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A l'initiative des syndicats de la FSU, à l'appel d'une large intersyndicale et du réseau associatif, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi 20/9 devant la préfecture à Marseille pour dénoncer la fin des contrats aidés équivalent à plusieurs centaines de licenciements, pour demander que cesse la précarité dans les services publics. 
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le 12 septembre à Marseille, de 20 à 30000 manifestants ont défilé contre les ordonnances Macron, pour les droits des salariés, contre les politiques d'austérité, pour l'avenir de la fonction publique.
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Le 10 octobre à Marseille et à Arles plus de 10 000 fonctionnaires ont manifesté, dont un bon tiers dans les cortèges de la FSU 

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Manifestation 26mai - par Webmaster

Communiqué FSU
Les Lilas le 16 mai 2018
 

La FSU appelle à manifester le 26 mai

 
Emmanuel Macron et son gouvernement mènent une politique économique et sociale qui, y compris aux dires des observateurs comme l’OFCE, favorise les plus riches au détriment des plus fragiles et des classes moyennes. À l'injustice sociale s'ajoutent une injustice fiscale qui profite aux plus fortunés, une politique de contrôle envers les plus fragiles comme les chômeurs, les précaires, mais aussi une politique hostile aux migrants.
Ils déploient dans la même logique une politique qui remet en cause le modèle social en réduisant les capacités d’action des services publics et de la Fonction publique. Pourtant ceux-ci jouent un rôle essentiel pour la cohésion sociale du pays, la redistribution des richesses, l'accès des citoyen.ne.s aux droits sociaux et dans la lutte contre les inégalités.
Incompréhension, inquiétudes, colère...dans le secteur privé comme dans le public, les mécontentements se multiplient et se manifestent notamment à la SNCF, Air France, dans la Fonction publique.... mais aussi chez les jeunes qui refusent la sélection et souhaitent une réelle démocratisation de l’université ou encore chez les retraités qui exigent, ce qui devrait être une évidence, un pouvoir d’achat décent et de meilleures conditions de vie, mais aussi dans les populations les plus en difficulté sur le plan social et éducatif. Toutes les colères qui s'expriment dans les secteurs mobilisés ont un point commun : le rejet de la volonté du gouvernement de porter un coup fatal à notre modèle social. Car les réformes en cours risquent d’affaiblir notre modèle social et toutes les garanties collectives.
C’est à l’opposé de ce que porte la FSU pour une société plus juste et plus égalitaire, ce qui suppose de préserver et développer les services publics.
Affaiblir les services publics, c'est porter atteinte à l'égalité de tous et toutes sur le territoire, c’est tourner le dos au principe de solidarité, d’égalité qui fondent l’organisation de la société. C’est à l'opposé du projet de société que porte la FSU.
Aujourd’hui, le gouvernement reste sourd et méprisant, tout autant sur les revendications que sur les propositions faites notamment par les organisations syndicales.
Dans ce contexte, la FSU appelle à participer à la mobilisation citoyenne du 26 mai prochain pour rassembler les colères, faire valoir des alternatives à ces politiques libérales, porter les revendications sur le financement et le développement des services publics et un autre projet de société.
Elle appelle le mouvement syndical à se retrouver pour construire et faire valoir des alternatives aux politiques en cours.
 
Philippe CASTEL
chargé des relations avec la presse pour la FSU
 
Publié le 18/05/2018 - 18:43  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Article La Marseillaise - par Webmaster

Article paru dans le journal "La Marseillaise"
Les services publics portent l'intérêt général

Entretien Pierre-Marie Ganozzi, secrétaire général de la FSU des Bouches-du-Rhône.
 
Alors que le gouvernement Macron est entré dans une phase importante de son offensive libérale, une intersyndicale CGT, Solidaires, FSU... appelle aujourd'hui à la mobilisation et à la grève.
Après le succès de la mobilisation du 14 avril, quelles sont les raisons qui poussent la FSU à s'associer à une nouvelle journée d'action ?
Plusieurs secteurs appellent à la grève aujourd'hui, notamment dans l'éducation : du premier et second degré, jusqu'au supérieur. La FSU 13 a décidé de relayer cet appel le plus massivement possible, dans le cadre de la lutte pour la défense des services publics qui a démarré sur des thématiques de salaire et s'est développée sur celles de la défense du statut des fonctionnaires et de l'intérêt général. On est dans cette continuité-là avec en point d'orgue le 22 mai, qui sera une nouvelle date de mobilisation avec 9 fédérations de la fonction publique. Réformes du lycée et du baccalauréat pour le second degré, sélection à l'université pour le supérieur et dans le premier degré, capacité à accueillir tous les élèves, avec comme cas particulier à Marseille le partenariat public privé (PPP) des écoles. Les raisons d'une grogne importante existent.
 
Quels sont les indicateurs de l'état de cette mobilisation ?
Pour l'instant nous n'avons pas encore de taux de participation à la grève, mais les différents mouvements ont tous été suivis entre 25 et 50 %. On a bon espoir que ce soit dans ce même étiage. Il y a une attaque sans précédent sur le service public, sur le statut. On nous explique que l'on va multiplier le nombre de contractuels dans les services. Un agent de la fonction publique sur cinq est aujourd'hui un précaire. Nous demandons un plan de titularisation pour ces salariés, mais le gouvernement fait l'exact contraire. Ce n'est pas acceptable. Le gouvernement nous dit aussi qu'un certain nombre de missions ne sera plus l'apanage du service public. On peut, par exemple, penser que dans la fonction publique territoriale, des missions seront purement supprimées, comme l'entretien des collèges et des lycées, la gestion
des cantines. On pourrait imaginer que demain ce soit Sodexo qui récupère la totalité des cantines et du hors temps scolaire. Nous avons vraiment une vision inverse de ce qu'il faudrait faire pour la fonction publique. Il en va de l'intérêt de tous d'avoir des écoles, des collèges, des lycées, des services qui fonctionnent bien dans l'intérêt général, alors que ce qui nous est proposé, c'est absolument l'inverse.
C'est une précarisation accentuée, des services privatisés, des statuts fragilisés. Cette politique qui sera mise en œuvre dans les prochains mois, nous inquiète vraiment. Sous prétexte d'une concertation qui n'en est pas vraiment une, le gouvernement annonce dans son programme Action Publique 2022, toutes une série de déréglementations qui ne vont pas dans le sens de l'intérêt général, mais dans le sens d'intérêts particuliers. C'est-à-dire de quelques grosses entreprises qui pourraient récupérer le gâteau de la cantine, de l'entretien ou pourquoi pas de certaines parties de l'éducation.
 
Les raisons qui conduisent le gouvernement à démanteler les services publics sont-elles purement d'ordre budgétaire ?
Je crois surtout que ce sont des raisons d'ordre idéologique. Je ne suis pas convaincu que le privé coûterait moins cher que le public. Il n'y a qu'a regarder, chez nous, les délégations de service public. Par exemple avec la desserte pour les îles du Frioul, on se rend compte qu'il y a eu une dizaine d'avenants et qu'au final le prix d'une traversée demeure exorbitant. J'aimerai que l'on démontre en quoi le privé est plus performant que le public. Actuellement, les Anglais sont en train de faire marche arrière. Une immense majorité d'entre eux voudrait que le service ferroviaire revienne dans le giron du public.
Cette idéologie libérale veut faire croire que le privé est la panacée et que le public ne serait pas capable de bien gérer. Pour nous, l'intérêt général est synonyme de fonction publique. On a l'impression que Macron épouse les théories de Blair et de Schrôder, dont on connaît déjà les effets. On a une augmentation considérable de la précarité en Allemagne et puis en Angleterre, des petits boulots à zéro euro. Est-ce que c'est ça que l'on veut demain ? Cela vaudrait le coup d'avoir un vrai débat de société sur la place des services publics et sur la place de la précarité dans le pays.
 
Quels arguments et contre-propositions avancez-vous pour défendre les services publics ?
Le vrai argument c'est de dire qu'il n'y a que les services publics qui ont l'intérêt général en ligne de mire, puisqu'à l'inverse, c'est normal, les entreprises privées sont là pour faire du profit. On ne va pas demander aux entreprises privées d'avoir le cœur sur la main. Chacun son métier, les services publics, comme leur nom l'indique, sont au service de tous les publics. Ce sont des lignes SNCF qui ne sont pas rentables, mais qui vont continuer d'exister, parce que c'est une question d'aménagement du territoire ; des écoles dans des territoires peu peuplés. Car sans ces équipements-là, des populations seraient totalement isolées. Nous ne sommes pas opposés à une évolution de nos missions. En revanche là, on assiste à une destruction et c'est absolument inacceptable. C'est la raison pour laquelle nous voulons démontrer que ce qui est nécessaire, c'est d'avoir une logique qui soit à la fois une logique d'aménagement du territoire et d'utilité pour le plus grand nombre. Ce n'est pas ce que je lis dans les annonces du ministre Dussopt sur la fonction publique.
 
D'autres mobilisations sont à venir, pourquoi un calendrier social aussi chargé ?
Le calendrier est chargé, parce qu'on n'est pas dans un ciel bleu, où il ne se passe rien. On essaye de faire émerger un maximum de luttes. Nous sommes dans la phase d'émergence de ces luttes, avec, en chef de file, les cheminots, mais pas uniquement. C'est aujourd'hui, qu'il faut qu'un maximum de monde prenne conscience que l'avenir des services publics est en jeu. Il faut essayer de conscientiser au maximum les gens, parce que là période sociale s'y prête. Il nous a semblé opportun d'accélérer ce processus pour permettre à tous de rentrer dans le conflit. Il s'agit de tirer la sonnette d'alarme, de dire aux Français, attention regardez ce que veut faire le gouvernement de nos services publics. Héritage de la Résistance, ils ont été forts pendant de nombreuses années. Une spécificité du fameux modèle social français. Si nous sommes aujourd'hui en grève c'est pour vous, pour votre intérêt, parce que s'il ne se passe rien, dans 5 ou 10 ans, le service public tel qu'on le connaît aujourd'hui n'existera plus.
Réalisé par Catherine Walgenwitz
 
Publié le 22/04/2018 - 06:58  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué commun de soutien aux cheminots - par Webmaster

Intersyndicale soutien cheminots

 Communiqué commun de soutien aux cheminots 

 
Les organisations syndicales de la fonction publique estiment que le service public ferroviaire doit être maintenu pour l’intérêt commun de tous les usagers et du pays.

Elles rappellent que le statut particulier des cheminots n’est en rien un obstacle à un service public moderne et de qualité. Comme dans de nombreux secteurs,
la qualité du service public dépend avant tout de la mise en adéquation des missions et des besoins des usagers avec les moyens matériels et humains nécessaires.

C’est pourquoi, elles persistent à dire que c’est tout d’abord des choix de politique publique en termes d’aménagement du territoire, d’investissements en matériels,
infrastructures et de personnels qualifiés qui permettront au service public ferroviaire de se développer, s’améliorer et de répondre aux besoins des usagers.

Elles s’indignent également de la communication gouvernementale relayée par certains organes de presse qui veulent opposer le conflit des cheminots
et leurs soi-disant privilèges aux besoins de mobilité des usagers et tentent de minimiser le taux de grévistes et la mobilisation réussie des agents.

Cette communication et les refus réitérés d’ouvrir de réels processus de discussions sur les propositions et les revendications portées par les organisations
syndicales sont le fil rouge de toutes les réformes, y compris dans la Fonction publique. Ainsi, le Secrétaire d’Etat Olivier Dussopt a ouvert la 1ère réunion
sur le dialogue social, un des 4 chantiers voulant « refonder un nouveau contrat social avec les agents publics » en faisant fi de l’opposition unanime
des organisations syndicales de la Fonction publique aux orientations du Gouvernement tant sur la forme que sur le fond.

Ainsi, les organisations syndicales de la Fonction publique apportent tout leur soutien aux cheminots en grève pour défendre le service public ferroviaire
et leur statut.
 
Paris, le 18 avril 2018
Publié le 19/04/2018 - 10:23  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Consultation en ligne sur la réforme du Conseil Economique Social et Environnement

Depuis plusieurs mois, le CESE se prépare à une réforme qui a pour ambition affichée de faire évoluer son fonctionnement et de renforcer la prise en compte des préoccupations et des propositions de la société civile par les pouvoirs publics.

La première étape de cette préparation a été la publication d'un sondage Ifop pour le CESE intitulé "Les Français , la société civile et le CESE" Ce sondage renvoie une image plutôt positive du CESE  même si certains résultats peuvent interroger (seulement 15% des personnes interrogées savent précisément ce qu'est le CESE, et 39% en ont entendu parler sans savoir précisément ce que c'est: cela mérite réflexion ). Il montre également une vision positive de ce que peut être le rôle de la société civile.  Pour le consulter http://www.ifop.fr/media/poll/3991-1-study_file.pdf 

Dans la continuité de cette réflexion, le CESE avec l’institut de sondage l’Ifop met en place une deuxième étape qui consiste en une grande consultation à laquelle tous les membres des organisations représentées au CESE sont  invités à participer. Elle se déroulera  entre le 16 avril et le 16 mai prochain. Cette démarche intervient au moment où se prépare la réforme constitutionnelle qui inclut cette réforme.

Pour ce qui concerne la FSU, nous nous inscrivons dans cette démarche et diffuserons dans toutes nos structures le questionnaire en direction de l'ensemble des syndicats nationaux et leurs syndiqué.e.s.

Répondre au questionnaire ne  prend qu'une dizaine de minutes. Pour y accéder, c’est simple, il suffit de cliquez https://s2.ifoponline.com/a9/cgi-bin/ciwweb.pl?studyname=115411&ID=25

Cette consultation offre  la possibilité de contribuer anonymement à la réflexion sur l’avenir du CESE mais surtout  de donner plus largement un avis sur les rapports entre société civile et pouvoirs publics. Pétitions citoyennes, intégration de citoyens aux groupes de travail, organisation des consultations publiques : cette enquête permettra d’identifier les axes de réforme prioritaires. Elle permettra si le nombre de contributeurs de cerner davantage, les aspirations que nous souhaitons pour le CESE.

Plus vous serez nombreux à répondre au questionnaire, plus les résultats seront pertinents et plus l’enquête aura de répercussions.

Publié le 16/04/2018 - 14:59  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Manif unitaire ;-))) - par Webmaster

 

Mateu (CGT13), Ganozzi (FSU13) accompagnés de Berger et Martinez à Marseille !
 
(NB : C'est presque une fake news, les prénoms ne sont pas les bons...)
Publié le 16/04/2018 - 07:09  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Interventions violentes desforces de l'ordre - par Webmaster

Les Lilas 
Le 10/04/2018
 
La FSU dénonce les interventions violentes et répétées des forces de l’ordre sur les Campus universitaires
 
A Bordeaux, Strasbourg, Grenoble, Nantes et hier à Paris Nanterre, les forces de l’ordre sont intervenues violemment sur les campus universitaires alors que ni les biens, ni les personnes n’étaient menacées.
L’intervention policière à Nanterre hier a généré des violences importantes: gazage de l’amphithéâtre qui était occupé, étudiant·e·s devant se réfugier sur les toits au péril de leur sécurité,  assemblée générale des étudiant·e·s et des personnels évacuée manu militari entrainant l’arrestation de 7 étudiants.
La FSU demande leur libération immédiate et elle apporte son soutien aux personnels et étudiant·e·s choqué·e·s par la violence de l’intervention.
La FSU condamne la répression dont sont victimes les opposant·e·s à Parcoursup et à la loi Vidal-ORE. Elle rappelle son attachement au respect des franchises universitaires et exige que les universités demeurent des lieux de réunion, d’information, de mobilisation et de débat.
Les Universités sont pour les étudiant.e.s des lieux ou les conditions d'accès et les enseignements dispensés sont facteurs de démocratisation, d’émancipation et de réduction des inégalités, qui doivent être respectés.
 
Philippe CASTEL, chargé des relations avec la presse pour la FSU
06 72 53 91 13 / 01 41 63 27 40 



 
Publié le 10/04/2018 - 19:56  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Agenda militant - par Webmaster

 La FSU13 invite tous ses adhérents et sympathisants à se joindre aux initiatives suivantes :
 
  • Lundi 09 avril, 07h45 , Hôtel de ville de Marseille (espace Bargemont) : contre les PPP dans les écoles de Marseille, distribution aux élus pour demander une audience au maire 
  • Mardi 10 Avril : Journée d’étude unitaire, comment combattre syndicalement l’extrème droite 
  • Mardi 10 Avril, 10H , fac Saint-Charles :  Rassemblement contre Parcours sup’
  • Samedi 14 avril, 11H, Manifestation contre la future loi asile/ immigration
  • Samedi 14 avril, 14H : Manif en soutien aux mobilisations en cours et pour la défense du Service Public
  • Jeudi 19 avril, 10h30, Vieux Port : Manif et grève pour la défense des Services Publics et en soutien aux mobilisations en cours
Publié le 08/04/2018 - 18:00  Prévisualiser  Imprimer l'article 

M. Gaudin, les écoles ne sont pas à vendre - par Webmaster

 Mr Gaudin, les écoles de Marseille ne sont pas à vendre !

 

La FSU13 soutien la mobilisation contre la procédure de PPP dans la rénovation des écoles publiques de Marseille et membre à part entière du collectif qui s’est formé.

Vous pouvez consulter le site du collectif : http://marseille-contre-les-ppp.fr/

 

Vous y trouverez : 

-          Argumentaires

-          Pétition (sur change.org)

-          Initiatives

-          Revue de presse

-          Vidéos

Publié le 08/04/2018 - 17:57  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Les étrangers ne sont pas un danger - par Webmaster

Les étrangers ne sont pas un danger,

mais sont EN danger !

 

immigresConditions de vie déplorables, pauvreté, changement climatique, guerre, violence… Personne ne quitte ses proches, son pays pour le plaisir d’immigrer. Des femmes, des hommes et des enfants risquent tout jusqu’à leur vie, et frappent à notre porte pour trouver refuge. Quelle sera notre réponse collective à ce défi ?  

Le projet de loi « asile immigration » vient amplifier la sévérité actuelle, qui porte déjà fortement atteinte à la dignité et au respect des droits fondamentaux de nombreuses personnes étrangères vivant en France :

  • il affaiblit les garanties et droits fondamentaux et accentuera la maltraitance par les institutions ;

  • il renforce les restrictions, le contrôles et le « tri », à des fins d’empêchement d’entrée ou d’expulsion et de bannissement du territoire. 

Ce projet provoque une vague d'indignation, même parmi des organismes  et institutions : Le barreau de Paris, le syndicat des avocats de France, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme, le Conseil d’État, la  Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, le Défenseur des droits, tous expriment leurs plus vives inquiétudes et leurs réticences à voir ce texte adopté et mis en application.

Les travailleurs.euses de la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA) ont fait grève pour dénoncer ce projet de loi qu’ils jugent "dangereux". Deux syndicats de l’OFPRA, l’institution chargée d’examiner toutes les demandes d’asile en France, ont soutenu cette mobilisation.

Ce projet de loi va être examiné, en procédure accélérée, ces jours-ci. Alertons nos parlementaires pour qu'ils ne laissent pas passer ce texte!

Manifestons contre ce projet samedi 14 avril
Rendez-vous à 11h au Vieux Port

Sont signataires de cet appel : Association des juristes pour la reconnaissance des droits fondamentaux des immigres,  ATTAC Marseille, CGT Educ, CCFD-TS, La CIMADE, Ensemble13, EELV 13, Fédération des acteurs de la solidarité PACA Corse, FERC Sup CGT Université Aix-Marseille,  FSU 13 , Génération.s Marseille, Jeunes Générations du 13, JUST (justice et union vers la transformation sociale), LDH Marseille,  , Marche Mondiale Femmes13 Paca, Médecins du Monde PACA, Mouvement de la Paix13,  MRAP13, NPA 13, PCF13,  Rouge Vif 13, RESF13, RUSF13, Syndicat Avocats France  Marseille, SGEN-CFDT Provence-Alpes, SNES FSU 13, SNUipp-FSU13, SPG-CGT Céreq, Sud éducation 13, Syndicat de la magistrature PACA, UL CGT Marseille Centre, UNEF Aix-Marseille, Union Solidaires 13, VISA 13

Merci à Willis from Tunis de nous avoir autorisé à utiliser son dessin

Ce projet passe à côté d’une occasion de s’attaquer réellement à la pauvreté et à la souffrance sociale. Il est fait  pour rassurer une partie de l’opinion inquiète, désorientée, après des années de campagne de la droite et de l’extrême droite contre les migrants. Cette instrumentalisation des migrants vise à faire accepter une  politique libérale et masquer les responsabilités des gouvernements successifs.

 

Les dangers de cette loi liberticide : au prétexte de rendre la procédure plus efficace, il empêche les migrant.e.s de faire une demande d’asile dans de bonnes conditions :
 

Article 5 : le délai pour déposer la demande d’asile est raccourci passant de 120 à 90 jours

  • Cette disposition a un impact négatif sur la procédure et l’accueil.

  • Le.la demandeur.euse d'asile pourrait ne pas choisir la langue dans laquelle il.elle sera entendu.e

  • Le.la demandeur.euse d’asile peut être convoqué.e par tous moyens sans vérifier la bonne réception du rendez-vous

 

Article 6 : la réduction du délai de recours de 1 mois à 15 jours limite considérablement l’accès aux droits des demandeurs.euses d’asile qui ont besoin de temps pour collecter des documents et papiers officiels.

 

Article 8 : la restriction du caractère suspensif de l'appel devant la CNDA risque d’entraîner des expulsions avant la fin de la procédure..

  • Par exemple : des migrant.e.s LGBTI (Lesbienne Gay Bi Trans Intersex) risquent d’être explusé.e.s vers des pays ayant une politique discriminatoire (peine de mort, prison, torture…).

Article 16 : augmentation de la durée maximale d’enfermement en centre de rétention qui passe de 45 jours a 135 jours

  • Le projet de loi du gouvernement ne prévoit même pas de proscrire l’enfermement des enfants qui ne cesse de se développer pour la seule facilité logistique des expulsions.

  • Rien sur l’accès à un titre de séjour pour les dizaines de milliers de personnes qui vivent déjà sur le sol français. Au contraire sanction pénale et non régularisation systématique pour l’utilisation d’« un alias » par des travailleurs sans-papiers.

Imposons le débat de la vérité, du droit et de la fraternité
contre la peur, les murs et l’isolement.

 

 Télécharger le tract à imprimer...

Publié le 08/04/2018 - 17:43  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué : Plus déterminés que jamais - par Webmaster

Intersyndicale



 PLUS DÉTERMINÉS QUE JAMAIS 



Si la mobilisation unitaire, en particulier la forte journée du 22 mars, contraint le gouvernement à opérer quelques replis sur ses projets régressifs, il en maintient cependant l’essentiel. 
En effet, la troisième version – présentée comme la dernière par nos interlocuteurs - du document intitulé « refonder le contrat social avec les agents publics » a certes encore une fois été retouché après la réunion du 29 mars en présence de Messieurs DARMANIN et DUSSOPT. Mais, si quelques formulations nouvelles vont plutôt dans le bon sens, la quasi intégralité des objectifs fixés demeurent inchangés. 
Les organisations syndicales signataires de ce communiqué persistent à penser que le dialogue social a besoin d’instances renforcées pour être plus efficaces, que la précarité de l’emploi est un fléau social et le recours indu au non titulariat est une attaque contre le statut, et que, par voie de conséquence, il faut procéder à un nouveau plan de titularisation, que c’est l’amélioration des déroulements de carrière et de la reconnaissance des qualifications dont on besoin les agents de la Fonction publique et pas de rémunération « au mérite » assise sur des critères antinomiques du service public et que c’est l’accompagnement des personnels dans leurs parcours dans la Fonction publique qu’il faut favoriser et pas leur départ vers le secteur privé. 
Enfin, nos organisations syndicales n’oublient absolument pas le pouvoir d’achat qu’il faut restaurer de manière urgente par des augmentations générales, les créations d’emplois indispensables à l’amélioration du service public rendu et des conditions de travail, l’abrogation du jour de carence. 
Notre engagement unitaire est également celui pour la sauvegarde et le développement des missions publiques. Il n’y a pas de préservation de l’intérêt général sans une Fonction publique pleinement reconnue, pas de service public de haut niveau sans les moyens nécessaires à son fonctionnement, pas de garantie de neutralité et d’impartialité vis-à-vis du citoyen sans un statut rénové et affermi. 
Nous le constatons : les quelques avancées obtenues sont le fait de notre détermination unitaire et de l’action résolue des agents. 
Face à un pouvoir qui, objectivement, refuse toujours d’ouvrir de véritables négociations, la résolution des organisations syndicales est plus forte que jamais. 
Elles apportent à nouveau leur soutien aux différents secteurs mobilisés. 
Les organisations CFE CGC – CFTC – CGT – FAFP – FO – FSU – Solidaires appellent à mettre en oeuvre tout le mois d’avril un processus d’actions et d’initiatives (pétitions, assemblées générales, rassemblements…) qui s’inscrit résolument dans la durée. 
Elles appellent également à construire un nouveau temps fort d’actions et de manifestations dans l’ensemble de la fonction publique (grève, manifestation nationale…) à partir de mi-mai. 
Elles décident de se revoir le 10 avril pour arrêter ce plan d’action avec toutes les organisations syndicales de la Fonction publique qui le souhaitent. 
Paris, le 5 avril 2018. 
Publié le 05/04/2018 - 16:23  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiué : Soutien aux agents SNCF - par Webmaster

 Communiqué de presse - Les Lilas le 3 avril 2018

La FSU exprime son soutien aux agent.e.s de la SNCF en grève

 
Pour la FSU, la contre réforme que compte mener le gouvernement pour l’avenir de la SNCF
ne répond à aucun impératif réglementaire ou financier ni à aucune nécessité de service public. Alors que notre pays a besoin de voir se développer et se moderniser son service public ferroviaire, le gouvernement organise son démantèlement.

Contrairement à ce que propage le gouvernement, les cheminots ne sont pas responsables de la dette de 55 milliards d’euros qui est essentiellement due aux orientations des 30 dernières années au profit du développement exclusif du TGV. 

Ce projet de contre réforme ne répond pas non plus aux impératifs d’aménagement du territoire en remettant en cause l’avenir des «petites lignes». Déjà, depuis plusieurs années, la SNCF a ralenti, parfois stoppé, les investissements nécessaires à l’entretien et aux travaux sur ces lignes. 
Le gouvernement présente cette réforme sous couvert de nécessité de modernisation. Les mêmes promesses d’investissements et de développement avaient été faites pour le Fret SNCF ouvert à la concurrence il y a plus de 10 ans. Or, aujourd’hui le constat est que le transport Fret a été fortement réduit, reléguant aux oubliettes l'amélioration du trafic routier et la réduction de l’empreinte écologique. 

Au même titre que les fonctionnaires possèdent un statut qui permet l’égalité de traitement et d’accès au service public par tou.te.s les citoyen.ne.s, le statut des cheminots et celui de la SNCF (entreprise publique) permettent de ne pas soumettre la sécurité des voyageurs aux seules injonctions du profit économique.

Pour toutes ces raisons la FSU tient à témoigner de sa solidarité pour les agent.e.s de la SNCF en lutte. Elle considère que l'avenir des transports ferroviaires devrait faire l’objet d’un grand débat public. 



Philippe CASTEL, chargé des relations avec la presse pour la FSU
06 72 53 91 13 / 01 41 63 27 40
Publié le 04/04/2018 - 07:00  Prévisualiser  Imprimer l'article 

L'école publique n'est pas à vendre - par Webmaster

Appel à réunion publique

Le maire de Marseille a annoncé un plan pour la rénovation des écoles marseillaises. Ce plan prévoit, en 6 ans, la construction ou reconstruction d’une trentaine de groupes scolaires en urgence absolue. Par conséquent rien n’est prévu pour les 400 autres écoles !



Vignette Tract PP
Publié le 02/04/2018 - 08:39  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

 Appel FSU13 : En mémoire de Mireille Knoll, contre l’antisémitisme et le racisme

 

Mireille Knoll était une vielle dame de 85 ans, rescapée de la Shoah et des rafles du Vel d'Hiv. Elle a été assassinée en plein Paris. Le caractère antisémite de ce crime est avéré.

La FSU rend hommage à cette personne dont la vie a été consacrée à la paix. Elle s'adresse à sa famille pour lui présenter ses condoléances. Elle demande que toute la lumière soit faite sur ce crime odieux. 

 Les crimes racistes et antisémites ne sont jamais des faits divers. Au-delà de leur abjection morale qui justifierait à elle seule l’indignation, ils sont des actes qui traduisent la libération des pulsions et le retour des logiques de boucs émissaires.

 Dans la France de 2018, comment pourrions-nous tolérer qu’une femme qui a échappé hier à la barbarie antisémite qui s’abattit sur les Juifs pendant la Seconde guerre mondiale puisse voir ses jours interrompus en raison de l’expression, à nouveau, de cette même barbarie ?

 L’antisémitisme n’est pas l’affaire des seuls Juifs. Elle est l’affaire de tout citoyen soucieux de construire une société de fraternité et d’égalité partagées.

 L'ensemble de la communauté nationale est concernée et doit faire face à ces violences racistes, quelle que soit ses conceptions philosophiques, politiques ou religieuses en défense des principes de la République, du vivre ensemble.

 La FSU13 appelle ses militant.es à participer aux rassemblements qui auront lieu Mercredi 28 Mars 2018 :

-          Marseille à 18h30 devant la Préfecture

-          Aix en Provence, à 18h30, place de la Mairie

 
Publié le 28/03/2018 - 17:34  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Lettre ouverte aux élus du conseil municipal de Marseille

L’école publique n’est pas à vendre !

Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a annoncé en grande pompe un plan pour la rénovation des écoles marseillaises. Ce plan prévoit, en 6 ans, la démolition de 31 écoles et la construction ou reconstruction de 34 écoles en urgence absolue. La ville de Marseille comptant 445 écoles publiques, par conséquent rien n’est prévu pour les 414 autres écoles !

De plus le mode de financement prévu est inacceptable. En effet, la mairie prévoit un Partenariat-Public-Privé (PPP) à l’instar de la construction du nouveau stade Vélodrome que les Marseillais devront payer encore longtemps. Ce procédé est connu et a été fortement critiqué par la Cour des comptes comme étant un dispositif plus coûteux que le financement par investissement direct dans le budget de la Mairie. Dans ce mode de financement, la municipalité confiera la totalité du projet à des entreprises privées. La ville versera ensuite des loyers. De plus, ce procédé a montré son inefficacité en région parisienne. Et encore en Angleterre où le principal groupe de BTP en charge de la construction et de l’entretien des bâtiments publics vient de faire faillite, laissant à l’Etat les charges qui lui incombaient.

 

Ce choix pose des problèmes, au moins,  sur les point suivants :

-                 Coût global : le coût serait de 1 milliard d’euros pour 34 écoles sur 20 ans, soit un sur-coût global estimé à près de 100 millions d’euros ( soit 7% de plus par an). Sans compter le coût de l’entretien des bâtiments. Et comment financer les 414 autre écoles ?

-      Risques encourus : si l’entreprise en charge de la maîtrise d’ouvrage fait faillite, qui devra réaliser, gérer et payer l’entretien des écoles ? La mairie (c’est-à-dire le contribuable) devra-t-elle payer deux fois ?

-                 Priorité à l’éducation : l’école n’est pas une marchandise et ne doit pas être morcelée entre ce qui relèverait des champs privé ou public. Dès lors, quelles seront les concertations entre les constructeurs privés de groupes multinationaux et les acteurs locaux de l’éducation (enseignants, parents ou élèves) ?

-     Choix social et politique : les écoles seront bâties et associées à des espaces vides à proximité. Pour en faire quoi ? Une bibliothèque ? Une piscine ? Ou un centre commercial ? Si c’est le Privé qui est maître d’ouvrage, alors le risque est fort que ces bâtiments servent à des buts commerciaux.

-                 Question démocratique : comment les citoyens pourront-ils protester si des problèmes apparaissent ? Si aucun élu n’est responsable ? Comment dialoguer avec des multinationales ?

-   Manque d’adaptabilité : avec la mise sous cloche pendant 25 ans des écoles, comment suivre les nouvelles directives ministérielles si ce sont des multinationales qui gèrent le bâti ?

 

La Mairie a fait le mauvais choix et se défausse de ses responsabilités.  Nous, enseignants, citoyens, parents d’élèves, avons décidé d’informer largement sur les dangers que nous encourons tous et de dire haut et fort qu’une autre solution est possible !

 

Nos propositions :

Ø     Réaliser une reconstruction / rénovation avec une MOP (maîtrise d’ouvrage publique)

Ø     Garder la main sur les écoles (avec gestion publique)

Ø     Effectuer un prêt auprès de la banque européenne (avec des taux très bas)

Ø     Prêt spécial auprès de l’Etat, eu égard à la situation catastrophique des écoles

Ø     Réaliser un audit sur les besoins de l’ensemble des écoles

Ø     Etablir un plan pluriannuel d’investissement dans les écoles

 

 

Les Marseillais doivent garder la main sur leurs écoles !

Et en plus cela coûte moins cher !

 

 

Premiers signataires : Citoyens en recours au TA, CGT Educ’action, FSU13, MPE13,  SE-UNSA, SNES-FSU, Sud Education, SNUIPP-FSU, SNUTER-FSU,  Solidaires13, UNSA13, UNSA Education…

Publié le 20/02/2018 - 10:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Déclaration liminaire FSU13 (lors du CDEN - Préfecture - 16/02/2018)

Dans le premier degré Les dédoublements sont mis en avant, mais le SNUipp-FSU 13 ne se satisfera de réductions d’effectifs que si elles concernent toutes les classes, ce afin de travailler à la prévention comme au suivi des difficultés. Nous avons fait nos calculs, les dédoublements « couteront » environ 500 postes à notre département ; or pour appliquer les mandats de la FSU en éducation prioritaire, c’est-à-dire de limiter toutes les classes de la maternelle à l’élémentaire à 20 élèves, cela coûterait 370 postes. Limiter toutes les classes des écoles ordinaires à 25 demanderait 280 postes. C’est à l’ensemble de l’école qu’il convient de travailler et non seulement à deux ans d’une scolarité.

 

Cette dotation, qui ne finance que la moitié des dédoublements, ne permettra pas non plus l’accueil des plus de 800 élèves attendus. Et nous savons déjà que les postes créés l’an dernier à cause d’une mauvaise projection de l’Insee ne serviront pas forcément à accueillir les élèves de cette année, les familles ne choisissant pas leur lieu d’habitation en fonction des postes créés l’année passée.

 

Cette dotation ne permettra pas non plus la recréation de postes RASED en nombre, alors que nous en avons besoin à tous les niveaux, en élémentaire comme en maternelle, où l’AVS devient depuis plusieurs années le seul recours ! Le 13 est le seul département paupérisé où il n’y a plus de postes ex « G » et toutes les écoles en constatent les retombées au quotidien. Les questions liées aux élèves « perturbateurs » qui mettent parfois des écoles entières à mal se multiplient. Ces écoliers sont parfois eux-mêmes en souffrance car ne bénéficient d’aucun suivi, les services du privé étant débordés, trop onéreux et n’offrant pas les mêmes compétences. Nous demandons la recréation de postes spécialisés permettant de travailler au règlement des difficultés scolaires et comportementales. Ce service doit être rendu aux élèves sur temps scolaire et gratuit pour les familles.

 

Ce CDEN est aussi l’occasion pour la FSU de rappeler que l’état des écoles à Marseille, leur vétusté, leur manque de locaux etc… pèse lourdement sur les conditions d’enseignement, en particulier dans l’hyper-centre REP ou REP+, là où la plupart des mesures CP et CE1 se feront au détriment de locaux BCD, informatique ou d’enseignement.

 

Face à ses conditions de travail dégradées, et donc des conditions d’apprentissage mises à mal , face au manque de reconnaissance et aux réformes multiples, les personnels s’épuisent. C’est pourquoi la FSU a lancé une grande campagne pour un véritable service de médecine de prévention de qualité qui permette enfin de travailler à la prise en compte et à la suppression des risques liés au travail. Nous exigeons d’aller au-delà de la visite quinquennale, dont la mise en place serait certes une avancée, mais pas si elle est déléguée au privé. Les collègues ont besoin d’un véritable soutien de leur administration.

 

 

Dans le second degré : Avec 43 ETP supplémentaires à la rentrée prochaine dans les collèges des Bouches-du-Rhône, nous pourrions nous réjouir. Pourtant, ces postes sont bien insuffisants au regard des 1 500 élèves supplémentaires.

A ce jour, malgré la forte hausse démographique prévue, la balance des créations et suppressions de classes à l'échelle départementale est nulle. Les places vacantes existantes seraient assez nombreuses pour absorber cette hausse démographique avec un volume de divisions constant, en respectant les repères académiques d’élèves par classe. Soit. Mais, c’est mathématique, les taux moyens d’encadrement se dégraderont bien sur le terrain. Ainsi, sur les 27 collèges REP+ de notre département, dont une grande partie fait face à des difficultés croissantes, 18 (soit les 2/3) verront leur H/E se dégrader à la rentrée prochaine.

La FSU s'inquiète fortement du message envoyé par ce nouveau gouvernement, à savoir ne financer qu’en partie la hausse démographique pour les prochaines rentrées.

 De plus, la FSU déplore toujours la nécessité de devoir répartir ces enveloppes en suivant le cadre absurde de la réforme des collèges et la mise en concurrence des enseignants qui induisent des fractures entre les personnels ; fractures qui nuisent au bon fonctionnement du service. A titre d'exemple, l’absence de financement spécifique et de fléchage pour les enseignements facultatifs revient à opposer LCA et demi-groupes, opposition qui s’avère mortifère. Les chiffres donnés par la DSDEN pour les précédentes rentrées sont particulièrement inquiétants : ainsi, depuis la mise en place de la réforme, le nombre de collèges proposant le latin en classe de 5e a déjà diminué d'environ 25 %. 

 

Publié le 18/02/2018 - 13:20  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Contre les PPP dans les écoles de Marseille

 

Déclaration commune CGT, FSU, UNSA (lors du CDEN - Préfecture - 16 Février 2018)

 

Les OS tiennent à dénoncer le Partenariat Public Privé que la municipalité de Marseille souhaite mettre en place et prévoyant, en 6 ans, la démolition de 31 écoles (les fameuses écoles à structure métallique de type GEEP ou « Pailleron ») contre la construction ou reconstruction de 34 écoles.

S’il est évident que ces écoles relèvent de l’urgence absolue, rien ne semble être prévu pour les 413 autres écoles marseillaises dont chacun appréciera le degré d’urgence dans leur entretien voire réhabilitation.

Dans ce mode de financement, la municipalité confiera la totalité du projet, du financement à la construction, à des entreprises privées. La ville versera ensuite des loyers, d’environ 41 millions d’euros par an pendant 25 ans, soit un coût total de 1,04 milliard d’euros. Ces opérations de partenariat public privé ont fait la preuve du surcoût qu’elles entraînent pour les collectivités et donc pour les contribuables. Le surcoût est d’ores et déjà chiffré à plus de 100 millions d’euro, soit plus de 4 millions par an, presqu’autant que le budget dégagé par l’Etat l’an dernier. La Cour des Comptes a aussi alerté sur ces coûts.

Sur le plan éthique, c’est d’une véritable privatisation de la gestion du bâti des écoles publiques qu’il s’agit qui va endetter la population marseillaise pour de nombreuses années.

Nous exigeons un véritable plan d’urgence pour toutes les écoles marseillaises, sans recourir à ce type de financement, permettant un bon fonctionnement des écoles au quotidien et les ouvertures de classes nécessaires.

Publié le 18/02/2018 - 13:07  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Pourquoi les menaces sur le statut mettent en danger la fonction publique?

 

       par Bernadette Groison, secrétaire générale nationale de la FSU

La tactique n’est pas vraiment nouvelle : on affiche la volonté de préserver la fonction publique, mais au nom d’un besoin de modernisation et de souplesse jamais réellement démontré, on propose un ensemble de mesures qui la fragilisent, en sapent les principes, avec la perspective de la faire imploser. En réduisant systématiquement les effectifs sans jamais s’interroger sur ce qu’apporte la fonction publique à la cohésion sociale, aux solidarités, au développement économique, à l’effectivité des droits pour les usagers, on en réduit l’efficacité au détriment de ceux qui en ont le plus besoin. En développant le recours aux contrats, en rompant les solidarités en matière de rémunération entre les trois versants de la fonction publique, en développant un « management » qui met les agents en concurrence entre eux, on mine les bases du statut et ce qui permet aux services publics de répondre aux besoins de la société.

Ceux qui cassent les services publics choisissent d’ignorer qu’une des missions essentielles de ces derniers est de permettre à chacun partout et quelle que soit sa situation de bénéficier de l’effectivité de ses droits : éducation, santé, sécurité, logement, mobilité, etc. Le tout dans le respect de principes fondamentaux comme l’égalité de traitement, la continuité, l’adaptabilité. Et le statut des fonctionnaires en est à la fois la conséquence et la condition. Ce que certains dénoncent comme des privilèges n’est qu’un ensemble de droits et de devoirs qui visent à répondre aux besoins de la société et traduire ces principes. Ainsi, la séparation du grade et de l’emploi a pour contrepartie l’obligation pour le fonctionnaire d’aller partout où l’on a besoin de lui : cela vise à garantir la continuité de l’action publique, l’égalité de traitement sur tout le territoire, mais aussi l’indépendance de l’agent par rapport aux pouvoirs locaux.

Pour prendre en charge efficacement l’intérêt général, on a besoin d’agents qui travaillent ensemble avec des droits et des obligations communs garantis par la loi, s’articulant avec des règles particulières adaptées à chacun des secteurs d’activité. C’est ce que permet le statut : il assure à la fois le respect de principes fondamentaux et la souplesse de fonctionnement qui est celle de la fonction publique. Car contrairement à certains clichés, elle n’a cessé de montrer son adaptabilité. S’il y a des blocages et des dysfonctionnements, c’est d’abord à cause des politiques de réduction des moyens, de démarches managériales à courtes vues et du recours accru à des contractuels.

Si l’on voulait réellement améliorer la fonction publique, de multiples pistes existent. Et d’abord conduire un vrai débat avec l’ensemble des parties prenantes, agents, usagers, élus, entreprises sur les besoins de services publics ; puis impulser une véritable gestion prévisionnelle des emplois et des qualifications ; mettre l’accent sur la formation initiale et continue des fonctionnaires, favoriser le travail en équipe. Il faut aussi, en rompant avec une gestion à la performance, miser sur leur responsabilité et leur sens du service public. Et, bien sûr, revenir sur un certain nombre de réformes qui ont de plus en plus morcelé la fonction publique, reconstruire une grille des rémunérations et résorber la précarité.

 

 

 

Publié le 18/02/2018 - 08:12  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Contre la violence de l’extrême-droite

Pour la fermeture du local « bastion social » à Aix-en-provence

 

Depuis plusieurs années des factions d’extrême-droite n’hésitent pas à hurler des injures racistes, xénophobes et antisémites ni à faire le coup de poing sur les places et dans les rues d’Aix. A plusieurs reprises elles ont violemment troublé des rassemblements de citoyens, s’en sont pris à des organisations politiques (le PCF, la Jeunesse communiste, le PS…), ont menacé d’incendie un collège, et ont agressé, parfois physiquement, des militants ou responsables politiques. L’Action Française distribue place de la Rotonde une revue interdite depuis la Libération.

Plusieurs plaintes ont été déposées. Mais les autorités, préfet de police et procureur de la République restent immobiles face à cet état de fait, renforçant par leur inaction l’assurance de ces mouvements.

Voilà que deux évènements récents aggravent encore cette situation.

Les identitaires ont sali nos rues le samedi 27 janvier avec une « Marche aux flambeaux pour l’identité provençale ».

Et les mêmes groupuscules fascistes, sous l’appellation « Bastion social », annoncent l’inauguration de leur local à Aix le 10 février. Sous couvert de récupérer la lutte pour la justice sociale ils veulent disposer d’un lieu pour imposer et banaliser leur présence dans nos rues, instaurer un climat de violence et tenter de recruter en particulier parmi les lycéen·ne·s et étudiant·e·s.

Nous, forces associatives, syndicales et politiques de progrès, réaffirmons que, non, l’identité de la Provence pas plus que celle de la Nation n’est fondée sur l’exclusion des autres. De nouveau, nous demandons au gouvernement de dissoudre les mouvements factieux qui sévissent dans notre ville. De nouveau, nous demandons que soient sanctionnées les diverses agressions commises par l'extrême-droite à Aix. De nouveau, nous demandons l'application de la loi, et que la sécurité de toutes et de tous soit assurée.

Aixois, aixoises, barrons la route à l’extrême-droite, nous ne laisserons pas se banaliser des idées nauséabondes et antihumanistes.

Rassemblement Place bellegarde à Aix-en-Provence

Samedi 24 février à 11 h 00

Signataires : Aix Solidarité, Section aixoise de l’ARAC, ATMF, ATTAC, Les Déconnomistes, Comité de liaison aixois de la FCPE, Ensemble !, CFDT, CGT, FSU, Génération·s Comité d’Aix-en-Provence, La France insoumise, LDH, MJS, Osez le féminisme ! 13, Partit occitan, PCF, PS, Résister Aujourd’hui, Solidaires, VISA13

 

Publié le 17/02/2018 - 08:37  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Territoriale intersyndicale

Temps de travail : la Métropole déraille !

Après des heures d'information organisées pour les agents dans les territoires par l'intersyndicale, après la mobilisation du personnel devant le Comité Technique (CT) du 05 décembre 2017, après le vote unanime des représentants du personnel contre la proposition de l'administration sur l'organisation du temps de travail lors du CT du 13 décembre 2017, la délibération du Conseil de Métropole du 14 décembre 2017, fixant l’organisation du temps de travail des agents en cycle 5/2 a été imposée sans vraie concertation ni respect des procédures.

 

Les difficultés qu’elle génère sont innombrables,

 

 

Les atteintes aux droits des agents réelles !

Les notes de service qui la mettent en œuvre renforcent de façon chaotique les situations d’inégalité et aggravent ses conditions d’application.

Plusieurs d’entre nous ont déjà dénoncé une situation alarmante nécessitant une intervention urgente.

 

C’est pourquoi l’intersyndicale a engagé les recours juridiques nécessaires pour provoquer une réelle négociation sur le temps de travail.

 

Nous attendons un retour rapide du tribunal administratif de Marseille.

Nous avons bon espoir de remporter cette bataille et entendons entamer une véritable négociation avec nos dirigeants :

§       Cette négociation doit prendre en compte, l’intérêt du service public et de l’usager mais également celui du droit des agents,

§       Un protocole d’ARTT concernant l’ensemble des agents, quel que soit leur cycle de travail doit être discuté (les textes imposent une charte du temps de travail),

§       Le choix des agents doit être privilégié et respecté,

§       Partout où l’organisation du travail le permet les horaires variables doivent être institués,

§       Un véritable traitement équitable de tous les agents toutes catégories confondues doit intervenir.

Par ailleurs nous déférerons également la délibération relative au Compte Epargne Temps (CET) qui limite de manière abusive et en méconnaissance du droit le nombre de jours pouvant être épargnés à 11 par an. La loi ne prévoit en effet qu’un plafond global de 60 jours épargnés quelle que soit la durée du CET.

 

 

Communiqué de l’intersyndicale, le 09 février 2018 (FSU, CGT, Unsa, CGC, CFDT, CFTC, FAfpt)

Publié le 17/02/2018 - 08:04  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par FSU - nationale -

Réforme de l'Apprentissage : des mesures dangereuses pour l'avenir des jeunes

 

La FSU a pris connaissance des mesures annoncées par le gouvernement concernant l'apprentissage.

Elle estime que celles-ci sont dangereuses pour les jeunes et pour l'ensemble de la formation professionnelle initiale (scolaire et apprentissage). Alors qu'aujourd'hui l'urgence est de permettre à tous les jeunes d’accéder à une formation débouchant sur un diplôme, le gouvernement fait le choix dogmatique du développement de l'apprentissage aux niveaux bac et pré-bac. Cette orientation va exacerber la concurrence entre les systèmes de formation professionnelle au détriment de leur qualité et de l'accueil des jeunes.

Le gouvernement veut implanter des formations en apprentissage dans tous les lycées professionnels alors que les formations en alternance sous statut scolaire permettent une meilleure sécurisation du parcours des jeunes avec un taux d'accès au diplôme plus élevé.

De plus, le gouvernement propose une refonte du financement qui va déboucher sur une nième réforme de la taxe d'apprentissage.

La FSU rappelle que l'ensemble des systèmes de formation doivent être financés, y compris les formations technologiques et professionnelles au lycée et au collège, afin d'assurer la qualité des formations qui y sont dispensées.

La relance du pré-apprentissage ou la mesure permettant aux CFA de garder les jeunes en CFA après une rupture de contrat risquent d'accentuer le nombre de jeunes qui quittent prématurément l’école et alimentera le nombre très élevé de jeunes sans qualification et sans emploi.

Concernant les mesures pour les jeunes apprenti-es, elles ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. Encore une fois, l’État décide de financer massivement les contrats d'apprentissage par l'argent public pour rendre quasiment nul le coût de la signature d'un contrat d'apprentissage par une entreprise pour les jeunes mineurs.

En modifiant les conditions de rupture du contrat d’apprentissage, le gouvernement prend le risque de voir ces ruptures augmenter dans les années à venir et fragilise ainsi davantage le parcours de formation de ces jeunes.

Ces mesures risquent de multiplier les effets d’aubaine pour les entreprises qui préféreront « embaucher » des apprentis plutôt des jeunes salariés déjà formés.

Concernant la certification professionnelle et le contrôle de la qualité de la formation dispensée dans les CFA, la FSU rappelle le rôle primordial de l'état dans ce domaine. Les diplômes doivent rester sous la compétence des ministères concernés. Le contrôle de la formation professionnelle initiale doit être assuré par le service public d’éducation, seul à même de mener une évaluation indépendante.

La FSU demande à être reçue rapidement par le Premier Ministre.

 

 

Publié le 14/02/2018 - 13:21  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Contre la réforme lycée/ bac / Parcours sup : Lettre au ministre

  

Nous souhaitons vous faire part de nos inquiétudes  tant sur le fond que sur la façon dont se déroulent les discussions sur la réforme du lycée et du baccalauréat. Nous sommes favorables à  un travail sur l’évolution de l’organisation de la scolarité au lycée et sur les épreuves du baccalauréat   afin de construire une culture commune  pour tous les lycéens en même temps que l’accès à des spécialisations favorisant les poursuites  d’études ; mais cet objectif requiert tout d’abord quelques précautions en matière de méthode. Nul ne peut raisonnablement penser produire des programmes fructueux  pour le lycée ni réformer l’organisation de ce dernier dans un temps  aussi contraint que celui prévu. En outre la conception du baccalauréat est dépendante de  la façon dont s’organise la scolarité au lycée et de ce qu’on souhaite évaluer ; l’annonce prématurée d’ une réforme du baccalauréat induit de fait une conception du lycée et réduit fortement le périmètre et le poids des discussions sur ce dernier point.


Concernant le baccalauréat , nous regrettons que nos propositions sur une réflexion touchant aux épreuves ( durée, modalités , coefficients…) n’aient pas donné lieu à un travail véritable . Nous  persistons à penser que l’organisation prévue produirait de nombreux effets négatifs, en a augmentant le temps consacré aux évaluations au détriment des apprentissages,  en imposant une organisation lourde et chronophage aux établissements sans pour autant rendre plus lisible et plus simple le baccalauréat . De plus,  elle fragiliserait grandement le caractère national de ce dernier, élément fondamental auquel nous sommes très attachés pour des raison de justice sociale .

 

Sur le lycée , sujet sur lequel se concentrent désormais les discussions , nous mettons en garde contre tout projet qui aggraverait une situation déjà très insatisfaisante. La réforme de 2010 a eu   des effets négatifs sur les enseignements , en réduisant certaines disciplines à un enseignement d’exploration, en multipliant les contrôles en cours de formation, en introduisant une forme de concurrence entre les disciplines par l'absence de cadrage des dédoublements de classes et accompagnement  qui se révèle souvent inopérant quand il est déconnecté des enseignements. Il ne s’agirait en aucun cas de fragiliser encore des apprentissages ; les disciplines ont besoin de temps pour que les élèves s ‘approprient la méthodologie propre à chacune et entrent dans les contenus. A ce titre, nous sommes opposés à toute semestrialisation des enseignements qui ne ferait que morceler les savoirs sans permettre d’acquisition solide.

 

Quant à l’ organisation sous forme de parcours modulaires, elle renverrait à chaque élève la responsabilité de son parcours, alors qu’on sait que jouent à plein dans ce cas un certain nombre de déterminismes ( sociaux, genrés …) qui amènent les uns à faire les choix les plus valorisés tandis que d’autres se fermeront des portes. En outre, une spécialisation précoce fondée sur  un petit nombre de disciplines imposerait aux lycéens d’avoir très tôt défini leur future orientation et affaiblirait l’acquisition d’une  culture commune  . C’est pourquoi nous considérons que la structuration en séries et en voies permet au mieux une formation cohérente et équilibrée. Bien entendu, celles ci demanderaient à être revisitées dans  les contenus de formation afin  de combattre la hiérarchisation implicite qui s’est installée entre elles, permettre davantage de passerelles . Cela suppose également une  carte des formations dans les Académies qui permette une offre équilibrée dans toutes les séries des lycées généraux, technologiques et professionnels.


Nous attirons enfin votre attention sur le danger qu’il y aurait à ne pas garder en tant que telle la voie technologique dans laquelle les disciplines générales participent de l’acquisition de la culture technologique. Ne plus penser ensemble les programmes propres des  enseignements de cette voie ne ferait qu’affaiblir cette dernière au détriment d’une partie des jeunes pour lesquels c’est un facteur de réussite.


Nous avons fait des propositions sur l’ensemble de ces sujets et sommes prêts à en discuter si les objectifs de la réforme  et le calendrier permettent d’avancer vers un lycée répondant au besoin de créer du commun tout en permettant une spécialisation progressive.

 

Publié le 13/02/2018 - 22:17  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par FGR (retraités)

La Fonction publique, pilier de la République

 

 

C'est à un véritable démantèlement de la Fonction publique que souhaite se livrer le gouvernement. Considérant son statut « inapproprié », il s'apprête à supprimer 120 000 postes, à mettre en place un plan de départs volontaires des fonctionnaires, à recruter largement sous contrat de droit privé de gré à gré pour assurer les missions du service public, à rémunérer les fonctionnaires au mérite tout en gelant le point d'indice et à mettre en place un régime de retraité unique pour l'ensemble des salariés, publics comme privés, faisant disparaître, de fait, le Code des pensions civiles et militaires, un des piliers de la Fonction publique.

 

 

Sous les allures de la modernité de la France « start-up », c'est à une véritable régression que nous allons assister, régression républicaine, démocratique et sociale. Cette vision néo-managériale assimilant à l'entreprise privée toute la Fonction publique, qu'elle soit d'état, territoriale ou hospitalière, s'inscrit aussi dans le cadre d'une réduction drastique des dépenses publiques.

 

 

Le statut général de la Fonction publique est une pièce maîtresse du pacte républicain. Il représente d'abord une protection pour les citoyens. En protégeant les fonctionnaires de l'arbitraire le statut évite l'instrumentalisation de l'administration à des fins partisanes. Les principes qui guident ce statut instaurent la confiance réciproque entre l'administration et les citoyens, un des fondements de la démocratie.

 

Le statut du fonctionnaire est fait de droits mais aussi de devoirs qui garantissent son indépendance politique et sa neutralité envers le citoyen.

 

Les droits et devoirs du fonctionnaire sont intimement liés. L'égalité d'accès à la Fonction publique garantie par le concours, la séparation de l'emploi occupé et du grade lié à la personne du fonctionnaire et une gestion paritaire mettent le fonctionnaire à l'abri des pressions politiques et économiques. C'est parce que ces droits sont garantis que le fonctionnaire peut exercer les devoirs liés à son statut que sont la neutralité, le secret professionnel, l'impartialité et l'égalité de traitement des citoyens.

 

Parce qu'elle est un instrument de l'action publique tout en garantissant un traitement égalitaire des citoyens, la Fonction publique, avec le statut des fonctionnaires, doit rester un des piliers essentiels de la République.

Publié le 13/02/2018 - 09:20  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Réformes éducatives : le temps de la riposte !

 

Face aux mesures gouvernementales contre la Fonction publique et l’Éducation nationale, avec une rentrée 2018 qui s’annonce difficile, les personnels doivent se mobiliser et dire non à cette politique.

Ce mois de janvier, logiquement placé sous le signe des souhaits pour une bonne année, prend une tout autre tournure avec l’ accumulation de mesures plus négatives les unes que les autres pour les fonctionnaires : jour de carence effectif depuis le 1er janvier, augmentation de la CSG et des retenues pour pension avec des effets sur le bulletin de salaire... Pendant ce temps, le gouvernement tergiverse et refuse un rendez-vous salarial au printemps comme le réclament la FSU et d’autres.

Dans ce tourbillon des réformes, le second degré est particulièrement mal loti : suppressions de postes qui pèsent sur la préparation de la rentrée 2018, menace d’un éclatement des formations en lycée, refonte des services des enseignants. La mise en place de la plateforme « Parcoursup » dans les lycées et universités engendre de l’inquiétude chez les personnels et les familles. La procédure d’émission des vœux et d’affectation, outre sa complexité, risque de bloquer l’accès aux formations de leur choix pour de nombreux jeunes.

Cortège de mauvaises nouvelles

Les syndicats de la FSU, conscients du danger de certaines réformes, de l’absence de politique ambitieuse en matière éducative et de l’ austérité prévue pour les fonctionnaires, ont, dès décembre, impulsé un plan d’action allant de janvier aux vacances de printemps. Diverses actions sont proposées, relayées médiatiquement (voir le mur Facebook de la FSU), soutenues par des campagnes en direction des élèves et des familles scandées par des journées nationales. C’est le cas du 1 février. Avec d’autres organisations syndicales, des syndicats de lycéens, la FSU appelle à participer aux assemblées générales sur le Plan étudiants et « Parcoursup », et à se mobiliser dans les universités et les lycées sous des formes décidées collectivement, y compris la grève.

Plan d’action

Le 7 février, avec les syndicats de la FSU, se tiendront des conférences de presse et des rassemblements pour protester contre les réformes et la préparation de la rentrée. Lors de ses instances des 16 et 17 janvier, la FSU a estimé que la gravité des attaques touchant le second degré rendait nécessaire de proposer une grève le 6 février aux autres organisations syndicales impliquées dans l’action. En effet, la sortie du rapport Mathiot sur le lycée le 24 janvier représente une vraie menace au travers de ses préconisations sur la formation des élèves et les services des professeurs, sur sa volonté de confier l’orientation aux Régions. S’ajoutent à cela de désastreuses dotations pour la rentrée 2018. Autant de raisons qui nécessitent une réaction forte de tous les personnels. Il s’agit de construire un mouvement fort et durable dans l’ Éducation comme dans la Fonction publique qui sera en grève sur les salaires et les conditions de travail dans la seconde quinzaine de mars.

 

Février-mars : un plan d’action pour faire monter la pression

Moyens en baisse, réforme du lycée : nous ne laisserons pas passer, toutes et tous dans l’action :

  • 1er février : à l’appel des organisations étudiantes et lycéennes UNEF, UNL, SGL, de la FSU, FO, CGT, Solidaires : assemblées générales dans les établissements, grèves locales sur la question de l’accès à l’enseignement supérieur et de la réforme du lycée…
  • A Marseille : 10h30 : RdV fac Saint Charles, puis 12h sous ombrière
  • A Aix : 10h30 RdV fac des Lettres, puis 11h30 à la Rotonde
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  • 6 février : grève du second degré : contre l’insuffisance des dotations aux collèges et lycées, contre une réforme qui déstructurerait le lycée, dégraderait nos conditions de travail (semestrialisation, etc.), nos disciplines et l’orientation, le SNES-FSU appelle à la grève et a proposé aux autres organi- sations de le rejoindre.
  • RdV : 11H aux Réformés (Marseille)
  • MANIFESTATION : Réformés, Canebière, République, jusqu'à la DSDEN
  •  
  •  
  • 7 février : journée d’action dans l’Éducation nationale à l’appel des syndicats de la FSU : rassemblement devant les rectorats, conférences de presse, etc…
  • En mars : grève de tous les fonctionnaires pour les salaires, contre le jour de carence, contre les réformes qui dégradent l’éducation.
Publié le 10/02/2018 - 14:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

22 Mars : Gréve et manifestation Fonction Publique - par Webmaster

Communiqué commun des organisations CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-Solidaires

POUR LES MISSIONS PUBLIQUES, L’EMPLOI, LE POUVOIR D’ACHAT
,

TOUTES ET TOUS MOBILISE-E-S LE 22 MARS

 

En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation.

Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l’injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d’emplois confirmées.

De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre.

Tout laisse craindre en effet que CAP 22 ne s’avère être qu’une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général et tou.te.s les agent.e.s.

Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l’État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu’ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais.

 

IL EST IMPÉRATIF ET URGENT DE CHANGER DE DIRECTION !

Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en œuvre des orientations de progrès social pour tous, les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent tou.te.s les agent.e.s des trois versants de la Fonction publique à :

 

 

UNE JOURNÉE D’ACTION, DE GREVE ET DE MANIFESTATIONS

 

LE 22 MARS 2018

 

 

Pour :

-        Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ;

-        L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;

-        Un nouveau plan de titularisation des contractuel.le.s, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;

-        Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ;

-        L’abrogation du jour de carence ;

 

-        La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

 

D’ores et déjà, nos organisations soutiennent toutes les mobilisations qui, dans les trois versants de la Fonction publique, défendent les services publics accessibles à toutes et tous et les conditions de travail, en appelant à leur convergence.

Pour contribuer à la réussite de cette journée, elles engagent une campagne d’information et d’alerte des personnels, notamment sous la forme d’une pétition unitaire.

Publié le 08/02/2018 - 20:23  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

NON À LA BAISSE DES PENSIONS : Les retraitées et les retraités : ni privilégiés ni assistés !

( par groupe des 9 : FSU, FGR, CGT, FO, CFTC, CGC, Solidaires, CFDT, UNRPA)

 

Au 1er janvier 2018 la CSG a augmenté de 1,7 point. Une augmentation de 25 %, pour la plupart des retraités, provoquant une baisse nette des pensions de plusieurs centaines d’euros par an.

Quelques exemples de baisses de pensions :

 


-  Un couple de retraités, Anne, ancienne infirmière en hôpital avec 970 € de pension, et Jean, ancien employé municipal avec 1010 €, tous deux en dessous du seuil de pauvreté, perdent ensemble 34 € par mois et 404 € par an.

-  Avec une pension de 2000 € par mois, Jean-Pierre perd, rien que pour sa retraite complémentaire, plus de 200 € par an.

-  Annie perçoit 1 120 € de pension, elle croyait être à l’abri sauf que son mari perçoit 2 500 €. Elle va payer car elle avait oublié que c’était en lien avec le revenu fiscal de référence qui tient compte des revenus de la famille.

-  Michel, instituteur retraité avec 2 058 € de pension perd 35 € par mois et 420 € sur une année.


 

Nous avons connu les blocages des pensions, des sous indexations, jamais une telle amputation !

 

Alors…

 Merci monsieur le Président pour ces étrennes…

 Merci de votre considération pour les retraité-e-s !

 


Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n’ont pas attendu le Président Macron pour faire preuve de solidarité et cette nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations.

Cette nouvelle baisse des pensions s’ajoute à une liste déjà longue de diminution du pouvoir d’achat des retraités : la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions pendant 4 ans.

Et comme si ça ne suffisait pas, la pension de 2018 sera à nouveau gelée et les complémentaires bloquées pour très longtemps. Le 1er janvier, arrivent les augmentations des complémentaires santé, du gaz qui prend 6,9 %, du forfait hospitalier qui passe à 20 €, des taxes sur le carburant...

D’autres choix budgétaires

sont possibles

 

La suppression de l’ISF pour les patrimoines boursiers et la mise en place d’une taxation plafonnée à 30 % pour l’imposition des dividendes représentent 4,5 milliards d’euros de cadeaux faits aux plus fortunés. Ensuite, le gouvernement met en avant le déficit budgétaire provoqué par lui-même avec de telles pertes fiscales pour imposer de la rigueur et de l’austérité au reste de la population. C’est dans ce cadre qu’intervient la hausse de la CSG.

En France, les 39 milliardaires en dollars ont vu leur fortune grimper de 21 % au cours de cette seule année 2017, atteignant, au total, 245 milliards. Sur les vingt dernières années, les dix plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 950 % ; bien loin des 35 % d’inflation dans la même période. Le CAC 40 a progressé de 9,26 % cette année, bien loin de la progression des salaires et des pensions.


La pension du retraité n’est pas une allocation sociale

ni une variable d’ajustement

mais un droit acquis par le travail.

 

 


Le 28 septembre 2017, à l’appel de nos neuf organisations de retraité-e-s, des manifesta­tions organisées dans tous les départements ont rassemblé plus de 80 000 personnes. Il s’agissait de mettre en garde contre l’augmentation de la CSG. Malgré nos protestations, il s’est trouvé une majorité parlementaire pour suivre les projets du gouvernement. Désormais, la Loi de Finances pour 2018 et la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018 sont votées.

Elles organisent ces cadeaux fiscaux à l’égard d’une minorité et ces mesures de rigueur à l’égard du plus grand nombre, dont les personnes retraitées.

Fin janvier, de nom­breuses personnes retraitées ont fait le constat d’une baisse de leur pension en découvrant les chiffres portés sur leurs virements bancaires. Dans toute le France, en manifestant le 15 mars vous montrerez au gouvernement votre refus total de tels choix budgétaires.  

Les retraitées et les retraités ne sont pas des privilégiés !

 

Non à la hausse de la CSG

 

Non à la baisse des pensions  

 

Le 15 mars 2018

Journée nationale d’actions

 

 

Publié le 05/02/2018 - 16:28  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Contre le plan de départs volontaires dans la Fonction Publique

 

La FSU13 relaie la pétition lancée par le SNES-FSU d’Aix Marseille

 

Je viens de lancer la pétition "Darmanin: Le recrutement d'agents
publics, l'amélioration des salaires et des conditions de travail" et je
voulais savoir si vous pouviez m'aider en la signant.

Mon objectif est d'atteindre 100 signatures et j'ai besoin de plus de
soutien. Vous pouvez en savoir plus et signer la pétition ici :

http://chn.ge/2FFZpN5

Merci!

Publié le 03/02/2018 - 18:36  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Inacceptables propositions d’évolution de la FP


Le 1er comité interministériel de la transformation publique s’est réuni le 1er février. Il clarifie et confirme les orientations inquiétantes du gouvernement concernant l’avenir de la fonction publique. Si celles-ci aboutissent, elles la transformeront en profondeur. Ce serait la fin d’une fonction publique au service de l’intérêt général.
 
La FSU demande depuis des mois des discussions et un réel dialogue social. Elle découvre aujourd’hui que, sans qu’il y ait eu de réelles concertations avec les organisations syndicales, des décisions seraient déjà prises comme l’objectif d’aller vers une rémunération différenciée, le développement d’un management centré sur l’individualisation ou le recours aux contrats pour « donner davantage de souplesse dans les recrutements ». Ces objectifs constituent une attaque en règle contre les conditions d'emploi des agent.e.s.

La FSU propose au contraire depuis des mois  un chantier sur les recrutements et les pré-recrutements mais sûrement pas pour aller vers moins d’emplois ni plus de précarité.

La qualité des services publics à rendre aux usagers, la nécessité de ces services publics sur l’ensemble du territoire, la défense de l'intérêt général, appellent au contraire à créer des emplois qualifiés pérennes et de qualité. 

Quant à la question du rendez-vous du printemps sur les rémunérations, la FSU ne se contentera pas d'un simple « point d’étape » mais réaffirme sa demande d'un rendez-vous salarial digne de ce nom, c’est-à-dire une concertation débouchant sur une amélioration significative des salaires pour toutes et tous les agent.e.s.

La FSU sera donc présente et active dans la concertation que mène le gouvernement début 2018.

Elle appelle les agent.e.s à s’engager et à se mobiliser pour leur avenir comme pour celui de la fonction publique, et pour la défense de leur pouvoir d’achat.  

Publié le 02/02/2018 - 17:20  Prévisualiser  Imprimer l'article 

FSU13 relaie une vidéo FSU86 sur Parcours Sup - par Webmaster

La FSU 86 (Vienne) explique Parcours Sup en vidéo


Voici une analyse en vidéo ludique par la FSU de la Vienne :

https://www.facebook.com/fsu086/videos/1457877720984089/
Publié le 01/02/2018 - 20:18  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Votes lors du CDEN : la FSU13 écoutée

  

Le conseil départemental propose aujourd´hui au CDEN un projet censé résoudre les problèmes de sur-effectifs du collège des Pennes-Mirabeau d’une part et d’évitement du collège Camille Claudel de Vitrolles d’autre part. Si cette proposition est efficace pour le collège des Pennes-Mirabeau, la FSU considère qu’elle ne règle rien pour le collège Camille Claudel, pire, qu’elle aggrave la situation actuelle.

 

Envisager de détacher la zone des Pallières du secteur du collège Claudel pour la rattacher au secteur du collège Simone de Beauvoir de Vitrolles est un véritable recul. Cette nouvelle configuration des secteurs de recrutements vitrollais consacre la ségrégation scolaire et ne fera que conforter les stratégies d’évitement du collège Claudel déjà mises en place actuellement par certaines familles.

 

La FSU attend un projet plus ambitieux pour promouvoir la mixité sociale sur le terrain et pour accompagner le travail des équipes du collège Claudel qui oeuvrent en ce sens. Elle appelle donc à voter contre la proposition du conseil départemental.

 

 

Votes sur la sectorisation de Vitrolles : Pour 1 / Contre : 8 / Abstention : 5

 

Vote consultatif lors du CDEN du lundi 29 Janvier 2018

 

La FSU13 demande donc officiellement au conseil départemental de revoir sa copie sur la sectorisation des collèges de Vitrolles.

Publié le 31/01/2018 - 18:17  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

En Janvier : inacceptable baisse des salaires pour les fonctionnaires !

 

      Augmentation de la CSG (mal compensée et pas pour tous)

+

Augmentation des cotisations retraites

+

Report de PPCR

+

Gel du point d’indice

+

Journée de carence

=

Baisse de salaire pour les fonctionnaires

Publié le 30/01/2018 - 17:45  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par SNUTER 13

Contre le report inacceptable du passage en Catégorie A pour les travailleurs sociaux !

 

Le SNUTER13 (FSU territoriale) dénonce le report du passage en catégorie A pour les travailleurs sociaux. En effet, le ministre de l’Action et des comptes publics a annoncé aux organisations syndicales, lors du Conseil commun de la Fonction publique du 8 novembre 2017, sa décision unilatérale de reporter d’un an le calendrier PPCR qui devait se déployer sur la période 2016-2021.

 

C’EST POUR LA FSU TERRITORIALE 13 UNE DÉCISION INJUSTE ET INACCEPTABLE QUE NOUS AVONS FERMEMENT DÉNONCÉE !

 LA FSU TERRITORIALE 13 ne fait pas de faux semblants. Nous avons signés le PPCR en 2015, nous exigeons donc l’application de ce dispositif qui a déjà permis à de nombreux fonctionnaires de bénéficier d’un avancement de grade ou d’une promotion interne en 2016 et en 2017.

Pour les travailleurs sociaux l’accord a été signé avec les ministres de l’époque. Il doit cependant être appliqué ! N’en déplaise à M. Macron et à son gouvernement!

Publié le 30/01/2018 - 17:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

EHPAD : urgence à prendre des mesures !


La FSU soutient la grève de demain dans les EHPAD à l’appel de toutes les organisations syndicales de salarié.e.s, de l’Association des directeurs au service des personnes âgées et des organisations professionnelles, comme le Syndicat national des professionnels infirmiers.

La situation dans les établissements est explosive et insupportable : manque de personnels, suppression des emplois aidés, réforme de la tarification à l’acte pénalisant surtout les établissements publics dont le nombre est en baisse... Les conséquences sur les personnels et les résidents se traduisent par une maltraitance institutionnelle pour les uns et les autres. 

Ce diagnostic est repris par la récente "mission flash" de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale sur la situation des EHPAD. Celle-ci reconnait en effet les besoins criants du secteur. Il  est confirmé aussi par le rapport d'information de l'Assemblée sur la mise en œuvre de la loi Vieillissement qui demande un moratoire d'un an sur la mise en œuvre de la réforme de la tarification. Et, à juste titre, «  le Haut Conseil de l’Age considère que la situation actuelle dans les EHPAD n’est pas digne d’un pays aussi riche que le nôtre ».

Le constat est accablant ! Il est intolérable que la France maltraite ainsi personnes âgées et personnels !

Le Président de la République doit entendre ce cri d’alarme et recevoir les organisations.

Face à une mobilisation qui s’annonce massive, Madame Buzyn, a déjà annoncé une dotation de 100 millions d’euros pour les EHPAD. C’est un premier succès. Mais toutes les mesures nécessaires doivent être prises rapidement.

C’est pourquoi la FSU soutient les revendications des personnels qui réclament l'application du ratio d'un agent ou un salarié par résident prévu par le plan Solidarité grand âge alors que la moyenne est de 0,6 voire 0,3 ; une amélioration des rémunérations et des perspectives de carrières, l’abrogation des dispositions législatives de 2015 sur la tarification des EHPAD ; l'arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire et le maintien de tous les effectifs des EHPAD y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés.

La FSU apporte son soutien à cette mobilisation et participera aux manifestations.
Publié le 30/01/2018 - 16:17  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par FSU - nationale -

Après le scandale Lactalis, l’État doit réinvestir et garantir les contrôles !

 

Le scandale du lait infantile contaminé produit par Lactalis et vendu par toutes les enseignes commerciales a choqué l’opinion publique. Ce n’est pourtant pas le premier problème dans l’agro-alimentaire, et ce ne sera malheureusement pas le dernier si les mesures nécessaires ne sont pas prises.

Si le risque zéro n’existe pas, il est néanmoins essentiel pour la sécurité et la santé publique que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour le réduire au maximum. Cela nécessite un retour à une politique de contrôles indépendants, impartiaux, fréquents et cohérents. Tout le monde en convient… mais seulement en période de crise ou scandale.

En dehors, le Gouvernement oublie vite ses engagements. Depuis une dizaine d’années, il n’a de cesse, sous couvert de Réforme de l’Etat, de Revue des missions, de RGPP…, de réduire les effectifs de fonctionnaires, sans épargner les corps de contrôle.

Ainsi, les Services Vétérinaires, en charge des contrôles dans la production alimentaire, ont perdu, dans cette période, près de 1000 emplois, autant dans les services de la Concurrence, Consommation, Répression des Fraudes (en charge du contrôle des circuits de commercialisation) et plus de 1500 dans les services du ministère du travail, dont l’Inspection du Travail (en charge de l’hygiène et de la sécurité des salariés).

Si l’on ajoute à ces pertes de potentiel humain et de compétences les désorganisations profondes que ces services ont connu, avec, notamment, des rupture de chaînes de commandement, la dilution de missions dans les Directions départementales interministérielles..., on comprend comment les services de contrôles opérés par l’État sont devenus des variables d’ajustement au détriment de la sécurité sanitaire à laquelle chaque citoyen-ne a droit.

Pour contrebalancer cette tendance lourde, l’État promeut les auto-contrôles, les engagements sur l’honneur, les chartes de bonnes pratiques. Or, cela se fait directement par, ou sous la seule responsabilité des entreprises concernées, et donc avec des garanties aléatoires puisque ce sont elles qui arbitrent entre sécurité et rentabilité.

Les missions d’inspection et de contrôle relèvent de l’intérêt général des populations. C’est, pour la FSU, un rôle qui doit être assumé et assuré par l’État. Il en va de la sécurité des personnes et de la santé publique.

La FSU, avec ses syndicats, exige un renforcement des capacités de contrôle public. Elle met en garde contre toute tentation, à la faveur de Cap 2022, d’externalisation et de privatisation de ces compétences d’intérêt général.

 

Publié le 27/01/2018 - 16:21  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Déclaration liminaire FSU13 au CTA (24 janvier 2018)

Une école en faveur des « premiers de cordée »

 
L’école n’échappe pas à l’optique macronienne du Président-manager. Il gère, en effet, la France comme une entreprise. C’est un manager qui s’entoure d’hommes maniant avec brio le sabir entrepreneurial qui prévaut dans les cercles dirigeants.

Tous adoptant des postures volontaires, supposées pragmatiques et ne relevant que de décisions d’ordre technique. Ils adhèrent aux valeurs de l’individu libre – qui ne serait pas lesté par les déterminismes sociaux - de la concurrence, de l’évaluation, de la hiérarchie mais toujours au nom de l’efficacité….L’éloge de la réussite individuelle est leur credo.

Ils croient à la compétition de tous contre tous, à la créativité intrinsèque du secteur privé, à la pataude inefficacité des structures collectives et des corps intermédiaires. Le Président est un libéral, et dans sa philosophie, l’inégalité n’est pas un problème mais un atout. Elle est, pour lui, le moteur du progrès.

 

 

Si l’on applique cette analyse de Laurent Joffrin à l’école, à la formation professionnelle et à l’accès à l’Université, cela donne les projets de réforme lancés actuellement par le gouvernement.

 

Le droit d’accès à l’Université pour tout bachelier ou bachelière est jeté aux orties.

La mise en place de « Parcoursup » permettra aux meilleurs élèves, les futurs « premiers de cordée » d’accéder aux études de leur choix. Tant pis si ces parcours parfaits, sans fausses notes, se recoupent très souvent avec l’origine sociale des élèves concernés.

 

Ce ne sont pas les plus méritants, mais les plus connivents avec l’école, issus des classes sociales les plus favorisées, qui cumuleront les avis favorables et les réponses positives dès le mois de mai. Pour les autres, futurs « premiers de corvées », ce sera le parcours du combattant…

Quant à l’école, elle est sommée d’être plus efficace : faire mieux avec moins de moyens, les guides de bonnes pratiques fleurissent et sont légitimés par les neurosciences….

Pour complaire à son manager, en bon gestionnaire appliqué, le ministre de l’Education Nationale met en œuvre ses orientations libérales, qu’il partage au demeurant : stagnation de l’emploi à cette rentrée et préparation d’une réforme du lycée qui, si elle aboutie, devrait permettre de ponctionner les lycées à hauteur de 25 000 postes sur le quinquennat.

Ce serait la contribution de l’Education nationale à la suppression de 50 000 fonctionnaires d’Etat.

 

C’est une rupture avec le quinquennat précédent et la France renoue avec les politiques de droite menées précédemment : baisse du nombre d’enseignants, de personnels de l’éducation nationale, malgré une dynamique démographique indéniable comme dans notre académie et dégradation de la formation initiale par une réduction des volumes horaires.

 

La Rentrée 2018 : c’est notamment

-         6 emplois administratifs en moins,

 

-         17 emplois retirés aux collèges alpins, 20 aux Lycées professionnels,

-         statu quo sur les postes d’AED,

-         et redéploiement des postes d’Assistantes sociales afin qu’elles interviennent désormais aussi dans le premier degré.

 

Le gouvernement se désintéresse de la tranche d’âge 11-18 ans, et des problématiques particulières à celle-ci, sauf quand il s’agit d’orienter les élèves vers l’apprentissage, qui pourrait être confié aux seules branches professionnelles.

 

C’est une conception libérale de l’école et de la formation professionnelle : l’objectif n’est pas d’apporter aux jeunes les outils de leur émancipation sociale, économique, culturelle et politique mais de les rendre employables, formés à la main de l’entreprise. En l’occurrence, ici, des « premiers de corvées », issus majoritairement des classes sociales les plus défavorisées.

 

Même pour le 1er degré, priorité affichée du gouvernement, le compte n’y est pas : la dotation de l’académie correspond seulement à la moitié des besoins pour les dédoublements Rep+ et Rep. Impossible dans ces conditions de répondre à bon nombre d’autres missions de l’école, qui s’adressent à la globalité des élèves, sans les dégrader.

Le choix de la précarisation du premier degré est fait puisqu’on préfère recourir à des personnels contractuels, au lieu de puiser dans les listes complémentaires comme cela s’est fait à Bordeaux, par exemple.

Les collectivités territoriales ont d’ailleurs bien compris ce tournant libéral et l’accompagne très volontiers. Le Partenariat Public Privé envisagé par la ville de Marseille pour ses écoles en est la preuve.

 

M. le Recteur, mesdames et messieurs les membres du CTA, cette conception de l’Ecole n’est pas la nôtre.

C’est l’école du tri social, déguisée derrière le « faux nez » de la justice rendue aux plus méritants. En réalité, ceux qui sauront affronter les règles de la concurrence sur un marché scolaire plus fermé, compétences qu’ils n’auront pas acquises à l’Ecole…creusant un peu plus les inégalités scolaires.

 

Pour notre part, nous croyons à l’éducabilité de chaque enfant, de chaque jeune, qui nous est confié. Et, préparer les lycéens à l'université ce n'est pas les orienter en fonction de leurs supposées capacités ou appétences, c'est d'abord leur transmettre les savoirs et les méthodes qui leur permettront de tirer profit des enseignements dans le supérieur.

Nous pensons que l’élévation globale de la qualification de toute la population est un enjeu fondamental pour la société et l’économie de ce pays. C’est une richesse et non un coût. Un investissement d’avenir.

 

C’est pour cela que, notre organisation, la FSU, fera tout ce qui est en son pouvoir pour mettre en échec cette politique destructrice.

 

Elle appelle, d’ores et déjà, à se mobiliser le 1er février sur la question de l’accès à l’enseignement supérieur et la réforme du lycée et prépare une semaine d’action : le second degré sera en grève à l’appel du Snes, du Snuep et du Snetap, le 6 février, journée suivie par une journée d’action dans l’ensemble de l’Education Nationale, le 7 février, et un colloque national organisé par le Snuep-FSU le 8 février, pour défendre l’enseignement professionnel et les lycées professionnels, pour nous le meilleur outil pour l’accès de toutes et tous à une qualification de qualité, la plus élevée possible. Le Snep-FSU déploie également un plan d’action sur les problématiques spécifiques à l’Education Physique et Sportive.

 

Publié le 25/01/2018 - 20:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Texte action : FSU, CDFN 23 et 24 janvier 2018

 

La situation internationale est inquiétante. La FSU dénonce et condamne la poursuite par le gouvernement Erdogan en Turquie de la politique de répression à l'égard des fonctionnaires.

La FSU condamne l'offensive turque contre les kurdes et demande à l'Union européenne une réaction forte à l'égard du gouvernement d'Erdogan.

La FSU, avec le collectif intersyndical pour l'Iran, s'inquiète des risques encourus par les 2700 personnes toujours emprisonnées après le mouvement social dénonçant la hausse des prix, le chômage, la corruption, l'austérité et l'autoritarisme du pouvoir. Le futur déplacement du président Macron en Iran doit être l'occasion d'exiger la libération de tous ces prisonniers.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État israélien par les Etats Unis est, au-delà d’une injure au droit international, une carte blanche donnée au gouvernement israélien pour poursuivre sa politique de colonisation. Suite à la publication d’une liste noire d’associations et d’ONG « indésirables », la FSU demande au gouvernement français qu’il intervienne auprès du gouvernement israélien, afin que ces mesures soient annulées. 

La FSU s'inquiète de  l'entrée de l'extrême-droite dans un certain nombre de gouvernements en particulier en Autriche où le FPO obtient des postes-clés tels que la défense et l'intérieur.

 

Les différentes réformes et mesures prises par le gouvernement contribuent à creuser toujours plus les inégalités dans notre pays. Le dernier rapport de l’OFCE confirme que les mesures du budget profiteront surtout aux plus aisés en 2018 et 2019 creusant les écarts entre les plus riches et les moins favorisé-e-s. La loi Travail fait sentir ses premiers effets. Des entreprises usent de la possibilité des ruptures conventionnelles collectives alors même qu'elles dégagent des bénéfices. Le projet de réforme de l’assurance chômage soumettrait les demandeurs d’emploi à un nouveau régime de contrôles et de sanctions. Quant aux préconisations «d’experts» sur le SMIC demandant de modifier la formule de revalorisation de ce dernier, elles auraient pour effet de tirer vers le bas les minima de branche et les garanties salariales de tous. Les principes de solidarité, d'égalité, de redistribution des richesses sont mis à mal alors que nombre d'observateurs les ont jugés plutôt protecteurs face aux crises provoquées par le libéralisme et que la grande majorité des citoyen-ne-s reste attachée aux services publics. Si tous ces projets devaient voir le jour, ils transformeraient en profondeur notre modèle social. Et le cadre de réduction de la dépense publique a de lourdes conséquences particulièrement pour les agent.e.s de la Fonction publique : baisse des dotations aux collectivités territoriales, prévision de suppression d'emplois, baisse des budgets et crédits à l’État, baisse du pouvoir d'achat des agent.e.s et d'un grand nombre de retraité.e.s qui subissent la conséquence de l'augmentation de la CSG de 1,7% sans compensation à laquelle va s'ajouter celle des complémentaires santé. 

 

C'est aussi la cohésion de notre société et ses principes d'humanité et de respect des droits de l'Homme qui sont en cause aujourd'hui. La politique envers les migrant.e.s est marquée du sceau de la répression, et rompt avec les principes de solidarité les plus élémentaires. 

 

La question des alternatives n'a jamais été aussi cruciale. La FSU, comme l'ensemble du mouvement syndical, doit contribuer à leur construction. 

 

 

Services publics et Alternatives 

La crise de violence qui traverse les établissements pénitentiaires depuis plusieurs semaines met en exergue le manque de moyens, de reconnaissance et de réflexion sur les missions de tous les personnels pénitentiaires et sur l'individualisation de la prise en charge des publics sous main de justice. Se cachant derrière un projet de création de 15000 places de prison, le gouvernement en oublie sa responsabilité principale dans la question de l'enfermement : la prise en charge des personnes. L’Etat doit se saisir de la question de l'individualisation des peines. La FSU se scandalise de la passivité de l'administration sur ces questions qui conduisent à la mise en danger des agent.e.s et des personnes détenues. Elle exprime son soutien aux agents agressés et continuera de défendre la reconnaissance de l'ensemble des personnels du ministère de la Justice.

 

En application de la loi NOTRe, des « schémas départementaux d’amélioration de l’accessibilité des services au public » sont en cours d’élaboration dans une optique de redéfinition de la notion de service public. Mutualisations, transferts de compétences… sont à l’ordre du jour, avec un renvoi au local de la définition des politiques publiques au nom de la prise en compte des besoins de  proximité. Concomitamment, la réorganisation territoriale se poursuit (fusions de CT avec constitutions de communes nouvelles et d’intercommunalités) avec des enjeux importants, notamment au niveau des métropoles. Le gouvernement semble vouloir utiliser la région parisienne comme terrain d’expérimentation pour la fusion des collectivités.

 

AP 2022 veut engager, par des externalisations, des privatisations, voire des suppressions, des réformes structurelles passant par la remise en cause des services publics pour baisser fortement les dépenses publiques de l’ordre de 3 points dans le PIB, et supprimer de façon massive des emplois de fonctionnaires (50 000 à l’État et 70 000 à la territoriale). La FSU dénonce la méthode suivie par l’exécutif, qui consiste à contourner les organisations syndicales, et à donner, grâce au comité d’« expert-es » CAP 22, une légitimité à son projet de coupes du champ des services publics et de la fonction publique.

 

Le décret 2017-1845 publié en catimini le 29 décembre et qui autorise les préfets à déroger aux normes et aux règlements nous interpelle tant en terme d'égalité des citoyens sur le territoire qu'en terme de missions des personnels.

 

Un rapport officiel sur la mise en œuvre de la loi ASV souligne la situation critique des EHPAD et met en lumière les insuffisances de la loi et les disparités départementales. La situation est catastrophique : alors que la « mission flash » officielle reconnaît les besoins criants du secteur des EHPAD, le gouvernement met en place la « convergence des tarifs dépendance et soins », ce qui signifie prendre un peu aux établissements soi-disant bien dotés pour donner peu aux établissements en déshérence. Alors que la loi mettant en place le « plan de solidarité grand âge » promettait un ratio de 1 agent par résident, la moyenne est de 0,6 pour 1, voire 0,3 dans certains cas.

 

 

Situation des personnel

Le travail, les missions et les qualifications des agent.e.s de la Fonction publique ne sont pas reconnus. Et le 1er janvier 2018 ouvre une nouvelle période de détérioration de leur pouvoir d'achat (gel de la valeur du point d'indice, gel des mesures PPCR, compensation non intégrale de la CSG, jour de carence, augmentation des retenues pour pension). Le secrétaire d’État à la Fonction publique a laissé entrevoir la possibilité de répondre favorablement à la demande de huit organisations, dont la FSU, d’avancer le rendez-vous salarial au printemps sans confirmer la date ni envisager à cette occasion de dégel de la valeur du point d’indice, évoquant même la possibilité de réfléchir à la «décorrélation de la valeur du point». La FSU n'acceptera pas que soit mise en cause la référence collective du point d’indice et continuera de faire de sa revalorisation sa revendication principale lors du prochain rendez-vous salarial. Elle demandera au gouvernement une réponse aux questions posées sur ce rendez-vous salarial et également un plan de rattrapage de la perte de pouvoir d’achat du point d’indice depuis 2010 (environ 9%) ainsi qu’une revalorisation au moins au niveau de l’inflation constatée ainsi qu'une relance de la dynamique engagée à l’occasion du cycle de discussions PPCR, dynamique mise à l’arrêt par le nouveau gouvernement. Cela doit être aussi l’occasion de rappeler l’ensemble des demandes salariales et des conditions de travail portées par la grève le 10 octobre 2017. La FSU s'engage à mener une campagne sur les salaires.

Elle condamne les suppressions de postes qui affaibliront la puissance publique nécessaire à la mise en œuvre des services publics de qualité sur tout le territoire. Ces suppressions vont également continuer de dégrader les conditions de travail de l’ensemble des agent-es.

La FSU a demandé, notamment par son action du 8 novembre, qu’un plan de titularisation soit mis en discussion. La seule réponse à cette demande est une réunion du comité de suivi du plan Sauvadet le 6 avril. La FSU demande que l’ensemble des organisations de fonctionnaires y soient convoquées car il n'est pas question de se contenter d'un bilan du « Sauvadet » sans tracer des perspectives concrètes pour la suite. La FSU interviendra pour un plan qui non seulement améliore significativement les conditions d’éligibilité mais en outre intègre la question de dispositifs plus contraignants pour l’administration pour ne pas reconstituer un vivier de non titulaires. Elle s’oppose aux suppressions de CAE-CUI car elles vont continuer de dégrader les conditions de travail de l'ensemble des agent.e.s. De même, la non compensation annoncée des emplois aidés (CAE-CUI) revient à nier les besoins et la qualité des services publics. La FSU continue d'appeler les personnels à s'opposer à cet état de fait inacceptable  et à exiger des recrutements de fonctionnaires en regard de besoins permanents avérés.

 

La FSU continue sa campagne de lutte contre la mise en œuvre d’un jour de carence dans la fonction publique, prélèvement injuste et inefficace. Elle a également œuvré pour que s’ouvre de nouveau le chantier de l’égalité professionnelle femmes/hommes dans la Fonction publique. Elle sera vigilante à ce que ces discussions concernent bien l’ensemble des personnels et non les seuls postes à haut niveau de responsabilité. Elle dénonce les accès fonctionnels à certains grades qui amplifient les inégalités de carrière et mène la bataille dans les CAP pour élargir les accès non fonctionnels. La FSU demande le développement des prestations d’action sociale dédiées à la famille (crèches, aide à l’enfance). Elle lance une campagne «pour une véritable médecine de prévention»pour en rappeler les missions, la faiblesse des moyens alloués et les carences des employeurs, Etat comme territoriaux, sur l’organisation des visites médicales obligatoires. 

Dans le cadre des nouvelles consultations qui s’ouvrent avec le ministère de la Justice, les syndicats de la FSU continueront de porter des revendications pour faire du statut des psychologues, un texte garant de l’exercice professionnel des agent.e.s, de leur déroulement de carrière, de la protection de ceux déjà en poste et du respect des usagers comme l’est celui des psychologues du M.E.N.

 

 

Éducation Formation Emploi 

Par petites touches, les dernières mesures du ministre Blanquer annoncent un bouleversement en profondeur du système scolaire : conseil scientifique qui souligne la prédominance des neurosciences au détriment d’autres pans indispensables de la recherche et affiche la volonté d’imposer pratiques et méthodes ; tenue d’assises de la maternelle, avec la caution de Boris Cyrulnik, qui inquiète sur la perte de spécificité de la maternelle et sur son avenir ; conseil des sages sur la laïcité et premières annonces interrogeant sur le traitement de cette question fondamentale. Le rythme soutenu des réformes et la dispersion affichée des mesures ne masquent en rien leur cohérence : le plan étudiant instaure la sélection généralisée dans l'accès au supérieur et s'articule avec la réforme du bac qui vise à affaiblir la valeur du diplôme national. Le lycée sera profondément modifié dans une logique d'individualisation des parcours et les inégalités sur le territoire ne feront qu'augmenter. La mission Mathiot laisse planer les plus grandes menaces sur l'avenir du lycée technologique. L'enseignement professionnel est sur la sellette, mis en difficulté par la concurrence du développement de l'apprentissage. Et l’orientation scolaire pourrait être confiée aux régions. La préparation de la prochaine rentrée scolaire risque de dégrader les conditions de scolarisation des élèves dans le premier comme dans le second degré (effectifs par classe, problème de remplacement…). En toute illégalité puisque la loi Vidal n’est toujours pas votée, la plateforme ParcourSup se met en place sous l’injonction ministérielle,  sous la menace et les pressions de nombreuses directions d’établissements pour contrer les mobilisations au mépris des conditions de travail des collègues, des institutions démocratiques des universités et de la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. 

 

Ces réformes vont à l'encontre de la démocratisation du système scolaire, et les élèves et étudiant-es des classes populaires seront les premiers à en pâtir. Individualisation des parcours et des apprentissages, resserrement sur les fondamentaux, volonté de déposséder les personnels de leur expertise, de leur liberté pédagogique, l'autonomie… autant de lecture de cette politique qu’il nous faut décrypter auprès des enseignants mais aussi de l’opinion publique. 

 

 

Droits et libertés

Le Conseil Constitutionnel vient de se prononcer sur l’illégalité des zones de protection prévues par la loi de 1955 sur l’état d’urgence, ce qui rendrait illégale la décision prise par la préfète du Pas-de-Calais le 26 octobre 2016 d’interdire l’accès au camp des migrant-es de Calais durant plusieurs jours. La mise en application de la loi du 31 octobre 2017 renforçant la Sécurité Intérieure et la Lutte contre le Terrorisme (SILT), censée offrir plus de garanties juridiques, a créé de nouveaux « périmètres de protection », relevant plus de la lutte contre l’immigration que contre le terrorisme. Le gouvernement a annoncé la création d’un pôle national antiterroriste indépendant, poursuivant sa politique d’exception dangereuse pour les droits et libertés, sans garantir plus d’efficacité dans la lutte contre le terrorisme.

Ce gouvernement arrive avec la future loi asile-immigration au point de rupture du fameux "en même temps". Comment croire en l'"humanité" d'un projet qui se caractérise sur le terrain par une pression extrême sur les migrante-s (destructions de matériel, gazages), une dénonciation des associations humanitaires comme des auxiliaires des passeurs, une chasse aux clandestin-e-s jusque dans les lieux d'accueil inconditionnel ? Le projet prévoit l’accélération des procédures de demande d’asile, puis de recours éventuel, la prolongation de la rétention pour les expulsables et de la retenue administrative pour vérification du droit au séjour. Pour l’essentiel, ces mesures visent à durcir la chasse aux "mauvais-e-s" migrant-e-s : les débouté-e-s, celles et ceux venant de pays dits "sûrs" et les migrant-e-s économiques. Si on y ajoute les probables mesures de différenciation de traitement entre mineur-e-s français-e-s et étranger-e-s isolé-e-s, toute la politique migratoire du pouvoir constitue une très notable aggravation des politiques précédentes, comme s’en félicitent beaucoup d'élus de droite.

Au Ministère du Travail, la forte mobilisation intersyndicale, dont la FSU a été partie prenante, a contraint l'administration à  modérer  ses velléités de sanction contre l'inspectrice du travail poursuivie pour son expression syndicale publique et a abouti à une suspension de 15 jours avec sursis. Toutefois, cette sanction, par son existence même, constitue une entrave aux droits syndicaux et à la liberté d'expression

La FSU demande que le ministère suive l’avis de l’inspection du travail dans le cadre des poursuites disciplinaires répétées engagées à l’encontre de Gaël Quirante, syndicaliste à La Poste et exige que soit mis fin à cet acharnement.

 

La FSU condamne la décision inacceptable de Julien Sanchez, maire Front National de Beaucaire, de supprimer les repas de substitution et d’imposer tous les lundis à tous les enfants un menu avec de la viande de porc. La FSU condamne cette décision islamophobe et antisémite.

 

La FSU se félicite de la victoire que constitue l’abandon du projet d’aéroport à NDDL. Cette décision salutaire fait suite à plus de 10 ans de contestation par un large mouvement local et national. Le site de NDDL est devenu au cours de ces années une zone d’expérimentations, d’activités agricoles, de transition écologique et énergétique. La FSU s’oppose à toute utilisation de la force et appelle au dialogue sur le devenir des terres initialement destinées à la construction de l’aéroport.

 

 

Plan d'action

La situation faite aux agent-e-s de la Fonction publique est inacceptable. Dans les suites de la journée d'action du 10 octobre dernier, la FSU demande avec l'ensemble des fédérations de fonctionnaires que le rendez-vous salarial de 2018 soit avancé au printemps et permette le dégel du point d'indice et l'ouverture de négociation permettant l'augmentation des salaires de toutes et tous les agents. Enfin elle décide d'une journée d'action et de grève fin mars début avril, la date en sera précisée lors de la réunion unitaire du 6 février. La FSU engage une grande campagne sur les salaires.

La FSU poursuivra son travail d’information contre l’évasion, la fraude, l’optimisation fiscale et de déconstruction des idées fausses sur la soi-disant incapacité budgétaire à financer les services publics et la transition sociale et écologique, membre d’Attac, elle se félicite de l’écho au combat contre cette évasion fiscale organisée par les grandes banques et les multinationales. Ainsi, elle appelle à soutenir Attac lors d’un procès face à la BNP le 6 février à Carpentras, et face à Apple le 12 février à Paris. 

La FSU prendra une initiative en avril  pour porter son projet pour la Fonction publique suite à l’opération « Action Publique 2022 » du gouvernement.

 

Dans l’Éducation, la FSU appelle dès à présent à la mobilisation par des actions diversifiées pour porter son projet éducatif et s’opposer à la remise en cause des objectifs de démocratisation du système scolaire. Le 7 février sera l’occasion de porter les revendications sur les conditions de rentrée, la carte scolaire, les réformes en cours et les attaques contre nos métiers (conférences de presse, rassemblements, demandes d’audience, des initiatives médiatiques, etc.). 

Dans le 1er degré, la FSU organise une mobilisation nationale sur toute la période des opérations de carte scolaire qui sera déclinée par des alertes sociales dans les départements et lance une campagne nationale sur la nécessité de baisser les effectifs dans les classes.

La FSU appelle  à la réussite  de l’initiative inter-fédérale du 1er février « Du plan étudiant à la plate forme ParcourSup : l’instauration de la sélection » (assemblées générales, mobilisations sous toutes les formes décidées collectivement, informations aux parents et diffusion de tracts aux élèves et à leurs familles…).

La FSU appelle à la réussite de la journée d’action du 6 février dans le second degré sur les questions de conditions de rentrée dans le second degré et contre la réforme du lycée et du baccalauréat.

La FSU appelle au succès du colloque du 8 février «La formation professionnelle des jeunes, il y a des lycées pour ça !». La FSU sera par ailleurs aux côtés du Comité de Défense et de Développement de l'Enseignement Agricole Public, dont elle est membre, pour une initiative au Salon International de l'Agriculture le 28 février, en réponse aux conclusions plus que décevantes des États Généraux de l'Alimentation et pour répondre à l'absence criante de propositions en lien avec les enjeux majeurs liés à la formation de générations d'agriculteurs 

 

En campagne contre la politique actuelle du gouvernement privilégient l'attribution de moyens aux structures d'enfermement (20 centres éducatifs fermés et 1 établissement pénitentiaire pour mineur-e-s), le SNPES-PJJ/FSU organise avec ses partenaires un colloque, les 9 et 10 février, « une vraie alternative à l'enfermement des enfants : la Liberté ! ».

 

La FSU appelle au succès de l’initiative nationale du groupe intersyndical des 9, le 15 mars prochain pour défendre le pouvoir d’achat des retraité-es. Les «cartes de vœux» adressées au Président de la République pour exprimer la colère des retraité-es et leurs revendications seront déposées dans toutes les préfectures au cours du mois de janvier. Il s'agit de poursuivre les rencontres avec les parlementaires dans les circonscriptions pour demander des comptes sur le vote de la loi de financement de la sécurité sociale.

La FSU participera aux manifestations du 30 janvier en soutien à la journée de grève générale dans les EHPAD, à l’appel des organisations syndicales de salarié-e-s.

La FSU poursuit son engagement dans la démarche de la Convergence nationale des services publics « contre le projet action publique 2022 ». Elle engage notamment toutes ses composantes à assurer une large diffusion du questionnaire "les services publics qu'il nous faut"  et participera au colloque national de la Convergence du 24 mars qui rendra public les résultats. La FSU sera ainsi partie prenante de l'initiative publique qui se déroulera à Tours le 7 avril 2018, à l'initiative du CFR Centre Val de Loire et de la Convergence 37.

 

La FSU a répondu positivement à la proposition d’Attac et du CRID de co-organiser une université d’été des mouvements sociaux à Grenoble du 22 au 26 Août. Elle sera l’occasion de construire un moment de visibilité pour les mouvements sociaux à la veille de la rentrée, en valorisant leur diversité, leurs analyses et propositions d’alternatives. Pour la FSU cette université d’été sera l’occasion de renforcer ses liens avec d’autres organisations du mouvement social et de confronter ses analyses et propositions.

 

La libération de la parole des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles, permises par les révélations aux États-Unis puis en France, a créé l’espoir qu'elle soit enfin entendue. Dans le même temps, des réactions virulentes ont eu lieu par voie de presse, prouvant que le combat pour l’égalité femmes-hommes est toujours aussi nécessaire. C’est pourquoi la FSU poursuivra son engagement contre les violences faites aux femmes et pour que l’égalité professionnelle femmes-hommes devienne réelle. Elle s’engagera ainsi lors de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars en intersyndicale et avec des associations féministes pour faire de cette journée un temps fort de mobilisations et d’actions.

 

La FSU témoignera avec d'autres organisations de sa solidarité avec toutes celles et ceux qui résistent en Turquie à la répression lors d'un "Concert de solidarité pour les droits et les libertés en Turquie" qui aura lieu à Paris le 

samedi 10 février.

 

La FSU demande la libération de Salah Hamouri et d'Ahed Tamimi, ainsi que l’arrêt de la détention d’enfants palestiniens dans les prisons israéliennes.

 

Afin de faire vivre la solidarité entre travailleurs européens, la FSU poursuivra son travail au sein de l'alter-sommet, afin de construire des mobilisations sur des thèmes communs en Europe.

 

La FSU participe et appelle à participer aux mobilisations à venir, dans le cadre des États Généraux des migrations ou du collectif "Justice pour les Jeunes Isolé-e-s étrangers". Sur les mineur-e-s isolé-e-s étranger-e-s, la FSU s'oppose aux projets du gouvernement visant à les faire sortir du champ de la protection de l'enfance afin d'affirmer le contrôle de l'état. Cet alignement sur la situation des majeur-e-s est inacceptable.

 

La FSU proposera à l’ensemble des organisations syndicales un appel pour le respect des droits des migrant-e-s.

 

 

Pour : 103 – Contre : 6 – Abs : 6 – Rdv : 1
Publié le 24/01/2018 - 19:07  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Interview Bernadette Groison (par AEF) - par Webmaster

"Action publique 2022" est "l’habillage" du projet du gouvernement pour changer de modèle social

 

 Interview Bernadette Groison (par AEF, 22/01/2018)

 

"Il va très certainement y avoir des changements en profondeur qui pourraient à terme modifier le pacte de notre société avec un changement du modèle social, estime Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, dans une interview à AEF, lundi 22 janvier 2018, commentant les premiers mois du quinquennat Macron. À cet égard, le programme "Action publique 2022" est selon elle "l’habillage de ce projet du gouvernement, mené sous contrainte budgétaire, qui n’est pas dévoilé de manière explicite et qui, sous couvert de dialogue social et de concertation, prévoit une profonde remise en cause des missions de service public". Dénonçant une accumulation de "mauvais coups pour les agents de la fonction publique" (gel de la valeur du point d’indice, remise en cause de PPCR), la FSU compte continuer à peser sur le gouvernement et plaide pour une nouvelle journée d’action intersyndicale en mars.

AEF : Quelle analyse portez-vous sur les huit premiers mois du quinquennat d’Emmanuel Macron ?

Bernadette Groison : Il va très certainement y avoir des changements en profondeur qui pourraient à terme modifier le pacte de notre société avec un changement du modèle social. Ce qui est paradoxal c’est, qu’alors que le projet du gouvernement vise à une modification en profondeur de l’organisation du modèle social, c’est un sujet qui est très peu mis sur la place publique en tant que tel. On parle beaucoup de la réforme du travail, de l’assurance chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage, du numérique mais bien peu de la réforme de l’action publique. Des grandes réformes sont valorisées par le gouvernement mais le débat sur le modèle social et l’organisation des services publics et de la fonction publique est très peu mis sur le devant de la scène.

Ce paradoxe nous inquiète. Quand il y a du flou, "il y a un loup". Cela signifie que le gouvernement nourrit un vrai projet. À cet égard, la circulaire du Premier ministre du 26 septembre 2017  éclaircit les réels objectifs du gouvernement puisqu’y est exposée clairement la réflexion qu’il compte mener sur la fonction publique. Certes, il met en avant l’amélioration des services publics, des conditions de travail des agents, bien évidemment sous la responsabilité du budget. Mais on y voit déjà des pistes ouvertes sur une possible remise en cause et un affaiblissement du rôle de l’État et des collectivités locales, des possibilités d’externalisation d’un certain nombre de services.

Nous avons un gouvernement qui avance, qui va vite, qui effectivement fait ce qu’il a dit, puisque ces réformes étaient en grande partie dans le programme d’Emmanuel Macron. Dès l’arrivée du gouvernement, nous avons vu les mauvais coups s’accumuler pour les agents de la fonction publique : gel de la valeur du point d’indice, remise en cause du protocole PPCR , mécanisme insatisfaisant de compensation de la hausse de la CSG dont nous n’étions pas demandeurs, prévision des 120 000 suppressions de postes dont 70 000 dans la fonction publique territoriale que l’on est en train d’affaiblir depuis plusieurs années. On voit bien d’ailleurs à cet égard les limites des promesses du président de la République puisqu’il ne s’agit pas en contrepartie d’améliorer les droits pour les agents.

La FSU a d’ailleurs immédiatement réagi. Dès le mois de juillet, elle a demandé un Grenelle de la fonction publique afin de discuter d’abord des missions avant de lancer des réformes, sachant que la société n’a jamais eu autant besoin qu’aujourd’hui de plus de cohésion sociale, de lutter contre les inégalités, de s’adapter à l’évolution démographique, au vieillissement de la population, de prendre en compte les transitions numériques, écologiques…, ce qui suppose par conséquent des services publics, des agents en nombre suffisant et bien formés, l’émergence d’un certain nombre de métiers sur des emplois statutaires et permanents.

La FSU a également exprimé son refus du gel de la valeur du point d’indice, alors que nous avions obtenu le dégel en 2016 dans le cadre du protocole PPCR, que nous avons signé. Je rappelle à ce sujet qu’avec PPCR, c’est la première fois depuis 25 ans que nous avions obtenu des négociations sur des améliorations générales. Remettre en cause PPCR revient à stopper ces premières avancées et à contribuer à baisser le pouvoir d’achat des agents (puisqu’en 2018 se cumulent le gel de la valeur du point, la hausse de la CSG dont la compensation pourrait s’avérer incomplète pour certains agents, la hausse des cotisations retraites, l’instauration d’une journée de carence…). Par ailleurs, il s’agit pour nous d’une trahison de la parole donnée par l’État. À cela s’ajoute la question de la précarité avec un agent sur cinq qui est contractuel.

AEF : A ce propos, le gouvernement a annoncé récemment qu’il acceptait la demande de certaines organisations syndicales de réunir à nouveau le comité de suivi sur les non titulaires, le 6 avril, ce comité n’associant toutefois que les signataires de l’accord du 11 mars, dont la FSU ne fait pas partie…

Bernadette Groison : La FSU avait organisé le 8 novembre dernier sur ce sujet une journée d’action pour demander des mesures d’amélioration pour les agents non-titulaires au regard des droits des titulaires et pour alerter le gouvernement sur le fait que le dispositif Sauvadet prend fin le 13 mars 2018 ce qui implique de prendre des mesures pour aller plus loin dans les dispositifs de titularisation des agents.

S’agissant de la suite à donner au protocole Sauvadet, si c’est le seul comité de suivi qui discute, cela ne va pas être possible. La FSU assume de ne pas avoir signé le protocole Sauvadet mais il ne sera pas acceptable que l’on discute de nouvelles mesures uniquement entre signataires. Sachant que nous avons signé PPCR et que nous avons toujours défendu le fait que le suivi de PPCR devait se faire avec toutes les organisations y compris les non signataires.

Au-delà, ce qui m’inquiète, ce sont les dernières déclarations d’Olivier Dussopt qui indique ne pas avoir de tabou au sujet du recours au contrat et qui affirme même que le sujet mérite réflexion comme du reste sur la décorrélation de la gestion du point et l’externalisation des missions de service public. Ces trois éléments sont pour nous destructeurs pour les agents, équivalent à une remise en cause du statut, sans contribuer à une amélioration des services.

AEF : Comment appréhendez-vous le programme "Action publique 2022" ?

Bernadette Groison : "Action publique 2022" est l’habillage de ce projet du gouvernement, mené sous contrainte budgétaire, qui n’est pas dévoilé de manière explicite et qui, sous couvert de dialogue social et de concertation, prévoit une profonde remise en cause des missions de service public avec un calendrier somme toute très flou. À l’occasion des premières réunions de suivi, nous n’avons jamais eu de calendrier plus précis que celui qui est sur le portail du ministère qui ne fournit que les grandes dates, notamment des forums décentralisés de l’action publique. Nous n’avons à ce jour aucun retour de tout cela.

Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, répond régulièrement à la FSU que le grand débat que nous avions demandé est ainsi mis en place. Mais "Action publique 2022" s’avère plutôt confidentiel pour l’instant avec des débats dont on ne connaît que très peu la teneur et qui sont peu mis en avant mais dont on ne doute pas que la restitution prévue au mois de mars réponde aux orientations de la circulaire du 26 septembre, avec l’objectif de faire passer plus facilement les réformes souhaitées au prétexte que les usagers les réclament. On voit bien que tout ce qui doit être discuté sur la fonction publique s’inscrit dans le cadre des objectifs de baisse des dépenses publiques. Cela est aussi valable pour le grand plan d’investissement 2018-2022. D’autant que les conditions de la consultation ne semblent pas très fiables car il est a priori possible de répondre plusieurs fois au forum en ligne sous diverses identités. Enfin, les organisations syndicales sont hors jeu.

Nous sommes donc déçus par "Action publique 2022". Pour autant, la FSU ne pratiquera pas la politique de la chaise vide, et ne laissera pas le gouvernement tranquille car le sujet est trop important. La FSU organisera d’ailleurs sa propre restitution au mois de mars et présentera ses propres pistes.

AEF : Les mesures annoncées par le gouvernement depuis l’été 2018 ont poussé les organisations syndicales à organiser, pour la première fois depuis des années, une journée unitaire le 10 octobre dernier. Comment maintenir ce front ?

Bernadette Groison : Nous sommes vraiment satisfaits de l’organisation de cette journée unitaire alors que l’on assiste actuellement à des divisions syndicales, particulièrement au niveau interprofessionnel. La fonction publique a montré que quand il y a la volonté de dépasser des divergences syndicales – normales par ailleurs – en s’accordant sur la question du pouvoir d’achat des agents, il était possible de s’adresser ensemble au gouvernement. Dans le contexte, cette journée a été réussie et a permis de tirer la sonnette d’alarme auprès du gouvernement et lui faire comprendre qu’il n’allait pas pouvoir passer facilement.

Certes le gouvernement a confirmé lors du rendez-vous salarial du 16 octobre ses mesures négatives mais on se retrouve actuellement en situation où quasiment toutes les organisations syndicales ont écrit au gouvernement pour lui demande d’avancer au printemps, avant les arbitrages budgétaires, le prochain rendez-vous salarial prévu en octobre. C’est très important : c’est le front syndical du 10 octobre qui a permis cette action commune. Cela veut dire aussi que l’on peut encore aujourd’hui s’adresser quasiment ensemble au gouvernement pour lui dire qu’il y a une urgence à traiter la question des salaires, que l’on ne lâchera pas.

La FSU est déterminée à agir dès le mois de mars. Nous l’avons proposé aux autres organisations syndicales. La question est actuellement en discussion et il est prévu de se revoir le 22 janvier. Il faut organiser une nouvelle journée d’action. Soit parce que l’on aura obtenu que le rendez-vous salarial soit avancé et il faudra peser sur son contenu ; soit parce que le gouvernement n’aura pas répondu et dans ce cas, il faudra qu’il s’explique sur sa non-reconnaissance du travail des agents. C’est l’intervention des agents qui fera la réussite du rendez-vous salarial. Je rappelle que les agents ont perdu 9 % de pouvoir d’achat ces huit dernières années.

AEF : L’agenda social pour 2018 a été transmis aux organisations syndicales fin 201. Vous satisfait-il ?

Bernadette Groison : On y retrouve un certain nombre de questions que nous voulions voir traitées. Mais nous ne voyons pas très bien comment seront traités ces sujets ni avec qui. Il reste nombre de points d’interrogation sur les non-titulaires, la formation, les conditions de travail, les inégalités femmes-hommes qui rejoignent la question salariale, l’apprentissage pour lequel on demande un bilan depuis des années…

Cet agenda souffre d’insuffisances et d’un manque de visibilité sur le contenu des sujets. Il ne suffit pas de donner des dates et des sujets mais il faut, au-delà de la méthode, préciser de quoi l’on va parler.

AEF : Comment jugez-vous la qualité du dialogue social mené par le gouvernement et, en particulier, la nomination en novembre dernier d’Olivier Dussopt comme secrétaire d’État de Gérald Darmanin, chargé notamment de ce sujet ?

Bernadette Groison : En la matière, le gouvernement souffle le chaud et le froid. Gérald Darmanin a certes été disponible pour nous recevoir et a organisé des séries de bilatérales en mai et juillet derniers, son cabinet répond à nos appels. La nomination d’Oliver Dussopt est, elle, de fait un vrai changement par rapport à l’absence de ministère de plein exercice que nous avons dénoncée. Le gouvernement a certainement vu les limites de l’exercice étant donné la charge et l’importance des sujets "fonction publique". Cela répond en partie à notre demande d’avoir un interlocuteur privilégié.

Cela étant dit, cette nomination ne change rien sur le fond, même si Olivier Dussopt provient d’un espace politique de gauche, puisqu’il a été mandaté pour appliquer les orientations du gouvernement. Ses dernières déclarations l’ont d’ailleurs confirmé. Nous pourrons peut-être avancer sur certains sujets comme le CPA , les conditions de travail, l’action sociale, mais les sujets de désaccord et les lignes rouges sont déjà identifiables concernant les rémunérations, l’emploi, le statut.

S’agissant plus généralement du dialogue social, il y a un réel problème actuellement en France et si l’on ne le traite pas, on risque de décevoir les salariés et les agents de la fonction publique. Lorsque François Hollande avait lancé la première conférence sociale en 2012, il avait déclaré que le dialogue social devait être "utile". Cela va être valable aussi pour l’actuel gouvernement. Si le dialogue social doit se limiter à établir un agenda social, nous recevoir autant que de besoin et organiser des bilatérales, ce qui est très bien, cela ne suffit pas.

Le dialogue social doit permettre aux organisations syndicales de mettre les sujets dont elles veulent parler et leurs propositions sur la table et d’en discuter concrètement avec le gouvernement afin que cela débouche sur des avancées. En l’absence de quoi le risque est de paupériser le dialogue social et d’en faire une boîte vide. Le dialogue social est fragile, se construit et se respecte, sinon il perd de son sens.

En ce début de quinquennat, j’ai alerté le gouvernement à tous les niveaux sur le fait que le dialogue social commençait très mal concernant la fonction publique. Les clignotants sont au rouge. Si l’on continue comme cela, une distance risque de se créer entre les agents vis-à-vis non seulement des organisations syndicales mais aussi vis-à-vis du gouvernement et des responsables des administrations avec pour conséquence un repli professionnel de la part de certains agents qui n’attendront plus rien ni des uns ni des autres.

AEF : Les prochaines élections professionnelles dans la fonction publique auront lieu le 6 décembre 2018. Quel est l’impact de cette échéance sur le positionnement des organisations syndicales dans ce dialogue social ?

Bernadette Groison : Le premier enjeu des élections de décembre est la participation. Le fait qu’un agent sur deux seulement ait voté aux dernières élections de 2014 n’est pas satisfaisant, même si cette proportion est plus élevée que dans le secteur privé. Le rôle des organisations syndicales va bien sûr être important mais nous avons d’ores et déjà demandé à la DGAFP et au gouvernement qu’ils fassent leur part et mènent une campagne, expliquant notamment l’utilité et les enjeux de la représentativité syndicale, du fonctionnement des instances. Avec un scrutin tous les quatre ans, nous estimons qu’il est possible d’y consacrer un budget.

Ensuite, chaque organisation va mener sa campagne mais nous ne pensons pas que cela soit contradictoire avec les démarches unitaires que nous pouvons avoir. Il est vrai que l’"unité" du "u" de FSU fait partie de nos gènes. Nous avons toujours pensé que l’on pouvait s’entendre sur certains sujets avec les autres organisations sans faire croire que l’on était d’accord sur tout et en assumant nos divergences. Nous n’y voyons pas de contradiction, à partir du moment où l’on associe les agents et où l’on maintient la proximité sur le terrain au quotidien. Ce n’est certes pas facile car nous traversons une période difficile pour le syndicalisme mais c’est l’avenir du syndicalisme. Sinon la démocratie sociale y perd.

S’agissant les objectifs de la FSU, nous souhaitons reconquérir notre première place dans la fonction publique de l’État et bien sûr être représentatifs au sein de la fonction publique territoriale.

 

Publié le 24/01/2018 - 11:11  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Motion : Réforme du bac, du lycée et de l’entrée à l’université

 

 

La FSU 13 constate que les pistes annoncées semaine après semaine par la mission Mathiot, installée par le gouvernement Macron et son ministre Blanquer, convergent pour préciser les contours du futur bac et du futur lycée, et confirmer les menaces qui pèsent sur les enseignements, les personnels et les élèves :

 

·         Le bac serait réduit à quelques épreuves, dont un « grand oral interdisciplinaire ». Le reste relèverait du contrôle continu ou ponctuel

 

·         Le lycée serait réorganisé de façon modulaire : les élèves choisiraient 2 disciplines majeures et 2 disciplines mineures, dans une logique « d’individualisation » des parcours. La voie technologique en tant que telle serait remise en question.

 

·         Le lycée serait redécoupé en semestres, avec la possibilité d’opérer des changements au sein de la même année.

 

Sur ces bases, il n’y aurait plus un bac national, appuyé sur des programmes et des horaires nationaux mais des bacs établissement par établissement, avec en toile de fond la mise en place d’un lycée à la carte.

Et avec en perspective, la mise en concurrence des disciplines et des enseignants, des « économies » importantes et l’explosion des inégalités entre lycées. Ce qui ne peut mener qu’à des conséquences désastreuses pour élèves et enseignants, en lycée comme en collège.

 

 

A l’évidence, un tel projet s’inscrit dans la logique d’une autonomie décuplée, et s’accompagnerait de mesures contre les personnels. Qui peut croire que le lycée modulaire, les parcours individuels et la semestrialisation seraient compatibles avec le statut des enseignants ?

 

Enfin, ce projet est lié à la loi Vidal dans le supérieur mais aussi aux projets de réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Ce processus d’individualisation signifierait la remise en cause des diplômes nationaux, encore aujourd’hui à la base des qualifications reconnues dans les conventions collectives. C’est une menace pour la jeunesse mais aussi pour tous les salariés.

 

La FSU 13 considère que la « mission » Mathiot s’inscrit dans le prolongement de mesures combattues par les personnels (réforme du lycée, du collège ...), que ses objectifs ne peuvent qu’aggraver les conditions de travail et d’étude.

 

Ces projets ne sont ni amendables ni négociables. La FSU 13 considère qu’il faut organiser la riposte, ce qui implique :

 

·         qu’elle lance une vaste campagne d’information à destination des personnels, des lycéens et des parents, et s’adresse aux autres syndicats pour ouvrir la voie à l’action et à la mobilisation unitaires sur ces objectifs pour faire reculer le gouvernement.

 

Votée par 57% des présents…

 

Publié le 22/01/2018 - 21:26  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Rencontre FSU13 avec les conseillers du Premier Ministre


La FSU 13 a demandé et obtenu de rencontrer le premier Ministre (en déplacement à Marseille) le 21.12.17 dernier. Nous avons été reçus par Mme M. Reynier, Conseillère Education du premier Ministre, qui connait le sujet puisqu’a été Rectrice de deux académies différentes, et le Secrétaire Général de la DSDEN 13, V. Lassalle. Etaient reçus les responsables de la FSU13, du SNUIPP-FSU et du SNES-FSU.

Partenariat Public Privé :
Nous avons tout d’abord dénoncé le projet de Partenariat Public Privé de la ville de Marseille pour certaines écoles. Pour la FSU 13 la municipalité se doit d’assumer ses responsabilités sans adopter de logique visant à privatiser les services dus à l’école. Nous avons aussi souligné le manque de travaux d’aménagement et/ou réhabilitation, d’entretien et de constructions d’écoles supplémentaires dans les secteurs tendus.

 

Contrats aidés :
La FSU 13 a dénoncé la suppression brutale des contrats aidés et la surcharge de travail qui incombe à présent aux équipes, surtout aux directrices et directeurs.
La conseillère a évoqué la piste de l’apprentissage, d’étudiants de BTS… à suivre...
Pour nous  il y a nécessité d’emplois statutaires pérennes.

 

Jour de carence :
La FSU 13 a dénoncé la mise en place du jour de carence dont on connaissait l’inefficacité et rappelé que ce dernier était la plupart du temps pris en charge dans le privé, ce qui créait une inéquité profonde. Elle a souligné que cette mesure s’ajoutait au gel du point d’indice mettant ainsi encore plus à mal le salaire des fonctionnaires. Elle a demandé à ce que les négociations salariales soient avancées au mois de  mars.

Carte scolaire et postes :
La FSU 13 a démontré l’insuffisance de la dotation académique qui ne suffira pas. Nous avons demandé une dotation complémentaire afin que tous les besoins puissent être pris en compte et les seuils abaissés.
Nous avons dénoncé la précarisation de l’enseignement primaire , l’insuffisance de dotation risquant de conduire au recrutement de contractuels enseignants. Précarisation d’autant plus importante qu’elle ouvre la voie à l’enseignement privé, en forte hausse ces derniers temps.

 

PPCR et Classe exceptionnelle :
La FSU 13 a dénoncé le report de certaines mesures et l’inadaptation des outils mis en place notamment pour candidater à la classe exceptionnelle. Nous avons demandé un report de fermeture du serveur.
La FSU 13 a été doublement entendu puisque dans l’après-midi même un report national de fermeture du serveur au 2 janvier était acté et que la DSDEN 13 a obtenu un délai supplémentaire jusqu’au 10 janvier !

Rapport Mathiot :

Il faut trouver une solution au regard des difficultés auxquelles sont confrontés les adolescents d'aujourd'hui. Cela suppose de sortir d'une stricte approche comptable sur le coût des lycéens français, qui justifierait la baisse des taux d'encadrement dans les lycées depuis plusieurs années, pour élaborer des réponses appropriées à cette tranche d'âge spécifique.
Cette approche nous a permis de contester la pertinence du projet Mathiot qui consiste, au prétexte de mieux préparer nos lycéens aux poursuites d'étude dans le supérieur, à faire du lycée une petite université (modules, partiels, semestrialisation). La représentante du Premier Ministre a réaffirmé que les arbitrages étaient loin d'être rendus.

Education prioritaire :

 Nous avons enfin rappelé notre exigence de voir rétablie une carte de l'éducation prioritaire intégrant les lycées généraux, technologiques et professionnels de notre académie.

 

 

 

 

Publié le 21/01/2018 - 12:33  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Proces Carpentras : Attac restitue au Trésor public les chaises réquisitionnées chez BNP Paribas 

 

40 militant·e·s ont participé à une action symbolique à Carpentras (84) ce vendredi 19 janvier. Alors que Nicole Briend passera en procès le 6 février pour « vol en réunion » suite à une action de réquisition de chaises en mars 2016 dans l’agence BNP Paribas de Carpentras, les militant·e·s d’Attac, mais aussi des organisations soutenant Nicole, ont restitué les trois chaises réquisitionnées au Trésor public. Sur chaque chaise remise à des syndicalistes de Solidaires Finances publiques, un panneau précisait : « ce siège est un acompte de la banque BNP Paribas au Trésor public sur le montant de l’évasion fiscale qu’elle pratique et qu’elle doit à la société ».

 

Nicole Briend explique pourquoi rendre les chaises au Trésor public : « nous avions dit à BNP Paribas que nous lui rendrions ses chaises quand elle aurait fermé ses filiales dans les paradis fiscaux. Les actions des Faucheurs de chaises ont permis une victoire symbolique, puisque la banque a fermé ses filiales aux îles Caïmans. Mais BNP Paribas reste aujourd’hui la banque française la plus implantée dans les paradis fiscaux. Elle permet à ses clients d’échapper à l’impôt et pratique l’évasion fiscale pour son propre compte. Elle réalise 27,8 % de ses bénéfices dans les paradis fiscaux, alors qu’elle n’y a que 15,8 % de ses employé·e·s. Nous avons donc rendu ces chaises au Trésor public, car les recettes publiques sont fortement amputées par l’évasion fiscale. Par ce geste, nous voulons aussi affirmer que notre action de réquisition de chaises ne s’apparente pas à du vol et nous posons la question : qui vole qui dans cette affaire ? Qui porte préjudice à la société ? les militants qui dénoncent l’évasion fiscale ou BNP Paribas qui l’organise ? »

 

200 personnalités ont apporté leur soutien à Nicole Briend et affirment que son action est légitime. Plus de 12 000 personnes ont signé une pétition demandant sa relaxe. Raphael Pradeau, porte-parole d’Attac France, a donné rendez-vous à Carpentras les 5 et 6 février : « pour un grand rassemblement de soutien, avec notamment la présence de Cedric Herrou (Roya Citoyenne), Jon Palais (Faucheur de chaises acquitté à Dax en janvier 2017), Elsa Faucillon (députée communiste), Adrien Quatennens (député de la France insoumise)… Nous invitons tou·te·s les citoyen·ne·s scandalisé·e·s par l’évasion fiscale à nous rejoindre : alors que les scandales fiscaux se multiplient, il est intolérable que ce soient ceux qui dénoncent l’évasion fiscale qui se retrouvent devant les tribunaux, alors que les banques et les multinationales jouissent d’une impunité quasi totale. »

 

  

 

MOBILISATION ET DEPARTS GROUPES DE MARSEILLE PAR CO-VOITURAGES

MARDI 6 FEVRIER DEPARTS

 

RENDEZ VOUS MARDI 6 FEVRIER A 5H 15  DU MATIN PLACE CASTELLANE A MARSEILLE POUR REPARTITIONS ET DEPART IMPERATIF A 5h30

Inscitptions auprès FSU13 qui transmettra à ATTAC 

 

Publié le 20/01/2018 - 18:44  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Scandale LACTALIS : la faillite de l'autocontrôle et le besoin de Services Publics

  

Les scandales sanitaires et frauduleux se poursuivent et leurs fréquences s’accélèrent. Aujourd’hui c’est au tour du lait infantile en poudre fabriqué par la société LACTALIS. Cette affaire révèle un triple scandale : un transformateur qui continue de produire son lait malgré la découverte de la contamination, des distributeurs qui continuent de vendre les lots contaminés malgré l’interdiction de vente qui leur est faite et les services vétérinaires qui ne sont plus en mesure d’exercer leurs missions. Pour ce qui relève des services de l’État, rappelons que la gestion du risque alimentaire est une mission de service public et pourtant depuis 2007 près de 1000 emplois dans les services vétérinaires ont été supprimés.

 

Un constat, l’ensemble de ces scandales montre indéniablement que les auto-contrôles, sont totalement inefficaces face aux enjeux financiers. Cette politique de l’autocontrôle s’est généralisée dans l’industrie agroalimentaire se traduisant par un quasi arrêt des contrôles officiels du ministère chargé de l'agriculture et de l’agroalimentaire dans les usines agroalimentaires. Les scandales alimentaires se sont donc succédés : la vache folle, les lasagnes à la viande de cheval, les œufs au fipronil et maintenant les salmonelles dans le lait infantile.

 

Voilà où mène une politique où les entreprises et les distributeurs se contrôlent eux-mêmes ! Il y a quelques années, une entreprise comme LACTALIS était contrôlée 4 à 5 fois par an par les agents des services vétérinaires, aujourd’hui, c’est un contrôle par an !

 

Pour la FSU, la question des contrôles sanitaires est un sujet fondamental qui doit permettre d’assurer aux consommateurs la qualité sanitaire des aliments.

 

À l’opposé de ce qui se pratique depuis des années, les services vétérinaires devraient voir ses effectifs et ses moyens de fonctionnement renforcés, à la fois sur les filières en amont de la production, comme sur celles en aval. Malheureusement ce n’est pas du tout la direction prise par le gouvernement MACRON/PHILIPPE qui est dans la même lignée que les gouvernements précédents.

 

En comparaison au niveau européen, le Danemark consacre 8 fois plus de budget aux contrôles sanitaires que la France.

 

Pour la FSU, il est nécessaire de mettre en place une nouvelle organisation du service public de contrôle pour une meilleure efficacité au service des usagers, peut être un objectif pour CAP 2022 ?

 

C’est aussi tout le système de production alimentaire qui doit être revu afin de permettre une réappropriation de la production par les consommateurs en lien avec des producteurs locaux et responsables.

 

 

Pour la FSU, les contrôles officiels de la filière agroalimentaire et de la distribution, diligentés par l’État, permettront de mettre un terme à ces scandales alimentaires.

 

 

Affirmer qu’un industriel peut mettre des denrées sur le marché et se contrôler lui-même est une supercherie. Le scandale LACTALIS en est, une fois de plus, un parfait exemple !

Publié le 20/01/2018 - 16:51  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Réformes éducatives : le temps de la riposte !

 

Face aux mesures gouvernementales contre la Fonction publique et l’Éducation nationale, avec une rentrée 2018 qui s’annonce difficile, les personnels doivent se mobiliser et dire non à cette politique.

Ce mois de janvier, logiquement placé sous le signe des souhaits pour une bonne année, prend une tout autre tournure avec l’ accumulation de mesures plus négatives les unes que les autres pour les fonctionnaires : jour de carence effectif depuis le 1er janvier, augmentation de la CSG et des retenues pour pension avec des effets sur le bulletin de salaire... Pendant ce temps, le gouvernement tergiverse et refuse un rendez-vous salarial au printemps comme le réclament la FSU et d’autres.

Dans ce tourbillon des réformes, le second degré est particulièrement mal loti : suppressions de postes qui pèsent sur la préparation de la rentrée 2018, menace d’un éclatement des formations en lycée, refonte des services des enseignants. La mise en place de la plateforme « Parcoursup » dans les lycées et universités engendre de l’inquiétude chez les per- sonnels et les familles. La procédure d’émission des vœux et d’affectation, outre sa complexité, risque de bloquer l’accès aux formations de leur choix pour de nombreux jeunes.

Cortège de mauvaises nouvelles

Les syndicats de la FSU, conscients du danger de certaines réformes, de l’absence de politique ambitieuse en matière éducative et de l’ austérité prévue pour les fonctionnaires, ont, dès décembre, impulsé un plan d’action allant de janvier aux vacances de printemps. Diverses actions sont proposées, relayées médiatiquement (voir le mur Facebook de la FSU), soutenues par des campagnes en direction des élèves et des familles scandées par des journées nationales. C’est le cas du 1 février. Avec d’autres organisations syndicales, des syndicats de lycéens, le SNES-FSU appelle à participer aux assemblées générales sur le Plan étudiants et « Parcoursup », et à se mobiliser dans les universités et les lycées sous des formes décidées collectivement, y compris la grève.

Plan d’action

Le 7 février, avec les syndicats de la FSU, se tiendront des conférences de presse et des rassemblements pour protester contre les réformes et la préparation de la rentrée. Lors de ses instances des 16 et 17 janvier, le SNES-FSU a estimé que la gravité des attaques touchant le second degré rendait nécessaire de proposer une grève le 6 février aux autres organisations syndicales impli- quées dans l’action. En effet, la sortie du rapport Mathiot sur le lycée le 24 janvier représente une vraie menace au travers de ses préconisations sur la formation des élèves et les services des professeurs, sur sa volonté de confier l’orientation aux Régions. S’ajou- tent à cela de désastreuses dotations pour la rentrée 2018. Autant de raisons qui nécessi- tent une réaction forte de tous les personnels. Il s’agit de construire un mouvement fort et durable dans l’ Éducation comme dans la Fonction publique qui sera en grève sur les salaires et les conditions de travail dans la seconde quinzaine de mars.

 

Février-mars : un plan d’action pour faire monter la pression

Moyens en baisse, réforme du lycée : nous ne laisserons pas passer, toutes et tous dans l’action :

  • 1er février : à l’appel des organisations étudiantes et lycéennes UNEF, UNL, SGL, de la FSU, FO, CGT, Solidaires : assemblées générales dans les établissements, grèves locales sur la question de l’accès à l’enseignement supérieur et de la réforme du lycée…
  • 6 février : grève du second degré : contre l’insuffisance des dotations aux collèges et lycées, contre une réforme qui déstructurerait le lycée, dégraderait nos conditions de travail (semestrialisation, etc.), nos disciplines et l’orientation, le SNES-FSU appelle à la grève et a proposé aux autres organi- sations de le rejoindre.
  • 7 février : journée d’action dans l’Éducation nationale à l’appel des syndicats de la FSU : rassemblement devant les rectorats, conférences de presse, etc.
  • En mars : grève de tous les fonctionnaires pour les salaires, contre le jour de carence, contre les réformes qui dégradent l’éducation.

 

Publié le 20/01/2018 - 16:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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Défendons le journal La Marseillaise !


Défendre l’existence de La Marseillaise, c’est défendre le pluralisme ; c’est proposer une alternative de réflexion, d’échanges et de débats ; c’est refuser une démocratie rabougrie à la pensée unique. La presse régionale d’opinion ne doit pas sombrer, elle ne peut pas. Elle est l’ADN de ce que nous sommes : des citoyens qui ne se résignent pas !...

 

Pierre-Marie Ganozzi, secrétaire général de la FSU13

Publié le 17/01/2018 - 11:36  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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PPP (partenariat Public Privé) pour les écoles marseillaises : un scandale !


Annoncé en grande pompe par Jean-Claude Gaudin, « le plan Marshall » voté lundi 16 octobre par le conseil municipal n’aura « aucun équivalent dans l’Histoire de Marseille ni dans aucune autre ville d’ailleurs », selon les propos du maire.

Ce plan prévoit, en 6 ans, la démolition de 31 écoles (les fameuses écoles à structure métallique de type GEEP ou « Pailleron ») contre la construction ou reconstruction de 34 écoles. Il est évident que ces écoles relèvent de l’urgence absolue (terme utilisé l’année dernière pour ces écoles construites il y a plus de 40 ans). En revanche, il ne semble pas y avoir de plan Marshall pour les 413 autres écoles marseillaises dont chacun appréciera le degré d’urgence dans leur entretien.

Mais le scandale n’est même pas là. C’est le mode de financement choisi par la majorité municipale qui pose problème, avec un coût réel exorbitant à long terme et de l’ingérence dans le domaine public. En effet, la mairie prévoit un accord cadre de Partenariats Public-Privé (PPP) à l’instar de la construction du nouveau stade Vélodrome que les Marseillais devront payer encore longtemps.

Dans ce mode de financement, la municipalité confiera la totalité du projet à des entreprises privées. La ville versera ensuite des loyers, d’environ 41 millions d’euros par an pendant 25 ans, soit un coût total de 1,04 milliard d’euros. Ces opérations PPP ont fait la preuve du surcoût qu’elles entraînent pour les collectivités et donc pour les contribuables. Le surcoût est d’ores et déjà chiffré à plus de 100 millions d’euro, soit plus de 4 millions par an, presqu’autant que le budget dégagé par l’Etat l’an dernier. Ce dispositif permet à court terme au maire de maintenir la stabilité d’un budget municipal annuel mais surtout d’endetter pour les 25 ans à venir ses futurs successeurs et, avec eux, la population marseillaise.

Sur le plan éthique, c’est d’une véritable privatisation de la gestion du bâti des écoles publiques qu’il s’agit. Une fois de plus, la mairie se défausse de ses responsabilités mais cette fois de la pire des façons. Après le stade Orange vélodrome, à quand l’école Bouygues élémentaire ?

Publié le 16/01/2018 - 17:40  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Ce qui change pour les retraités ! - par Webmaster

Ce qui change au 1er janvier 2018 pour les retraités

La plupart de retraités verront leur pouvoir d'achat net baisser de 1,7 % avec l'augmentation de la CSG (sauf ceux qui sont non soumis ou soumis au taux réduit de CSG).

Le tarif réglementé du gaz naturel augmente de 6,9 %.

Le forfait hospitalier augmente de 2€ passant à 20€ par jour.

Les carburants automobile augmentent : essence + 3,84 centimes, gazole + 7,6 centimes.

Le montant des procès verbaux pour stationnement illicite, jusqu'alors fixés nationalement à 17€, sont maintenant fixés par les villes elles-mêmes (exemples : Lyon 60€, Paris 50€, Strasbourg 35€, …).

Les prix des timbres postaux augmentent, en moyenne, de 5 %.

Les cotisations des mutuelles santé augmentent, en moyenne, de 2 % à 4 % (MGEN de 5 % à 7,5 % pour les retraités).

Augmentation des assurances : habitation de 1 % à 2 %, automobile de 2 % à 3 %.

Augmentation des frais bancaires de 0,25 % en moyenne.

Réduction de 30 % de la taxe d'habitation si le revenu fiscal de référence est inférieur à 27 000€ pour une personne seule ou 43 000€ pour un couple.

Pour les retraités, transformation de la réduction d'impôt en crédit d'impôt pour l'emploi d'une personne à domicile.

 

Action carte de vœux

Lancée le 15 décembre 2017, l'action « carte de vœux au président de la République » se poursuit. Les cartes seront remises dans les préfectures après le 20 janvier.

Publié le 16/01/2018 - 09:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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 Pour le respect des droits et libertés en Turquie

 

 

Communiqué de presse commun  CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa

 

 

 

La conférence de presse qui a suivi la rencontre des chefs d’État français et turc a permis de mettre en lumière les manipulations de l’opinion publique par les détenteurs du pouvoir politique à Ankara afin de parvenir à l'instauration d'un régime autoritaire.

 

Les purges et les licenciements massifs de salariés et de fonctionnaires, les violations quotidiennes des droits fondamentaux de l’Homme continuent sans relâche en Turquie. L’état d’urgence, en vigueur depuis dix-sept mois dans tout le pays, était l’opportunité pour le Président Erdogan de promulguer 30 décrets-lois en contradiction, tant sur la forme que sur le fond, avec la Constitution turque.

 

Dernier en date, un décret-loi du 24 décembre, a entraîné le limogeage de plus de 2 700 personnes. Toutes sont accusées soit d’appartenir, soit d’être liées à des organisations « terroristes » ou agissant contre la sécurité nationale. Parmi elles figurent 105 universitaires.

Du jour au lendemain, 140.000 personnes se sont retrouvées sans salaire, sans indemnités chômage, privées des cotisations de retraite accumulées durant des années de travail et désormais évaporées. Ces mesures entraînent pour les personnes licenciées une véritable mort sociale qui a poussé  des dizaines de fonctionnaires à se suicider à travers le pays suite à leur licenciement.

 

Une campagne antikurde est orchestrée par le régime et de nombreuses exactions dans des villes de l'Est sous couvre-feu sont observées. Le Président Erdogan refuse la solution pacifique.

 

La laïcité constitutionnelle est systématiquement piétinée. L’obscurantisme religieux est imposé dans toutes les sphères de la vie sociale.

 

Plus de 6.000 militants syndicaux des centrales DISK et KESK ont été licenciés. La liberté syndicale est de plus en plus restreinte. Même des grèves légales et autorisées dans la loi sont suspendues ou interdites. Toute l’opposition démocratique est bâillonnée etles médias se trouvent sous le contrôle étendu et strict du Président.

 

La Turquie est aujourd'hui la plus grande prison de journalistes au monde, avec quelque 150 d’entre eux derrière les barreaux, pour certains depuis plus d'un an.

 

Les organisations syndicales françaises signataires partagent et soutiennent les exigences des syndicats de Turquie, épris de liberté, de paix et de démocratie :

-          la fin de l’état d’urgence ;

-          la réintégration de tous les salariés limogés, licenciés par des décrets-lois ;

-          la levée des restrictions sur les libertés syndicales et le droit de grève ; 

-          la libération de tous les détenus politiques, notamment les députés et maires démocratiquement élus, ainsi que des journalistes ;

-          la fin des poursuites judiciaires arbitraires et le respect de la présomption d’innocence.

La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales dont la Turquie est signataire doit être respectée.

 

Publié le 14/01/2018 - 11:30  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Appel FSU pour la défense des SEGPA - par Webmaster

Appel FSU pour la défense des SEGPA

 
Appel FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SNPI-FSU et SNUipp-FSU diffusé à l’issue des États Généraux des SEGPA

Les personnels exerçant en Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté, réunis en états généraux organisés par les syndicats de la FSU, lancent un appel pour l’amélioration de la qualité du service d’éducation d’enseignement adapté sur tout le territoire.

La SEGPA est un outil efficace contre l’échec scolaire, elle produit des parcours de réussite, notamment vers la voie professionnelle, et permet de lutter efficacement contre le décrochage scolaire en s’appuyant sur des pédagogies positives et exigeantes du « toutes et tous capable ».

Ne sacrifions pas les élèves qui ont besoin des structures actuelles. Les critères d’affectations dans les structures de l’enseignement adapté doivent être harmonisés nationalement.

La SEGPA est une voie de réussite pour de nombreux élèves. Elle permet d’accéder à des formations qualifiantes et d’obtenir des diplômes. Elle contribue à la démocratisation scolaire.

Les personnels exerçant dans ces structures jouent un rôle essentiel dans la formation des futurs citoyens et citoyennes, dans leur émancipation et dans leur insertion sociale et professionnelle.

La circulaire d’octobre 2015 sur les SEGPA n’a pas permis d’améliorer les conditions d’exercice et d’accueil des élèves dans ces structures.
Les conditions d’étude des élèves et de travail des enseignants se sont dégradées ainsi que la qualité de la formation initiale et continue. Le revenu des enseignant-es spécialisé-es a baissé.

La mise en place de mesures hors du cadre règlementaire, souvent imposées aux équipes, génère une réelle remise en cause des fondements de l’enseignement adapté, aux dépens des élèves accueillis.

La qualité de cette structure dépend des moyens qui lui sont consacrés : des enseignantes et enseignants formés, des temps de concertation, des groupes classes respectés, des plateaux techniques de qualité, une individualisation des parcours en cohérence avec la dynamique collective des classes de SEGPA, l’innovation pédagogique et la pédagogie de projet.

Respectons les élèves, visons leur qualification et leur réussite.

Pour que le métier d’enseignant-e en structure adaptée reste attractif, l’État doit former tous les personnels exerçant en SEGPA et revaloriser les fonctions d’enseignants-es spécialisés-es qui ont une expertise professionnelle de qualité pour traiter les problématiques de grande difficulté scolaire. Laissons-leur la main.

Avec la FSU, le SNES, le SNUEP, le SNEP, le SNPI et le SNUipp-FSU soutiennent les personnels des SEGPA qui permettent à des élèves en situation de grande difficulté scolaire d’obtenir une qualification. Ils continueront d’agir de façon offensive pour l’enseignement adapté.

 

 

Publié le 13/01/2018 - 15:04  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Le SNICS-FSU en congrès prochainement - par Webmaster

Les infirmières du SNICS Aix-Marseille vous souhaite une heureuse année 2018


Malheureusement, les combats continuent, nous sommes inquiètes quant à l'avenir de notre profession au sein de l'Education Nationale ( encore une fois notre statut est remis en question).

L'annulation par le Conseil d'Etat de l'arrêté du 3 novembre 2015 ( visites médicales et dépistages). Cette annulation menace l'exercice de nos missions et par conséquent notre place au sein des établissements scolaires, le suivi et l'accompagnement des élèves au quotidien.

Notre rôle doit demeurer dans l'équipe éducative ( dans l'objectif de la réussite de tous les élèves).


Nous demandons l'application des textes de nos missions de 2015, la réaffirmation de la gouvernance pleine et entière du MEN, la formation professionnelle universitaire qualifiante en lien avec ESPE (master), un seul montant de l'IFSE, une revalorisation salariale...

Les éléments que nous avons eu depuis sont venus renforcer cette décision ; rapport de l'académie de médecine, annulation de l'arrêté, audiences cordiales aux cabinets mais sans volontés politiques affichées".

En ce sens un congrès national extraordinaire est organisé par le SNICS à Paris, le 6 février 2018.


Publié le 13/01/2018 - 09:18  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Intersyndicale retraités soutient la grève des EHPAD - par Webmaster

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !

 

Nous, retraités, sommes inquiets et scandalisés par la situation des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Alors que les dotations de fonctionnement sont en baisse, la suppression des emplois aidés va encore réduire les effectifs et augmenter les difficultés des agents en place et le stress des personnes âgées résidentes : moins de temps pour les repas, moins de temps pour la toilette, moins d’animations, etc.

Alors que la loi mettant en place le « plan de solidarité grand âge » promettait un ratio de 1 agent par résident, la moyenne est de 0,6 pour 1, voire 0,3 dans certains cas.

Alors que tout le monde, y compris à travers la « mission-flash » de Mme IBORRA pour l’Assemblée Nationale reconnait les besoins criants du secteur des EHPAD, le gouvernement met en place la « convergence des tarifs dépendance et soins », ce qui signifie en clair déshabiller Pierre pour habiller Paul, prendre un peu aux établissements soi-disant bien dotés pour donner peu aux établissements en déshérence. Et rien sur la nécessité d’avoir plus d’EHPAD publics !

 

NON à la réforme tarifaire !

 

Ce sont nos anciens qui sont ainsi maltraités !

 

Les personnels ne sont en aucun cas responsables !

Et alors que les équipements collectifs (écoles, collèges, lycées, terrains de sport, …) sont à la charge de la collectivité, pourquoi en matière d’hébergement, les personnes âgées doivent-elles supporter les coûts, y compris ceux de l’amortissement des prêts consentis aux gestionnaires ?

Nous ne pouvons pas admettre que dans un pays qui se prétend la 5e puissance mondiale, on consacre moins de 5 euros au repas d’une personne âgée !

Nous ne pouvons pas admettre que nos anciens ne puissent avoir une douche chaque jour et des repas à heure régulière ! Qu’on donne aux EHPAD les moyens de fonctionner !

Devant cette indignité, les personnels des EHPAD, à l’appel de toutes les organisations syndicales de salariés et d’une association de directeurs, appellent à la grève :

 

Le 30 janvier 2018

Les 9 organisations nationales de retraités soussignées soutiennent le mouvement des salariés des EHPAD, appellent les pouvoirs publics à les rencontrer et participeront aux rassemblements et manifestations organisés au cours de cette journée.

Paris, le 21 décembre 2017

 

François Thiéry-Cherrier (UCR-CGT, 263 rue de Paris, 93515 Montreuil cedex)

Didier Hotte (UCR-FO, 141 avenue du Maine, 75680 Paris cedex 14)

Jacqueline Valli (UNAR-CFTC, 128 avenue Jean Jaurès, 93697 Pantin cedex)

Daniel Delabarre (UNIR CFE-CGC, 59 rue du Rocher, 75008 Paris)

Marylène Cahouet (FSU, 104 rue Romain Rolland, 93260 Les Lilas)

Gérard Gourguechon (UNIRS-Solidaires, 31, rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris)

Michel Salingue (FGR-FP, 20 rue Vignon, 75009 Paris)

Publié le 27/12/2017 - 14:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Pétition pour augmenter les postes aux concours


Vous trouverez ci-dessous le lien vers la pétition initiée par Le 
SNEP, SNUEP, SNES pour augmenter les postes aux concours.
Signez la, et si vous pouvez faites la signer et la circuler sur vos 
réseaux sociaux préférés.
Avec nos remerciements.

https://www.snes.edu/Petition-Augmenter-les-postes-aux-concours.html
Publié le 22/12/2017 - 08:00  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

CUI : la FSU13 interpelle à nouveau les députés des BdR

 

Pour défendre les personnels en contrats aidés (CUI ou autre) et la pérennité de leurs missions, la FSU13 a écrit aux 16 députés du département, il y a un mois. Seuls deux d’entre eux nous ont répondu. La FSU13 renouvelle son interpellation et fera un bilan prochainement.

Publié le 19/12/2017 - 16:08  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Journée internationale des Migrants : solidarité et humanité ! - par Webmaster

Journée Internationale des Migrants : solidarité et humanité !


Ce jour a été choisi par l’ONU pour combattre les préjugés et sensibiliser l’opinion à la situation des personnes migrantes. Le thème retenu est «Migrations sans danger dans un monde qui bouge».

Quelle est la réalité ?
«Les migrations ont toujours existé», rappelle Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU. Il ajoute qu’elles ne cesseront pas, à cause des conflits, des changements climatiques, des inégalités croissantes et de l’aspiration à une vie meilleure.

La liberté de circulation, prévue par la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, n’existe pas pour des centaines de millions de personnes dans le monde.
L’Europe compte 20 millions de ressortissants étrangers ; soit 4 % de sa population globale.
Si la plupart des Européens peuvent voyager sans visa dans une centaine de pays, les ressortissants des pays d’Afrique se heurtent à de nombreux obstacles pour obtenir un visa, faute de quoi ils se trouvent livrés aux réseaux de traite, comme en Libye. Et le dernier sommet européen n’a fait que constater l’échec d’une politique migratoire commune, certains états refusant d’accueillir des réfugiés.
En France, les accords de Dublin ont eu pour effet de fabriquer des sans-papiers, les « dublinés », refusant d’être renvoyés dans un pays où leurs empreintes ont été prises. Le 8 décembre, le Ministre de l’intérieur a demandé aux associations chargées de l’hébergement de signaler les personnes en situation irrégulière : les associations ont refusé de se faire les auxiliaires des préfectures.

Face à l’arrivée de migrant-es en détresse non pris-es en charge par les autorités, contrairement à la loi, de nombreux mouvements citoyens organisent la solidarité concrète et expriment leur refus des politiques migratoires inhumaines.
Aujourd'hui, de nombreuses mobilisations sont organisées en France, comme ce fut déjà le cas samedi dernier à Menton d’où sont expulsé-es illégalement de nombreux mineurs isolés étrangers.
Il s'agit d'exiger l’accueil digne des migrant-es, l’abandon de toutes les poursuites contre les citoyen-nes solidaires, l’abrogation des accords de Dublin, la régularisation des sans-papiers.

La FSU participe à ces mobilisations organisées sur tout le territoire pour exiger solidarité et humanité avec les migrant-es.
Publié le 18/12/2017 - 15:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par SNICS Académique

Des nouvelles du SNICS-FSU académique (infirmier(e)s scolaires)


Qui dit nouveau gouvernement, dit nouvelles idées, la santé à l'école est à nouveau au cœur des échanges.

Le SNICS est en pleine discussion avec le gouvernement. Une première rencontre a déjà eu lieu et une nouvelle audience est prévue au ministère le 13 décembre prochain.

Pour l'instant, suite au rapprochement des ministères éducation nationale et santé et face au rapport de l'académie de médecine remettant notamment en cause le fonctionnement de la santé à l'école (rempli d'inepties), on voit réapparaître la notion de "service de santé" .  Terme qui induit donc une hiérarchie ...à savoir le médecin…..

L'annulation de l'arrêté du 3 novembre 2015 par le Conseil d’État concernant une requête du Conseil national de l’ordre des médecins (qui a cependant été débouté à propos de la remise en question du dépistage de la 12ème année par les infirmières, remet également en jeu la santé à l'école.

Le SNICS continue de défendre au quotidien notre place à l'Education Nationale et nos missions. Nous devons nous attendre à une nouvelle mobilisation en janvier 2018 mais pour l'instant rien n'est arrêté. Le SNICS précisera son action à venir.

Nous vous encourageons à prendre le temps de les lire car ils traitent tous de notre avenir au sein de l’éducation nationale.

 

 

Sur le plan académique :

Nous avons été reçus le 30 novembre 2017 par Mme Royer, chef de division de la DIEPAT. (Division De l’Encadrement et des Personnels) . Nous avons évoqué les dossiers des collègues en grandes difficultés. Nous avons pu également nous faire entendre sur l'organisation des prochaines mutations.

Nos revendications ont portées aussi sur les contrats des collègues contractuelles (voire vacataires !!) afin que leurs situations évoluent favorablement.

Le SNICS est et reste à votre disposition, syndiqués ou non.

N'hésitez pas à nous rejoindre car plus nous serons nombreux et plus nous aurons du poids pour faire valoir notre profession et nos droits.

Nous vous tiendrons au courant de l’évolution des différents dossiers.

 

Dès 2018, des réunions d'informations seront organisées pour tous (syndiqués ou non).

Fage Laurence (secrétaire académique SNICS Aix-Marseille)

 

Publié le 15/12/2017 - 18:57  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Déclaration liminaire de la FSU 13 pour le CDEN du 15 Décembre 2017

 
 

PPP : La FSU13 voudrait commencer ce CDEN en pointant ce qui nous paraît comme une évolution dangereuse pour l’ensemble de la communauté éducative : les partenariats public-privé (PPP). En effet, annoncé par Jean-Claude Gaudin, « le plan Marshall » voté lundi 16 octobre par le conseil municipal n’aura « aucun équivalent dans l’Histoire de Marseille ni dans aucune autre ville d’ailleurs », selon les propos du maire. Ce plan prévoit, en 6 ans, la démolition / reconstruction d’une trentaine d’écoles. Il est évident que ces écoles relèvent de l’urgence absolue. En revanche, il ne semble pas y avoir de plan Marshall pour les 413 autres écoles marseillaises dont chacun appréciera le degré d’urgence dans leur entretien.

 

Mais le scandale n’est même pas là. C’est le mode de financement choisi par la majorité municipale qui pose problème, avec un coût réel exorbitant à long terme et de l’ingérence dans le domaine public. En effet, la mairie prévoit un accord cadre de Partenariats Public-Privé (PPP) à l’instar de la construction du nouveau stade Vélodrome que les Marseillais devront payer encore longtemps. Dans ce mode de financement, la municipalité confiera la totalité du projet à des entreprises privées. La ville versera ensuite des loyers, d’environ 41 millions d’euros par an pendant 25 ans, soit un coût total de 1,04 milliard d’euros. Ces opérations PPP ont fait la preuve du surcoût qu’elles entraînent pour les collectivités et donc pour les contribuables, comme en atteste le rapport N°733 du Sénat . Le surcoût est d’ores et déjà chiffré à plus de 100 millions d’euro, soit plus de 4 millions par an, presqu’autant que le budget dégagé par l’Etat l’an dernier. Sur le plan éthique, c’est d’une véritable privatisation de la gestion du bâti des écoles publiques qu’il s’agit. Après le stade Orange vélodrome, à quand l’école Bouygues élémentaire ?

 

CUI : En outre, la FSU13 aimerait alerter les autorités de l’Etat et des collectivités territoriales sur la question des personnels en CUI et sur la fin du plan Sauvadet. Des milliers de personnels se sont vus dans des conditions inacceptables signifier la fin de leur contrat. Pourtant, leurs missions et leurs présence étaient et sont toujours indispensables pour le bon fonctionnement des écoles et EPLE (pour la sécurité, les cantines, l’entretien des locaux etc…). Nous avons déjà débattu avec les services de la Préfecture à ce sujet. Toutefois, beaucoup de personnels volontaires restent pour l’heure sans solution proposée et certaines missions ont été abandonnées, ce qui créé des difficultés accrues dans certains établissements (fin des « grands frères dans les bus par exemple). La FSU 13 rappelle sa détermination à ce qu’un plan de résorption de la précarité dans la FP soit mis en place et à ce que les missions prises en charge par ces personnels puissent être pérennisées.

Réseaux : Le recteur a décidé de mettre en place des réseaux d'établissements dans le cadre d'une nouvelle organisation des services académiques. La Charte de fonctionnement des réseaux publiée dernièrement détaille les modalités de gouvernance, le rôle et la composition du directoire ou du Conseil Pédagogique. La participation de représentants légitimes des diverses composantes de la communauté éducative, professeurs, élèves, parents, personnels non enseignants, élus représentant les collectivités territoriales, n'est pas prévue. Pour la FSU 13, si les réseaux peuvent être un lieu d'échange entre établissements, avec les services académiques, pour proposer des évolutions de la carte de formation, de la carte des langues, de la carte des options ou de la sectorisation, ils ne sauraient dès lors se voir attribuer des prérogatives qui sont actuellement du ressort du rectorat de la DDSDEN ou de l'EPLE. Ainsi, FSU 13 demande à ce que la conception et la mise en place des réseaux d'établissements se fassent dans le respect des attributions des conseils d’écoles, des conseils d'administration des EPLE et des CT, avec un mode de gouvernance respectueux du dialogue social. Cependant la FSU rappelle son opposition à la mise en place des EPSC, Etablissements Public du Socle Commun. Ce serait en finir avec la structuration de l’école primaire

actuelle pour aller vers une école intégrée au collège comme en Angleterre par exemple.

 

 

Postes concours : Enfin, la FSU13 dénonce la diminution des postes aux concours d’enseignement qui est un mauvais signal porté aux étudiants qui se destinent au métier. Cela vient en contradiction totale avec les statistiques de l’INSEE qui prévoient que notre département comptera des milliers d’élèves sen plus d’ici une dizaine d’années, aussi bien dans le primaire que secondaire. Par exemple, en collège, selon le scénario le plus probable, c’est près de 7 000 collégiens supplémentaires que devrait compter le département d’ici 2025.  

 

 

Premier degré : Concernant le premier degré, la FSU 13 dénonce l’absence de dotation supplémentaire pour financer la mise en place des CP à 12. Cela a imposé l’amputation de la Brigade de remplacement de plus de 100 postes, conduisant, pour la première fois dans notre département, au recrutement de contractuels enseignants du premier degré. Ces derniers ont été recrutés pour un contrat de 3 semaines dans une perspective purement comptable d’économie de paiement des congés de fin d’année alors que la DSDEN 13 annonce devoir encore recourir à ce dispositif dés janvier. Si la DSDEN fait le choix de recruter des personnels précaires pour pallier les manques, au moins pourrait elle le faire en respectant le décret du 29/08/2016 c’est-à-dire en établissant des contrats jusqu’en fin d’année scolaire !

Concernant la rentrée 2018, la FSU 13 exige une dotation permettant de financer les CP à 12 en REP et Education Accompagnée et d’absorber la montée démographique. Elle s’oppose à l’imposition d’une co-intervention systématique pour les CE1 en REP+ à Marseille, faute de locaux.

Il n’est pas acceptable que l’éducation dispensée aux petits marseillais ne réponde pas à la volonté ministérielle par manque d’investissement municipal.

 

Second degré : Dans le second degré, la FSU 13 prend acte de l’annonce du Plan Charlemagne par le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Ce plan annonce que tous les collégiens doivent bénéficier d’un établissement neuf ou rénové d’ici 2027. La FSU 13 regrette qu’à aucun moment les organisations représentatives des enseignants n’aient été consultées dans l’élaboration de ce plan. Ce manque de concertation se concrétise à travers le cas  du collège Daumier de Martigues, situé dans une zone en nette hausse démographique et qui nécessite une rénovation urgente, mais qui n’apparait pas dans la programmation du Plan Charlemagne. Cette situation est d’autant plus incompréhensible qu’une réhabilitation était initialement prévue en 2016 pour ce collège qui joue un rôle essentiel dans l’avenir de plus de 500 élèves venus de familles dont les réalités sociales sont hétérogènes. En somme, un collège qui est un véritable atout, parfaitement à l’image de cette mixité républicaine qui conduit à la formation des futur-es citoyen-nes.

 

Installations sportives : Nous regrettons et dénonçons également le désengagement du CD 13 dans la construction d’installations sportives intra-muros pour la pratique de l’éducation physique et sportive dans des conditions optimales.  Le « plan Charlemagne » prévoit seulement une « aide aux communes pour la création et l’entretien d’équipements sportifs ou culturels aux abords des collèges ». C’est un recul en arrière. Cette affirmation confirme le désengagement inacceptable du CD au profit des communes et le manque d’ambition du département pour l’enseignement de l’EPS au sein de ses collèges.

 

AED : Enfin, le recrutement local des AED (par les chefs d’établissement) a abouti à un recrutement de « grands frères ». Mais ce modèle a montré ses limites dans certains établissements et a pu poser parfois des problèmes. C’est pourquoi, la FSU13 revendique un recrutement académique des AED, avec une commission transparente, comme c’était le cas pour les MI-SE. Ceci pourrait être un outil pour résoudre ou éviter des conflits dans certains cas.


Publié le 15/12/2017 - 18:37  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Mobiliser contre le « plan étudiant » !
 

Alors même que les personnels, étudiant·e·s et lycéen·ne·s prennent connaissance du contenu du projet de réforme du premier cycle universitaire et commencent à se mobiliser, le gouvernement fait le choix du passage en force et de la précipitation. Un certain nombre de mesures sont mises en place avant même l’adoption de la loi. Le plus emblématique est la saisie du CSE sur des décrets avant même l’étude de la loi par l’Assemblée Nationale.

Dans les universités, les budgets proposés aux conseils d’administration prévoient la gestion des demandes d’affectation, les modules de mise à niveau, la définition des « attendus » et celle des capacités d’accueil des filières. Dans les lycées la mise en place du/de la 2e professeur·e principal·e et des nouvelles mesures d’orientations sont mises en oeuvre à marche forcée.

De toute évidence, cette précipitation va mettre en difficulté immédiate les bachelier·e·s, leurs familles, les personnels des lycées et des universités. Mais ce sont aussi les établissements et les formations du supérieur qui seront en difficulté : comment définir le nombre de dossiers acceptés au vu des capacités d’accueil en prévoyant les désistements de candidat·e·s qui auront formulé dix voeux non hiérarchisés ?

Ce ne sont pas les annonces budgétaires qui vont permettre une amélioration de la situation, le budget est loin d’être à la hauteur des ambitions affichées. Sur le milliard annoncé à destination de l’Enseignement supérieur étalé sur cinq ans, 450 millions d’euros étaient déjà budgétisés à travers le Grand plan d’investissement qui se fera sous forme d’appels à projets, privant de facto une partie des universités de ce financement. Il ne reste que 500 millions d’euros sur 5 ans pour accueillir près de 3 millions d’étudiant·e·s d’ici 2025, ce qui est largement insuffisant. Aucune garantie n’existe sur les recrutements d’enseignant·e·s et de personnels techniques, administratifs et de bibliothèques pour accueillir l’ensemble des étudiant·e·s attendu·e·s, faire baisser les effectifs des cours en TD et en amphi, améliorer les conditions de travail des personnels des universités très dégradées ces dernières années.

Cette réforme remet en cause le principe de libre accès à l’université qui garantit à chaque jeune titulaire du baccalauréat de pouvoir continuer ses études. Sans oser le dire, le gouvernement met en place une véritable logique de sélection dans tout l’accès aux études supérieures. Nous tenons à rappeler que le nombre de PSY EN qui sont les personnels qualifiés pour orienter les élèves est nettement insuffisant et qu’en ce moment même, c’est bien le gouvernement qui prend la responsabilité de fermer des Centres d’Information et d’Orientation. En prévoyant que le conseil de classe de terminale examine les voeux du/de la lycéen·n·e et participe à un avis formulé par le/la chef·fe d’établissement, cela revient à faire des enseignant·e·s en lycée des acteurs et actrices de la sélection.

Les fuites organisées dans la presse et les déclarations du ministère de l’éducation sur une refonte du lycée font preuve d’une accablante cohérence avec nos analyses du projet de réforme du premier cycle post-bac et de la mise en place des « prérequis » ou « attendus ». Se dessine une réduction des matières sujettes à un examen ponctuel, une introduction très importante du contrôle continu, une modularité des cursus des lycéen·ne·s et des examens de spécialité avancés dans l’année pour permettre leur prise en compte dans les dossiers d’admission post-bac. Ces annonces constituent manifestement la volonté de remettre en cause le baccalauréat comme diplôme national reposant sur des épreuves nationales, terminales et anonymes, et comme premier grade universitaire.

Nos organisations réaffirment :

• la nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires.
• Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de tous les bachelier·e·s sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.
• L’exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à l’entrée à l’université.
• Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications.
• L’abandon du projet de loi sur 1er cycle post bac et du plan « étudiants » qui l’accompagne, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun·e au supérieur.

 

Nos organisations confirment leur volonté de construire dans la durée la mobilisation nécessaire pour exiger le retrait des projets gouvernementaux.

 

Elles invitent les personnels de l'Education nationale, de l’Enseignement supérieur, les étudiant·e·s, lycéen·ne·s et parent·e·s d’élèves à se réunir en assemblées générales pour définir les formes de leur mobilisation.

 

Le 12 décembre, jour de présentation du projet de loi à l'Assemblée Nationale, les organisations signataires et des élu.e.s                             du collectif Désirs*
appellent à une journée des grève

Un rassemblement est prévu à 11h30 devant le rectorat d'Aix en Provence.
Il sera précédé d'un
e AG à 9h30 FAC de Lettre Amphi Guyon

Publié le 13/12/2017 - 21:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Lettre de soutien de la FSU13 aux centres sociaux - par Webmaster

Lettre de soutien de la FSU13 aux centres sociaux




La FSU13 a pris connaissance des difficultés financières rencontrées par les Centres sociaux, suite au désinvestissement de la part de l’Etat et des certaines collectivités territoriales, et tout particulièrement de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En effet, des militants de la FSU étaient présents jeudi 7 décembre, lors de la manifestation devant l’Hôtel de Région.

Nous sommes conscients que la volonté de la Région, d’attribuer des financements en réponse à différents appels à projets, porte une grave atteinte à la gestion prévisionnelle des Centre sociaux en matière de fonctionnement, sans l'assurance d'engagements pluriannuels. On imagine aisément les conséquences liées à l'emploi et au développement d'actions sociales, éducatives et préventives, à conduire sur le long terme.

Nous considérons que des responsables politiques, en charge de l’exécutif de ces collectivités, ont pour objectif de réduire les moyens d’action en faveur de l’épanouissement et du développement personnel qui visent à l’émancipation individuelle et collective, et par la même à la transformation de la société ; c’est bien à l’Education Populaire que ces pouvoirs politiques s’attaquent aujourd’hui.

Nombre de nos camarades travaillent ou ont travaillé en collaboration avec des associations éducatives et des acteurs des Centres sociaux du département, certains participent également à vos conseils d’administration. D’autres constatent les effets de ces choix politiques au sein des services des collectivités territoriales.

Nous sommes et resteront à vos côtés et, en tant que Secrétaire général de la Fédération Syndicale Unitaire des Bouches-du-Rhône, je tiens à vous assurer du soutien de notre Fédération dans ce combat pour le maintien du Service public au plus près des usagers et des habitants de nos Cités.

Veuillez croire, Madame Monsieur, en l’assurance de mes sincères salutations.

Publié le 12/12/2017 - 17:55  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Que va-il rester du GRETA Marseille-Méditerranée ? - par Webmaster

GRETA Marseille-Méditerranée : CDD non renouvellés, CDI licenciés, que va-t-il rester du GRETA ?

 

La situation financière du GRETA MARSEILLE MÉDITERRANÉE est inquiétante et les causes en sont connues : choix de la Région de ne plus financer les formations s'adressant aux publics les plus fragiles, choix du Rectorat d'une fusion à marche forcée aboutissant à un mastodonte bureaucratique, absence de transparence dans la gestion du GRETA et non prise en compte de l'avis des personnels.

Les réponses sont toujours les mêmes : baisser les "charges" de personnels en ne renouvelant pas les CDD, en licenciant des CDI (ou, ce qui revient au même, en leur proposant des quotités de travail indécentes et ne permettant pas de vivre). On voit mal comment ces choix permettront au GRETA de rebondir par la suite : en se séparant d'une part considérable de ses forces vives, en mettant sous pression et sous l'angoisse de faire partie du prochain plan social ceux qui restent, la direction du GRETA et le Rectorat ne se donnent pas les moyens d'un véritable développement. Rappelons que le GRETA est un organisme de formation!

 

Ü  NOUS DEMANDONS à ce qu'un véritable plan de développement de formation, un véritable plan commercial, soit mis en œuvre pour sortir par le haut de cette spirale infernale. L'obsession comptable ne saurait être l'avenir du GRETA !

 

Ü  NOUS DEMANDONS que les missions de service public soient assurées et, si elles sont déficitaires, le GIP doit prendre temporairement le relais pour former les publics qui en ont le plus besoin.

 

Ü  NOUS DEMANDONS que les ajustements concernent prioritairement les interventions de formation en heures sup afin de préserver le maximum d'emploi, et que soient prises en compte l'ancienneté et la situation personnelle des  collègues impactés par le plan social.

 

Ü  NOUS DEMANDONS enfin que les personnels et leur délégués soient réellement partie prenante du fonctionnement et développement du GRETA : écouter et promettre ne suffit plus, il faut passer à l'acte, tenir les engagements pris (sur les jours fériés, sur les frais de transport par exemple...) et associer à tous les niveaux les personnels. Et si on considérait les personnels non comme une "charge" mais comme la solution ?

 

 
 
Publié le 10/12/2017 - 12:53  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Premières élections professionnelles des PSY EN : belle victoire des listes SNUipp-FSU/SNES-FSU

 

 Ce premier scrutin, organisé exclusivement par correspondance, clôturé le 28 novembre à 17h, a fortement mobilisé la profession et les militants du SNUipp-FSU et du SNES-FSU.

Cette élection ne s'est pas déroulée sans difficulté :

- Le matériel de vote est arrivé dans les boîtes aux lettres pendant les vacances, période pendant laquelle les collègues ne sont pas tous chez eux.

- L'envoi était sous pli non identifiable, pouvant être confondu avec une publicité.

- Les dossiers iprof n'étant pas toujours à jour, certains envois ont été faits vers des adresses erronées.

- Le renvoi du matériel n'a pas toujours pu être effectué rapidement par les services du rectorat.

Malgré ces écueils, 59% des 320 électeurs que compte l'académie d'Aix-Marseille ont renvoyé leur enveloppe de vote.

Le SNUipp-FSU 13 et le SNES-FSU 13 tiennent à remercier tous les collègues qui, par ce geste, ont prouvé leur attachement au paritarisme et montré leur intérêt pour la défense de nos métiers au sein de ce nouveau corps de la fonction publique.

Le dépouillement a eu lieu mercredi 29 novembre à partir de 14h, au rectorat, en présence des représentants des différentes listes présentées dans l'académie.

 

Résultats pour la CAPA d'Aix-Marseille :

Taux de participation : 58,7%

 

 

Listes

 

Nombre de voix

 

Taux

 

Nombre de sièges

 

SNUipp-FSU/SNES-FSU

 

95

 

52,8%

 

3

SE-UNSA

27

15%

0

SGEN

33

18,3%

1

FO

25

13,8%

0

 

Les élus à la CAPA d'Aix-Marseille pour le SNUipp-FSU et le SNES-FSU

 

(3 titulaires et 3 suppléants) : 

 

Véronique MONGIS-IRIGOYEN, Psy EN EDA à Arles (13) 

Rose DI SALVO, Psy EN EDO à Marseille (13)

Delphine CALAMEL, Psy EN EDA à Avignon (84)

Dominique RINAUDO, Psy EN ED0 à Vitrolles (13)

Alain DEMANGEAT, Psy EN EDO à Marseille (13)

Fanny TIGHILET, Psy EN EDA à Marseille (13)

 

Résultats pour la CAPN :

Les chiffres sont accessibles sur le site du SNUipp-FSU.

Taux de participation : 66,84%

 

 

Listes

 

Nombre de voix

 

Taux

 

Nombre de sièges

 

SNUipp-FSU/SNES-FSU

 

2506

 

49,57 %

 

5

SE-UNSA

889

18,79 %

1

SGEN

827

17,69 %

1

FO

 

6,97 %

0

SUD

 

4,94 %

0

CGT

 

2,05 %

0

 

Les listes  SNUipp-FSU et le SNES-FSU, avec 5 sièges sur 7 à la CAPN (5 titulaires et 5 suppléants), ressortent largement majoritaires de cette élection.

 

 

Les Commissaires paritaires du SNUipp-FSU et du SNES-FSU que vous avez élus vont suivre le déroulement de carrière des Psy EDA et des Psy EDO au sein des les commissions paritaires académiques. Garants de l'application des textes par l’administration, ils assureront l'information des collègues et veilleront au respect des principes d'équité et de transparence. Ils assureront en outre un suivi des situations que vous leur communiquerez. Les suivis individualisés des collègues syndiqués demeureront prioritaires.

 

Cette gestion commune des ressources humaines et de nos carrières est une nouveauté, en particulier pour les Psy EDA, ex PE, qui, comme leurs collègues EDO, sont rattachés maintenant au Rectorat pour tout ce qui concerne leur carrière, leur salaire, leurs éventuelles mutations...

 

Le SNUipp-FSU et le SNES-FSU remercient chaleureusement les nombreux collègues qui leur ont accordé leur confiance à travers ce scrutin et ont permis cette victoire dont nous devrons, ensemble, nous montrer à la hauteur.

Pour le secteur psy du SNUipp-FSU 13 et du SNES-FSU 13,

Fabienne Rochat et Rose Di Salvo.

 

Publié le 09/12/2017 - 16:19  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Oui ! Le bac a du sens ! - par Webmaster

Oui, le bac a du sens !



La pétition bac ( SNES-FSU) est en ligne.

http://petitions.snes.edu/index.php?petition=38

Publié le 09/12/2017 - 16:01  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Groupe des 9 (intersyndicale retraités)

RETRAITÉS : FACE AU MÉPRIS, DÉFENDRE NOS DROITS !

 

 Les 9 organisations nationales de retraités (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR CFE-CGC, FSU, UNIRS-Solidaires, FGR-FP, Ensemble &Solidaires-UNRPA, LSR), réunies le 27 novembre, ont fait le bilan de la campagne de mobilisation de la semaine du 6 au 10 novembre 2017.

Ces organisations avaient souhaité sensibiliser les élus de tous les partis démocratiques, à travers une série de rencontres avec eux-mêmes et les groupes parlementaires dont ils dépendent.

Elles constatent que dans les départements, certains élus les ont reçues mais que, nationalement, les groupes parlementaires LR et LRM n’ont pas donné suite, que ce soit à l’Assemblée ou au Sénat.

Elles constatent par ailleurs que, malgré plusieurs courriers, le Président de la République continue d’opposer une fin de non-recevoir, se contentant de renvoyer le dossier à sa ministre qui, elle-même, n’a pas apporté de réponses aux revendications des retraités.

Les organisations de retraités s’indignent de cette attitude qui confine au mépris au moment où la CSG augmente de 25%, frappant ainsi, selon les dires du programme du candidat Emmanuel Macron, 60% des retraités.

Comment peut-on considérer que 16 millions de retraités ne méritent même pas une simple entrevue ?

Les 9 organisations de retraités ont décidé de poursuivre la campagne d’information et de mobilisation et envisagent de saisir le défenseur des droits sur la base d’un dossier faisant état des discriminations dont sont victimes les retraités sur le plan fiscal, social et institutionnel.

Publié le 06/12/2017 - 15:33  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Bilan réunion publique (30/11/2017) - par Webmaster

Bilan réunion publique unitaire (30/11/2017)

 

A l'appel de Solidaires13, de la FSU13, du SAF, d’Attac Marseille (présents à la table des organisateurs) et d'une dizaine d'autres organisations (associations, syndicats et partis politiques), une première réunion publique s'est tenue au théâtre Mazenod, jeudi 30 novembre de 18 h 30 à 21 h.

 

Près d’une centaine de personnes se sont retrouvées, de tous âges et militants pour la plupart : salariés d’horizon divers, enseignants, associatifs, précaires, agents publics…
 

Après une introduction réalisée par Solidaires pour rappeler l'objectif de cette réunion, la FSU a évoqué l'action intersyndicale en cours dans la FP, en se félicitant qu’une telle initiative rassemble autant de syndicats tout en soulignant les difficultés à mobiliser et à rester unis. Le SAF a, pour sa part, analysé les Ordonnances en insistant sur les impacts sur les salariés, dans le cadre d’un réel changement de paradigme en matière de droit du Travail. Attac a rappelé les effets néfastes liés à l'exil fiscal.

 

Puis la salle a pris la parole pour plus d'une heure d’échanges courtois et respectueux. Les interventions ont porté autour de la nécessité de s'unir, d'avoir des lieux d'échanges, de porter des revendications communes. Plusieurs fois il a été affirmé que « parler ensemble, cela fait du bien ».

  

Au sein de la conclusion, la FSU a remarqué que les organisations signataires de cet appel  et les intervenants partageaient leurs analyses sur le constat des attaques en directions des salariés du privé et des agents publics, tout en étant conscient sur la situation difficile du mouvement social. Toutefois, les chemins pour parvenir à l'obtention de nos revendications restent difficiles à bâtir en commun, mais le consensus se dégage pour se retrouver sur ce chantier.

 

Publié le 05/12/2017 - 10:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Appel des féministes (Le Monde) - par Webmaster

Publié le 04/12/2017 - 11:48  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Abolir l'esclavage - par Webmaster

Abolir l'esclavage !


La médiatisation de la situation de milliers de jeunes migrant-es subsaharien-nes en Libye, réduit-es à l'esclavage, a soulevé l'indignation du monde entier.

La FSU partage cette indignation et cette colère. Il est insupportable d'être aujourd'hui confronté à l'esclavagisme !

En marge du sommet Union Africaine/Union Européenne qui se tient en Côte d'Ivoire, et au vu de l'urgence de la situation en Libye : l'ONU, l'UA et l'UE ont décidé de mettre en place un groupe d'action visant à lutter contre les trafiquants, à réinstaller les réfugié-es et à accélérer les retours des migrant-es dits économiques vers leur pays d'origine. Il est pourtant très difficile de faire le distinguo entre migrant-es économiques et réfugié-es

Dans ce contexte, la FSU tient à rappeler que la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 stipule que chaque être humain a "le droit de quitter son propre pays ". Il est vain de penser que les promesses de développement et de stabilité dissuaderont les jeunes de tenter l'aventure vers l'Europe.

La FSU condamne les politiques de fermeture des frontières européennes qui favorisent l'action des passeurs et trafiquants d'êtres humains.

Elle condamne les crimes esclavagistes qui prospèrent sur fond de misère et de détresse de migrant-es prêt-es à affronter tous les dangers pour venir en Europe.
Publié le 04/12/2017 - 10:48  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Réforme du bac et du lycée : bas les masques ! - par SNES -Aix-Marseille

Réforme du baccalauréat et du lycée : bas les masques !


Le Ministère avance masqué depuis le début. Aucun document écrit n'a été  communiqué, aucun projet clairement évoqué lors des premières réunions. Toutes les informations sont issues de la presse, mais aussi des recoupements que font les différents interlocuteurs de la commission Mathiot entre eux et avec le SNES (Inspection, association de spécialistes etc. ) Elles sont donc à prendre avec prudence, les journalistes eux-mêmes se livrant à des conjectures. Ce qui n’apparait pas dans tel ou tel article de presse ne disparait pas nécessairement. Cependant toutes convergent dans les grandes lignes pour dessiner un lycée modulaire, la disparition des séries et de la voie technologique comme voie spécifique, l’augmentation de la part du contrôle continu.

 

La commission Mathiot auditionne mais le projet est en réalité très avancé, le Ministère ayant fixé janvier pour le premier rapport et le printemps pour les décisions suivies de leur application dès la rentrée 2018 en Seconde. Il s’agit évidemment d’une stratégie visant à entraver la mobilisation en entretenant le flou. Cette situation est proprement inacceptable, le SNES-FSU a donc exigé d'être reçu en audience d'urgence par le Ministère, il est reçu ce jeudi et nous vous tiendrons informés.

Sur le bac :

 

4 épreuves nationales, auxquelles s'ajoute l'EAF maintenue en Première. Tout le reste en contrôle continu. Les élèves passeraient deux épreuves en février/mars (leurs deux majeures), puis en juin un grand oral type TPE sur ces deux disciplines majeures, et une épreuve de philosophie dont on ne connait pas la nature.

 

Pour le choix des majeures et des mineures, il y aurait des couplages obligatoires. Par exemple un élève prenant HG et SES en majeure (couplage possible) aurait obligation de prendre mineure maths mais en 
contrôle continu. Les détails de cette organisation ne sont pas connus, notamment la place des disciplines technologiques.
 
Sur le lycée :

 

Le scenario est celui du lycée modulaire dans lequel les élèves suivent des enseignements en tronc commun et des enseignements de spécialité qui dessinent des parcours. En Seconde les élèves auraient les trois quart de l'enseignement de tronc commun, puis la spécialisation se ferait progressivement en Première et Terminale. Sur les réseaux sociaux certains inspecteurs dénoncent les projets de réduction drastique de l'horaire élève en Seconde.
La voie technologique n'apparait nulle part en tant que telle, et on peut craindre le pire : un lycée modulaire dans lequel les élèves peuvent prendre des spécialités technologiques ou générales, bref, la disparition de la voie technologique.

 

La voie professionnelle n'est pas l'objet de la commission Mathiot, d'une part parce qu'elle a déjà été réformée dans le même sens, notamment avec l'introduction du contrôle continu, d'autres part parce que les projets la concernant sont le transfert aux régions et le développement de l'apprentissage.

 

Quelles conséquences ? Suppressions de postes, tri social dès la Seconde, dégradation des conditions de travail

 

On voit bien les opportunités de suppression de postes qui sont derrière ce projet : réduction des heures, regroupement des élèves, réduction de l'offre de formation.

 

On voit aussi se dessiner un dispositif qui conduira à trier les élèves : accès conditionnel à l'université avec le plan étudiant, bac en partie local avec le contrôle continu, et lycéen  des milieux les plus défavorisés ou éloignés de l'école seul responsable de la définition de son "parcours". Surtout, les universités établissant des pré-recquis, le choix du parcours par l’élève pourrait dès la Seconde conditionner l’accès à telle ou telle université, indépendamment du niveau de l’élève. Une orientation ultra précoce qui ne tient aucun compte du temps de maturation d’un projet pour l’élève et dessine des parcours obligés sans aucun droit à l’erreur.

 

Et pour les enseignants, un poids toujours plus grand de l'orientation, et ce sans aucun plan de formation, des classes chargées à bloc et des mesures de carte scolaire.

 

Bref, la mobilisation est la seule réponse à ce projet délétère, et elle passe par un gros travail d’information et de mise en débat des modalités d’action auprès des collègues.

Nous comptons sur vous pour cela, et n’hésitez pas à nous solliciter si vous avez besoin d’aide.

Publié le 01/12/2017 - 10:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Courrier intersyndicale de l'Education pour la scolarisation des mineurs étrangers dans les BdR - par Webmaster

Pour la scolarisation des mineurs étrangers dans les Bouches du Rhône


Intersyndicale de l’Education                        Marseille, le 29 Novembre 2017

 

A l’attention de Monsieur le Préfet des Bouches du Rhône

A l’attention de Monsieur le Recteur d’Académie

  

Objet : Scolarisation des mineurs étrangers

  L’actualité de ces derniers jours a montré que l’accueil et la scolarisation pour les mineurs étrangers, migrants ou non, était très défaillante dans notre département. En effet, la semaine dernière, à l'église Saint Ferréol, l'action conjointe de jeunes mineurs isolés, de militants, d'élus, de nombreuses associations, d'organisations syndicales a rappelé l’État et les collectivités territoriales à leurs obligations légales de prise en charge des mineurs isolés. Leur droit  à être mis à l’abri a enfin été appliqué pour ces mineurs isolés hébergés à l'ex-MDS Préssensé.

 

Il s'agit désormais de faire respecter leur droit à l'éducation tel que stipulé dans la Circulaire du 2 octobre 2012: « l’école est un droit pour tous les enfants résidant sur le territoire national quels que soient leur nationalité, leur statut migratoire ou leur parcours antérieur comme le précise le code de l’éducation qui a inscrit dans ses articles L. 111-1, L. 122-1 et L. 131-1 l’obligation d’instruction pour tous les enfants et dans ses articles L. 321-4 et L. 332-4 l’obligation de mettre en place des actions particulières pour l’accueil et la scolarisation des enfants allophones arrivants. »

 

Ce droit à l'éducation ne saurait bien évidemment s'exercer que dans un cursus de formation de droit commun.

 

Nous demandons que ces droits, qui se doublent d'une obligation pour les moins de 16 ans, soient appliqués dans les plus brefs délais.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Recteur, l’expression de nos sentiments distingués.

 

Courrier des syndicats de l’Education : CFDT (SGEN-CDFDT), CGT (CGT Educ’action), FO (FNES-FP-FO, SNUDI, SNFOL), FSU (SNES, SNUIPP, SNEP), Solidaires (SUD-Education), UNSA (UNSA Education, SE-UNSA)

 

Publié le 29/11/2017 - 21:00  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Alerte aux parents et élèves pour accès à l'Université - par Webmaster

A l’attention des lycéen.nes et de leurs responsables :
Alerte à propos de la nouvelle procédure d’accès à l’université

 

Cher.e.s élèves, chers parents,

 

Après l’aberration du tirage au sort lors du passage dans le supérieur des bacheliers de juin 2017, le gouvernement promet aux futur.e.s bachelier.e.s 2018 la liberté de choisir une poursuite d’étude et la garantie d’une place à l’université.

 

Dans la réalité, il n’en sera rien !

Ce sont les formations de l’enseignement supérieur qui choisiront leurs étudiant.e.s dans la limite des places disponibles.

Le nombre d’enseignant.e.s-chercheur.e.s a baissé de 10% depuis 2009 alors que le nombre d’étudiant.e.s, lui, a augmenté de 294 000 ! Il manque actuellement l’équivalent de 10 universités en France pour répondre aux enjeux de formation supérieure de la jeunesse et permettre des conditions d’accueil et d’études qui soient dignes de notre pays. Il est prévu 40 000 étudiant.e.s supplémentaires à la rentrée prochaine et bien peu de places supplémentaires à leur offrir !

 

Le projet de loi relatif à l'orientation et à la réussite étudiante permet de généraliser la sélection sur dossier à l’ensemble des formations universitaires autrefois « non sélectives ». Désormais, chaque vœu, pouvant être groupé par université ou par mention de licence souhaitée, recevra en principe une des réponses suivantes :

 

1.      Oui (sans besoin de justification)

2.      « Oui, si » (avec définition d’un "contrat pédagogique" pour une mise à niveau en fonction des attendus de la formation)

3.      En attente

4.      Non (si le nombre de places est limité et le dossier de l’élève est jugé insuffisant)

 

La sélection des candidat.e.s puis leur parcours à l’université seront donc fonction d’un profil défini localement par chaque filière universitaire et éventuellement de l’avis du conseil de classe de l’année de Terminale. Le baccalauréat n’est donc plus la condition nécessaire et suffisante pour s’inscrire en première année de licence à l’université. Il est nécessaire pour candidater mais n’est plus suffisant pour s’inscrire dans la filière de son choix.

Avec un calendrier précipité et une plate-forme d’affectation aux règles encore mystérieuses, la procédure d’orientation risque de se gripper, au détriment des élèves dont les perspectives de poursuite d’études vont se compliquer. Par exemple, les « vœux groupés » peuvent imposer des affectations lointaines, non choisies, et nécessitant le financement par les familles de déplacements et/ou de logement. Pour les élèves qui n’auront reçu  aucune proposition, une commission présidée par le recteur choisira d’autres formations où il reste de la place, à l’échelle de toute la région académique.  

…/…

Enfin, alors qu'il y a à peine un.e psychologue de l’éducation nationale (nouvelle appellation des conseillers d’orientation) pour 1 200 lycéen.ne.s, le gouvernement choisit de transférer cette mission d’aide  à la construction du projet personnel et de l’orientation aux enseignant.e.s non formé.e.s à ce métier et à des Volontaires du service civique plutôt que de recruter des PSY-EN à la hauteur des besoins.

Tout ceci nous conduit à dire que cette nouvelle procédure n'est ni faite ni pensée pour « améliorer l'orientation » : elle a pour objectif de limiter l’investissement dans l’enseignement supérieur public, de permettre aux Universités de sélectionner les étudiant.e.s de leur choix en barrant la route aux autres et de dissuader les élèves de faire les études qu’ils choisissent librement !

 

Cher.e.s élèves et parents, nous avons souhaité vous alerter quant aux conséquences qu’auraient l’adoption du projet de loi pour l’accès à l’enseignement supérieur et la mise en œuvre du dispositif d’affectation « ParcoursSup ». Nous voulons laisser ouvert l’accès à l’enseignement supérieur aux générations 2000 ! C’est pourquoi nous nous opposons à ce projet de loi et vous invitons à la plus grande vigilance quant aux procédures d'orientation que vous allez vivre dans les mois qui viennent.

Publié le 29/11/2017 - 17:27  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Bilan rassemblement contre les violences faites aux femmes - par Webmaster

Bilan rassemblement contre les violences faites aux femmes

  

Samedi 25 novembre 2017, dans le cadre de la journée contre les violences faites aux femmes, un rassemblement a eu lieu sur le vieux port, à l'appel de différentes associations et organisations syndicales.

La Fsu 13 était présente pour réaffirmer son engagement dans la lutte contre les discriminations et les différentes violences subies par les femmes.

 Depuis sa création, la FSU défend des valeurs de justice, de respect et d'égalité. La question de la place des femmes dans notre société se trouve donc au cœur de son action.

 Ce rassemblement avait pour but de mettre en lumière la cause des femmes et de sensibiliser la population. Mais la Mobilisation ne s'arrête pas au soir du 25 novembre.

 La FSU continue d'oeuvrer pour la mise en place d'un plan d'ampleur incluant la formation de tous les personnels, une éducation non sexiste des jeunes à tous les niveaux de scolarisation et des moyens à la hauteur des besoins pour que la prise en charge globale des femmes victimes de violences puissent être effective dans tous les domaines professionnels

 

Publié le 29/11/2017 - 16:52  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte action voté au conseil national - par Webmaster

CDFN 21 et 22 novembre 2017 - Texte action

 

Le gouvernement poursuit sa politique néolibérale particulièrement en matière économique sociale et fiscale. Le projet de budget 2018 est éclairant en la matière. Présidé par une baisse de la dépense publique, il va affaiblir la capacité des services publics à agir pour répondre à tous les besoins de la population sur l'ensemble du territoire et pour lutter contre les inégalités sociales. Il acte des pertes de recettes à travers des baisses d’impôts qui profiteront surtout aux plus riches : suppression de l’ISF remplacé par un impôt excluant le patrimoine financier, mise en place d’une flat-tax, prélèvement forfaitaire unique au détriment d’une imposition progressive des revenus du capital, cadeaux fiscaux aux entreprises…

Ce PLFSS s’inscrit dans une logique austéritaire. Il impose des coupes budgétaires et des ruptures comme le recul de l’universalité des prestations familiales. Un certain nombre de mesures mettent en danger notre système de protection sociale : utilisation de l’excédent budgétaire pour compenser la suppression de la taxe d’habitation, recul des cotisations sociales patronales, basculement de nouveaux remboursements sur les complémentaires, fiscalisation du financement de l’assurance chômage... Les investissements pour la santé, pour les personnes âgées, handicapées vont pâtir de ces choix et mettre nombre de personnes en difficulté. La FSU cherchera à mobiliser avec toutes les forces disponibles pour la reconquête d’une sécurité sociale de haut niveau pour toutes et tous.

La politique actuelle bénéficie aux seuls riches. Les 10% des plus riches bénéficieront de 46% de gains fiscaux alors que «l’effort» porte toujours sur les seuls salarié-e-s, particulièrement sur les 5,4 millions d'agent-e-s de la Fonction publique, mais aussi sur les retraité-e-s et les jeunes les moins favorisé-e-s qui voient leur avenir bien incertain, avec des inégalités croissantes dans la société.

En lien avec cette politique économique et fiscale dont un des objectifs rappelé par CAP 2022 est de réduire de 3 points la part des dépenses publiques dans le PIB d’ici 2022, l’actualité avec les nouvelles révélations et études sur l’évasion, l’optimisation et la fraude fiscale révèle l’énormité des richesses échappant aux nations et qui permettraient de financer la transition écologique et les besoins sociaux entre autres. La FSU réfléchit à une campagne sur cette question. L’application provisoire du CETA a été engagée par le gouvernement mais il n’est pas ratifié par la France. La FSU s’engage au sein du collectif Stop-CETA/TAFTA dans la campagne d'interpellation des député-e-s pour exiger que la population soit consultée avant sa ratification. 

 

La COP23 s’est tenue alors que l’objectif de contenir le réchauffement au-dessous des 2°C semble s’éloigner tant les mesures des différents états sont insuffisantes voire tournent le dos à la transition nécessaire. Le processus onusien est affaibli par l’arrivée de Trump et par le choix de la COP22 de se décharger sur les acteurs privés et les collectivités locales. Ces rendez-vous internationaux demeurent importants permettant aux mouvements sociaux et aux scientifiques de faire entendre leurs voix. Mais les actions en direction des Etats, des multinationales (avec des campagnes pour le désinvestissement des énergies fossiles) et des collectivités territoriales sont essentielles avec l’exigence d’une transition juste socialement. La FSU poursuit son implication dans la campagne emplois/climat et se saisira des débats autour de la formation professionnelle pour porter ses propositions.

La loi de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme a entériné l'inscription dans le droit commun de certaines mesures d'exception de l'état d'urgence faisant d’un état d’exception un état permanent. La FSU dénonce ces dispositions législatives qui renforcent notamment le pouvoir administratif (police et préfets) tout en affaiblissant le pouvoir judiciaire, pourtant garant indépendant des libertés individuelles et collectives. Elle continue de contester cette loi qui constitue un recul des libertés individuelles et de militer, avec ses partenaires, contre ces inquiétantes dérives, qui touchent en premier lieu les populations les plus fragilisées.

 

Les inégalités sont criantes dans la société. Plus de 3 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté, 30 000 sont sans domicile, 9 000 habitent des bidonvilles, beaucoup ont besoin de lieux d’accueil et de prises en charge spécifiques, éducatives ou thérapeutiques. Alors que la Convention Internationale de 1989 proclame le droit à l’éducation et à la protection pour les enfants, jamais ces droits n’ont été autant remis en cause par les politiques libérales. Selon l’Insee, ce sont 8,8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dont plus d’un million de retraité-e-s. C’est insupportable et inadmissible dans un pays qui, en 20 ans, a multiplié par deux ses richesses produites. La FSU a participé à la 30ème journée mondiale du refus de la misère comme à la journée Internationale des droits de l’enfant du 20 novembre. Il est urgent de porter des alternatives pour changer le cours des choses : santé, éducation, emploi, formation, fiscalité, logement, culture… La FSU salue le travail des agent-e-s public-que-s (travailleuses et travailleurs sociaux, enseignant-e-s, éducateurs et éducatrices, agent-e-s de la santé, dans les territoires…) qui sont quotidiennement au contact de populations de plus en plus paupérisées. Elle dénonce l’orientation actuelle du budget qui ne prévoie pas les investissements nécessaires pour leur permettre de jouer tout leur rôle en ce domaine.

 

Selon la Fondation Abbé Pierre, il y avait en France en 2016, 4 millions de SDF et mal logé-e-s (20 000 bidonvilles en métropole) auxquels s’ajoutent 14 millions en situation de fragilité. Le gouvernement de la cinquième puissance mondiale ne répond pas à cette situation scandaleuse.

 

La trêve hivernale va permettre à des milliers de personnes d'avoir un peu de répit mais les dispositifs d’hébergement sont saturés. La FSU dénonce le manque d'engagement du gouvernement sur cette question. Pire, il aggrave les difficultés : baisse de 5 euros des APL, réduction du budget des bailleurs sociaux de 1,5 milliards d’euros... Même si la mobilisation a permis l’étalement sur 3 ans de la ponction, cette mesure va avoir pour conséquences moins d’entretien et de réhabilitations, baisse des constructions de nouveaux logements sociaux… La FSU appelle aux initiatives du « Collectif Vive l’APL » (dont elle est membre), le 9 décembre pour une politique de construction de logements sociaux et l'accès de toutes et tous à un logement décent.


La situation chaotique et la faillite de l’état lybien conduisent à une situation dramatique pour les migrants subsahariens. La FSU participera aux cadres d’actions dénonçant l’esclavage subi par les migrants.


Engagée dans un collectif intersyndical et interassociatif pour le respect des droits à la scolarisation et à la formation des enfants et des adolescent-e-s migrant-e-s, la FSU réaffirme qu’aucun motif, de quelque nature qu’il soit, ne peut restreindre ce principe. Œuvrer pour garantir ce droit légal s’inscrit dans la mission de tous les fonctionnaires concernés. La FSU contribuera à une action de sensibilisation et d’information des agent-e-s public-que-s pour les aider à exercer cette mission.

La FSU dénonce le projet gouvernemental de sortir « l’évaluation et l’hébergement d’urgence des personnes se déclarant mineures » de l’Aide sociale à l’enfance pour les confier aux services de l’Etat, ce qui permettra le fichage au niveau national et le renvoi des données aux préfectures. Les dispositifs concernant la prise en charge des jeunes isolé-e-s étranger-e-s doivent être maintenus dans le cadre de l’ASE, c’est-à-dire dans le droit commun. Toutes et tous les MIE doivent être scolarisé-e-s dans le cadre de l’Education nationale, avec création du nombre de classes UPE2A nécessaires.

La FSU est engagée dans la campagne Justice pour les Jeunes Isolé-e-s Etranger-e-s (JU-JIEs) qui vise à faire converger les initiatives prises pour mobiliser l’opinion en faveur de ces jeunes qui doivent être protégé-e-s dans le respect du principe de l’intérêt supérieur de l’enfant.  


La FSU soutient l’occupation de l’église St Ferréol de Marseille par des mineur-e-s isolé-e-s migrant-e-s jeté-e-s à la rue. Elle exige que la loi qui garantit leur hébergement et leur scolarisation soit appliquée.


Le monde du travail est aujourd’hui malmené et attaqué par la politique gouvernementale. Les ordonnances réformant le code du Travail vont aggraver la précarisation de l'emploi et favoriser le dumping social, sans incidence sur un chômage persistant. Face à cette situation, le mouvement syndical reste divisé au niveau interprofessionnel. Il a tenté de construire la mobilisation des salarié-e-s, ce qui a permis de mettre en lumière la nature de la politique gouvernementale, mais divisé au niveau interprofessionnel, les résultats n’ont pas été à la hauteur. La FSU ne s'y résout pas. D'autant que de nouvelles réformes se profilent : assurance chômage, retraites… Elle continuera à rechercher l'unité chaque fois que cela est possible tout en assumant les divergences qui existent entre les organisations syndicales. Il s'agit de donner aux salarié-e-s les outils pour analyser la situation économique et sociale, construire des alternatives et les actions, les plus unitaires possibles, qui seront nécessaires en y associant des forces du mouvement social comme ATTAC, Copernic, les associations de chômeur-e-s…. Les projets gouvernementaux visent à détruire notre modèle social : après le code du travail, les attaques contre le service public, d’autres dossiers d’importance sont prévus notamment celui des retraites. La FSU garde tous les liens possibles avec l’intersyndicale interpro et se montre disponible pour un travail d’analyse commun en vue d’une mobilisation public/privé.

Dans le projet de réforme sur la formation professionnelle  le gouvernement revoit le champ de compétences des organismes collecteurs des fonds de la formation professionnelle pour les positionner encore davantage comme offreurs de services aux entreprises, en adéquation avec leurs besoins et attentes. Cette nouvelle orientation est éclairante sur la conception qu'a le gouvernement du paritarisme.


La FSU s’inquiète des atteintes répétées aux droits d’expression des agent-e-s et aux libertés syndicales concrétisées par des plaintes pénales et des procédures disciplinaires à l’initiative de la Ministre du Travail. Elle dénonce l’instrumentalisation de la déontologie pour contraindre les agent-e-s et militant-e-s au silence. La FSU interviendra avec le Snutefi en ce sens auprès de la Ministre.

La FSU dénonce la manœuvre politique du Ministre Blanquer portant plainte à l’encontre de Sud Education 93. Elle rappelle son attachement à la liberté d’expression.


La FSU sera reçue par JP Delevoye sur la réforme des retraites annoncée par E. Macron. Elle exprime ses vives inquiétudes face à la mise en place d'un système qui s’inspirerait des retraites à points ou par « comptes notionnels ». Dans un tel système, les pensions baisseraient alors qu’elles ont baissé avec les réformes précédentes (augmentation de l’âge minimum de départ, augmentation de la durée de cotisations). L’incertitude sur ce que chacun toucherait augmenterait puisque la valeur du point dépendrait de divers paramètres (espérance de vie d’une classe d’âge par exemple) et c'est l'ensemble des rémunérations sur une carrière qui pourrait servir de base au calcul du montant de la pension perçue. Or, particulièrement pour les fonctionnaires, il s'agirait d'un recul par rapport au calcul en pourcentage du dernier traitement perçu 6 mois avant le départ en retraite. La notion de carrière, où la compétence du fonctionnaire et donc sa rémunération progresse, serait attaquée. La FSU poursuit sa campagne d’information sur l’organisation du régime des retraites, les revendications qu’elle porte pour l’améliorer et les raisons de son attachement à un régime par répartition, à prestations définies et au code des pensions comme élément constitutif du statut. La FSU s’opposera à toute remise en cause des solidarités déjà fortement attaquées par les précédentes réformes. Elle appelle ses sections départementales et les syndicats nationaux à multiplier les initiatives pour défendre nos retraites.

 

L'unité dans la Fonction publique a prouvé qu'elle est un levier important de mobilisation. Après la forte journée d’action et de mobilisation unitaire des agent-e-s de la Fonction publique le 10 octobre dernier, le boycott d’une séance du Conseil Commun de la Fonction publique devant examiner notamment les textes concernant la compensation de la hausse de la CSG et le report d’un an des mesures PPCR, la FSU, comme l’ensemble des fédérations de fonctionnaires, a voté contre ces textes lors de la séance du CCFP du 8 novembre. Ces mesures, additionnées au nouveau gel de la valeur du point d’indice et au rétablissement du jour de carence, vont détériorer le pouvoir d’achat des agent-e-s. Ces décisions sont inquiétantes dans un contexte austéritaire où les agents servent de variable d’ajustement. C’est inacceptable. Le dernier rapport annuel sur l’état de la Fonction publique pointe de fortes disparités entre les agent-e-s et des inégalités salariales persistantes entre les femmes et les hommes d’environ 13%. Il montre aussi qu’en 2015, le décrochage entre les salaires du secteur public (+0,6%) et ceux du secteur privé (+1%) s’est poursuivi. A l'inverse de cela, il est nécessaire de mettre en œuvre une politique salariale ambitieuse reconnaissant le travail et les qualifications des agent-e-s, leurs métiers, leurs missions et leur engagement professionnel quotidien qui contribue au développement du pays comme à la cohésion de sa population. C'est urgent pour les agent-e-s comme pour assurer l'attractivité de la Fonction publique. La FSU considère comme indispensable la poursuite de l'action engagée le 10 octobre dernier. Elle proposera à la prochaine réunion des fédérations de fonctionnaires, une nouvelle journée de mobilisation la plus unitaire possible (grève, manifestation, …) et une pétition pour demander l'avancement du rendez-vous salarial d'octobre au printemps rappelant les revendications des agent-e-s.

Lancée mi-octobre par le premier ministre, la démarche Action Publique 22 est une machine de guerre contre le service public (cf. Anicet Le Pors) qui entend «réinterroger» l’action publique pour la transformer. L’objectif prioritaire affiché est la baisse des dépenses publiques et les moyens pour y parvenir sont clairement énoncées : «revoir profondément et durablement les missions de l’ensemble des acteurs publics que sont l’Etat, les opérateurs, les collectivités territoriales, les organismes de sécurité sociale. (…) C’est l’objet du comité action publique 2022.»

Tout ceci ne laisse aucun doute sur la démarche «action publique 2022». L’exécutif a déjà une idée précise des réformes qu’il a décidé d’entreprendre, CAP22 n’étant là que pour préparer le terrain.

Le premier ministre demande clairement à ses ministres dans sa lettre de cadrage de proposer des réformes sur des points spécifiques :


  • le périmètre souhaitable des politiques publiques dont chaque ministère a la charge,

  • le niveau de portage le plus pertinent pour chacune d’entre elles (suppression des chevauchements de compétences ; transfert entre collectivités, au secteur privé, voire abandon de missions),

  • les économies durables et structurelles par une baisse de la dépense publique.


C’est bien le début d’un démantèlement d’un modèle des services publics qui est mis en perspective. Une remise en cause profonde de notre modèle social. La FSU à l'inverse de cette démarche, a demandé un « Grenelle de l'action publique » permettant un débat démocratique avec les agent-e-s comme avec les usager-e-s pour examiner les évolutions nécessaires pour mieux répondre aux besoins de la population, aux évolutions de la société et conforter le rôle et les missions de la Fonction publique. Elle alertera les usager-e-s et les agent-e-s sur les projets gouvernementaux en menant campagne et en diffusant du matériel aux agent-e-s (4 pages, tracts, vidéos sur les réseaux sociaux). Elle diffusera également la contre consultation élaborée par la Convergence des Services Publics. Elle organisera les initiatives et mobilisations nécessaires pour se faire entendre dans l'unité la plus large, et organisera des contre forum, notamment au moment de la restitution de cette opération gouvernementale. Elle portera lors de la prochaine rencontre des fédérations de fonctionnaires la nécessité d’une expression syndicale unitaire pour garantir le rôle de la Fonction publique et celui des agent-e-s.


Dans la Fonction publique territoriale, les dernières annonces gouvernementales visent à limiter l’autonomie financière des collectivités locales et à exercer sur elles un chantage financier : celles qui ne respecteront pas les "contrats d’administration" et les objectifs assignés pour 2018 en matière de réduction de leurs dépenses verront leurs dotations baisser. Ainsi, l’État veut imposer aux employeurs locaux une RGGP territoriale que lui interdit l'art. 72 de la constitution. Cette situation a un impact négatif sur les équipements publics, sur l’emploi dans le secteur associatif mais aussi pour les entreprises attributaires de marchés publics. La nature de la fiscalité locale conduit les collectivités territoriales les plus pauvres à exercer une pression fiscale plus forte que les collectivités les plus riches pour maintenir la qualité des services rendus aux usager-e-s ou à prendre en charge certains d’entre eux mais de façon dégradée. Ces inégalités et différences de traitement sont flagrantes en matière notamment d’action sociale, de culture ou de sport.

Cette fiscalité a également une incidence pour les agent-e-s qui sont sur la sellette. Régimes indemnitaires, NBI, RTT, temps de travail, action sociale, conditions de travail… tout semble devoir être remis en cause. Il est anormal que les finances locales soient assurées par les ménages à hauteur de 75% contre seulement 25 pour les entreprises qui bénéficient pourtant grandement des aménagements locaux. Mais les budgets sont quasiment partout en baisse. La FSU rappelle qu'il y a 10 ans, les collectivités locales participaient à hauteur de 75 % à l'investissement public en matière d'équipements collectifs (transports, routes, parcs, bâtiments scolaires, culturels...) contre seulement 25 % pour l'État ! Qu’en matière culturelle les collectivités locales dépensent 2 fois plus que l'État. Or confrontées à une telle pression, les collectivités locales réduisent le niveau de leurs engagements financiers. C’est injuste d’autant que les collectivités territoriales sont tenues à l’équilibre budgétaire. Aujourd'hui, le risque est de voir les agent-e-s servir de variables d'ajustement aux injonctions gouvernementales. 70 000 suppressions d'emplois sont prévues par le gouvernement. La FSU dénonce le désengagement de l’Etat et les inégalités territoriales que cela engendre.

La FSU s'opposera au plan du gouvernement de supprimer 120 00 postes pendant ce quinquennat. Elle continue également de lutter contre la précarité dans la Fonction publique. Le dernier rapport annuel de la Fonction Publique fait de nouveau état d’une progression de la part des non titulaires : un-e agent-e sur cinq est contractuel-le, soit près d’un million de personnes. La FSU ne se résout pas au développement de la précarité. Elle l’a dénoncé lors de sa journée d'action du 8 novembre dernier ou des contractuel-le-s ont pu témoigner de leurs conditions d’emploi et de vie. Elle exige un plan de titularisation (le dispositif «Sauvadet» prenant fin en mars 2018) et des recrutements de titulaires à la hauteur des besoins rappelant sa demande d'un plan de recrutements et de pré-recrutements. Pour cela, nous appelons dans l'unité la plus large à l'organisation d'une initiative en mars 2018  pour exiger et obtenir ce plan de titularisation. Parallèlement, elle exige que les employeurs publics améliorent les conditions dans lesquelles les contractuel-le-s sont employé-e-s notamment en matière de rémunération et de formation pour accéder à la fonction publique. La FSU a également dénoncé la suppression de dizaines de milliers d’emplois aidés qui constitue un véritable plan social dans la Fonction publique. Des salarié-e-s, le plus souvent des femmes, vont se retrouver brutalement au chômage, faute de perspectives de réemploi et de réinsertion professionnelle et certaines missions vont disparaître au détriment du service public.

Parce que les bonnes conditions de vie quotidienne participent aux bonnes conditions de travail, les agent-e-s de la fonction publique doivent pouvoir s’adresser et être entendu-e-s de leur employeur pour faire connaître leurs besoins en termes de logements, de restauration, de vie familiale, de loisirs, etc. Malgré l’affichage de la priorité à l’égalité homme/femme et à la petite enfance, les crédits d’action sociale utilisés pour les crèches et le CESU « garde d’enfants » diminuent d’année en année. La FSU demande une démarche volontariste permettant d’augmenter le nombre de bénéficiaires et de retrouver un niveau de budget ambitieux pour favoriser l’égalité femme-homme face à l’emploi et améliorer les conditions de vie des agents. 

En ce qui concerne la politique de lutte contre le chômage, la FSU demande une véritable politique de l'emploi et dénonce la baisse des contrats aidés. Proposer des missions de service civique aux jeunes est davantage un moyen de faire baisser artificiellement et de façon temporaire les chiffres du chômage que de lutter contre. Elle condamne la campagne qui frappe les chômeur-e-s et rappelle que lutter contre le chômage ce n’est pas lutter contre les chômeur-e-s. Le renforcement des contrôles des demandeur-e-s d’emplois par Pôle emploi est inacceptable pour la FSU. La priorité doit être donnée pour assurer à chaque chômeur-e un accompagnement vers l’emploi de qualité, un service réel d’orientation et de formation professionnelle pour les adultes concernés. La FSU prendra toute sa place dans les discussions sur la réforme de la formation professionnelle pour faire avancer les droits des chômeur-e-s en matière de formation professionnelle et agir pour qu’un service public national de la formation professionnelle soit développé autour de l’AFPA dont l’avenir reste des plus incertains. La FSU demande un bilan de la régionalisation des compétences Orientation et Formation professionnelles issue de la loi Notre de 2015. La réforme de l’assurance chômage ne s’engage pas vers des objectifs de progrès social pour toutes et tous. L’enjeu va bien au-delà de la seule gouvernance paritaire actuellement en vigueur. Cette réforme doit pour la FSU permettre de garantir à toutes les personnes privées d’emploi de nouveaux droits dont un revenu de remplacement au moins égal au SMIC. La FSU appelle le gouvernement à revenir sur ses choix présentés dans le PLF 2018 visant à réduire les effectifs de Pôle emploi et du Ministère du Travail. Le service public doit être renforcé en vue d’assurer aux usager-e-s sur tout le territoire une qualité d’accès et de délivrance des services de Pôle emploi renforcés. La FSU soutient et participera à la manifestation visant à lutter contre le chômage et la précarité à l’appel des organisations de chômeur-e-s MNCP, AC, APEIS et CGT-Chômeurs fixée au 2 décembre à Paris.

Apprentissage, Formation professionnelle Assurance chômage : la FSU rappelle l'importance et le rôle essentiel de la formation initiale et des diplômes dans l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, dans la lutte contre le chômage, comme dans la formation tout au long de la vie des salarié-e-s actif-ve-s ou sans emploi. La nécessité de continuer à élever le niveau de qualification de l'ensemble de la population doit rester un objectif central. Le service public d'éducation doit être l'opérateur privilégié. Des moyens doivent y être dédiés pour permettre à tous les jeunes d’accéder à un premier niveau de qualification dans de bonnes conditions. Pour la FSU, l’acquisition d’un niveau de connaissance et d’un diplôme national est une priorité pour tous les jeunes, y compris les plus fragiles. L’employabilité n’est pas le premier objectif de l’éducation. La volonté du gouvernement de développer l’apprentissage ne doit pas s’opérer contre la voie professionnelle scolaire. La FSU est particulièrement vigilante dans les concertations sur l'apprentissage sur les questions concernant le retour en formation initiale de jeunes en difficulté, les certifications, la carte des formations, les conditions d’apprentissage des jeunes et l’accompagnement des apprenti-e-s, le financement de l’apprentissage, la gouvernance…

La FSU organisera un évènement sur la scolarisation de la voie professionnelle publique le 8 février pour porter dans le débat médiatique l’importance de cette voie de formation dans le système scolaire public.



 

Éducation et Enseignement supérieur

Un rapport sur la simplification du baccalauréat et ses conséquences sur l’organisation du lycée sera élaboré d'ici fin janvier. Ecartant une nécessaire réflexion concertée sur le rôle et la place du baccalauréat, le gouvernement affirme vouloir réduire le bac à 4 épreuves et développer le contrôle continu. Si cette réforme se mettait en place en seconde dès l’an prochain, elle aurait des conséquences sur les postes, sur les enseignements, sur le contenu des séries : la FSU dénonce la précipitation avec laquelle elle est pensée.

Le projet de loi sur l'accès des bacheliers à l'enseignement supérieur permet la généralisation de la sélection à l'entrée à l'université. Outre la sélection qui existe déjà dans certaines filières, une autre pourrait se mettre en place à l’entrée des licences en tension, et pour les autres l’inscription serait subordonnée à l’acceptation par le candidat, de dispositifs dits d’accompagnement, sans que les moyens annoncés ne garantissent la possibilité d'accueillir le nombre croissant d'étudiant-e-s ni de mettre en place ces dispositifs.

La solution n’est pas la sélection à l’entrée à l’Université qui accentue les inégalités socio culturelles mais de conduire des politiques de démocratisation de l'enseignement supérieur à la hauteur des besoins, avec les moyens, fournis par l'État, de prendre en charge l'augmentation du nombre d’étudiant-e-s (+ de 40 000/an).

La FSU poursuivra le travail d’information et de mobilisation avec les organisations de l’interfédérale (FERC-CGT, FNEC-FP FO, SUD éducation, Solidaires étudiant-e-s, Unef, SGL,UNL), avec laquelle elle affirme la nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires, et demande :


  • L’abandon du projet de loi sur 1er cycle post bac, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui

garantisse le libre accès de chacun au supérieur.

  • Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès

de tous les bachelier-e-s sur tout le territoire aux filières post bac et aux établissements de leur choix.

  • L’exigence d’ouverture de places supplémentaires en 1er cycle post bac et le refus de toute sélection à

l’entrée à l’université.

  • Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications.


Dans le 1er degré, la culture de l'évaluation prônée par le ministère n'est pas sans inquiéter, de même que l'insuffisance du budget 2018. Si le ministre poursuit les dédoublements de classes en éducation prioritaire, elles se feront au détriment des nécessaires ouvertures, des plus de maîtres et d'une amélioration qualitative plus que nécessaire, notamment au regard des effectifs par classe. A "l'école de la confiance", la FSU oppose la reconnaissance de la professionnalité et de l'autonomie pédagogique des personnels. C'est le sens de l'appel "l'école de la réussite de tous et de la formation des citoyens a besoin de toute la recherche". Parce que l'école est un vecteur de transformation sociale, les questions éducatives restent la préoccupation de la FSU. La réduction des moyens pour l'école rend nécessaire des mobilisations associant largement les personnels et les parents d'élèves. 


La FSU et ses syndicats organisent le 11 janvier 2018 des Etats généraux des SEGPA pour faire l’état des lieux pour les élèves et les personnels.


La Garde des Sceaux a décliné le budget du ministère en se targuant d’une augmentation de 3,9 %, qui ne compense en rien les retards pris depuis de nombreuses années entraînant la paupérisation de ce ministère plaçant ainsi la France au 14ème rang parmi les pays de l’union européenne.

Elle a également mis en avant les «chantiers du ministère de la Justice» pour le quinquennat. Derrière la volonté de modernisation et d’accélération du «service rendu», des projets de simplification des procédures ou de refonte de la carte judiciaire se feront au détriment des justiciables et des professionnels. Les choix politiques en faveur de l’enfermement avec la création de 15 000 places de prison et l'annonce de la création de 20 Centres Éducatifs Fermés au cours du quinquennat, ont pourtant déjà prouvé à maintes reprises leur inefficacité face à la surpopulation carcérale et aux missions de réinsertions sociales pourtant prioritaires. Dans le cadre d'une campagne, contre l'enfermement et la création des 20 nouveaux CEF, le SNPES-PJJ/FSU avec le Syndicat de la Magistrature et l'Observatoire International des Prisons ; organise un colloque contre l'enfermement les 9 et 10 février 2018 à Paris.


Parallèlement, à la PJJ, ce ne sont que 40 postes d’éducateur.trice.s dédiés aux services de milieu ouvert qui seront créés en lieu et place des 38 postes d’Assistant.e.s de Services Sociaux prévus en 2017 abandonnant ainsi le renforcement de la pluridisciplinarité dans les services de la PJJ. Ce sont aussi les unités d’insertion qui seront touchées, après l’abandon du recrutement des professeur.e.s techniques, les nouvelles orientations privilégiant les dispositifs de droit commun pilotés par les conseils régionaux loin d'être toujours adaptés aux jeunes les plus en difficultés en terme d’insertion professionnelle et scolaire.


À l'Administration Pénitentiaire, les recrutements annoncés combleront à peine les postes laissés vacants depuis le dernier plan non finalisé. Alors que le recours à l'incarcération est prôné jusque dans la valorisation salariale des personnels travaillant en établissement pénitentiaire, c'est bien le travail de fond, celui d'accompagnement des personnes condamnées, qui est sacrifié.


 

Tant sur sa mise en œuvre, déléguée aux associations dont les budgets explosent sans aucune évaluation des dispositifs, que sur l'importance de cette mission dévouée notamment aux agent-e-s en SPIP, qui se retrouvent bafouées sur leur reconnaissance statutaire, indemnitaire ou encore de leurs pratiques professionnelles. L'année à venir s'annonce toujours aussi compliquée pour les contractuel-le-s, dont certain-e-s attendent un plan de titularisation par la création d'un corps qui s'annonce sans dialogue social.


Malgré son insistance pour participer à l’ensemble des débats, la FSU n’a été invitée qu’à l’atelier traitant de l’attractivité des métiers et de la formation aux Etats généraux de l’alimentation. Pour autant, les conclusions qui en ressortent n’en ont pas tenu compte. La volonté de développer l’apprentissage tout en revoyant à la baisse les droits des apprentis, à la plus grande satisfaction des représentants patronaux, va à l’encontre des mandats de la FSU. En ce qui concerne la répartition des richesses entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs si elle garantit une rémunération des premiers, ce sera au détriment des consommateurs dédouanant l’agro industrie et la grande distribution. La FSU se désolidarise complètement des conclusions de ces Etats généraux. Elle dénonce autant la méthode utilisée que le fond.

 

La FSU se félicite du succès de la mobilisation des retraité-e-s du 28 septembre dernier à l'appel des du groupe des 9. Les mauvais coups se succèdent : 1,7 point d'augmentation de la CSG sans compensation qui concernent 60 % des retraité.es, baisse des APL, année blanche pour les pensions en 2018, s'ajoutant aux différentes ponctions fiscales et à l'augmentation des complémentaires santé plus importante pour les retraité-e-s. Les conséquences seront lourdes sur le pouvoir d'achat des 16 millions de retraité-e-s. Et si le gouvernement a dû mettre fin au gel des pensions qui durait depuis 4 ans, et qui n'est qu'une mesure de rattrapage, les 0,8 % d'augmentation sont bien dérisoires au regard du coût de la vie qui pèse aussi sur les salarié-e-s et notamment les jeunes.

La FSU poursuit les mobilisations engagées avec le groupe des 9 : interpellation des élu-e-s, envoi individuel de courrier à Macron...

La FGR-FP connait des difficultés depuis le départ du SE-UNSA entre autres : perte d'adhérent-e-s en nombre important, situation financière fragilisée, poids des adhérent-e-s FSU (plus de 20 000 sur 30 000). Il est indispensable de mener, dès maintenant, une réflexion dans les syndicats nationaux sur l'avenir de la FGR-FP, dans la perspective de son prochain congrès.

 

Ces derniers mois, le harcèlement sexuel a été largement dénoncé et les violences faites aux femmes fortement médiatisées. La FSU revendique une politique volontariste contre ces violences et dénonce la baisse des aides de l’État aux associations qui prennent en charge les victimes, aux organismes de recherche qui décortiquent les mécanismes produisant les inégalités et les violences, et la baisse du budget du secrétariat d’état en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il y a urgence à mettre en œuvre un plan d’ampleur incluant la formation de tous les personnels, les renforcement des outils et un accompagnement pédagogique pour une éducation non sexiste des jeunes à tous les niveaux de scolarisation et des moyens à la hauteur des besoins pour que la prise en charge globale des femmes victimes de violences puisse être effective dans tous les domaines professionnels. La FSU appelle à la réussite de la mobilisation du 25 novembre prochain. Elle publie un livret «Pour en finir avec les violences faites aux femmes» pour notamment aider à l'accompagnement des femmes victimes de violence. Elle s’engage dès à présent dans la construction des mobilisations du 8 mars sur l’égalité professionnelle. A cette occasion, une initiative fédérale sous forme de stage sera mise en œuvre.

La langue peut aussi être vecteur d’inégalités et de dominations. La FSU, engagée depuis 2013 dans une démarche visant à des usages plus égalitaires, appelle à la poursuite de la réflexion autour de l’écriture inclusive, notamment dans le cadre de l’enseignement de la langue. Elle rappelle que de nombreuses administrations, dont le ministère de l’Éducation nationale, avaient signé la convention d’engagement du HCE pour une communication publique sans stéréotype de sexe, ce que semble balayer la circulaire d’Édouard Philippe pour bannir l'écriture inclusive. C’est un bien mauvais signe qu’envoie encore une fois le gouvernement en matière de réduction des inégalités femmes-hommes et d’invisibilisation des femmes. Le langage peut être vecteur de domination. La FSU juge légitimes les réflexions autour de l'écriture inclusive visant à faire évoluer les usages dans un sens plus égalitaire. La FSU demande l’ouverture de discussions sur les questions soulevées par le manifeste « Nous n’enseignerons plus que le masculin l’emporte sur le féminin ». Elle dénonce les attaques et les pressions que subissent les enseignant-e-s signataires de ce manifeste.

 

En Catalogne la situation ne cesse de se dégrader. Le dialogue nécessaire entre les parties doit être privilégié, en permettant à la population catalane de décider de son avenir dans un cadre démocratique.

Qu’un pays européen puisse utiliser des mesures d’exception pour empêcher un vote, destituer un exécutif élu et emprisonner des élu-e-s légitimes est inacceptable. La FSU demande la libération des responsables associatif-ve-s et des élu-es emprisonné-es.

La campagne pour la libération de Salah Hamouri se poursuit, et la Fsu participera à la campagne de cartes de vœux envoyées à sa prison à l’occasion de la nouvelle année. 

Le gouvernement israélien vient de déclarer que 7 élu-e-s français-e-s qui avaient annoncé leur volonté de venir en Israël / Palestine et de rencontrer Salah Hamouri et Marwan Barghouti, représentaient « une menace pour la sécurité d’Israël ».

Ce pays qui bafoue le droit international s’arroge aussi le droit d’empêcher tout témoignage. La FSU dénonce cette atteinte aux droits démocratiques les plus élémentaires.


La FSU organisera au début du mois de janvier une journée spécifique sur les CESER.

 

Pour : 92 – Contre : 8 – Abs : 3 – Rdv : 2

 

Publié le 28/11/2017 - 13:46  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Bilan action retraités Jeudi 23 Novembre - par Webmaster

Bilan action retraités Jeudi 23 Novembre


Environ deux cents personnes se sont réunies Jeudi 23 Novembre  à l appel de l intersyndicale FO, FSU, FGR-FP, CGT, UNIR’S SOLIDAIRES, CFE-CGC, LSR (Loisir Solidarité des Retraités)

Elles protestent notamment contre l augmentation de 25% de la csg , la baisse des apl, l augmentation du forfait hospitalier, ....et les déclarations du gouvernement Macron faisant passer les retraités à 1200 euros de pension pour des nantis.
Elles réclament  une audience ministérielle depuis plusieurs semaines, sans réponse à ce jour.
Ce jeudi 23 novembre de à 10 heures à l’Ombrière du Vieux Port les organisations de retraité-es avaient donc donné  rendez-vous symboliquement aux député-es de Marseille, suite aux refus répétés du président de la République de les rencontrer ; il s’agissait de rendre compte des éventuelles réponses à la lettre que les organisations de retraité-es avaient adressée aux élus de la République, voire de discuter publiquement avec celles et ceux qui seraient venus en personne…. En l’absence d’interlocuteurs, la rencontre s’est transformée en conférence de presse publique. À ce jour, à Marseille seule Valérie Boyer a répondu par lettre, sur un unique point, elle s’affirme contre l’augmentation de la CSG pour les retraités… et rien sur le reste des dossiers. Dans d’autres villes du département certains rendez-vous sont pris, d’autres ont déjà eu lieu — où parfois nos camarades ont découvert chez des élu-es une ignorance totale du dossier. Nous continuerons notre mobilisation, entamée dès septembre (plus de 80000 retraités ont manifesté dans tout le pays) dans la poursuite d’une action menée par un front unitaire qui tient depuis plusieurs années.
Publié le 25/11/2017 - 10:44  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué FSU13 pour la mobilisation contre les violences faites aux femmes - par Webmaster

Le 25 novembre, femmes et hommes, manifestons pour enfin en finir avec les violences patriarcales contre les femmes !


La FSU13 participera avec Collectif 13 Droits des Femmes et dans un cadre unitaire à la journée internationale pour en finir avec les violences faites aux femmes !


Rendez-vous à Marseille aux Réformés à 14H – Manifestation avec les femmes kurdes -
pour aller se rassembler au Vieux Port à 15H !


Ces derniers mois, le harcèlement sexuel a été largement dénoncé et les violences faites aux femmes ont été fortement médiatisées, notamment dans le domaine du cinéma et de la politique.

Au travers des réseaux sociaux, les témoignages ont révélé l’ampleur de ces violences et a démontré que les femmes se saisissent d’un espace de parole quand il leur est proposé.

Ce nombre impressionnant de témoignages met en exergue la nécessité de libérer la parole des femmes et le manque évident de lieux pour recueillir leur parole, dans lesquels de bonnes conditions d’écoute devraient être réunies. L’institution judiciaire et l’environnement professionnel ne remplissent pas correctement leurs missions de prévention, d’accueil et de protection des femmes comme le prévoient pourtant divers textes législatifs.

La FSU acte positivement le projet de loi visant à augmenter les délais de prescription de 20 à 30 ans pour les crimes sur mineur-es, ainsi que celui sur le principe de non consentement des enfants.

Concernant le projet de loi sur le harcèlement de rue, la FSU rappelle qu’il s’agit de harcèlement sexuel dans l’espace public, que des textes législatifs existent déjà et qu’il s’agirait de les appliquer. Elle avait d’ailleurs pris toute sa place dans l’élaboration de la loi du 7 août 2012 contre le harcèlement sexuel.

La FSU rappelle également l’importance de l’Education à l’égalité fille-garçon inscrite dans les programmes scolaires. C’est un outil efficace de prévention contre les violences faites aux femmes et mérite d’être remise en place à l’instar des ABCD de l’égalité.

La FSU revendique une politique volontariste contre les violences faites aux femmes et dénonce la baisse des aides de l’État aux associations qui prennent en charge les victimes, aux organismes de recherche qui décortiquent les mécanismes produisant les inégalités et les violences, et la baisse du budget du secrétariat d’état en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Pour la FSU, il y a urgence à mettre en œuvre un plan d’ampleur incluant la formation de tous les personnels, une éducation non sexiste des jeunes à tous les niveaux de scolarisation et des moyens à la hauteur des besoins pour que la prise en charge globale des femmes victimes de violences puisse être effective dans tous les domaines professionnels.


Publié le 23/11/2017 - 13:58  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Jeunes Migrants lettre intersyndicale - par CGT FSU Solidaires

La CGT13, la FSU13, Solidaires13 s'adressent au Préfet et à la Présidente du CD13

 


Monsieur le Préfet des Bouches du Rhône
Madame la Présidente du Conseil Départemental des Bouches du Rhône
Madame, Monsieur,

Depuis de nombreuses semaines, de jeunes mineurs étrangers vivent et dorment dans la rue alors que l'État et les collectivités locales ont obligation, par la loi, de subvenir à leurs besoins.

Face à cette situation, ces jeunes mineurs soutenus par plusieurs organisations, ont trouvé refuge à l'église Saint-Ferréol les Augustins afin d'exiger que l'État et les collectivités locales prennent les dispositions nécessaires pour qu'ils puissent bénéficier d'un accueil leur permettant de vivre dignement en France.

Nos organisations syndicales départementales soutiennent la lutte de ces jeunes mineurs et demandent que toutes les mesures nécessaires soient prises pour régler cette situation dans l'intérêt de ces jeunes mineurs.
Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.
Les Organisations Syndicales Départementales CGT – FSU - Solidaires  

Publié le 23/11/2017 - 09:09  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Soutien à l'action des mineurs isolés à l'église Saint Ferréol - par Webmaster

Soutien à l'action des mineurs isolés à l'église Saint Ferréol de Marseille

Une centaine de « jeunes migrants isolés » dorment dans la rue à Marseille alors que l’Etat et les collectivités locales doivent subvenir à leurs besoins. Ce n’est pas le cas dans notre département. Ils ont demandé aide et protection à l’église Saint-Ferréol (au Vieux-Port). Le prêtre et l’évêque ont répondu positivement et les accueillent dans l’église depuis mardi 21 Novembre. Monseigneur Pontier vient de proposer qu'ils puissent rester jusqu'à Samedi matin.
Devant l’absence de réponse des autorités compétentes, une nouvelle demande est en cours, auprès du Préfet et de la Présidente du conseil départemental.
La FSU13 soutient toutes les initiatives et actions des jeunes migrants et interpelle les autorités compétentes.

Publié le 22/11/2017 - 11:03  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Agenda militant - par Webmaster

Agenda militant

-Jeudi 23 Novembre , 10H : ombrière Vieux-Port, action des retraités avec interpellation des députés

-Samedi 25 Novembre, 15H, ombrière Vieux Port : contre les violences faites aux femmes (journée mondiale d’action)

-Mardi 28 : élections chez les psy EN (votez et faites voter pour la liste FSU : SNES + SNUIPP)

-Jeudi 30 : 18h30 au théatre Mazenod (88 rue d’Aubagne) : réunion publique unitaire avec Solidaires, syndicat des avocats de France, Attac etc… liste non close,  d’une dizaine de participants à ce jour…


Publié le 22/11/2017 - 10:09  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Manifestation contre les violences faites aux femmes (samedi 25) - par Webmaster

2017 : ALLONS NOUS DIRE ENFIN STOP AUX VIOLENCES CONTRE LES FEMMES ?

 

Le 25 novembre, femmes et hommes, manifestons pour enfin en finir avec les violences patriarcales contre les femmes !
Rendez-vous à 15H au Vieux Port, sous l’Ombrière.

Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes, arrive cette année dans une actualité brûlante. Deux semaines après que le viol d'une enfant de 11 ans ait été requalifié “d’atteinte sexuelle” par le parquet, des centaines de milliers de femmes victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles se mobilisent pour dénoncer publiquement leurs agresseurs, connus ou non, avec les hashtags #BalanceTonPorc et #MoiAussi. Le mouvement est mondial.
Certains semblent découvrir le sujet et s'étonnent du nombre de victimes. Pourtant, les violences patriarcales contre les femmes ne sont pas des faits nouveaux. En France, les chiffres n’évoluent quasiment pas d'une année sur l'autre. En 2016, au moins 123 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex. Chaque jour, 230 femmes adultes sont violées, et plus encore de filles mineures.
Les violences patricarcales prennent de très nombreuses formes : publicités sexistes et dégradantes, insultes, harcèlement dans la rue, cyberharcèlement, harcèlement sexuel au travail, lesbophobie, coups, agressions sexuelles, prostitution et traite, pornographie, mutilations sexuelles, mariages forcés, viols, violences conjugales, violences psychologiques, administratives et économiques, violences contre les femmes en situation de handicap, de vulnérabilité économique, femmes migrantes étrangères souvent victimes de double violence.
Ces violences sont universelles, et touchent toutes les femmes. Elles ont lieu partout dans le monde et sont le fait d’hommes de toutes origines, de tous milieux, de tous pays. Elles ne sont pas seulement le fait de “pauvres”, “d’étrangers” ou d’hommes issus de “quartiers difficiles”, comme on voudrait souvent nous le faire croire afin d’instrumentaliser la parole féministe à des fins racistes, ou pour stigmatiser les milieux populaires.
Malgré l’action des associations féministes et les témoignages de femmes victimes, la tolérance de la société face à ces violences reste très forte, et l’impunité des agresseurs reste la règle : 1% de violeurs seulement est condamné en France.
Il est temps que la société prenne la mesure des violences subies par les femmes du fait du système patriarcal et pour le maintenir. Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes. Cela suppose une volonté de mener une politique publique contre les violences faites aux femmes, de grande ampleur. Cela exige un budget conséquent alloué au secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes. Les subventions aux associations, qui remplissent des missions de service public, doivent être pérennisées et augmentées. Leurs emplois doivent pouvoir être conservés car elles pâtissent en premier lieu de la suppression des contrats aidés.

Nous demandons une loi-cadre contre les violences et le sexisme, qui inclut :

* l'application des lois existantes, le renforcement de l'arsenal juridique, la fin de l'impunité et la protection des victimes ;
* la prévention et l'éducation à l'égalité dès le plus jeune âge, au respect et à la vie affective et sexuelle ;
* la formation des professionnel(le)s aux violences sexuelles et sexistes.



Publié le 20/11/2017 - 21:09  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Contre la régression sociale, pour l’unité et la convergence des luttes !

 Première réunion publique unitaire

Marseille

Jeudi 30 Novembre à 18h30

Théâtre Mazenod (88 rue d’Aubagne)

Premiers signataires : Attac, FSU, Solidaires, Syndicat des avocats de France…

Publié le 19/11/2017 - 18:55  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pétition : Martigues 600 élèves en plus, 1 collège en moins ! - par Webmaster

Pétition en ligne contre la fermeture du collège Daumier à Martigues !


https://www.change.org/p/julie-baudinaud-martigues-en-2025-660-coll%C3%A9giens-pour-un-coll%C3%A8ge-de-moins
Publié le 19/11/2017 - 18:29  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Rassemblement retraités Jeudi 23/11 - par Webmaster

RETRAITÉ-E-S : NOUS MÉRITONS MIEUX QUE ÇÀ !

L’augmentation de 25% de la CSG s’ajoutant aux autres mesures fiscales, avec  la suppression de la demi-part pour les personnes seules ayant élevé un enfant, la fiscalisation des majorations familiales  pour les familles ayant élevé 3 enfants et plus.

 La baisse des APL, l’Augmentation du Forfait hospitalier vont encore amputer le pouvoir d’achat des retraité-es qui  ne cesse de diminuer et qui va s’aggraver avec l’annonce pour 2018 d’une année blanche pour les retraites

L’Annonce de la fusion ARRCO/ AGIRC va à nouveau impacter les retraites sans oublier la remise en cause des Pensions de Reversions qui sont dans les cartons du gouvernement et du Patronat avec   la réforme des retraites.

Autant de mesures de régression sociale, véritables attaques des fondamentaux  de notre modèle de protection sociale.

Nos organisations nationales ont écrit au Président de la République qui refuse de recevoir les représentants des retraités, alors que nous étions, fin septembre, des dizaines de milliers à manifester, dans tout le pays, unis pour nos revendications.

 

 Les Retraités, après 40 années de travail, méritent mieux que ça !!

 

Mesdames et Messieurs les Députés Marseillais, nous rappelons que les Retraités-es ne sont ni NANTIS, ni FAINEANTS, ni ENFANTS  GATES,  ni PRIVILEGIES !

Les retraités-es avec leurs organisations syndicales FO, FSU, FGR-FP, CGT, UNIR’S SOLIDAIRES, LSR (Loisir Solidarité des Retraités) ont des revendications et des propositions à vous exprimer et souhaitent pouvoir vous rencontrer, soit à vos permanences, soit le :

JEUDI 23 NOVEMBRE, À 10 H SUR LE VIEUX PORT, où nous ferons le compte rendu de vos réponses.

Publié le 19/11/2017 - 15:54  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Déclaration liminaire FSU13 au CTA (10 novembre 2017) - par Webmaster

Ecole de la confiance : chiche.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale depuis sept mois a annoncé vouloir établir une « école de la confiance » avec les différents partenaires : élèves, parents, enseignants et tous les personnels de l’éducation nationale.  Pour la FSU, la confiance naît lorsque les actes sont en accord avec les paroles. Or, les premières mesures prises par le gouvernement sont loin d’aller dans ce sens.

La confiance des personnels dans la parole de l’Etat a été notamment entamée par la remise en cause d’une partie des mesures de l’accord dit PPCR, la décision de geler le point d’indice et de rétablir le jour de carence. Ils l’ont exprimé fortement lors de la journée de grève unitaire et unanime du 10 octobre et en refusant, à nouveau unanimement, de siéger au Conseil Commun de la FP.

 

Quant à l’exercice de nos missions, difficile d’établir un climat de confiance lorsque les équipes éducatives sont régulièrement déstabilisées par des décisions « à l’emporte-pièce », comme celle, extrêmement brutale pour les personnes concernées et le fonctionnement des établissements et des services, de la suppression des contrats aidés. Dans la même dynamique d’action que la mobilisation massive menée depuis la rentrée de septembre dans les départements de l’académie, une semaine d’action intersyndicale se déroule encore cette rentrée pour rappeler notre revendication de trouver une solution humaine aux situations des personnels privés d’emploi par cette décision et la création d’emplois pérennes sur les missions qu’ils assumaient. 

 Par ailleurs, les personnels n’ont pas le sentiment d’avoir la confiance de leur ministre, puisque celui-ci s’abstient ostensiblement de prendre l’avis des experts de terrain que nous sommes. Il privilégie, en effet, des mesures technocratiques à l’image de la démarche insufflée à tout le gouvernement par le Président Macron. La marotte ministérielle de l’apport des neurosciences pour lutter contre l’échec scolaire en est l’illustration. Elle permet de dépolitiser le débat. Le cerveau n’est pas une simple mécanique, indépendant du corps qui l’abrite. Un élève mal logé, qui ne mange pas à sa faim et vit dans un climat scolaire et familial dégradé, a de fortes probabilités, malheureusement, de connaître l’échec scolaire, quelque soit la prise en compte par ses enseignants de l’apport de des neurosciences dans leurs pratiques pédagogiques !

La confiance ne peut s’instaurer que si les personnels sont associés, écoutés et entendus. La concertation annoncée sur le baccalauréat va débuter, et nous avons déjà eu l’occasion ici de rappeler nos positions. Nous sommes par ailleurs très inquiets de ne pas voir apparaitre la voie professionnelle dans les premiers documents adressés aux organisations syndicales : la voie et le bac professionnels ont toute leur place dans cette discussion. Nous ne pouvons nous empêcher d’y voir un signe avant-coureur d’un transfert aux régions auquel la FSU est hostile.

La concertation a été étendue à une réflexion sur les structures du lycée. Si nous pensons qu’en effet les séries doivent aujourd’hui évoluer, notamment en vue de leur rééquilibrage et de la relance de séries en difficulté, nous sommes opposés à l’idée d’un lycée « modulaire ». S’il se veut démocratique le système éducatif doit être pensé à partir des problématiques des élèves les plus en difficulté scolairement et socialement. La définition par l’élève de son propre parcours peut sembler séduisante, en réalité elle est violemment discriminatrice pour les publics les moins armés et les moins informés.

Par ailleurs, la FSU dénonce la mise en place de CP/CE1 à 12 sans budget suffisant et le manque de moyens envisagés l’an prochain pour le premier degré qui, de plus, se fait au détriment du second degré dont la population scolaire augmente pourtant. La mise en place de ces nouvelles classes va encore plus dégrader les conditions d’accueil des élèves et de travail des collègues lorsque l’administration délocalise, faute de place dans les écoles, des classes de CM2 en collège.


En somme, les élèves ont besoin de services publics de qualité et la politique d’austérité menée par le gouvernement ne fera qu’aggraver des inégalités sociales pourtant déjà à un niveau intolérable, en particulier dans notre région.

Cependant, M. le Recteur, la FSU a une bonne nouvelle. Elle sait comment le ministre peut établir une relation de confiance avec les personnels de l’éducation nationale. Il lui suffirait de :

-         reconnaître le professionnalisme et l’engagement des personnels en revenant sur les mesures régressives concernant leurs carrières et rémunérations et respectant l’accord PPCR ;

-         donner les moyens humains et financiers de l’ambition affichée : lutte contre l’échec et le décrochage scolaire et élévation du niveau de qualification global de la jeunesse ;

-         établir un réel dialogue constructif entre le ministère et les acteurs de terrain.

 

Ce dernier point est applicable à l’échelle de l’académie et de la région académique. La FSU apprécie la volonté de dialogue et de concertation qui préside à nos échanges, M. le recteur, et nous souhaitons qu’elle soit à nouveau mise en œuvre pour de nombreux dossiers, notamment sur la mise en place des réseaux d’établissements et la réflexion sur la mutualisation « école-collège ».

 

Dialogue d’autant plus nécessaire que nous avons de profonds désaccords avec les orientations prises. Il ne vous a pas échappé M. le Recteur, que la FSU ne sera pas favorable à la mise en place d’établissements publics du socle commun (EPSC). De plus, la lecture de la Charte de fonctionnement donne à voir un fonctionnement très technocratique du réseau, centrée sur l'encadrement, sans aucun souci d'intégrer les enseignants ou leurs représentants, si ce n'est ceux qui seront choisis par les chefs d’établissements eux-mêmes. La FSU est particulièrement inquiète de la teneur du point 8 sur la mutualisation des moyens et d'une partie de la DGH alors que, par ailleurs, aucune instance n’ait prévue à l’échelle du réseau ... Le volet pédagogique au travers de la lettre de mission des inspecteurs référents laisse à voir également une vision prescriptive et descendante du rôle de l'inspecteur.

Les représentants des personnels de l’éducation nationale doivent également être entendus par les collectivités locales dont les décisions prises dans le cadre de leurs compétences, liées au transport scolaire, aux collèges et aux lycées ainsi qu’à la carte des formations, ont des incidences majeures sur le fonctionnement de nos établissements et le système scolaire en général. En la matière, la FSU nourrit de profondes inquiétudes : les programmes d’investissement des conseils départementaux et du conseil régional ne semblent pas répondre à un souci de qualité du service public d’éducation (établissements de l’ « entre-soi » dans le public ou/et favorisation du développement de l’enseignement privé). Nous souhaitons, M. le Recteur, que tout soit mis en œuvre pour obtenir des arbitrages politiques qui iraient dans le sens de l’intérêt général, de la qualité et du développement du service public d’éducation dans notre académie. C’est une urgence tout autant scolaire que sociale.

Publié le 19/11/2017 - 11:06  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Journée internationale des Droits de l'enfant : 20 Novembre ! - par Webmaster

20 novembre : journée internationale des droits de l'enfant 

Journée de mobilisation des travailleurs sociaux pour rendre effectifs ces droits en France !

 

Le lundi 20 novembre, se déroulera la Journée Internationale des droits de l’enfant. Alors que la Convention Internationale de 1989 proclame le droit à l’éducation et à la protection pour les enfants, jamais ces droits n’ont été autant remis en cause par les politiques libérales des différents gouvernements.

En France, plus de 3 millions d’enfants, soit un sur cinq, vivent sous le seuil de pauvreté, 30 000 sont sans domicile, 9 000 habitent des bidonvilles, beaucoup sont en besoin de lieux d’accueil et de prises en charge spécifiques, éducatives ou thérapeutiques.

Dans de nombreux secteurs, il y a soit un dénigrement du travail d’accompagnement ou de prévention, soit la mise en place de dispositifs présentant la jeunesse comme un problème, rendant les familles seules responsables des difficultés de leurs enfants. Des dispositifs laissant à penser que par la contention, la mise à l’écart, les sanctions et le contrôle de plus en plus précoce des comportements, la société serait protégée.

La France est ainsi fréquemment visée par les observateurs pour la façon dont elle traite nombre d’enfants en situation de grande vulnérabilité, pour les violences exercées par l’État et les institutions sur les enfants.

Ainsi dans le domaine de la justice de mineur.e.s, c’est un nouveau tour de vis sécuritaire et une accélération de la politique de l’enfermement qui sont mis en place avec le projet de la création de 20 nouveaux Centres «éducatif» fermés au détriment d’une politique d’accompagnement éducative et non répressive.

Par ailleurs, l’alignement du droit des mineur.e.s sur celui des majeur.e.s est de plus en plus manifeste (885 mineur.e.s incarcérées au mois d’août 2017, record jamais atteint depuis 10 ans), contrairement à l’idée défendue par les conventions internationales d’une justice spécifique pour les mineur.e.s et d’une primauté des mesures éducatives sur le répressif.

La situation des Mineur.e.s isolé.e.s étranger.e.s est un véritable scandale. L’État et les nombres de collectivités territoriales se dérobent à leur devoir d’aide et de protection. Ces jeunes doivent être protégé.e.s, quelle que soit l’évaluation a posteriori de leurs âges, et pouvoir bénéficier au plus vite d’un accompagnement éducatif.

Un plan d’urgence augmentant significativement les capacités d’accueil pour ces mineur.e.s est nécessaire. L’ensemble des professionnel.le.s doit se mobiliser pour une politique humaine digne et pour le respect de leurs droits.

Alors qu’une partie de plus en plus importante de la population est confrontée à des phénomènes d’exclusion sociale et de précarité, gouvernement, législateurs et nombre d’élus locaux veulent instrumentaliser et réduire les fonctions des travailleur.e.s sociaux-les à des tâches d’exécutant.e.s de politiques coercitives, comme à en bureaucratiser leur activité. Rompant ainsi avec l’éthique du travail social, fondée sur l’approche globale de la personne, le respect de son rythme, de son autonomie et de sa dignité, ils renforcent la stigmatisation, le contrôle social et le fichage des personnes les plus vulnérables, dont les enfants.

La FSU milite pour le droit à la scolarité pour tous les enfants jusqu'à 18 ans. La FSU revendique des moyens pour permettre à l’école d'accueillir tout enfant et notamment ceux en situation de handicap et /ou d’exclusion.

Il s'agit de renforcer le tissu social et répondre aux besoins sociaux, éducatifs et thérapeutiques, s’attacher à ce que chaque enfant puisse accéder aux droits sociaux fondamentaux qui favorisent son épanouissement.

Le 20 novembre la FSU, et ses syndicats nationaux du travail social et de l’Education, appellent à la mobilisation pour faire entendre les droits pour les jeunes et les familles, pour la défense des services publics de qualité sur tous les territoires (avec les moyens conséquents et une reconnaissance statutaire pour les personnels) et une politique d’aide sociale ambitieuse, respectueuse des droits des personnes.

Un enfant, comme toute personne, on ne le gère pas, on l’accompagne !

Publié le 18/11/2017 - 09:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte action CDFD FSU13 (J16/11/2017) - par Webmaster

Texte action CDFD     FSU13    (Jeudi 16 Novembre 2017)

 

 Macron est passé en quelques semaines de Jupiter à Thatcher ! Les contre-réformes libérales s’accumulent, les provocations et suffisances des ministres deviennent insupportables et la dérive à l’anglo-saxonne se dessine clairement.

 

Ainsi la place de la Fonction Publique, de ses missions et l’avenir des services publics sont de nouveau mis en cause ; des suppressions massives de postes se profilent dans l’Education et la Territoriale ; le gouvernement annonce une redéfinition des missions de l’Etat induisant des privatisations ou des abandons de missions au secteur privé ; c’est la protection sociale qui est remise en cause par l’étatisation et la fiscalisation de la Sécurité sociale ; c’est la politique culturelle, celle de l’audiovisuel public, celle des archives, celle de la défense du patrimoine à Arles et à Marseille qui sont attaquées ; une réforme radicale des systèmes de retraites est aussi en projet ; l’intégration des mesures de l’état d’urgence dans le droit commun est une remise en cause supplémentaire des libertés publiques.

 

Dans ce contexte, l'intersyndicale Fonction publique reste toujours unie. C’est ce qui a permis la réussite de la grève et des manifestations du 10 octobre, qui, si elles n’ont pas débouché sur la satisfaction des revendications essentielles, ont permis de compenser la hausse de la CSG (pour certains) et mis à mal la stratégie gouvernementale. La FSU continue d’oeuvrer pour maintenir l'unité avec des actions tout au long du mois de novembre et décembre.  Par exemple la semaine du 13 au 17 Novembre sur la question des contrats-aidés. En outre, la FSU13 propose à la FSU nationale d’oeuvrer pour une nouvelle journée de mobilisation et de grève dans la FP, dans l’unité, dans les semaines à venir. Enfin, la FSU13 propose d’organiser un contre-forum sur la FP. Elle invite l’ensemble des OS à venir débattre d’un plan d’urgence pour l’éducation dans les Bouches du Rhône, incluant la question des postes, de l’éducation prioritaire, du délabrement de nombreuses écoles marseillaises et de la privatisation des locaux voulue par la mairie de Marseille. Une première réunion est prévue le 21 Novembre prochain.

La FSU 13 partage les inquiétudes des organisations syndicales qui condamnent les remises en cause des droits sociaux des salariés, contenues dans les Ordonnances. C’est pourquoi elle s’est associée aux journées interprofessionnelles d’action depuis la rentrée. Nous sommes en effet convaincus que c’est par un mouvement associant public et privé et remettant en cause l’ensemble des fondements de la politique menée que nous avons le plus de chances de gagner.

 

Alors que le Conseil Supérieur de l’Éducation du jeudi 9 novembre avait émis un avis négatif sur le projet de loi VIDAL introduisant la sélection en licence, le CNESER plénier du lundi 13 novembre a émis un avis positif sur ce même projet (35 voix pour, 32 voix contre dont FSU, CGT, SUD, UNEF ; 8 abstentions). La généralisation de la sélection en licence, si elle était mise en place, organiserait un tri social des étudiant.e.s et sonnerait le glas de la démocratisation de l’enseignement supérieur en privant les jeunes du choix de leur avenir. Pour garantir l’ouverture de l’enseignement supérieur à tous les bacheliers et toutes les bachelières, la FSU13 soutiendra toutes les actions visant à obtenir le retrait de ce projet de loi, notamment lors de la prochaine journée de grèves et de manifestations du 22 novembre.

 

Le projet éducatif qui se dessine n’a donc pas pour objectif premier de faciliter l’accès le plus large aux études supérieures. Les premiers échos de la réforme du lycée, qui se focalisent sur la voie générale, inquiètent. En outre, l’accent mis sur l’apprentissage et la revendication des régions pour avoir la maîtrise de l’enseignement professionnel iraient dans le sens de l’accentuation des inégalités scolaires. La FSU13 soutient et popularise les positions de ses SN du second degré, du Supérieur et de la recherche.

Afin de bâtir une perspective de victoire, il est nécessaire de continuer à inscrire notre mouvement dans l’unité. La FSU13  propose à ses partenaires de préparer en commun des «  Etats généraux  du mouvement social » pour combattre ensemble cette politique de soumission à la finance mondialisée. C’est pourquoi la FSU participera activement à la réunion publique « contre la régression sociale, pour l’unité et la convergence des luttes ! » en partenariat avec Solidaires, le SAF-syndicat des avocats de France-, des associations (Attac) et des organisations politiques. Cette réunion aura lieu le Jeudi 30 Novembre, à 18h30, au théâtre Mazenod (Marseille).

 

Dans le cadre de la journée mondiale contre la violence faite aux femmes le samedi 25 Novembre, la FSU13 s’associera aux initiatives prises dans le département. En effet, le contexte particulier de dénonciation du harcèlement sexuel et le la libération de la parole sur ces problèmes rendent nécessaires la réussite de cette journée.

 

Enfin, un stage intersyndical pour combattre les idées d’extrême droite est proposé dans le cadre de VISA13. La FSU13 prendra toute sa part dans son organisation et oeuvrera pour sa réussite.

 

Texte action adopté par 75% des présents

(15% contre, 10% abstentions)

Publié le 16/11/2017 - 21:34  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Aix en Provence dans l'action ! - par FSU - section Aix en Provence -

AIX-EN-PROVENCE DANS L’ACTION !

Semaine d’action de lutte contre la précarité et pour la défense des personnels en contrats aidés 

Rassemblement Mercredi 15 novembre à 13 h à Aix-en-Provence  

devant la nouvelle sous-préfecture - Boulevard P. Brossolette

A l’appel de l’intersyndicale de syndicats CGT, CFDT, CNT, FO, FSU, Sud, UNSA des Bouches-du-Rhône et d’associations de Parents-d’élèves (MPE13, FCPE13).
 

 

Journée d’action contre les Ordonnances et les choix budgétaires du gouvernement jeudi 16 novembre

 

Sur la base de l'appel national du 16 novembre, l'intersyndicale CGT, FSU, SUD Solidaires d'Aix-en-Provence, fait le constat commun des attaques généralisées du gouvernement. La valse des réformes sur le code du travail, les services publics, les retraité-es, l'assurance chômage, la protection sociale ont des conséquences désastreuses sur les conditions de travail des salarié-es.

L'intersyndicale appelle à la mobilisation par la grève et la manifestation le 16 novembre devant la mairie d’Aix-en-Provence à 8h15 pour un départ en cortège pour rejoindre les cars réservés (9h 45) pour se rendre à la manifestation à Marseille à 10h30 au Vieux Port.

Publié le 13/11/2017 - 18:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Semaine d’action contre la Précarité

  
Dans le cadre de la semaine d’action de lutte contre la précarité et pour la défense des personnels en contrats aidés :

 Mercredi 15 Novembre :

 Rassemblements devant Préfecture et sous-préfectures :

     -          A Istres : 12H

-          A Aix : 13H

-          A Marseille : 13H

 Une délégation intersyndicale sera reçue en Préfecture de région.

Publié le 11/11/2017 - 12:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Martigues en 2025 : plus d'effectifs, moins de collège ? - par FSU- Martigues -

Martigues en 2025 : + 660 collégiens pour 1 collège de moins ?

 

C’est dans le contexte d’une hausse démographique importante sur la ville de Martigues et ses alentours à l’horizon des 20 prochaines années, que nous, actrices et acteurs de la vie locale, personnels de l’éducation nationale ou des collectivités en charge des établissements, apprenons avec stupéfaction via la publication du Plan Charlemagne, la non programmation de la nécessaire rénovation du collège Honoré Daumier.

 

En effet, malgré une réhabilitation initialement prévue en 2016, le Conseil Départemental l'a évincé de son plan de rénovation. Etant donnée la vétusté des locaux, nous estimons que la pérennité de cet établissement est de fait menacée.

 

Pourtant, force est de constater que cet établissement tire vers le haut et conduit à la réussite les plus de 500 élèves venus de familles dont les réalités sociales sont hétérogènes, ce collège est un véritable atout, parfaitement à l’image de cette mixité républicaine qui conduit à la formation des futur-es citoyen-nes.

 

Car, non seulement il saute aux yeux qu’il remplit sa mission de service public de proximité, élément essentiel pour un accueil de qualité du public adolescent, mais lorsque l’on y regarde de plus près, l’on constate qu’il est au cœur d’un maillage éducatif riche de ses liens associatifs et culturels et qu’il promeut le bien vivre et bien grandir au sein d’un quartier d’habitat social et en lien avec les écoles primaires et lycées du secteur.

 

Afin que le service public d’éducation honore les défis que constituent la hausse démographique de la population scolaire, ainsi que les conditions d’une poursuite d’étude ambitieuse pour un égal accès de tous aux qualifications, nous demandons au Conseil Départemental que le collège H.Daumier figure parmi la liste des établissements à rénover et que soit envisagée l’augmentation des capacités d’accueil de l’ensemble des quatre collèges de la ville, pour le bien de ses usagers et des agents qui le font vivre.

Publié le 11/11/2017 - 11:44  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Lettre aux députés des BdR pour les contrats aidés - par Webmaster

Lettre aux députés des Bouches du Rhône pour défendre les personnels précarisés

Madame la députée,

Monsieur le député,

 

Début août, la ministre du Travail Mme Pénicaud a annoncé la fin du recrutement en contrat aidé (CUI-CAE) dans le cadre du plan d’économie de 4,5 milliards d’euros dans la Fonction Publique.

 

De nombreusEs collègues ont déjà appris le non-renouvellement de leur contrat. Ils-Elles ne sont pas renouveléEs et se retrouvent au chômage, renforçant les situations d’extrême précarité qui étaient déjà les leurs.

 

L’Éducation Nationale dénombre 23 157 suppressions de postes de CUI et seulement 55 000 renouvellements de contrats aidés d’ici la fin de l’année. Pour résumer, un sur trois est supprimé ! Ces personnel-le-s réalisaient des missions administratives, d’entretien, d’accueil, d’animation, qui ne sont plus assumées dans beaucoup d’établissements. Les emplois aidés  effectuent des missions qui relèvent pourtant d’emplois statutaires

 

C’est donc un « plan social » massif qui met en péril les personnes directement concernées et la communauté éducative tout entière.

 

L’éducation n’est pas la seule concernée puisqu’il s’agit au total de 260 000 emplois supprimés sur 2017-2018 qui touche aussi le monde associatif et s’ajoutent aux suppressions drastiques de subventions dont le monde associatif fait l’objet. Celui-ci est décapité, certains centres sociaux sont menacés de fermeture, les personnels des collectivités territoriales n’ont pas été ou ne seront pas ré-embauchéEs dans les mois à venir.

 

 

 De plus, le gouvernement planifie une accélération de la précarisation du travail, puisqu’il prévoit de remplacer les contrats aidés par les services civiques. Ceux-ci ne dépendent pas du Code du Travail et perçoivent non pas un salaire mais une "indemnité" de moins de 600 euros par mois. Les services civiques, comme les stages, permettent à l’État et aux entreprises de rémunérer les travailleur-euse-s en dessous des seuils fixés par les conventions collectives.

 

C’est pourquoi les signataires revendiquent :

> Dans l’urgence, le maintien et le réemploi de tous les contrats aidés.

> Un véritable plan de lutte contre la précarité dans la Fonction Publique

> La transformation des contrats aidés en emplois statutaires

> Un véritable plan de financement public du monde associatif

 

 

Cette attaque frontale accentue la démission de l’Etat, accélère le transfert de ses compétences vers les collectivités territoriales et renforce la course au moins disant social.

 

Nous sommes attachés au droit des travailleur-euse-s et au progrès social et ne pouvons l’accepter ! C’est pourquoi nous sommes mobilisés depuis l’annonce gouvernementale et organisons notamment une semaine d’action du 13 au 17 novembre.

 

Nous vous demandons d’intervenir dans le cadre de votre mandat et de nous faire part de vos actions (votes à l’assemblée, interventions, prises de paroles, dépôt d’amendements), passées ou à venir, pour lutter contre cette régression sociale. Toutes ces situations humaines dramatiques et tous ces dysfonctionnements attendent des pouvoirs politiques, et donc des élus, des réponses collectives concrètes.

 

Nous vous prions d’agréer, Madame la députée, Monsieur le député, nos salutations républicaines.

 

Liste des signataires : intersyndicale (dont la FSU13 et ses syndicats Snes, Snep, Snuipp, Snuter etc...)

Publié le 08/11/2017 - 21:12  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mesures salariales : inacceptables ! - par Webmaster

Mesures salariales pour les fonctionnaires : inacceptable pour la FSU !

 

Après la forte journée d'action et de mobilisation unitaire des agent.e.s de la Fonction publique le 10 octobre dernier, le boycott d'une séance du Conseil Commun de la Fonction publique (CCFP) devant examiner notamment les textes concernant la compensation de la hausse de la CSG et le report d'un an des mesures PPCR (protocole de 2015 permettant des évolutions de carrière et de rémunération pour toutes et tous les agent.e.s de 2016 à 2020), la FSU, comme l'ensemble des fédérations de fonctionnaires, a voté contre ces textes lors de la séance du CCFP du 8 novembre 2017.

 

En effet, avec ces mesures, additionnées au nouveau gel de la valeur du point d’indice et au rétablissement du jour de carence, le gouvernement a décidé de détériorer le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d’agent.e.s représentant 20% de l'emploi en France !

 

C'est inacceptable pour la FSU !

 

Le dernier rapport annuel sur l'état de la Fonction publique, présenté au cours de cette même séance du Conseil Commun, pointe de fortes disparités entre les agent.e.s et des inégalités salariales persistantes entre les femmes et les hommes d'environ 13%. Il montre aussi  qu' en 2015, le décrochage entre les salaires du secteur public (+0,6%) et ceux du secteur privé (+1%) s’est poursuivi.

Publié le 08/11/2017 - 21:00  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation Jeudi 16 Novembre 2017 - par Webmaster

Mobilisation de Jeudi 16 Novembre 2017

  

La FSU13 soutient la mobilisation contre les Ordonnances et les choix budgétaires du gouvernement et appelle à participer aux initiatives :

 

Manifestation à 10h30 au Vieux-Port (Marseille)

 

RdV FSU devant le carrousel de la place Charles de Gaulle.

 

Rappel : un préavis de grève a été déposé au niveau national par la FSU.

Publié le 08/11/2017 - 16:58  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pour un plan de titularisation - par Webmaster

Pour un plan de titularisation et des conditions d’emploi stables et pérennes dans la Fonction publique !

 

La FSU appelle à un rassemblement ce mercredi 8 novembre à midi devant Bercy (Paris) pour exiger une autre politique de l’emploi dans la Fonction publique. A l’occasion de ce rassemblement, de nombreuses et nombreux contractuel.les.s issu.e.s de tous les secteurs de la Fonction publique seront présent.e.s et pourront témoigner de leurs conditions d’emploi et des conséquences de la précarité.

Le dernier rapport annuel de la Fonction Publique fait de nouveau état d’une progression de la part des non titulaires parmi les agent.e.s public.que.s : un personnel sur cinq est contractuel, soit près d’un million de personnes !

La FSU ne se résout pas à voir se développer toujours plus la précarité.

Alors que le dispositif « Sauvadet » prend fin en mars 2018 et que rien n’est prévu ensuite. La FSU demande qu’un nouveau plan de titularisation soit mis en discussion immédiatement et que des recrutements de titulaires à la hauteur des besoins soient programmés.

Parallèlement, elle exige que les employeurs publics améliorent les conditions dans lesquelles les contractuel.le.s sont employé.e.s.

La FSU dénonce aussi la baisse des emplois aidés qui constitue un véritable plan social dans la Fonction publique. Des salarié.e.s, le plus souvent des femmes, vont se retrouver brutalement au chômage, faute de perspectives de réemploi et de réinsertion professionnelle et certaines missions qu’elles et ils exercent actuellement vont disparaître, au détriment du service public.

La FSU a demandé à ce qu’une délégation soit reçue par le Ministre de l’Action et des Comptes publics pour évoquer ces sujets.


Communiqué de presse - Les Lilas le 6 novembre 2017
Publié le 07/11/2017 - 11:13  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU13 relaie la pétition pour un plan d'urgence contre les violences exuelles - par Webmaster

Pétition pour un plan d'urgence contre les violences sexuelles (sur Change.org)


Monsieur le Président,

Nous savons votre agenda chargé. Vous n’avez pourtant pas pu passer à côté. Depuis des jours, plusieurs centaines de milliers de messages sont apparus sur les réseaux sociaux pour témoigner de l’ampleur des violences sexuelles que subissent les femmes en France.

1 femme sur 2 a déjà été victime de violences sexuelles. Certaines ne sont plus là pour signer cette tribune, mortes sous les coups. Certaines sont plus particulièrement concernées parce qu’elles sont en situation de handicap, lesbiennes ou subissent le racisme.

L’avez-vous en tête lorsque vous vous déplacez, rencontrez des citoyennes et citoyens, présidez une réunion ou un dîner officiel ? Une sur deux.

Monsieur le Président, les premières signataires de cette lettre ont été, comme tant d’autres, harcelées, agressées ou violées. Comme tant d’autres, elles ont souvent du faire face au déni de leurs entourages, à l’absence de prise au sérieux par les services de l’État, à la tentative de notre société de leur faire croire que ce n’était pas si grave ou qu’elles avaient bien dû faire quelque chose pour en arriver là.

Toutes et tous, nous sommes témoins du silence vertigineux de notre société. Un insupportable déni collectif. Au fond, notre société maltraite les femmes.

Monsieur le Président, tout cela, vous le savez. Alors, pourquoi cette lettre ? Parce que vous avez le pouvoir de faire en sorte que ces violences sexuelles cessent.

La puissance publique a déjà réussi par le passé à changer des mentalités et des comportements qui nous semblaient inamovibles tellement ils étaient ancrés dans nos habitudes. Qui aurait dit il y a 30 ans que nous réussirions à diviser par 4 le nombre de morts sur les routes  ? Qui aurait dit il y a 20 ans que le tri du papier semblerait aujourd’hui presque une évidence  ?

Monsieur le Président, dans la rue, au travail comme à la maison : l’intolérance aux violences doit devenir la norme.

Je vous demande en signant cette pétition de décrétez un plan d’urgence. Maintenant.

1. Doublez immédiatement les subventions des associations qui accueillent les femmes au téléphone ou physiquement et doublez le nombre de places d’accueil pour les femmes victimes.

2. Organisez dès 2018, de manière systématique et obligatoire, une formation de tous les professionnel.le.s en contact avec des femmes victimes : enseignant.e.s, magistrat.e.s, policier.e.s, gendarmes, professionnel.le. s de santé, notamment de la santé au travail.

3. Créez au collège un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire dès la rentrée prochaine.

4. Rendez obligatoire la formation des salarié.e.s et managers à la prévention du harcèlement sexuel au travail, instaurez une négociation obligatoire en entreprise sur ce sujet et protégez l’emploi des femmes victimes.

5. Lancez une campagne nationale de prévention équivalente à celles que nous avons connues sur la sécurité routière, campagne que vous pourriez venir présenter au JT d’une grande chaîne pour affirmer, en tant que chef de l’État, que les violences n’ont plus leur place dans notre pays.

Cela ressemble à un plan d’attaque ? C’en est un.

Monsieur le Président, nous sommes face à une crise grave.

Êtes-vous de notre côté ?
Parmi les premières signataires : Laure Adler (journaliste), Anne Alvaro (comédienne), Lisa Azuelos (réalisatrice), Lauren Bastide (journaliste), Alexandra Baudelot (curatrice - critique d’art), Yamina Benguigui (réalisatrice présidente de l’Institut Robert Schumann), Julie Bertuccelli (réalisatrice), Sophie Binet (syndicaliste CGT), Dominique Blanc (comédienne), Eloïse Bouton (journaliste et militante féministe), Lénaïg Bredoux (journaliste), Zabou Breitman (comédienne), Marie Cervetti (militante féministe), Pauline Chabbert (féministe), Christine Citti (comédienne), Fanny Cottençon (comédienne), Nadia Daam (journaliste), Audrey Dana (actrice, réalisatrice), Florence Darel (comédienne), Eva Darlan (comédienne), Laurence De Cock (historienne), Caroline De Haas (militante féministe), Maria de Medeiros, (comédienne, réalisatrice), Tatiana de Rosnay (écrivaine), Christine Delphy (féministe), Emilie Dequenne (comédienne), Rokhaya Diallo (journaliste), Valérie Donzelli (actrice, réalisatrice), Héloïse Duché (militante féministe), Nassira El Moaddem (journaliste), Fatima El Ouasdi (Présidente-fondatrice de Politiqu’elles), Louane Emera (chanteuse, actrice), Emma (blogueuse féministe), Andréa Ferréol (comédienne), Giulia Foïs (journaliste), Elodie Font (journaliste, auteure), Carol Galand (journaliste), Valentine Goby (écrivaine), Clara Gonzales (féministe), Anouk Grinberg (comédienne), Lucie Groussin (militante féministe), Véronique Haché (directrice générale Autolib Vélib métropole), Imany (chanteuse), Agnès Jaoui (auteure, metteur en scène Théâtre & Cinéma, comédienne), Kee-Yoon Kim (humoriste), Lola Lafon (écrivaine), Anne Lafont (historienne de l’art), Mathilde Larrere (historienne), Sandra Laugier (philosophe), Valérie Laurent (médecin), Lilâ Le Bas (présidente de l’UNEF), Michèle Le Doeuff (philosophe, féministe), Lidia LeBer Terki (réalisatrice), Titiou Lecoq (auteure), Alice Loffredo (féministe), Louison (dessinatrice), Johanna Luyssen (journaliste), Michela Marzano (philosophe), Mathilde (Auteure-compositrice), Caroline Mecary (avocate), Anna Mélin (féministe), Françoise Milewski (économiste), Anna Mouglalis (comédienne), Tania Mouraud (artiste plasticienne), Selma Muzet Herrstrom (militante féministe), Diariata N'Diaye (présidente de Resonantes), Helena Noguerra (chanteuse, comédienne), Océane Rose Marie (Comédienne, auteure), ORLAN (artiste plasticienne), Emmanuelle Piet (médecin), Sophie Riche (youtubeuse), Brigitte Roüan (actrice, réalisatrice), Sandrine Rousseau (économiste), Nadia Roz (comédienne), Céline Sciamma (scénariste, réalisatrice), Maren Sell (éditrice et écrivaine), Charlotte Silvera (cinéaste), Rachel Silvera (économiste), Béatrice Thiriet, (compositrice), Céline Verzeletti (syndicaliste CGT), Hélène Vincent (comédienne), Virginie Wagon (auteur-réalisatrice), Soledad Zignago (économiste)
 


Signez cette pétition en un seul clic

Publié le 05/11/2017 - 16:56  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU s'associe à la journée du 16 Novembre 2017 - par Webmaster

La FSU s'associe à la journée d'action du 16 novembre 2017


Soucieuse de défendre les intérêts des salarié.e s du secteur public, comme du privé, confronté.e.s aux mêmes difficultés résultant des orientations libérales portées par le gouvernement et de contribuer à donner un avenir sécurisé à la jeunesse, la FSU s'associe à la journée d'action du 16 novembre prochain. 


Elle y portera, avec d'autres organisations syndicales et de jeunesse, des revendications et propositions notamment en termes de pouvoir d'achat, d'emploi, de protection sociale et de formation.

Bernadette Groison, Les Lilas, 30 octobre 2017

Publié le 30/10/2017 - 17:39  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Intersyndicale Fonctin Publique exige d'être entendue ! - par Webmaster

 Les agents de la fonction publique exigent d’être entendus par le gouvernement !

 

L’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CGC,FA FP), réuni le 26 octobre 2017 au siège de l’UNSA, constate que les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur des attentes des agents publics exprimées notamment lors de la mobilisation du 10 octobre dernier en matière de pouvoir d’achat, de garantie des engagements pris et d’emploi public. 

Elles ont donc acté la poursuite de la mobilisation unitaire sur la base des revendications communes portées le 10 octobre dernier avec le large soutien des agents publics (dégel de la valeur du point d’indice, non rétablissement de la journée de carence ...).

C’est pourquoi, si la position du gouvernement n’évolue pas favorablement à l’égard de  ces revendications aucune organisation syndicale ne se rendra à la convocation de l’Assemblée Plénière du Conseil Commun Fonction Publique du 6 novembre présidée par le ministre. Les organisations syndicales appellent d’ores et déjà à un rassemblement militant le lundi 6 novembre devant Bercy à midi.

Le principe d’une prochaine rencontre est déjà acté.

Publié le 28/10/2017 - 17:00  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Semaine d'action pour la défense des personnels CUI - par Webmaster

Semaine d’action pour les personnels C.U.I.

La FSU13 propose de poursuivre l’action à une échelle plus large, qui engloberait le second degré, les associations et la territoriale.

La FSU propose donc de garder le cadre d’action proposé par l’intersyndicale du premier degré, avec en particulier un courrier dénonçant la situation faite aux personnels CUI à adresser à tous les députés du département et une semaine d’action, à la fois revendicative et médiatique.

-          Mercredi 08 Novembre : Conférence de presse pour annoncer la semaine d’action

-          Lundi13, Mardi14 : : campagne de pétitions en ligne et sur les lieux de travail + motions dans les établissements scolaires

-          Mercredi 15 Novembre : rassemblements revendicatifs devant préfecture et sous-préfectures à13h30 + demandes d’audiences

-          Jeudi 16 Novembre : banderoles sur les lieux de travail  + assemblées générales par bassins décentralisés (17H00) réunissant les personnels

La FSU 13 soutient et engage ses syndicats dans cette semaine d’action.

Publié le 26/10/2017 - 17:16  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Contre le harcèlement sexuel - par Webmaster

Rassemblement et happenings contre le harcèlement sexuel

  

Les témoignages #metoo bouleversent les réseaux sociaux depuis quelques jours. La parole est libératrice, elle permet à d'autres femmes de sortir du silence, et fait prendre conscience aux hommes de l'ampleur de ce phénomène injustement minimisé.

Sortons des réseaux sociaux et allons dans la rue pour montrer à ceux qui ne sont pas sur Facebook que nous sommes nombreuses, beaucoup trop nombreuses, à devoir vivre, encaisser, digérer et gérer ces expériences  souvent traumatisantes.

 

Dimanche 29 Octobre, 16H, ombrière Vieux Port

Publié le 25/10/2017 - 21:55  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Salaires des fonctionnaires : le ministre persiste - par Webmaster

Salaires des fonctionnaires : le Ministre persiste et signe


Communiqué de presse
25/10/2017

La FSU avait obtenu qu'un groupe de travail sur les mesures de compensation CSG et le report de PPCR se réunisse. Ce groupe s'est tenu hier (24/10/2017).
Dans les suites de ce qu’avait déjà annoncé le Ministre de l'Action et des comptes publics le 16 octobre dernier, les projets de décrets ont ainsi été présentés aux organisations syndicales avant le Conseil commun de la Fonction Publique du 6 novembre prochain qui les examinera.

Le gouvernement confirme que l'ensemble des mesures indiciaires et statutaires relevant de PPCR sont effectivement reportées de 12 mois à compter du 1er janvier 2018 (transferts primes/points pour la catégorie A, revalorisations indiciaires, passage en A des personnels sociaux).

La FSU ne s’y résout pas : reporter ces mesures n'est ni plus ni moins qu'un coup de canif dans la parole de l’État et cela amputera le pouvoir d’achat déjà mis à mal de tous les fonctionnaires.
Ce sont de plus surtout les traitements des personnels de catégories C, donc les plus faibles salaires, qui, en 2018 ne seraient pas augmentés, et ce alors même que les rythmes d’avancement ont parfois été allongés. Une nouvelle fois le gouvernement s’attaque en priorité aux plus faibles. C’est inacceptable.
Quant au passage en catégorie A des personnels sociaux, il représentait déjà une reconnaissance trop tardive et insuffisante de ces professions, le reporter est inacceptable.

Si ce report a lieu, l’ensemble des fonctionnaires est touché, et en particulier les femmes et les catégories les plus faibles.

Ce report mettrait ainsi en péril le début de reconnaissance et de revalorisation salariale que constitue PPCR.

La FSU s'est adressée au Premier ministre pour lui demander de renoncer à ce report. Elle réitère cette exigence aujourd'hui. Les mesures envisagées sont complexes et restent incertaines. Elles ne correspondent pas de plus à la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter le pouvoir d’achat de tou.te.s les salarié.e.s.

L'ensemble des organisations syndicales de la fonction publique ont appelé à la grève et aux manifestations le 10 octobre pour défendre les services publics et améliorer le pouvoir d'achat des agent.e.s : s’il y a eu quelques avancées très insuffisantes, le fond du problème demeure et risque de se traduire par une nouvelle baisse du salaire net perçu par les agent.e.s.

Publié le 25/10/2017 - 21:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Succès aux élections pour le SNE-FSU - par SNE-FSU

Succès aux élections pour le syndicat national de l’environnement (SNE-FSU)

 

Le 17 octobre 2017 avaient lieu les élections locales et ministérielles au Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire pour les personnels contractuels sous quasi-statut environnement.

 

Ces élections concernaient 800 personnes dans 14 établissements différents (les Parcs Nationaux, l'Etablissement Public du Marais Poitevin, l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, l'Agence Française pour la Biodiversité et le Conservatoire du Littoral )

Sur 8 sièges: 1 pour la CGT, 1 pour FO, 1 pour la CGC et 5 pour le SNE-FSU.

Avec ces 5 sièges, le SNE-FSU acquiert une majorité absolue dans une nouvelle instance dont les prérogatives portent sur les taux de promotions, la réévaluation du régime indemnitaire et surtout sur la transparence de gestion.

 

Ce vote des agents valide la présence et le travail de terrain du SNE-FSU !

Publié le 22/10/2017 - 16:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Déclaration de la FSU13 à l'ouverture du CTSD


Monsieur le Directeur Académique, Mesdames et Messieurs les membres du CTSD,

Nouvelle rentrée scolaire, nouveau ministre de l'Education ! Nous observons avec attention ses annonces successives qui doivent permettre de « transformer » le pays, selon le vœu du Président mais les premières annonces sont plutôt négatives.

Peu importe les querelles de chiffres, nous étions massivement en grève le 10 octobre pour signifier notre exigences en matière salariale, en respect des engagements pris et des moyens pour des services public de qualité.

Comment l'Education nationale va-t-elle donc se transformer ?

La première transformation s'est sentie dès la rentrée où le retour du jour de carence et le gel du point d'indice ont été annoncés, où dans le premier degré, la polémique sur la méthode globale a été lancée, des évaluations CP ont été imposées, dont certaines sur les CP à 12, sans même associer les collègues des écoles, et où, dans cette ambiance méprisante à l'égard des fonctionnaires et des enseignants en particulier, le MEDEF a lancé sa polémique. Il n'y pas de hasard.

Pas de hasard du coup, de voir sur le terrain, les injonctions, voire les menaces aux personnels du premier degré se multiplier, tout cela dans un manque de respect des textes que ce soit sur les animations pédagogiques, sur les non remplacements, l'application du droit de grève ou syndical. On appelle cela l'Ecole de la confiance ! Il devient urgent d'y travailler.

Par ailleurs, les grandes orientations du PLF 2018 ont été rendues publiques. Dans le premier degré, ce sont 2 161 emplois de stagiaires qui disparaitront, ce qui représente 1 080 moyens d’enseignement en moins à la rentrée 2018, les stagiaires étant à mi-temps dans les écoles.

Cette baisse du nombre de postes offert au concours est un changement de cap majeur qui hypothèque des recrutements en nombre suffisant à la rentrée 2019, alors que nous sommes sommes en pleine crise du recrutement suite à aux conditions de travail faites aux stagiaires. Nous demandons l'abandon du mi-temps en classe bien trop lourd et l'étalement de la formation sur 3 ans. A ce propos, nous demandons le remplacement de toutes les démissions de stagiaires.

Corrigé de l’évolution des moyens d’enseignements dégagé par les stagiaires (-1 080), les 3881 « créations de postes » dans les écoles sont en trompe l’œil car pour la première fois depuis six ans, le budget global de l’Education nationale ne bénéficiera d’aucune création de poste. Or, des postes sont nécessaires en nombre, que ce soit pour répondre à la démographie grandissante du 13 ou pour mettre en place les futurs CP et CE1 à 12, qui ont amputé cette année la brigade de remplacement d'environ 130 postes. Par ailleurs, en termes de postes, nous demandons la prise en compte de la classe supplémentaire en cas de classe accueillante de secteur, que ce soit pour le groupe ou la décharge de direction. De même si le nombre de postes entiers de psychologues, en particulier contractuel-le-s, et de maitres E est chaque année bien acté, les temps partiels ne sont pas forcément complétés ce qui dégrade autant les prises en charge des élèves que les conditions de travail des collègues. Nous demandons que le budget alloué à ces postes soit utilisé dans sa totalité et que les compléments soient mis en place.

Dans le second degré, alors que, depuis 2009, les effectifs d’élèves ne cessent de croître, l 2600 emplois seront supprimés ce qui pourrait signifier dans l’académie d’Aix-Marseille de l’ordre de 130 suppressions d’emplois à la rentrée 2018.

Tout cela est la traduction d’une politique purement comptable, dont l’objectif unique reste la réduction de la dépense publique, sans que l’investissement dans la formation de la jeunesse soit à la hauteur des enjeux de lutte contre les inégalités sociales et d’élévation du niveau de qualification.
Ces suppressions seraient invisibles car il s’agirait d’emplois de stagiaires ? L’argumentation du ministre est cynique.

Le métier traverse une très grave crise de recrutement, notamment du fait sa perte d’attractivité en termes de salaires et de conditions de travail, et la seule réponse qui est donnée est de rayer d’un trait de plume des emplois que l’on n’a pas réussi à pourvoir ! Une telle déclaration constitue un renoncement face à la crise du recrutement mais va également aggraver la situation avec un nombre de postes en diminution dans les concours dont on sait que c’est un mauvais signal donné aux étudiants.
Le ministre indique que « les moyens d’enseignement seront stabilisés » . Un tour de passe-passe : est-ce à dire que les emplois supprimés du secondaire seraient transformés en heures supplémentaires à prendre en charge par les personnels en poste ? Est-ce à dire que l’on aura recours à des agents non-titulaires plus nombreux encore pour faire face aux besoins ? La réalité sur le terrain, ce sera une dégradation dans tous les établissements alors que les classes sont trop souvent surchargées, que le potentiel de remplacement a été laminé et que les personnels sont sommés d’accepter une charge de travail croissante.

La FSU continue de demander une programmation des créations d’emplois sur la durée et des mesures pour enrayer la crise du recrutement. N’en déplaise au ministre, le budget 2018 pour le second degré est un très mauvais signal qui plombe l’avenir.

En terme de budget, municipal, cette fois, nous nous élevons contre le « plan Marshall » annoncé par Monsieur Gaudin, qui va coûter plus cher qu'un emprunt municipal, surcoût estimé à plus de 100 M d'€, soit 5M par an, et surtout qui ne prend en compte que les écoles GEEP, qui de toutes façons étaient à reconstruire, et laissant de côté toutes les autres.

Dans le secondaire, l’assouplissement de la réforme du collège acté en juin 2017 desserre quelque peu l’étau du carcan pédagogique imposé par collège 2016. Mais aucun moyen supplémentaire n’est dégagé : le retour de certains dispositifs comme les classes bilangues et les sections euro, ou l'augmentation des horaires hebdomadaires de latin et de grec relèvent ainsi plus de l’affichage que de mesures concrètes. En renvoyant encore plus au local la prise de décisions, le nouveau ministre confirme que son projet éducatif est structuré autour d’une certaine conception de l’autonomie particulièrement néfaste qui vise en définitive à augmenter les inégalités et la concurrence entre les établissements.

La FSU continue de demander l’abrogation de la réforme des collèges de 2016 et l’ouverture rapide de discussions pour une autre réforme du collège.

S'agissant de la mise en place du dispositif "devoirs faits", la FSU acte positivement le rétablissement d'un dispositif qui peut contribuer à résorber les inégalités scolaires si tant est qu'il soit correctement financé et pris en charge par des professionnels de l'enseignement et de l'éducation, et non par des personnes extérieures et non formées. En particulier, la FSU s'oppose au recours au Service Civique pour ce dispositif.

Depuis la fin du mois de juin et l'annonce de la suppression massive des contrats CUI (contrats uniques d’insertion), plusieurs centaines de personnes et d'établissements ont été gravement impactés. Loin de défendre ces contrats précaires, nous sommes cependant choqués de la manière dont sont traitées des personnes déjà fragiles sur le marché du travail, à qui l’on retire, sans délai et sans alternative, un contrat qui était porteur d’un minimum de ressources financières et de liens sociaux. De plus, faute de création de postes pérennes, ces personnes participent pleinement à la réalisation de missions fondamentales dans l’Education Nationale : aide à la direction d'école, à la mise en place et l'application des mesures de sécurité, surveillance, CDI, restaurant scolaire, aide administrative… 

Sur la question de la direction d'école, nous constatons la quasi absence de simplification des tâches malgré la circulaire de 2014. Lorsqu'on sait que la majorité des collègues n'ont qu'un quart de décharge, sur quel temps les personnels peuvent-ils remplir les enquêtes diverses et variées sans utilité pour leur école ? Au moment où on supprime les AADE, l'élaboration de tableaux chronophages concernant les prises en charge RASED, les 108h etc sont, dans une école de la « confiance », particulièrement innoportuns, tout est disponible à l'école, nous demandons donc leur abandon. Nous attirons aussi l'attention de l'administration sur la situation des assistants de prévention dont certains ont abandonné leur mission suite à l'absence de décharge et à la suppression des AADE.

La FSU exige que les missions que ces personnels remplissaient et qui sont indispensables au bon fonctionnement des établissements soient assurées par des personnels pérennes et que des solutions sérieuses soient proposées à tous ceux dont les contrats s'arrêtent brutalement alors même qu'il souhaitaient poursuivre leur travail dans l'Education Nationale.

Je vous remercie.

Publié le 20/10/2017 - 16:52  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

La FSU condamne l’attentat en Somalie

 

Les habitant-es de la capitale somalienne Mogadiscio ont subi, le 14 octobre, le pire attentat de leur  histoire, provoquant au moins trois cents morts et des centaines de blessés, le bilan étant provisoire.

 

Non revendiqué jusqu'à présent, cet attentat au camion piégé, perpétré dans un quartier commerçant très fréquenté, est attribué par les autorités somaliennes au groupe terroriste des Chabab, lié à Al Qaïda.

 

Le président, Mohamed Abdullahi Mohamed, avait été élu en février dernier, de retour d'exil, suscitant l'espoir d'une amélioration de la situation dans le pays.

 

L'AMISOM (Mission de l'Union Africaine en Somalie), chargée de contrôler le territoire, est la cible de fréquentes attaques des Chabab qui volent des quantités importantes d'armes et d'explosifs pour réaliser leurs actions terroristes, ce qui explique l'ampleur inédite de l'attaque.

 

La FSU apporte son soutien à  la population somalienne, qui a manifesté son refus du terrorisme et de la violence en descendant dans la rue, et qui fait preuve d'une solidarité exemplaire avec les victimes hospitalisées et les familles en deuil.

Face à l’idéologie obscurantiste, totalitaire et barbare, la FSU n'a de cesse de rappeler son attachement aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité.

Publié le 20/10/2017 - 16:45  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Courrier au Premier Ministre sur le report de PPCR


Les Lilas le 20 octobre 2017

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Lors du rendez-vous salarial du 16 octobre dernier, le Ministre de l’Action et des Comptes Publics a annoncé le report d’un an de l'ensemble des mesures 2018 issues du protocole « Parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations ».

 

Cette décision est inadmissible pour la FSU.

 

Si elle devait être mise en œuvre, elle constituerait une rupture de confiance dans la parole de l’État et augurerait mal d'un dialogue social de qualité. Pour la FSU, cela serait un très mauvais signal envoyé aux personnels dont l’engagement au service de l’Etat, des collectivités territoriales et dans les hôpitaux n’est pas à démontrer et constitue une richesse essentielle pour la France, pour chacune et chacun.

 

Un tel report contribuerait à dégrader de nouveau le pouvoir d’achat des agent.e.s, déjà mis à mal par l'annonce d'un nouveau gel de la valeur du point d'indice.

Cette décision revient en effet à remettre en cause la nécessité de revaloriser les carrières de la Fonction publique.

 

Pour la FSU, le protocole « Parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations » constitue un premier pas dans l’amélioration des carrières et la reconnaissance des qualifications et de l’investissement des personnels. Alors que le pouvoir d’achat des agent.e.s n’a cessé de se dégrader ces dernières années, les agent.e.s de la Fonction publique ont besoin d'être conforté-es dans leur rôle et leurs missions. Décider de décaler ce calendrier est une mesure totalement incomprise.

 

Cette décision, si elle était maintenue, est non seulement injuste mais également inefficace. En effet, qui peut croire que cette mesure nuirait au redressement des finances publiques ?

 

Pour toutes ces raisons, Monsieur le Premier Ministre, la FSU vous demande, une nouvelle fois, solennellement, de revenir sur cette décision.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de mes salutations respectueuses.

 


Bernadette Groison
Secrétaire Générale



Publié le 20/10/2017 - 16:39  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par FSU -nationale-

Fonction Publique : un non rendez-vous salarial

Lors du rendez vous salarial de ce jour, le Ministre a confirmé nos inquiétudes: gel du point d’indice, jour de carence, report d’un an à partir de janvier 2018 de l’application des mesures issues du cycle de discussions « PPCR » : sur ce dernier point, la décision brutale de revenir sur cet accord salarial, annoncée officiellement aujourd’hui, constitue une rupture de la parole de l’Etat qui ne figurait même pas au programme du candidat Emmanuel Macron. L’ensemble des décisions confirment la dégradation prévisible du pouvoir d’achat et des carrières des fonctionnaires. 

Il aura fallu maintes interventions et la mobilisation des agents pour que le ministre annonce que l’augmentation de la CSG serait strictement compensée pour les fonctionnaires, y compris pour les nouveaux recrutés, petite avancée mais qui ne correspond pas à la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter leur pouvoir d’achat à cette occasion. Le Ministre a aussi annoncé la reconduction de la prime dite « GIPA », maigre compensation pour les agent-es ayant subi une perte de pouvoir d’achat entre 2012 et 2016: c’est donc bien le moins !

Pour tout le reste, aucune réponse n’a été apportée à nos demandes. En outre, le Ministre renvoie aux mutuelles la responsabilité éventuelle d’une compensation du jour de carence, ce qui entérinerait cette mesure injuste pour les agent-es et reporterait in fine le coût sur les cotisations. 

Le Ministre de l’Action et des Comptes Publics ne répond pas aux demandes portées par les personnels en grève et dans les manifestations le 10 octobre. La FSU a réaffirmé son opposition à cette politique salariale désastreuse qui augure bien mal de la reconnaissance des plus de 5 millions d’agents de la Fonction Publique. 

Elle portera, la nécessité que les fédérations de fonctionnaires se retrouvent pour trouver les moyens, dans les suites de ce que les agents ont exprimé le 10 octobre dernier, d’obtenir une réorientation de cette politique.

Publié le 17/10/2017 - 16:13  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte action CDFD (12/10/2017) - par FSU 13

Texte action voté lors du CDFD de la FSU13 du 12 octobre 2017

Dans un cadre unitaire inédit avec toutes les fédérations de fonctionnaires, la FSU s’engage dans un combat qui nécessite une difficile et longue mobilisation pour la défense de la Fonction Publique au service du bien commun, pour :

- La revalorisation salariale, combattre le gel de la valeur du point d’indice et obtenir l’annulation ou la compensation de la CSG sur le traitement indiciaire, permettre une réelle amélioration du pouvoir d’achat des actifs et des retraités.

- La reconnaissance du travail des personnels passant par l’amélioration des déroulements de carrière, la défense des avancées du protocole PPCR et une vraie reconnaissance par de nouvelles étapes de revalorisation des grilles indiciaires.

- Des conditions de travail améliorées : des créations d’emplois statutaires pour répondre aux besoins (hausse démographique, réduction de la taille des classes, des services publics à proximité des usagers, ...), une formation initiale et continue à la hauteur des enjeux, le respect des personnels et de leurs fonctions.

- L’annulation du retour du jour de carence en cas d’arrêt de travail pour maladie.
- La pérennisation des missions exercées par les agents en contrats aidés et l’abandon de la suppression massive de 120 000 emplois.

La place de la Fonction Publique, de ses missions et l’avenir des services publics sont de nouveau mis en cause ; des suppressions massives de postes se profilent dans l’Education et la Territoriale. ; le gouvernement annonce une redéfinition des missions de l’Etat pouvant aboutir sur des privatisations ou des abandons de missions au secteur privé. Au-delà de la question de la compensation de la hausse de la CSG par une baisse des cotisations sociales, c’est la conception même de la protection sociale héritée des luttes du XXème siècle qui est remise en cause par l’étatisation et la fiscalisation de la Sécurité sociale. La FSU partage également les inquiétudes et les préoccupations des organisations syndicales qui condamnent les remises en cause des droits sociaux des salariés, dans le cadre des ordonnances sur le Code du travail. En effet, ce gouvernement poursuit une politique libérale lourde de conséquences pour les salariés du privé et du public, ainsi que pour les chômeurs et les retraités et remet en cause notre modèle social. Le gouvernement annonce une réforme du système des retraites à prestation définies visant la mise en place d’un système universel dans lequel l’équilibre budgétaire des caisses de retraites serait assuré par un système de « points », dont la valeur pourrait fluctuer en fonction de la conjoncture économique. Une telle réforme serait une remise en cause majeure du statut de la fonction publique en faisant disparaître le code des pensions (et l’idée que les retraites sont un salaire continué porté au budget de l’Etat).

Sur le plan national et pour la FSU 13, la journée du 10 Octobre a été un succès, tant au niveau des taux de grévistes qu’en terme de nombre de manifestations et de manifestants. A Marseille notre Fédération est parvenue à rassembler en tête de manifestation, à organiser et à sécuriser un cortège imposant (plus de 3 000 personnes), composé d’une grande diversité dans la représentation de nos syndicats nationaux. Les deux camions et ballons décorés aux couleurs quadrichromes étaient un outil indispensable pour réunir nos militants et sympathisants. En terme de médiatisation, la FSU 13 a été omniprésente : La Marseillaise, TF1, M6, RTL, France bleue Provence, France info, dépêche Reuters, le monde.fr, RMC, BFM TV, The Telegraph etc…

Cette journée a démontré non seulement que les fonctionnaires sont déterminés à défendre leurs métiers, leurs salaires et leurs statuts, mais aussi que la FSU a un rôle moteur à jouer dans le travail intersyndical. Ainsi la FSU 13 a été la cheville ouvrière de cette journée d’actions communes pour la Fonction Publique à Marseille. Ainsi, notre présence devant la Préfecture le matin jusqu’à la manifestation unitaire de l’après-midi, témoigne de notre volonté d’agir en faveur de l’unité, en refusant d’entériner les divisions a priori du mouvement syndical.

La FSU 13 continuera d’œuvrer pour l’unité des forces syndicales, sans en rabattre sur ses revendications. Elle participera aux réunions intersyndicales, sans exclusive, tout en préservant le souci de garder à l’esprit les attentes des collègues et la perspective de construire des mouvements d’ampleur dans le but de faire céder le gouvernement. 

Nous devons penser notre plan d’action dans la durée en intégrant tous les sujets de mobilisation, à commencer par ceux qui touchent directement les enseignants, les fonctionnaires, les retraités.

C'est pourquoi la FSU 13 propose que les suites de l'action soient construites dans l'unité, sous des formes diversifiées, en prenant en compte les rythmes et les attentes des différents secteurs de la société. Pour les fonctionnaires, la FSU devrait proposer de nouveaux rendez-vous avant le vote du budget au Parlement. 

L'intersyndicale a pour fonction d'articuler les luttes des différents secteurs et d'organiser leurs convergences.

Afin de bâtir une perspective de victoire, il sera nécessaire de continuer à inscrire notre mouvement dans le cadre d’une unité dans les actions, entre les secteurs privés et publics, et de réfléchir, avec nos partenaires des autres OS aux modalités d’actions communes, et de les ouvrir au monde associatif et / ou politique (sous forme de forum social, réunion débat etc…).

Zoom retraité-es :

Face au mépris du gouvernement devant la colère des retraités, c’est dans l’unité que le groupe des 9 organisations, tout en renouvelant sa demande d’être reçu rapidement par le Président de la République pour traiter de questions concernant la place du retraité dans la société, appelle, dans un premier temps, à une semaine d’initiatives du 6 au 11 novembre 2017 dans le cadre de la discussion des budgets au Parlement (PLF et PLFSS).

Zoom contrats aidés :

Journée nationale d’action, à l’appel de la FSU (proposée aux autres OS), le 8 novembre 2017
(Texte adopté par 80% des présents)

 

 

Publié le 12/10/2017 - 19:11  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation loi Travail (19 Octobre) - par Webmaster

Mobilisation contre la loi Travail XXL et les ordonnances, le 19 Octobre.
La FSU13 soutient et participe aux mobilisations contre la loi Travail XXL et les Ordonnances et ce depuis le début. Elle sera présente lors des manifestations, initiées par la CGT, le Jeudi 19 Octobre. A Marseille le rdv est fixé à 10h30 sur le Vieux Port. Un préavis de grève a été déposé au niveau national pour couvrir les participants.
Publié le 12/10/2017 - 19:06  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Communiqué  : Après la mobilisation de près de 80 000 personnes le 28 septembre, les retraités-e-s ne lâchent rien.

Le jeudi 28 septembre, lors de manifestations sans précédent, près de 80 000 retraité-e-s  ont répondu à l’appel des neuf organisations regroupant syndicats et associations (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR-CFE/CGC, FSU, FGR-FP, UNIRS-SOLIDAIRES, LSR, UNRPA).
La hausse brutale de la CSG sans compensation qui va toucher 60% des retraité-e-s, l’annonce d’un nouveau gel des pensions pour 2018 et la baisse de l’APL qui s’ajoutent aux ponctions fiscales (CASA, suppression de la demi-part veuf/veuve, fiscalisation de la majoration familiale pour trois enfants, etc.) ont pour conséquence une baisse continue du pouvoir d’achat des retraité-e-s. Tout ceci a contribué à mettre les retraités et les retraitées fortement en colère.
Ils veulent massivement la suppression de l’augmentation de la CSG et voir leur pouvoir d’achat augmenter.
Le gouvernement n’ayant apporté aucune réponse à la colère des retraité-e-s, notamment lors de la rencontre avec Mme Buzyn le 28 septembre, le groupe des neuf organisations, tout en renouvelant sa demande d’être reçu rapidement par le Président de la République pour traiter de questions concernant la place du retraité dans la société, appelle, dans un premier temps, à une semaine d’initiatives du 6 au 11 novembre 2017 dans le cadre de la discussion des budgets au parlement (PLF et PLFSS).
Dans chaque département des délégations iront à la rencontre des députés et sénateurs de la République pour leur rappeler ce qui constitue la colère des retraité-e-s. Ces délégations seront appuyées par des rassemblements devant les permanences locales des parlementaires.
Avec le même objectif, au niveau national les représentants des organisations de retraité-e-s rencontreront les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat.  Des rassemblements accompagneront les délégations.
Suite à la rencontre du 28 septembre au Ministère de la Solidarité et de la Santé, les 9 organisations demandent la constitution de trois groupes de travail : pouvoir d’achat des retraité-e-s, financement des EHPAD, fonctionnement du Haut Conseil de l’âge et des CDCA.
Paris, le 9 octobre 2017

 

 

Publié le 11/10/2017 - 11:39  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Le texte d'appel des neufs fédérations de fonctionnaires la grève du 10 octobre - par Intersyndicale fonction publique

Texte des fédérations de la fonction publique  CFDT, CFTC, CGC, CGT, FA-FPT,FO, FSU, UNSA, Solidaires

Depuis l'arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s'accumulent pour les agent.e.s de la Fonction publique : gel de la valeur du point indice, rétablissement de la journée de carence, perspective de 120 000 suppressions d'emplois sur les 3 versants de la Fonction publique...

Et contrairement à l'engagement fait aux agent.e.s public.que.s par Emmanuel Macron dans le cadre de sa campagne présidentielle : “J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés des entreprises : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net sera augmenté d’autant”, la hausse de la Csg se traduira au mieux par une simple compensation dans la Fonction publique, c'est à dire sans gain de pouvoir d'achat pour les agent.e.s !

Ainsi, toutes ces mesures vont impacter fortement et négativement le pouvoir d'achat de plus de 5,4 millions d’agent.e.s public.que.s et fragilisent les services publics rendus aux usagers. C'est inacceptable.
C'est totalement injuste pour les agent.e.s, et c'est totalement inefficace pour une Fonction publique de moins en moins attractive dans de nombreux secteurs. Ces mesures ne contribuent en rien à l'amélioration de la qualité des services publics. Services publics au sujet desquels nos organisations syndicales rappellent leur demande d’un débat de fond sur ses missions s’appuyant sur le bilan des réformes déjà engagées. Enfin, nos organisations rappellent leur attachement au code des pensions civiles et militaires et seront très vigilantes sur la future réforme des retraites annoncée pour l’ensemble des agent.e.s public.que.s.

C'est pour faire entendre ces profonds désaccords que les organisations syndicales appellent toutes et tous les agent.e.s à la grève, aux manifestations ou rassemblements (selon des modalités définies par les différents secteurs) pour se mobiliser le mardi 10 octobre prochain,
date choisie par le ministre pour la tenue d'un rendez-vous salarial.

Elles exigent une véritable négociation salariale qui aboutisse à une réelle reconnaissance du travail, des missions et de l'engagement professionnel des agent.e.s par une augmentation du pouvoir d'achat et la revalorisation des carrières, le non rétablissement de la journée de carence et les moyens nécessaires pour permettre aux agent.e.s d'exercer leurs missions de services publics.

Publié le 11/10/2017 - 08:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Manifester est un droit ! - par FSU -Territoriale-

Manifester est un droit 

Le mercredi 4 octobre 2017, en marge de sa visite à l'école d'application aux métiers des travaux publics située à Egletons en Corrèze, Emmanuel Macron a assimilé les salariés-es de l’entreprise GM&S venu manifester à des :  « fouteurs de bordel qui feraient mieux de chercher du travail… ».
Ces propos sont inacceptables et nous les condamnons. Ce qui s'est passé hier à Egletons est à la hauteur du mépris que le Président de la République porte aux salariés mais aussi aux élus locaux de Creuse qui étaient venus apporter leur soutien aux GM'S
Tout d’abord parce que ce sont des termes outranciers et insultants, ensuite parce qu’ils sont inutilement clivants sur un sujet aussi sensible et douloureux que celui du chômage et pour finir, parce qu’ils déconsidèrent le droit de tout-e citoyen-ne à manifester. Cela est encore moins acceptable de la part du Président de la République dont le rôle est de rassembler plutôt que de tenter de monter les uns contre les autres dans de vaines polémiques. Loin de l’image policée de la campagne électorale, il stigmatise par de nouveaux propos outranciers des salariés-es victimes d’une situation qu’ils et elles subissent. Le dialogue social dont Emmanuel Macron se fait le chantre mérite mieux que des propos aussi inutilement stigmatisants. 
La FSU Territoriale rappelle que si le droit de manifester n'est pas inscrit dans la Constitution, il est implicitement garanti par l'article 11 de la Convention européenne des droits de l'Homme sur la liberté de réunion et l'article 10 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen qui dispose : "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi".
Les agents de la fonction publique territoriale subissent des attaques sans précédent. C’est ce qui détermine encore plus la FSU-TERRITORIALE à faire du 10 octobre prochain une grande journée de grève et de manifestations pour défendre l’emploi, le pouvoir d’achat et les services publics territoriaux.
Nous avons des droits faisons les respecter
Nous avons des droits faisons-nous respecter.

Publié le 07/10/2017 - 17:03  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Attentats : ne pas se résigner ! - par Webmaster

Attentats, ne pas se résigner
La Fsu condamne l'attentat commis hier à la gare de Marseille qui a coûté la vie à deux jeunes femmes. Elle condamne également la tuerie intervenue à Las Vegas revendiquée par Daech.
Elle présente ses condoléances aux familles des victimes et à leurs proches et les assure de son soutien et de sa solidarité .
Tous ces actes ignobles sont inqualifiables. Jamais la Fsu ne se résignera et n’acceptera l’inacceptable ! 
Inlassablement, face à l'idéologie obscurantiste, totalitaire et barbare, la FSU  n'aura de cesse de rappeler son attachement aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité,  au principe de justice sociale et à la démocratie. Elle reste engagée pour que ces valeurs soient une réalité pour toutes et tous.


Publié le 03/10/2017 - 17:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Grève et manifestations le 10-10-2017 - par Webmaster

Le 10 Octobre prochain, journée de grève et de manifestations

Rdv à Marseille
9h30 : Place Félix Barret pour soutenir la délégation reçue en Préfecture
14h : Manifestation RDV Vieux Port jusqu'à Castellane, 
Le cortège FSU sera en tête.

Rdv à Arles 
Manifestation à 10h30 Place de la République 

Publié le 03/10/2017 - 16:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Suppression de postes dans l'académie ! - par Webmaster

Consternant !
Retour des suppressions d’emplois dans le second degré :

Les grandes orientations du PLF 2018 ont été rendues publiques. Dans le second degré, alors que, depuis 2009, les effectifs d’élèves ne cessent de croître, les suppressions de postes sont à l’ordre du jour puisque 2600 emplois sont supprimés (ce qui pourrait signifier dans l’académie d’Aix-Marseille de l’ordre de 130 suppressions d’emplois à la rentrée 2018).

Tout cela est la traduction d’une politique purement comptable, dont l’objectif unique reste la réduction de la dépense publique, sans que l’investissement dans la formation de la jeunesse soit à la hauteur des enjeux de lutte contre les inégalités sociales et d’élévation du niveau de qualification.
Le Ministre se livre à un surprenant exercice de passe-passe : il évoque la prise en compte du « niveau réel des recrutements en 2017. [Une] diminution [qui]n’aura pas d’impact sur les moyens d’enseignement, qui seront stabilisés dans le 2nd degré public et privé ». Ces suppressions seraient invisibles car il s’agirait d’emplois de stagiaires ? L’argumentation du ministre est cynique.

Le métier traverse en effet une très grave crise de recrutement, notamment du fait sa perte d’attractivité en termes de salaires et de conditions de travail, et la seule réponse qui est donnée est de rayer d’un trait de plume des emplois que l’on n’a pas réussi à pourvoir ! Une telle déclaration constitue un renoncement face à la crise du recrutement mais va également aggraver la situation avec un nombre de postes en diminution dans les concours dont on sait que c’est un mauvais signal donné aux étudiants.
Le ministre indique que « les moyens d’enseignement seront stabilisés » . Un tour de passe-passe : est-ce à dire que les emplois supprimés seraient transformés en heures supplémentaires à prendre en charge par les personnels en poste ? Est-ce à dire que l’on aura recours à des agents non-titulaires plus nombreux encore pour faire face aux besoins ? La réalité sur le terrain, ce sera une dégradation dans les établissements alors que les classes à 30 en collège et à 35 en lycée deviennent la norme, que le potentiel de remplacement a été laminé et que les personnels sont sommés d’accepter toujours plus d’heures supplémentaires.

Le SNES-FSU continue de demander une programmation des créations d’emplois sur la durée et des mesures pour enrayer la crise du recrutement. N’en déplaise au ministre, le budget 2018 pour le second degré est un très mauvais signal qui plombe l’avenir.

La détermination des personnels à agir dès le mardi 10 octobre dans le cadre de la journée d’action de tous les fonctionnaires à l’appel de toutes les fédérations de la Fonction Publique n’en est que plus forte.

 

 

 
Publié le 29/09/2017 - 16:40  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Les retraités continuent l'action ! - par Webmaster

 Communiqué :  Après les fortes mobilisations du 28 septembre, les retraité-e-s continuent.

Le jeudi 28 septembre, dans une mobilisation sans précédent, des dizaines de milliers de retraité-e-s ont répondu à l’appel des neuf organisations regroupant syndicats et associations (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR-CFE/CGC, FSU, FGR-FP, UNIRS-SOLIDAIRES, LSR, UNRPA) par de multiples initiatives : manifestations, rassemblements, meetings…
Ils ont exprimé leur volonté de voir leur pouvoir d’achat augmenter. La ponction de 1,7 point supplémentaire de la CSG sans compensation qui va toucher 60% des retraité-e-s, l’annonce d’un nouveau gel des pensions pour 2018, la baisse d l’APL qui s’ajoutent aux ponctions fiscales (CASA, demi part veuf/veuve, fiscalisation de la majoration familiale pour trois enfants…) ont pour conséquence une baisse continue du pouvoir d’achat des retraité-e-s.
Ces mobilisations, imposantes, confirment les conclusions de l’enquête menée auprès de 12 000 personnes, enquête initiée par le groupe des neuf  organisations. La rencontre le même jour avec Mme BUZYN et M DELEVOYE est un premier signal de reconnaissance lié au succès des actions du 28 septembre. En apportant 250 000 pétitions contre la hausse de la CSG, nous avons réaffirmé notre opposition ferme à son augmentation de 1,7 point et au gel des pensions pour 2018. La ministre n’a apporté aucune réponse à la colère des retraité-e-s. La réunion s’est conclue par un engagement de mettre en place des réunions de travail sur des dossiers les concernant.
Le groupe des neuf organisations renouvelle sa demande d’être reçu rapidement par le Président de la République pour traiter de questions concernant la place du retraité dans la société, la sauvegarde et la progression de son pouvoir d’achat, la mise en œuvre de la loi ASV.
Lors de sa prochaine réunion, dès le 9 octobre il décidera de nouvelles initiatives et mobilisations.

Paris, le 29 septembre 2017

Publié le 29/09/2017 - 15:09  Prévisualiser  Imprimer l'article 

CR de l'audience en Préfecture sur les contrats aidés - par Snuipp - 13 -

Quand le gouvernement donne un crouton, la Préfecture distribue les miettes…

Compte-rendu de l’audience en Préfecture du 20/09 sur les contrats aidés
 A l’occasion du rassemblement unitaire du 20 septembre, une délégation unitaire, composée d’un personnel Aide Administrative à la Direction d’Ecole (AADE), dont le contrat se terminera le mois prochain, et des représentants des organisations CGT Education 13, CNT-SO 13, FCPE 13, FSU 13, MPE 13, SE-UNSA 13, SGEN-CFDT Provence Alpes, SNE 13, SNUDI-FO 13 et Sud Education 13, a été reçue par les Secrétaires Généraux de la Préfecture et de la DSDEN 13 et la Directrice Adjointe de la DIRECCTE.
L’intersyndicale premier degré avait exprimé sa volonté de porter ce combat le plus largement possible et l’action s’est vite étendue au secondaire, qui s’est vu retiré des emplois en vie scolaire, cantine, entretien… puis aux associations pour qui les contrats aidés sont la seule possibilité de survie, faute d’autres moyens ! C’est donc une délégation interprofessionnelle qui a été reçue.
En ce qui concerne le premier degré, si la perte d’AADE a de lourdes répercussions sur la vie de toutes les écoles qui en bénéficiaient, la suppression des contrats aidés a aussi d’autres conséquences que nous avons dénoncées lors de l’audience : les associations d’aide aux devoirs fonctionnent la plupart du temps avec ce type de contrats et la perte brutale de ces postes va avoir de lourdes conséquences dans les quartiers défavorisés où les élèves ne bénéficieront plus d’accompagnement. Scandaleux !
Lorsque nous avons évoqué la situation des personnels, la plupart du temps des femmes, en grande précarité, la Préfecture a tenté de partager la misère, en disant porter une attention particulière aux personnels en situation de handicap ou de plus de 58 ans. Mais lorsque l’AADE présente a demandé comment se traduirait concrètement ce suivi personnalisé, il y eu un grand silence…
Concrètement, Il pourrait être proposé aux AADE qui le souhaitent un poste d’AESH. Comme ces postes ne sont théoriquement accessibles qu’après deux ans de contrat CUI en tant qu’AVS, ou sous condition de diplôme, le Rectorat étudie la possibilité de validation des services d’AADE comme « expérience au sein de l’Education Nationale ».
Bref, l’administration cherche à utiliser la totalité de son quota d’AESH.
Pour cela, les AVS pourraient être intégrées en AESH, à partir de 18 mois de contrat d’AVS en CUI. Le SNUipp-FSU 13 sera vigilant à ce que cette possibilité soit offerte à tou-te-s !
Sauf, qu’il n’est pas certain du tout que ces postes d’AESH, qui imposent de travailler 1h de plus en étant payé moins, par rapport à un contrat CUI, intéressent les personnels. Si la Préfecture met en avant le caractère plus stable de ces contrats, contrat d’un an renouvelable cinq fois, et la perspective d’une CDIsation au bout des 6 ans, elle ne peut effacer des mémoires le récent changement de cap qui a fait que des AADE qui pouvaient prétendre à 2 ans de contrat se sont faites remercier parfois à la fin de la première année… Quelle garantie qu’il n’y aura pas un autre changement avec les contrats AESH ?
Nous sommes intervenus pour rappeler que la première fonction d’un contrat aidé était de favoriser une réinsertion professionnelle or les personnels en CUI du premier degré, n’acquièrent d’expérience que pour des fonctions qui n’existent que dans l’Education Nationale ! Nous avons rappelé notre demande de VAE pour tous les personnels.
En ce qui concerne les fins de contrats, les personnels AADE devraient recevoir un courrier les prévenant suffisamment tôt pour pouvoir prendre leurs dispositions et devant contenir une perspective ultérieure : possibilité d’emploi AESH, VAE…
Si l’Education Nationale a reconnu l’utilité des AADE, le constat a cependant été fait que le ministère n’avait pas pour autant fait le choix d’en faire des emplois pérennes ! Notre département aurait été « surdoté » en AADE, bref la suppression des AADE pourrait passer pour une question d’équité… Ainsi, comme dans les autres départements, tous les postes d’AADE vont peu à peu disparaître, au fur et à mesure des non renouvellements.
Sachant qu’on peut toujours, hélas !, aller plus loin dans la précarité, le SNUipp-FSU 13 a posé la question des « services civiques » et des « apprentis » auxquels certains départements ont déjà recours. Sur les services civiques, le Secrétaire Général de la DSDEN 13 a reconnu une sollicitation mais pour le secondaire dans le cadre des « devoirs faits » et afin de donner une « expérience » aux étudiants … Nous y voyons le moyen de se substituer aux associations d’aide aux devoirs, dont l’investissement et le professionnalisme ne sont pourtant plus à démontrer.
Quant aux apprentis, le Secrétaire Général a balayé ce recours en argumentant que le format des stages et les formations ne correspondaient pas aux emplois recherchés dans l’Education. Le SNUipp-FSU 13 sera vigilant …

Dès la sortie de l’audience, le SNUipp-FSU 13 a proposé aux autres organisations de se revoir très vite afin de décider des prochaines actions.
Dans l’attente, nous invitons tou-tes les directrices et directeurs utiliser le bandeau ci-dessous (à enregistrer comme image par un clic droit, puis à « insérer »), voire à mettre une réponse automatique à leur boite école pour signaler qu’ils répondront quand ils le pourront et qu’ils prioriseront les enfants, l’équipe et le fonctionnement de l’école !

Publié le 25/09/2017 - 18:42  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Actualités du SNICS académique - par SNICS Académique

Actualités du SNICS académique

Les commissaires paritaires du SNICS ont eu à la dernière capa de grandes difficultés à faire respecter le droit à mutations des personnels.
La secrétaire et la chef de service de la DIEPAT ayant changé, de nouvelles règles sont apparues sans aucune concertation ni même information des représentants des personnels.
Antérieurement, les demandes de mutation des collègues d’une autre académie vers notre académie étaient accordées en fonction des priorités légales et du nombre de postes prévus pour les entrants. Elles étaient donc placées sur les postes restés vacants à l’issu du mouvement intra-académique et elles avaient comme consigne d’élargir au maximum leurs vœux. Les postes restés encore vacants suite à cela étaient eux proposés aux nouvelles collègues admises au concours.
Hors cette année, l’administration a décidé de faire rentrer les inter-académique au barème, ce qui veut dire que ces collègues venues d’autres académies postulent sur des postes précis et peuvent les obtenir au détriment des collègues de l’académie. 
Ce qui a pour conséquence d’entraver voire bloquer la totalité du mouvement infirmier dans l’académie.
Etant peu nombreuses, le mouvement infirmier (concours académique et non national) ne peut pas se comparer à celui du corps enseignant.
Jusqu’à présent les nouvelles collègues issues du concours acceptaient un poste pour ne pas perdre le bénéfice de leur concours et attendaient l’opportunité d’un poste vacant pour se rapprocher de leurs domiciles. Par ces nouvelles règles elles risquent désormais d’être bloquées encore plus longtemps.
Par ailleurs, l’entrée des inter-académiques ne permet pas de cascades car elles ne libèrent pas de postes dans l’académie ce qui fige l’ensemble du mouvement !
Malgré nos arguments l’administration campent sur ses positions.
  • Deuxième changement de règle : pour les mêmes raisons que l’exemple précédent les collègues stagiaires, titulaires au 1er septembre, pouvaient jusqu’à présent participer au mouvement en fonction de leur barème.
Hors cette année l’administration a instauré une règle restrictive pour les stagiaires sans en informer les représentants des personnels.
Une stagiaire s’est vue refuser une mutation sur un poste resté vacant à l’issue du mouvement sous prétexte qu’elle n’avait pas de priorité légale. Ce poste resté vacant a été donné à une collègue issue du concours.
La collègue a effectué un recours gracieux auprès du recteur mais n’a à ce jour aucune réponse.
Nous avons demandé une audience au recteur pour ces problèmes. Ci-joint la copie.
Publié le 24/09/2017 - 18:50  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Voeu pour les Migrants - par Webmaster

Vœu pour le respect des droits des Migrant-e-s/réfugié-e-s/Mineur-e-s isolé-e-s


 

La FSU rappelle le droit fondamental de tout-e réfugié-e à déposer une demande d’asile.

Elle rappelle que tout-e mineur-e isolé-e, français-e ou étranger-e, a droit à la protection, l’hébergement, à la scolarisation et à l’accompagnement éducatif.

Elle rappelle le droit et le devoir de tout-e citoyen-ne à venir en aide à une personne en danger.

Elle dénonce sur tous ces points les entraves délibérées à ces droits fondamentaux autorisées au plus haut niveau de l’État.

La réalité d’aujourd’hui : le rétablissement des frontières, les contrôles au faciès, la traque des migrant-e-s, les rafles, l’arbitraire, les humiliations, l’interdiction de donner à boire et à manger, les milliers de mineur-e-s dans la rue, la criminalisation de la solidarité … n’est pas tolérable.

La FSU dénonce les procès faits aux citoyens-es aidant-es.

La FSU sera présente le 2 octobre à Nice au procès de Raphaël Prio. Elle appelle à soutenir Roya Citoyenne. Elle interpellera le défenseur des droits.

 

 Texte voté à l'unanimité   du CDFN, 20 septembre 2017 (Pour 119 – Contre : 0 – Abs : 0 – Nppv : 0)

Publié le 24/09/2017 - 18:38  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte action adopté au CDF national (20/09/2017) - par Webmaster

Texte action, FSU nationale, 20 Septembre 2017, adopté par 89.5% des voix

 

Après le passage dévastateur des ouragans sur les Antilles, le bilan s’annonce très lourd.  La FSU tient à témoigner son soutien aux personnels, et plus largement aux habitants. Elle s’implique dans la campagne de solidarité initiée par Solidarité laïque. Ce drame révèle la précarité des installations et les inégalités de la qualité du service public sur le territoire. Elle agira auprès des pouvoirs publics pour une intervention d’urgence pour que les services publics soient en capacité d’assurer leurs missions, pour que des mesures d’accompagnement des agents soient mises en œuvre, et plus largement pour un plan d’envergure d’accès à des services publics de qualité, en particulier pour les populations les plus en difficultés.

Les annonces et décisions prises par le gouvernement durant l’été sont guidées par l’austérité mettant à mal les solidarités, s’attaquant brutalement aux droits sociaux : nouvelle réduction des dépenses publiques, suppressions de contrats aidés, baisse des APL, multiplication de mesures négatives concernant les agents publics, réforme du Code du travail sans réel débat démocratique… Sans compter l'inscription dans la loi des dispositifs relatifs à l'état d'urgence, la répression envers les personnes aidant les migrants (Procès de C. Herrou, P.A Mannoni)… Ce sont les populations les plus fragiles, les jeunes, les femmes, les retraités, les précaires... qui en paient le prix fort ainsi que le monde du travail.

Après une campagne sur le « et de droite, et de gauche », le gouvernement montre son vrai visage et déroule une politique libérale particulièrement offensive en ce qui concerne les mesures économiques et fiscales faisant facilement des cadeaux aux plus riches (réforme de l’ISF...) et demandant un « effort » aux seuls salariés, retraités et jeunes les moins aisés.

Selon le gouvernement il y aurait "une addiction française à la dépense publique" ce qui l'amène à promettre une baisse de la dépense publique de 3 points de PIB sur 5 ans.

 

Les premières annonces ou mesures qui en découlent sont lourdes de conséquences sociales : gel budgétaire (ex : Justice et services éducatifs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse) ; diminution de budget (ex : ministère du Travail (-30%) ; annonces lors de la Conférence nationale des territoires en juillet dernier limitant l’autonomie financière des collectivités locales… En 2012, les investissements des collectivités locales représentaient 73% du total des investissements publics. Avec la baisse du niveau des dotations de l’Etat, le niveau des investissements des Collectivités locales a baissé de 17 points pour tomber à 56%. Cette situation a un impact négatif sur les équipements tant au niveau de leur création que de leur entretien. Elle a également un effet négatif sur l’emploi, les entreprises attributaires de marchés publics voyant leur activité baisser en proportion.

Le projet de budget 2018, la loi de programmation des finances publiques quinquennale tout comme le projet de financement de la sécurité sociale vont conduire à des dégradations supplémentaires tant des services publics que de la protection sociale. La prochaine publication du PLFSS sera surveillée de près par la FSU car parallèlement à un nouveau tour de vis avec un ONDAM bien inférieur à l’augmentation nécessaire des dépenses de santé (notamment hospitalières), certaines mesures pourront orienter le système de santé vers un système encore plus inégalitaire. Et le référencement d’opérateurs à but lucratif ou de mutuelles associées à des assureurs, risque fort de dégrader les solidarités et la protection sociale complémentaire des personnels de la fonction publique de l’Etat.

Cette politique libérale sera lourde de conséquences pour les salarié-es du privé comme du public ainsi que pour les retraité-es. Elle constitue une remise en cause de notre modèle social.

 

Et pour les agent.es de la Fonction publique, les conséquences sont particulièrement brutales : gel de la valeur du point d’indice, prévision de 120 000 suppressions d’emplois (dont 70 000 dans la seule Fonction publique territoriale), suppression de milliers d'emplois aidés, rétablissement de la journée de carence, augmentation de la CSG sans garantie d’amélioration du pouvoir d’achat (contrairement aux engagements d'E.Macron) et toujours la menace d’une possible remise en cause du calendrier des mesures PPCR. La menace d’une décorrélation de la valeur du point d’indice, pierre angulaire de la rémunération des fonctionnaires, selon chaque versant de la Fonction publique, constitue une attaque frontale contre le statut général.

Pour dénoncer ces mesures inacceptables et peser sur les choix du gouvernent, la FSU a très vite proposé une journée d'action à toutes les organisations syndicales au moment du rendez-vous salarial. Le 10 octobre prochain, toutes et tous les agents sont appelés à se mobiliser, à faire grève et à manifester à l'appel de toutes les fédérations de la Fonction publique. Cette unité syndicale est inédite. La FSU appelle les agent-es à se mettre en grève et à mobiliser massivement. Elle diffuse pour cela le matériel nécessaire.

La FSU soutient la journée nationale de mobilisation des travailleuses et des travailleurs sociaux qui se rassembleront le 21 septembre à Angers pour la défense de la Protection de l'Enfance.

La réorganisation des rythmes scolaires risque, à terme, de supprimer des milliers d’emplois d’agents territoriaux, notamment dans le secteur de l’animation périscolaire. La FSU demande la titularisation des milliers d’animateurs recrutés depuis 2013.

L'annonce de la suppression de milliers d'emplois aidés a provoqué une onde de choc dans le secteur public à cette rentrée : missions dans l'Education nationale, les collectivités territoriales, à Pôle Emploi... Ces emplois ont largement été utilisés sur des missions de service public pérennes, sans pour autant donner lieu en contrepartie à des créations d'emplois publics permettant aux bénéficiaires des CUI-CAE de sortir de la précarité. Des pans entiers de secteurs sont aujourd'hui touchés. La FSU agit, notamment par une alerte publique, pour que soit créés de véritables emplois statutaires garantissant un avenir aux personnels et aux missions que doit assurer le service public.

La FSU organise une semaine d’action du 2 au 6 octobre dans les départements et le 8 novembre à Paris pour défendre la situation des personnels contractuels et exiger l’ouverture de discussion pour gagner un plan de titularisation massive.

D’ores et déjà la FSU prépare les élections professionnelles de décembre 2018. Elle veillera au bon déroulement des opérations pour que tou.te.s les agent.e.s puissent voter et dans de bonnes conditions. Elle décline dès maintenant sa campagne « engagé-e-s au quotidien ! »

 

La rentrée scolaire ne place pas l'année scolaire à venir sous les meilleurs auspices. Car malgré un discours appelant à la confiance pointe déjà une autre réalité entre le devenir des personnes en contrats aidés et leurs missions laissées vacantes, un discours passéiste du Ministre sur l’éducation, comme par exemple sur la lecture, des décisions précipitées qui s’appliquent à moyens constants, par redéploiement… Dans le premier degré, cette rentrée est marquée par les premières mesures prises par le ministre : mise en place non budgétée des CP à 12 en REP + au détriment du PMQDC et des ouvertures de classe, imposition d’évaluations en CP …

L’école de la confiance n’est qu’un effet d’annonce puisque le ministre entend en fait réduire le pouvoir d’agir des enseignant-e-s en imposant les « bonnes pratiques » fondées sur une lecture tronquée d’études internationales et en faisant de récurrentes annonces médiatiques, des méthodes de lecture à la maîtrise des 4 opérations au CP et au CE1. Dans le second degré, des élèves restent toujours sans affectation après l’obtention du baccalauréat, la pression démographique se traduit par des classes très chargées et nécessite des créations d’emplois. Des chantiers en cours ou à venir suscitent l’inquiétude notamment la réforme à venir du baccalauréat précédée d'une réforme de l'entrée dans le post-bac. La rentrée universitaire est particulièrement difficile avec une progression des effectifs de plus de 170000 étudiants depuis 2009. Insuffisance budgétaire, suppression de 7000 emplois, difficultés de l'algorithme APB… entrainant des difficultés pour accueillir tous les étudiants. La FSU s’opposera à des prérequis s’ils devaient constituer les prémisses d’une sélection à l’université. La FSU défend le droit de tous les jeunes à poursuivre les études de leur choix après obtention du baccalauréat. Les premières annonces budgétaires ne sont pas de nature à rassurer. Elles ne permettent pas de répondre aux besoins de l’école.

Pour la FSU, la question de la démocratisation reste l'enjeu majeur. Il est impératif de mettre en œuvre un projet éducatif permettant la réussite de tous les jeunes de l’école maternelle à l’enseignement supérieur et d'assurer l'élévation du niveau de qualification. Ceci nécessite de conforter le service public d’éducation ce qui passe notamment par davantage de mixité sociale, le développement de la formation initiale et continue, l'élaboration d'un plan de recrutements et de pré-recrutements. Cela nécessite également un investissement budgétaire en conséquence.

LA FSU soutient les demandes de la section départementale de la Réunion pour permettre la réussite éducative de tous les jeunes. Elle s’adresse en ce sens au ministère.

La FSU a été fer de lance contre les fusions d’académies en 2015. Le ministère s’apprête à autoriser la nomination d’un recteur de région académique comme recteur d’académie sur deux académies (Rouen et Caen). Même si le ministère s’en défend, cela peut préfigurer une fusion des académies. Au-delà des « économies d’échelle » escomptées à court terme, les promoteurs de ces fusions plaident pour une régionalisation poussée du système éducatif, ce que la FSU refuse. En outre, ces projets remettraient en cause un équilibre des niveaux de gestion correspondant à la réalité du maillage des établissements. De plus, ces fusions conduiraient à celles des services ce qui dégraderaient la qualité du service public, les conditions de travail des personnels des rectorats (suppression de postes, surcharges de travail, moindre qualité du service…) et de gestion des carrières de tous les personnels. La FSU demande un bilan de la mise en œuvre des régions académiques.

Les réorganisations territoriales, les réductions d’effectifs déstabilisent tout un pan de service public et mettent les agents en situation de mal-être au travail. La FSU est et restera très attentive à ce que les instances CT et CHS-CT puissent complètement jouer leurs rôles.

 

Le gouvernement annonce une réforme de la Formation professionnelle pour le printemps prochain qui comportera un volet sur l'apprentissage. Il affiche la volonté de développer et réformer l'apprentissage pour le rendre plus attractif et de refondre l'ensemble du système de formation où le CPA et l'individualisation de la formation seraient au cœur du projet. Partant d'un constat partagé selon lequel la formation professionnelle ne bénéficie pas nécessairement à celles et ceux qui en ont le plus besoin, le projet affiche l'objectif de former un million de jeunes, peu qualifiés et éloignés de l’emploi, ainsi qu’un million de chômeurs de longue durée faiblement qualifiés. 50 milliards d’euros seraient budgétisés sur le quinquennat pour ce plan.

La FSU rappelle l'importance et le rôle essentiel de la formation initiale et des diplômes dans l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. La nécessité de continuer à élever le niveau de qualification de l'ensemble de la population doit aussi rester un objectif central. Pour la FSU le service public d'éducation doit rester l'opérateur privilégié. Des moyens doivent être dédiés pour permettre à tous les jeunes d’accéder à un premier niveau de qualification dans de bonnes conditions. La FSU restera vigilante pour que « l'employabilité » et l'acquisition de quelques compétences (bloc de compétences professionnelles) ne soient pas privilégiées au détriment de l'acquisition de diplôme nécessitant une formation plus longue pour les jeunes les plus fragiles. La diminution du nombre de contrats d'apprentissage signés en pré-bac est révélateur des choix des entreprises qui préfèrent recruter des jeunes déjà qualifiés. La FSU n'acceptera pas que l'apprentissage soit développé en lieu et place de la formation professionnelle sous statut scolaire. L’accès à un premier niveau de qualification pour tous les jeunes doit rester une mission centrale du ministère de l’Éducation nationale. Pour lutter contre le décrochage et le chômage des jeunes, l’État doit donner plus de moyens à la formation professionnelle sous statut scolaire.

A l’occasion du congrès de l’association des Régions de France, la FSU rappellera son exigence qu’un bilan de la décentralisation soit établi. Elle contribuera à l’information des agents et des citoyens sur les conséquences des transferts de compétences Etat/ Région et rappelle sa demande d’un véritable débat citoyen sur la question.

 

Depuis ces derniers mois, le nombre de mineurs incarcérés en France a connu une croissance exponentielle particulièrement inquiétante (885 jeunes détenus dont 647 prévenus). Cette augmentation du taux d’incarcération est la résultante d’une politique répressive à l’égard des jeunes et en lien avec l’empilement de lois de plus en plus répressives et le climat sécuritaire renforcé par l’état d’urgence permanent. Ces chiffres s’expliquent aussi par des pratiques pénales particulièrement discriminatoires notamment à l’égard des mineurs et jeunes majeurs isolés étrangers qui tendent à les juger plus rapidement et plus sévèrement que les autres. Nous sommes ainsi loin de la primauté de l’éducatif et du caractère exceptionnel de l’enfermement affirmés par l’ordonnance du 2 février 1945 qui fonde la justice des enfants. Pourtant la logique de l’enfermement n’endigue en rien la récidive bien au contraire, elle socialise dans un milieu criminogène. La FSU, investie dans le collectif JU-JIE (JUstice-Jeunes Isolés Etrangers), appelle à construire des actions partout où cela sera possible, le 20 novembre 2017, journée internationale des droits de l’enfant pour dénoncer le traitement discriminatoire voir le délaissement des mineurs et jeunes majeurs isolé.e.s étrangers.

Les majeurs pris en charge ne sont pas en reste : l'augmentation de place de prison prend le pas au détriment d'une prise en charge de qualité. L'engagement financier colossal dans la lutte contre la radicalisation sans concertation préalable et aux moyens largement discutables en est le reflet. La FSU se pose en garde-fou face à l'Administration, rappelant la place de tous dans la sécurité dynamique en cette période d’État d'urgence infinie. La reconnaissance de toutes les professions de l'Administration Pénitentiaire et le caractère régalien des missions de chacun sera la première étape pour un meilleur accompagnement de nos publics, pour une administration respectueuse des droits de toutes et tous. 

La FSU s'indigne des conditions de vie faites aux migrants et du non-respect de leurs droits notamment en ce qui concerne celui de l’éducation et des poursuites d’études. Aujourd’hui un migrant sur deux est un enfant ou un jeune. En vertu du principe inscrit dans la Convention internationale des droits de l’enfant, rappelé dans le Code de l’Éducation, l’éducation est un droit pour tous les jeunes sur son territoire. Avec nombre d’organisations syndicales et associations, la FSU agit avec détermination auprès du ministère de l’Éducation nationale pour que ce droit soit garanti par des scolarisations ou des formations effectives. Elle rappelle aussi que l’État ne doit pas empêcher les migrants d’accéder aux démarches élémentaires auxquelles ils-elles ont droit mais qu’il lui revient d’héberger et d’accompagner les demandeurs d’asile. Elle dénonce la condamnation de C. Herrou, P-A Mannoni et tous les aidants, demande l’arrêt des poursuites à leur encontre et la suppression du délit de solidarité. Le gouvernement, avec l’ensemble des pays de l’Union européenne doit mettre en œuvre des politiques d’accueil dignes pour toutes et tous les migrants, respecter leurs droits et assurer leur sécurité. Il s’agit de ne pas laisser chacun des États seuls face à de telles situations qui concernent l’ensemble des états de l’Union européenne ni de mettre en œuvre ce qui s’apparente à un verrouillage des frontières. C’est là un enjeu majeur pour les démocraties. La FSU adresse une lettre ouverte à tous les élus sur la situation des migrants.

La FSU s'oppose avec les défenseurs de l’environnement, professionnels des filières d’élevage, associations de consommateurs et syndicat de travailleurs à l’application du CETA qui aurait des conséquences désastreuses sur le plan économique, social et écologique. Le gouvernement doit tenir compte des conclusions alarmantes de la Commission d’experts qu’il a désignée en exigeant la suspension. Il s'agirait également d'un gage de cohérence et de crédibilité pour son Gouvernement, engagé dans le vaste chantier des États généraux de l’alimentation. La FSU appelle à se mobiliser et à décliner la campagne nationale, européenne et internationale, « 1 million d'emplois pour le climat » pour la création de nouveaux emplois de qualité et des statuts juridiques protecteurs adaptés à la transition écologique.

Pour la FSU, cette question de la transition écologique doit être le fil conducteur des États généraux de l'alimentation. Elle entend y défendre la place de services publics (enseignement agricole, contrôle sanitaire,...) comme élément moteur des changements nécessaires des modes de production, de transformation et de distribution des produits agro-alimentaires, changements d'autant plus importants qu'ils seront la garantie d'une rémunération juste des paysans, de meilleures conditions de travail et d'une alimentation de qualité accessible à toutes et tous.

 

La FSU est signataire de l'appel « APL : pas d'économies sur le dos des locataires ! ». Avec nombre d'organisations, elle demande au gouvernement de revenir sur sa décision de ponctionner 5 euros des allocations logement, d'appliquer l’encadrement des loyers en vue d’alléger la charge des locataires, comme le prévoit la loi dans les zones tendues, de préserver l’équilibre économique à long terme des bailleurs sociaux afin qu’ils poursuivent leur mission sociale, entretiennent correctement leur patrimoine, accroissent leur production de logements sociaux et très sociaux, en particulier dans les communes qui en manquent, et relogent des ménages précaires dans de bonnes conditions.

 

En ce qui concerne les ordonnances sur le Code du travail, la FSU partage la colère et les préoccupations des organisations qui condamnent les remises en cause des droits sociaux des salariés que cette réforme génère sous couvert de flexibilité et d’adaptabilité du marché du travail. Malgré la réussite de cette journée de lutte interprofessionnelle, le gouvernement n'a pas répondu aux mobilisations du 12 septembre dernier lui demandant de revenir sur ce projet. La FSU appelle à participer aux mobilisations engagées le 21 septembre prochain selon des modalités choisies localement et dépose pour cela un préavis de grève afin d'obtenir un code du travail protecteur et des créations d’emplois de qualité.

Le risque est grand de voir des transpositions de la loi Travail se faire dans le secteur public. Déjà apparaissent des remises en cause des droits sociaux au ministère en charge de l’environnement. Le Président de l’ADEME (EPIC) écrit vouloir dénoncer les principaux accords d’entreprise (suppression de l’ancienneté ; suppression des 35 Heures). Parallèlement à l’attaque du code du travail, le gouvernement semble envisager des évolutions du système de protection sociale particulièrement dangereuses notamment en ce qui concerne les retraites. Toutes les mobilisations, sur la loi travail comme sur la Fonction publique, participent du refus de ce nouveau modèle social que le gouvernement souhaite imposer. La FSU est disponible pour une riposte syndicale la plus unitaire possible, indispensable pour faire reculer le gouvernement et obtenir un rapport de force pour gagner sur nos revendications.

 

La garantie du pouvoir d’achat de l’ensemble des retraité-es reste toujours d'actualité d’autant que le gouvernement vient d’annoncer une année blanche en 2018. Celui-ci a mis fin au gel des pensions de retraite des régimes de base avec une revalorisation de 0,8% au 1er octobre ce qui correspond à la hausse des prix de ces douze derniers mois. La FSU prend acte de cette annonce qui répond à une de ses revendications et fait suite au gel des pensions que supportent les retraité-es depuis quatre ans. Elle souhaite en voir la concrétisation sans retard. Après l’annonce de la hausse de la CSG non compensée qui concerne plus de 10 millions de retraités et la réduction de l’APL qui pénalise fortement les plus modestes, la FSU reste déterminée à faire des actions du 28 septembre un temps fort pour rappeler l’ensemble des problématiques posées aux retraité-es et demande au gouvernement de recevoir les organisations syndicales qui lui en ont fait la demande.

 

Le Parlement a prorogé pour la sixième fois l’état d’urgence et examiné un énième projet de loi anti-terroriste qui installera durablement dans le droit commun des mesures emblématiques de ce régime d’exception. La FSU continue d'exiger la levée de l’état d’urgence et réaffirme avec force son opposition à l’intégration de ces dispositions dans le droit commun. En effet, s’il est désormais établi que cet arsenal sécuritaire n’a qu’un effet très relatif dans la lutte contre le terrorisme, il porte gravement atteinte aux libertés individuelles et collectives de toutes les citoyen.ne.s. Des personnels de la fonction publique, comme les travailleur.euse.s sociaux.ales et des équipes éducatives de la Protection Judiciaire de la Jeunesse sont mis à contribution, pourtant soumis au secret professionnel, pour fournir des renseignements, des craintes, des ressentis sur des comportements suspicieux. Ceci vient nécessairement dévoyer leurs missions. Et lorsque des travailleur.euse.s sociaux.ales revendiquent des conditions d’accueil dignes pour les usagers ou défendent l’exercice de leurs missions, elles-ils sont sanctionné.es. Ainsi une éducatrice spécialisée d’une association de la Marne s’est vue récemment mise à pied pour avoir dénoncé les conditions d’accueil de jeunes migrant.es, après le suicide d’un jeune Malien mineur tandis qu’une assistante de service social du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris, militante syndicale, vient de subir une mutation autoritaire, portant ainsi atteinte aux libertés syndicales. C'est intolérable ! La FSU appelle au rassemblement pour dénoncer la mise en place d’un état d’urgence permanent le 25 septembre 2017, jour du vote définitif du texte à l’assemblée nationale.

 

La FSU, signataire de l'appel des marches Pour la paix du 23 septembre prochain, appelle à la réussite des manifestations organisées partout en France.

 

La FSU demande la libération de Salah Hamouri. Elle s’adresse aux médias pour qu’ils cessent d’occulter cet emprisonnement. Elle demande que les autorités françaises exigent d’Israël la libération de Salah Hamouri. Elle participera aux initiatives organisées dans ce cadre.

 

En octobre 2017 d’importantes initiatives se dérouleront dans le monde à l’occasion du 30è anniversaire de la Journée Mondiale du refus de la misère. Cette journée s’inscrit dans le cadre de l’éducation à la solidarité et à la citoyenneté. La FSU est partenaire des initiatives qui auront lieu à Paris à l’initiative d’ATD-Quart-Monde, notamment le 17 octobre sur le Parvis des Libertés et des Droits Humains. Elle invite ses différentes structures à concourir à la réussite de cette journée.

 

Le droit à l'avortement est aujourd'hui légiféré par chaque État de l'Union européenne. Interdit en Irlande et à Malte, très contraint en Hongrie et en Pologne, il peut être aussi remis en cause par des mesures austéritaires, par le maintien de la clause de conscience des médecins ou encore par l'arrivée au pouvoir de gouvernement conservateur. Afin d'élargir le droit à l'avortement à toutes les femmes européennes et contrer les attaques possibles, la FSU participera aux manifestions du 28 septembre : le droit à l'avortement doit devenir un droit fondamental. 

 

Lors de la manifestation du 15 août dernier sur le site de Bure pour s'opposer au projet d'enfouissement de déchets nucléaires hautement radioactifs, des militant-es et des citoyen-nes ont été blessé-es lors de l'intervention des forces de l'ordre. L'un d'entre eux risque une amputation après l'explosion à proximité de son pied d'une grenade dite « assourdissante » comportant une charge de TNT. La FSU exige de nouveau l'interdiction de l'utilisation de ces armes.

 

Pour : 102 – Contre 10 : Abs : 0 – Rdv : 2

 
 
Publié le 24/09/2017 - 18:34  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation contre la fin des contrats aidés - par Claire Billès Catherine Fuchs

 Action du 20 septembre : tous ensembles, rassemblés contre la suppression des contrats précaires !
Plusieurs centaines de collègues étaient présents au rendez-vous fixé par l'intersyndicale pour dénoncer la suppression des contrats aidés. Les syndicats de la FSU (SNUipp, SNUter, SNES) la CGT, FO, Sud, le CFDT, l'UNSA étaient représentés, ainsi que les syndicats des personnels des associations, des représentants de parents d'élèves. On comptait aussi de nombreuses personnes (beaucoup de femmes) concernées par les fins de contrat. La presse était également présente.
Enseignants, AVS, Aide administrative aux directeurs d'école (AADE,) parents, associations, tous ont manifesté leur colère devant la Préfecture :
- des AADE ont témoigné de la brutalité de l'annonce de leur non-renouvellement,
- des directeurs et directrices d'écoles exaspérés par la surcharge de travail et les dysfonctionnements engendrés par la disparition du poste de secrétaire étaient présents pour revendiquer d'autres conditions de travail
- des AVS ont exprimé leur incertitude concernant leur avenir au sein de l'Education Nationale,
- des associations ont dénoncé l'obligation qui leur était faite de mettre la clef sous la porte car elles sont dans l'incapacité de recruter d'autres types de contrat sans subvention,
- des parents d'élèves exprimaient leur inquiétude pour la sécurité de leurs enfants au sein des établissements…

Une délégation composée des organisations syndicales, des fédérations des parents d'élèves et de collègues précaires non renouvelées a été reçue en Préfecture, pour remettre environ 10 000 signatures de la pétition unitaire récoltées en seulement 10 jours, et porter nos revendications :
Le maintien et le réemploi de tous les contrats aidés
Un véritable plan de lutte contre la précarité dans la Fonction Publique
La transformation des contrats aidés en emplois pérennes.
Dans l’immédiat, un véritable plan de financement public du monde associatif.

Publié le 21/09/2017 - 08:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation des retraités - par fsu13

Retraitées, retraités du privé et du public
Pour Marseille Manifestation le Mardi 26 Septembre à 10 h. sur le Vieux Port

Les cotisations chômage et maladie des salariés vont être supprimées mais ce manque à gagner pour la protection sociale sera compensé par une augmentation de 1,7% de la CSG.

Par contre pour les retraités, il n’y aura pas de compensation puisqu’il n’y a pas de prélèvement maladie et chômage sur nos pensions.

On peut en conclure qu’à partir de 1200 euros par mois on est un retraité aisé !

Quelle incidence :

1200€/mois = -20€ oar mois soit -240 par an

1700€/mois = -26 € par mois soit – 312 € par an

On voit là que c’est loin d’être négligeable

Un rappel, les pensions sont gelées depuis 4 ans, les retraites complémentaires le sont pour 3 ans et la contribution sociale (CASA) de 0,3% est prélevée depuis 2013 pour financer la perte d’autonomie.

L’exonération de la taxe d’habitation qui ne concerne là encore que les retraités

Résultat net une baisse de notre pouvoir d’achat brutale et importante.

De plus, ce sont les retraités qui vont pour partie financer l’augmentation du pouvoir d’achat des actifs, c’est ce que ce gouvernement et le Président appellent sans doute la nouvelle solidarité intergénérationnelle ???!!!

« Et dans le même temps », les dividendes des actionnaires explosent ainsi que les bénéfices du CAC 40, plus 32,6 % en 2016 soit plus de 76 milliards distribués. Et le point fait à mi année en 2017 confirme et amplifie ces résultats !

Ce sont

Nous ne pouvons laisser faire. Nombreux parmi nous étaient dans la manifestation de ce 12 septembre, d’autres encore y seront le 21.

Les fédérations CFDT, CGC, CFTC, CGT, FA (Autonomes), FO, FSU, UNSA et Solidaires seront dans l’action le 10 octobre pour dire leur refus du gel de la valeur du point indice, du rétablissement de la journée de carence, de la perspective de 120 000 suppressions d'emplois dans la fonction publique et de la « simple compensation» envisagée pour les fonctionnaires de la hausse de la CSG, des mesures qu'elles jugent «inacceptables».

Retraités, pensionnés nous avons à manifester notre refus de ces agressions contre les actifs du public et du privé, contre celles dont nous sommes victimes.

9 organisations (CGT, CGT-FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, SUD Solidaires, FGR-FP, UNRPA, LSR, appellent à manifester le 28 septembre pour dénoncer cet ensemble de mesures.

Dans les Bouches du Rhône, pour des raisons locales, la manifestation se tiendra le :

Mardi 26 Septembre à 10 h. sur le Vieux Port

 

Publié le 18/09/2017 - 18:23  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Journée de mobilisation du 21 Septembre - par Webmaster

Décision du Bureau départemental de la FSU13

La FSU13 appelle à la mobilisation et manifestation pour le 21 septembre. Un préavis de grève est déposé nationalement. Le cadre unitaire dans le département reste le même, à savoir CGT, FSU, Solidaires, Unef et UNL.
L'objectif est de faire reculer le gouvernement sur la Loi Travail, de faire converger les luttes et de préparer la journée de mobilisation Fonction publique du 10 Octobre.
Publié le 15/09/2017 - 16:28  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Création de classe à Martigues ! - par FSU - Martigues -

Création de classe à Martigues !
Le SNUipp-FSU de Martigues se félicite de la décision du DASEN d’ouvrir une classe dans l’école Tranchier dans la deuxième quinzaine de la rentrée. Il ne manquait que 4 élèves sur 242 pour que le seuil d’ouverture soit atteint dans une école située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville et accueillant deux dispositifs ULIS.
Le SNUipp-FSU-13 était intervenu à deux reprises lors des commissions départementales de cartes scolaires pour demander une ouverture dans cette école. En effet, bien que les chiffres ne permettaient pas de rendre cette ouverture effective, nous avions invoqué des classes surchargées dans un école oubliée des REP ainsi que le principe d’inclusion scolaire qui demande aux collègues des classes ordinaires d’accueillir sur des temps plus ou moins longs des élèves de
l’ULIS.
Nos demandes syndicales ont été rejetées en février et juin mais la mobilisation des parents d’élèves, des élus locaux ainsi que des enseignants a fini de convaincre le DASEN du bienfondé de cette revendication. C’est une très bonne nouvelle pour le Service Public, accueillie avec joie par les collègues qui verront leurs conditions de travail améliorées et par les familles qui bénéficieront de meilleures conditions d’apprentissages pour leurs enfants.
Pour le SNUipp-FSU, cette ouverture de classe qui répond enfin à la circulaire du 21 août 2015, signe ainsi la pertinence d’une de nos revendications phares pour l’accueil des élèves en situation de handicap. En effet, comment faire vivre le principe d’inclusion inscrit dans la Loi dans des classes surchargées ? Notre syndicat réclame des moyens supplémentaires pour que l’inclusion scolaire ne se fasse pas au détriment des élèves et des équipes enseignantes. Pour cela nous continuons à demander partout en France la prise en compte dans le calcul des effectifs globaux de l’école des élèves d’ULIS qui sont des élèves à part entière de l’école.  

A Martigues le 11 septembre 2017
Publié le 13/09/2017 - 11:26  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué untiaire pour le 12 septembre - par Webmaster

 

Communiqué de presse  : CGT13, FSU13, SOLIDAIRES13, UNEF Aix Marseille, UNL13

 Le gouvernement Macron n'épargne aucun secteur, aucune profession, …que l'on soit jeune, retraité, actif ou chômeur, salariés du public ou du privé, nous sommes tous dans la ligne de mire du gouvernement.

 

 Dans la continuité des lois Hollande-Macron, le gouvernement veut réformer l'ensemble du droit du travail et détruire les garanties collectives comme le souhaite tant le Medef. 

 

 Précarité, flexibilité pour les salariés sont les maîtres-mots des ordonnances :

·       Avec la remise en cause du contrat de travail, la fin du CDI, la multiplication des CDD, la généralisation des contrats de chantier et la rupture conventionnelle collective, c'est l’explosion des dernières protections contre les licenciements. Un nouveau cap est franchi avec le plafonnement des indemnités, accordées aux salariés, lors de la reconnaissance de leurs droits par le tribunal des Prud’hommes.

·       Les accords d'entreprise primeraient sur les accords de branche et sur le Code du Travail, dérèglementant ainsi la durée légale du temps de travail, la rémunération des heures supplémentaires, la reconnaissance de la pénibilité et généralisant le travail de nuit et des dimanches.

·       L'employeur pourra modifier unilatéralement un accord de branche et choisir les Conventions Collectives les moins avantageuses pour les salariés.

·       Les pleins pouvoirs seront donc donnés à l'employeur, en leur permettant de signer des accords dérogatoires, sans les Syndicats, et particulièrement en utilisant les référendums organisés à leur initiative.

·       Isoler encore et toujours les salariés face aux directions avec la fusion des IRP et la disparition des CE et des CHSCT. Avec la diminution des mandats et une présence des Organisations Syndicales, cantonnées au Conseil d’Administration, c’est plus de temps de réunion avec les patrons et moins avec les salariés.

 

La casse du droit du travail ne créera de l'emploi et la baisse des cotisations sociales n'augmentera pas les salaires, bien au contraire.

 

 

Notre modèle social et sociétal est aussi remis en cause par les attaques contre la Sécurité Sociale et les Services Publics :

 

 

 

Sécurité sociale :

La baisse des cotisations sociales (Chômage et Maladie), en échange de la hausse de la CSG de 1.7 point, poursuit le démantèlement de la Sécurité Sociale. Depuis 1991, la transformation des cotisations en impôt est engagée, voulant intégrer l'assurance maladie dans le budget de l'État afin de la livrer au secteur assurantiel.

Les conséquences en seront l’affaiblissement de la Sécurité Sociale, avec un risque de dégradation de la qualité des services et une augmentation de leurs coûts. Cela conduira à creuser encore plus les inégalités et, notamment, à développer un système de santé à 2 vitesses, alors qu’un quart des français renoncent aux soins faute d’argent.

 

Les annonces faites concernant une réforme sur les retraites visent à transformer notre système par répartition, solidaire et intergénérationnel, en un système individualisé par capitalisation. Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé la fin des régimes spéciaux pour 2018.

 

 

 

Services publics :

Au travers du projet de loi de Finance 2018, Emmanuel MACRON et son gouvernement vise un nouveau plan d'économie de 60 millions d'Euros entrainant :

·       Le gel du point d'indice pour 2017 et 2018, l’augmentation de la CSG sans garantie de compensations pour le pouvoir d'achat, la baisse du pouvoir d’achat des retraités,

·       la généralisation de l'individualisation des carrières et des rémunérations, la réinstauration du jour de carence, la remise en cause du calendrier des mesures de réévaluation des grilles indiciaires,

·       la suppression de 120 000 postes (50 000 dans la Fonction Publique d'État et 70 000 dans la Territoriale), la suppression des missions assurées par des emplois aidés,

·       La baisse des dotations aux collectivités locales, l’aggravation des disparités d'un territoire à l'autre et des inégalités d'accès aux soins, au logement, à l'éducation,…

 

Toutes ces annonces d’austérité sont faites alors même que la France se place au 1er rang du montant des dividendes versés aux actionnaires (40.6 milliards) !

 

La CGT 13, la FSU 13, Solidaires 13, UNEF Aix Marseille et UNL 13 appellent, les salariés, jeunes, retraités, privés d’emploi, à se mobiliser le 12 septembre,

 

·       Contre la casse :

                        - du droit du travail

                        - de la Sécurité Sociale

                        - des Services Publics

·       Pour :

            - la création d’emplois, l’augmentation des salaires,

            - le développement des Services Publics répondant aux besoins de tous

            - une Sécurité Sociale solidaire

 

           

 

 

Tous ensemble, mobilisés, en grève, en manifestation,

Mardi 12 septembre 2017

10h30 - Vieux-Port – Marseille

Unis et déterminés imposons le progrès social

Publié le 13/09/2017 - 10:52  Prévisualiser  Imprimer l'article 

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