville-Hôpital »

Renforcement des politiques de prévention, notamment en santé environnementale

Soutien à l’Hôpital public

Renforcer la politique de prévention

Opérer un décloisonnement entre l’hôpital et la ville

Déverrouiller le financement de l’innovation en matière de santé

Adossement des droits sociaux à l’individu, et non au statut

Financement

Refondre la CSG et l’impôt sur le revenu

 

Taxation des revenus du capital comme ceux du travail pour élargir et unifier l’assiette d’imposition

Récupération des aides fiscales dont bénéficient les mutuelles et les complémentaires santé au titre des contrats responsables

Refonte de l’impôt sur le revenu, fusionné avec la CSG ; taxe sur les robots intelligents ; et transfert des cotisations patronales assises sur le travail vers une taxe sur la valeur ajoutée générée par les entreprises ou sur leur chiffre d’affaires

Moins par des cotisations sociales assises sur le travail et plus par l’impôt

Élargir et augmenter la CSG afin de remplacer les cotisations d’Assurance chômage et d’Assurance maladie.

Possibilité d'augmenter la TVA + taxes sur la pollution ?

Accès aux soins

« Sécurité sociale intégrale » = remboursement à 100 % de toutes les dépenses de santé

Suppression des dépassements d’honoraires assortie d’une revalorisation de certaines rémunérations

 

Déserts médicaux : créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires, rémunérés pendant leurs études, et salariés dans des centres gérés par l’État

Hôpital public : revenir sur la tarification à l’activité, les suppressions de lits et engager un plan pluriannuel de recrutement des différents personnels

Opposé au remboursement 100% (sur optique, dentaire, audioprothèse) pour ne pas entretenir, « la rente des fabricants » , mais rééquilibrage des tarifs.

Réduire les dépassements d'honoraire

 

Généralisation du tiers payant.

 

Déserts médicaux : créer une «mission nationale d’accès aux soins », créer une garantie service public universelle, qui pourra être opposée à toute fermeture d’établissements ou de services de santé de proximité (panier de services publics à moins de 30 minutes).

 

Hôpital public : revenir sur la tarification à l’activité, améliorer les CT en recrutant du personnel

Tiers-payant généralisable, et non généralisé, qui serait à la main des professionnels de santé

Progressivement, d’ici la fin du quinquennat, prise en charge à 100% des lunettes, des prothèses dentaires et des prothèses auditives

Exercice regroupé pour les professionnels de santé

Donner plus d’autonomie aux acteurs de santé

Favoriser la complémentarité et les partenariats entre l'hôpital et la médecine de ville

Hôpital : plafonner à 50% la tarification à l’activité et élargir les groupements hospitaliers de territoire (GHT) pour une meilleure organisation de l’offre de soins

Plan d’investissement dans l’hôpital et l’innovation médicale de 5 Md€

Complémentaire santé

Reprendre par l’assurance maladie obligatoire la part des dépenses de santé actuellement remboursées par l’assurance complémentaire

Les aides publiques servant à financer l’accès à ce type de couverture doivent bénéficier de façon égale aussi bien aux salariés du secteur privé, qu’aux fonctionnaires, retraités, étudiants et chômeurs de longue durée.

Travail commun à engager entre les régimes obligatoires et complémentaires pour parvenir « à une meilleure régulation de ces marchés »

Afin de diminuer les restes à charge sans augmenter les cotisations, il faut davantage de concurrence et de transparence en matière de complémentaire santé

Prévention

Reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle

 

Plan national de santé au travail s’appuyant notamment sur un réseau renforcé de médecine du travail (qui serait intégrée au service public de santé)

 

Bannir les pesticides nuisibles et les OGM

 

Légalisation et encadrement de la commercialisation du cannabis

 

Lutte contre les maladies chroniques liées à l’alimentation

Actions de prévention et d’éducation à la santé au sein des établissements scolaires.
Lutter contre les conséquences sanitaires du mal logement

Reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle

 

Santé au travail

 

Lutte contre l’alcoolisme, le tabagisme, les effets des pesticides ou les perturbateurs endocriniens

 

Création d’un grand plan national « sport et santé»

 

Légalisation et encadrement de la commercialisation du cannabis

Réorienter le système de santé vers davantage de prévention

Maintien de l'autonomie

Handicap : Objectif « 0 obstacles », titulariser AESH, augmenter l'AAH au niveau du smic pour les personnes qui sont dans l’incapacité totale de travailler

 

Perte d’autonomie : garantir un reste à charge de 500 /mois pour les personnes en établissement, et augmenter de 50 % l’Allocation Personnalisée Autonomie pour les personnes restant à domicile
Développer un réseau public de maisons de retraite avec des tarifs harmonisés et accessibles, ainsi que la création de 50 000 places en EHPAD
Former, qualifier et recruter environ 100 000 personnes dans les métiers de la prise en charge de la perte d’autonomie

Création de places dans les EHPAD publics, mais aussi dans les EHPAD créés par l’économie sociale et solidaire

 

Financement : intégration obligatoire d’une « assurance dépendance » dans les complémentaires santé et prévoyance, comme le font déjà certaines mutuelles.

 

 

Publié le 14/03/2017 - 18:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Protection sociale et couverture maladie - par Severine Vernet

Une contribution de Séverine Vernet (élue FSU au CHSCT académique)

Protection Sociale : la couverture maladie
1. La Sécurité Sociale
La Sécurité sociale est une composante essentielle du système de protection sociale. Ce dernier repose sur des principes de solidarité et d’universalité qui visent à garantir à chacun et chacune une protection financière contre les aléas de la vie.
Notre modèle de protection sociale offre à chaque assuré une prise en charge financière partielle des soins de santé et un revenu de remplacement, notamment en cas de maladie. Il est fondé sur la solidarité entre malades et non malades : les cotisations (ou la CSG) sont proportionnelles aux revenus mais les prestations sont fournies en fonction des besoins des individus.
Si aujourd'hui, la Sécurité sociale rembourse assez bien les ALD et les dépenses hospitalières, elle ne couvre plus qu'en moyenne 50 % des soins courants (et encore moins pour l'optique, les soins dentaires ou les audio-prothèses).
L'augmentation du « reste à charge » des patients a rendu de plus en plus indispensable le recours à une complémentaire santé (96% de la population est couverte par une complémentaire). Mais nous assistons à un glissement d'un système de moins en moins solidaire et mutualisé (la Sécu) vers un système de plus en plus inégalitaire et segmenté (les complémentaires santé).
Les dépenses :
Elles s’élèveront à 487,4 milliards d’euros en 2017. La branche maladie : près de 160 milliards d’euros de prestations ont été versés en 2015. Les dépenses totales de santé représentaient 11% du PIB en 2015.
Les dépenses augmentent plus fortement que les recettes et donc déficit.
Les recettes :
Les cotisations sociales représentent 57% des recettes du régime général. Une part de ces cotisations est à la charge des entreprises, l’autre à la charge des salariés.
La CSG représente près de 20% des recettes de la Sécurité sociale. Le taux varie : 7,5% pour les salariés, 6,2% pour les demandeurs d’emploi et 6,6% pour les retraités. Un taux réduit ou une exonération est appliquée pour les retraités, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires d’une pension d’invalidité dont les revenus sont inférieurs à certains plafonds.
Autres contributions, impôts et taxes qui financent la Sécurité sociale : par exemple, le prélèvement social perçu sur les revenus du patrimoine et les produits de placement, les taxes sur les tabacs, les alcools, les produits pharmaceutiques ou encore les prélèvements sur les jeux et les paris.

2. La Complémentaire Santé : La mutualisation des risques, au cœur de la solidarité
La complémentaire santé comprend trois familles : les mutuelles à but non-lucratif avec un fonctionnement démocratique ; les institutions de prévoyance, gérées par les partenaires sociaux, également à but non lucratif ; les sociétés d’assurances, à but lucratif et gérées par des actionnaires.
Par principe, l’activité d’assurance tend à ce que les cotisations payées soient fixées en cohérence avec les risques couverts et les garanties offertes. Appliqué à la santé, cela pourrait signifier que seuls les jeunes, les bien-portants, auraient droit à une couverture complémentaire accessible, du fait, en général, d’un moindre recours aux soins. On parle de « segmentation », lorsqu’un opérateur choisit de créer autant d’offres qu’il existe de catégories au sein de la population, segmentation qui va à l’encontre des mécanismes de solidarité intergénérationnelle
En revanche, les organismes qui créent des espaces de solidarité entre les bien-portants et les malades, les plus jeunes et les plus âgés, les célibataires et les familles nombreuses appliquent un principe dit de « mutualisation des risques ».
Les différents opérateurs (mutuelles, instituts de prévoyance, sociétés d'assurance privées) évoluent dans un univers extrêmement concurrentiel qui ne mutualise pas les risques mais au contraire les segmente. Cette concurrence provoque un mouvement de concentration qui n'épargne pas les mutuelles.
Suite à l'ANI (accord national interprofessionnel) de 2013, la complémentaire d'entreprise est obligatoire depuis le 1er janvier 2016 pour les salariés du privé : financée par l'employeur à hauteur d'au moins 50 %, elle bénéficie d'aides publiques importantes (5 à 6 milliards d'euros).
Pourtant, ces complémentaires assurent des couvertures très différentes selon la taille de l'entreprise, son secteur d'activité et les catégories de salariés.

Par ailleurs, en partant à la retraite, le salarié perd le bénéfice de la complémentaire d'entreprise et doit chercher un contrat individuel dont le coût est bien plus élevé. En éliminant les « mauvais risques » (population plus âgée), cette pratique permet de réduire les tarifs pour les actifs mais elle traduit une bien curieuse conception de la solidarité intergénérationnelle.
Même les mutuelles sont amenées, pour survivre, à adopter les pratiques de leurs concurrents (cotisation modulée selon l'âge et le niveau de prestations dans le cadre d'une offre diversifiée) et à tourner progressivement le dos aux valeurs mutualistes qui fondaient leur existence...
Le référencement (circulaire de la DGAFP de juin 2016, mise en œuvre au 1er juillet 2017):
La seconde phase de référencement dans la Fonction publique d’État ne peut qu'inquiéter. Elle vise à « casser les monopoles » et imposer la libre concurrence. Le choix fait par certains ministères de référencer plusieurs opérateurs à la fois et de multiplier les « options » conduit à une moindre mutualisation des risques, à une régression des droits et à une fragilisation des mutuelles. Répondant favorablement à une injonction de la DGAFP, tous les ministères (sauf celui des finances) ont ainsi exclu la couverture de la perte d’autonomie des offres référencées. La couverture en option du risque de perte d’autonomie sera donc considérablement plus coûteuse. Découplage assurance santé et volet « prévoyance ».

3. Contexte politique de la campagne présidentielle
Diverses propositions émergent :
une assurance santé plus égalitaire sur le modèle d'une Sécurité Sociale à 100%, qui prendrait donc en charge l'intégralité des soins médicaux prescrits. Serait alors réduite ou supprimée la part des mutuelles dans le remboursement et leur rôle serait alors centré sur des missions de prévention et d'offres de soins ;
des niveaux et des modalités de financement qui divergent (contribution par l'impôt vs cotisations sociales) ;
des visions différentes de l'organisation du système de soins dans le pays (médecine de ville / hôpital) ;
sur les tarifs (dépassements d'honoraires, prix des médicaments...).

4. De l'urgente nécessité à intervenir dans le débat public
Le SNES et la FSU ont un mandat de reconquête d'une sécurité sociale de haut niveau, ce qui suppose de mobiliser des recettes supplémentaires dans le cadre d'une autre politique de l'emploi, des salaires et de redistribution des richesses.
Dans ce cadre, ils se sont prononcés depuis plusieurs congrès en faveur d'une politique ambitieuse de santé publique visant notamment à développer la prévention à tous les âges de la vie avec un budget conséquent, à revenir sur les régressions imposées (déremboursements, franchises, forfait hospitalier) et à couvrir tous les besoins en tendant vers un taux de remboursement de 100 % des soins médicaux prescrits.

Publié le 14/03/2017 - 18:30  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La place d'Ibrahima est au lycée ! - par Webmaster

La place d'Ibrahima est au lycée !

Ibrahima, jeune Guinéen et lycéen à St Exupéry est au CRA du Canet depuis le 22 février. Ses camarades et tout le personnel du lycée se mobilisent pour demander sa libération et sa régularisation. Il devrait, selon les accords de Dublin, être renvoyé en Italie, premier pays européen par lequel il est entré. Mais parce qu'il est Guinéen il parle très bien français, a commencé une scolarité ici, s'est fait des amis ici, et veut vivre ici !

Sa place est au lycée, pas en rétention !

Signez et faites signer la pétition demandant sa libération  : http://resf.info/P3159

Faites tourner l'appel à rassemblement de tous ses soutiens demain

Rassemblement devant la Préfecture à 12h30 lundi 13 Mars + Demande d’ audience

Publié le 10/03/2017 - 20:44  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Enseigner par compétences ? , vidéo de la conférence - par Alain Barlatier

Une conférence organisée par le SNESup de l'ESPE d'Aix-Marseille et la FSU13 
sur la question de l'approche par compétences en matière de formation des maîtres. 

Samuel Joshua professeur émérite en sciences de l'éducation et Frédéric Saujat professeur d'université à l'ESPE 
interviennent sur le sujet. 

Avec la participation du SNEP, du SNES et du SNUipp-FSU .
 
À suivre sur le lien suivant : 
 
Publié le 08/03/2017 - 18:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pour un plan d’urgence de l’éducation à Marseille - par Intersyndicale Bouches du Rhône

Pour un plan d’urgence de l’éducation à Marseille 
Ensemble, agents de l’Education Nationale, élèves, familles, fédérations et associations de parents d’élèves, citoyens... Signons l’appel pour un plan d’urgence de l’éducation à Marseille, pour un vrai service public d’éducation dans nos territoires, pour un classement en éducation prioritaire qui s’étende de la maternelle au lycée et lycée professionnel.
Pour être signataire :
par mail appel.education.marseille@gmail.com ou sur Facebook
Notre académie compte vingt-neuf réseaux REP et trente-trois réseaux REP + qui concernent des écoles et des collèges. Dix-sept Lycées Professionnels et trois Lycées Généraux et Technologiques bénéficiaient d’un classement en Education Prioritaire. A ces établissements s’ajoutent ceux qui devraient bénéficier d’un classement compte tenu de leur situation objective au plan de la difficulté scolaire et sociale des publics qu’ils accueillent. Cette situation n’est pas le fait d’un privilège, mais la conséquence d’une situation particulière, marquée par une forte incidence de la difficulté sociale et scolaire dans nos territoires. En particulier dans la ville de Marseille et le département des Bouches du Rhône.
Un plan d’urgence pour l’éducation à Marseille !
A elle seule, Marseille représente le tiers des élèves de la région PACA. La majorité des jeunes scolarisés vit dans les quartiers défavorisés de la ville. Dans ces quartiers, Marseille manque de tout : d’écoles, de collèges, de lycées, d’infrastructures sportives et culturelles, etc. Alors que les familles les plus favorisées font très largement le choix du privé (plus de 40 % des collégiens scolarisés dans le privé sur le Centre et le Sud de la ville), les trois collectivités territoriales concernées (municipalité, conseil général et région) continuent d’insulter l’avenir en maintenant un système scolaire marseillais ségrégatif et sous-calibré.
Une récente enquête de l’INSEE montre que Marseille connaît une augmentation démographique qui se soldera dans 10 ans par 4000 collégiens de plus à scolariser, l’équivalent de huit collèges nouveaux. Où en est la prévision pour la construction de ces établissements ? Où sont les écoles publiques dans ces quartiers où l’on construit tant de logements neufs ? Où en est-on de la rénovation des écoles vétustes ? Le nouveau Lycée de Saint-Mitre dans le XIIIe arrondissement suffira-t-il à répondre aux besoins alors que plus de 60 000 habitants vivent dans l’arrondissement limitrophe, le XIVe, sans aucun lycée public ? Quelles sont les politiques publiques, y compris de la part de l’Etat, pour contrer l’entre soi et le consumérisme scolaire et rétablir la mixité sociale dont nos établissements ont tant besoin ? Où sont les dispositifs de médiation urbaine pour prévenir les dramatiques actes de violence dont sont victimes régulièrement nos jeunes ? Où en est le service de la médecine scolaire et le service social aux élèves dans la grande ville la plus pauvre de France, où 25 % de la population vit avec des revenus inférieurs aux minimas sociaux déjà bien maigres.Cette situation justifie la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour l’éducation à Marseille.
Une carte élargie des Lycées et LP en éducation prioritaire !
Mais au-delà de la ville de Marseille, il y a urgence à mettre en œuvre un politique ambitieuse de réduction des inégalités scolaires favorisant la réussite de toutes et tous jusqu’au lycée général, technologique et professionnel.Face à la mobilisation des personnels qui se poursuit depuis l’automne, alors que la ministre a reconnu ouvertement la nécessité d’un dispositif incluant les lycées et LP, visant notamment à une réduction significative des effectifs, le chantier du classement ZEP des lycées continue d’être remis à un prochain quinquennat.
Les services du ministère de l’éducation doivent d’urgence élaborer et publier une carte élargie des lycées professionnels, généraux et technologiques en Education prioritaire sur la base de critères nationaux transparents.
C’est ce qu’expriment fortement les personnels des établissements concernés de Marseille et des Bouches du Rhône, mobilisés fortement depuis le 17 novembre dernier, et qui exigent toujours le classement de leurs établissements en éducation prioritaire.
Pour un service public d’éducation ambitieux dans ses objectifs et dans ses moyens dans tous nos territoires
Plus généralement encore, c’est la question éducative dans son ensemble que nous entendons poser pour tous nos territoires. Elle exige une politique ambitieuse de réduction des inégalités dans tous les établissements et à tous les niveaux de la formation, de la maternelle jusqu’au lycée. Le dernier rapport du CNESCO rappelle à raison que c’est notamment l’insuffisance des moyens effectivement consacrés à la réduction significative des effectifs dans les classes qui explique la forte incidence des inégalités scolaires dans notre pays. L’Education doit être une priorité de tous, Etat et collectivités territoriales. Les besoins sont partout criants et les moyens insuffisants. Il est temps d’y répondre.
Nous appelons à :
L’élaboration sans délais d’une carte élargie de l’éducation prioritaire incluant les lycées et LP.
Des politiques éducatives et de sectorisation qui renforcent le système éducatif public, gratuit et laïque, face à la concurrence déloyale de l’enseignement privé
Une véritable priorité à l’éducation en matière de budget, de rémunération et de formation
L’arrêt de la casse du service public de l’orientation et son renforcement.
Un temps scolaire plus important dédié aux apprentissages pour les élèves de l’éducation prioritaire
L’allocation de subventions publiques des collectivités territoriales plus généreuses aux associations laïques proposant du soutien scolaire aux familles

Pour Marseille :
La programmation d’ouvertures d’écoles publiques en nombre suffisant dans les quartiers et territoires en expansion démographique ou sous dotés, notamment les quartiers du IIe et IIIe arrondissement.
La construction de plusieurs collèges publics sur l’aire marseillaise, dotés des emplois afférents
La rénovation des écoles insalubres et un plan d’équipement et de modernisation pour une école du XXI° siècle
La construction d’équipements sportifs et de piscines accessibles aux élèves dans tous les quartiers de la ville
L’enrichissement réel, sans redéploiement, de l’offre de formation générale, professionnelle et technologique initiale dans les lycées des quartiers Nord et Est de la ville pour permettre l’accès aux qualifications pour les garçons et les filles de ces quartiers
Le développement du transport scolaire urbain facilitant le déplacement des lycéens et des étudiants vers les établissements scolaires
la redéfinition de la sectorisation des collèges et des lycées afin de rétablir la mixité sociale dans tous les établissements

Premiers signataires :
Emmanuel Arvois, enseignant syndicaliste CGT’Educ’Action, Alain Beitone, professeur honoraire de classe préparatoire au Lycée Thiers, Claire Billès, enseignante syndicaliste SNUipp-FSU, Paul Bouffartigue, sociologue, LEST-CNRS et AMU, Mireille Constantin, assistante sociale, CGT’Educ’Action, Alain Fourest, mouvement associatif LDH, Lina Fournier, lycéenne, syndicaliste UNL, Pierre-Marie Ganozzi, enseignant syndicaliste FSU, Séverine Gil, parent d’élèves, mouvement MPE 13, Vincent Gomez, enseignant syndicaliste, UNSA PACA Gilles Graber, enseignant syndicaliste SGEN CFDT, Robert Guédiguian, cinéaste, réalisateur
Patrice Kantarjian, syndicaliste, Collectif Services Publics UD CGT 13 Gérard Leydet, historien PROMEMOCharlotte Magri, lanceure d’alertePhilippe Langevin, universitaire, ancien Président du Conseil Départemental de ConcertationRichard Martin, directeur du Théâtre Toursky,Freddy Mika, Directeur d'école, FSULaurent Mucchielli, universitaire, LAMES-CNRS, MMHSHélène Ohresser, enseignante syndicaliste, SUD EducationGérard Perrier, écrivain, Université Populaire Républicaine de MarseilleHugo Pierson, étudiant, UNEF Aix-MarseillePascal Pons, enseignant syndicaliste CGT’Educ’Action, Collectif des écoles de la Castellane,Philippe Pujol, journaliste, essayiste,Frédéric Saujat, universitaire ESPE AMU,Andjelko Svrdlin, enseignant syndicaliste SNEP-FSU, Laurent Tramoni, enseignant syndicaliste SNES-FSU,Julien Villevieille, enseignant, militant mutualiste,Michel Vincent, parent d’élève FCPE PACA
Mais aussi :
Magali Bailleul, Alain Barlatier, Jean-Paul Beauquier, Caroline Chevé, Jean-Marc Coppola, Josiane Dragoni, Richard Ghis, Samy Joshua, Jacques Lerichomme, Annie Levy-Mozziconacci, Samia Ghali, Patrick Menucci, Christophe Masse ...
La page Facebook de l’appel
Pour signer l’appel : appel.education.marseille@gmail.com
La page facebook de l’appel : http://www.facebook.com/UrgenceEducationMarseille/

 

Publié le 06/03/2017 - 21:12  Prévisualiser  Imprimer l'article 
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