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Bernadette Groison, nouvelle secrétaire générale de la FSU
Bernadette Groison, professeur des écoles, membre du SNUipp, a été élue, nouvelle secrétaire générale de la FSU, vendredi 5 février au matin. Elle succède à Gérard Aschieri qui a assuré cette responsabilité pendant 9 ans.
Bernadette Groison, 48 ans, professeur en école maternelle dans la banlieue parisienne, prend la tête de la Fédération syndicale unitaire (FSU) après Gérard Aschieri, avec comme mandat de rapprocher l'organisation d'autres syndicats, sous des formes encore à définir. La nouvelle secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, a assuré que son organisation allait être "à l'offensive" sur les retraites et a renouvelé auprès d'autres syndicats son appel à "travailler en commun", en clôturant vendredi à Lille les débats du 6e congrès de la FSU. Bernadette Groison, élue vendredi matin à la tête de la première fédération de l'Education et de la Fonction publique d'Etat, a énuméré les "sujets lourds" qui attendent la FSU, et en tout premier lieu, a cité "la question des retraites".
"Nous devons être à l'offensive sur cette question afin d'être en capacité de peser sur les choix qui seront faits", a-t-elle affirmé dans son discours.
"La FSU s'engage à mener une grande campagne d'opinion afin de ne pas se laisser piéger ni par un calendrier ni par un débat décidé à l'avance", a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, Bernadette Groison a invité à "chercher ce qui rassemble plutôt que ce qui divise". A cette fin, "notre congrès renouvelle son appel à travailler en commun avec tous ceux qui le souhaitent", a-t-elle lancé, rappelant que "c'est un atout majeur pour imposer des transformations sociales".
Faisant le constat que les "réformes régressives proposées" par le gouvernement "nous placent en situation de dire non", davantage que de "proposer", Bernadette Groison a pour autant appelé à ce que la FSU soit "une force de propositions incontournable et indispensable".
La nouvelle secrétaire générale a aussi invité à "inventer de nouvelles pratiques et conjuguer mieux actions et propositions".
"La défense et le développement des services publics", la poursuite des actions dans l'Education, la défense des droits et libertés, les questions environnementales sont parmi les autres "défis" cités par Bernadette Groison.
En particulier, elle a dénoncé le projet de décret de la loi sur la mobilité des fonctionnaires (qui pourrait permettre leur licenciement, ndlr) qui constitue selon elle "une remise en cause inacceptable des statuts de la Fonction publique".
En interne, "gagner des syndiqués", être "attentifs aux jeunes collègues qui entrent dans le métier", travailler à la "place des femmes" au sein de la FSU et mettre en place un "secrétariat national élargi" sont parmi les "préoccupations" de la fédération.
Bernadette Groison déclarait sur le site du congres de la FSU : "Beaucoup attendaient la FSU cette semaine sur la question de l’avenir du syndicalisme. Nous avons réaffirmé la définition de notre U. Ce U qui ne se limite pas au mot Unique (quoique…) mais qui signifie bien Unitaire. Ce U nous conduit aussi à relancer un appel à toutes les organisations syndicales qui souhaitent travailler avec nous. De nombreux rendez-vous nous attendent dès la fin de ce congrès et nous y sommes prêts".
Pour retrouver le journal du congrès national cliquer ici.
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La FSU a accueilli Bernard Thibault secrétaire général de la CGT lors de son congrès national
Déjà présent lors du congrès de Marseille en 2007, Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, est intervenu mercredi après-midi devant les congressistes. Nous avons profité de sa présence pour lui poser trois questions.
Quel bilan tirez-vous du travail en commun engagé avec la Fsu, notamment le colloque organisé sur la formation tout au long de la vie ?
Nous dressons un bilan très positif de ce genre d’initiative. Elle reposait sur une démarche partagée, sans projets ni prétentions cachés de la part de nos organisations, malgré le contexte de changement des règles de représentativité syndicale. Chacune de nos organisations est consciente qu’une part de la réussite syndicale repose sur la capacité des syndicats à travailler en commun. Le syndicalisme français est fragile numériquement mais très influent socialement comme le prouve sa capacité à mobiliser et entraîner des millions de salariés comme en 2009. Notre crédibilité passe par notre capacité à se rassembler et à viser des objectifs communs face à ce gouvernement. Ajouter de la division revient à multiplier les handicaps pour arriver à nos fins.
La prochaine initiative sur la petite enfance entre la CGT et la FSU sera l’occasion de mesurer si nous pouvons aller encore plus loin dans ce type de coopérations et d’échanges, sans inquiétude sur des arrières pensées concernant les structures de nos organisations, contrairement à ce que font d’autres syndicats qui sont dans une approche mercantile voire électoraliste. Nous devons pouvoir en débattre et approfondir ce type d’initiative de manière sereine et constructive.
Comment envisagez-vous l’évolution du paysage syndical ?
Il évoluera sous l’influence des nouvelles règles en matière de représentativité syndicale qui permettent enfin aux salariés de décider, à travers les élections professionnelles, de leurs représentants à la table des négociations et des conditions dans lesquelles les accords doivent être appliqués. Les accords minoritaires ont plombé durant des décennies la crédibilité même de la représentation syndicale. Cette modification renforce donc l’exigence de démocratie mais ne résout pas le défi de la syndicalisation. Toutefois, elle peut contribuer à réhabiliter l’intérêt de l’engagement syndical et recrédibiliser la représentation syndicale qui n’apparaît plus comme un outil institutionnel.
Après la grève du 21 janvier, quelles seront les prochaines échéances pour les salariés ?
La réalité sociale et économique n’est absolument pas celle décrite par le Président de la République. La réalité, c’est celle du chômage, de la baisse du pouvoir d’achat, de la débandade des services publics…S’ajoute à cela une culpabilisation systématique des fonctionnaires. Et après les mauvais coups sur les retraites de juillet 1993 et 2003, nous ne sommes pas à l’abri d’un nouveau mauvais coup pendant l’été 2010.
Les défis sont donc devant nous et il n’y a pas de raisons d’attendre. Par contre, il est de la responsabilité des syndicats d’offrir un cadre d’expression et de mobilisation adapté sur les retraites. La philosophie des mesures envisagées est déjà arrêtée mais elle ne sera pas annoncée avant les échéances électorales. La prochaine intersyndicale devra aborder la perspective d’une prochaine mobilisation unitaire interprofessionnelle dont nous avons tous besoin.
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La FSU a accueilli Annick Coupé secrétaire général de Solidaires lors de son congrès national
Annick Coupé, porte parole de l’Union syndicale Solidaires était présente au congrès de la FSU mercredi. Avant son intervention devant le congrès, elle a accepté de répondre à nos questions.
Quel bilan faites-vous du travail mené en commun avec la FSU ?
Annick Coupé : Nous partageons des positions communes sur les grands enjeux sociaux. Nous avons engagé un travail entre la FSU et Solidaires sur la question écologique, une vraie question syndicale, avec la conviction que nous devons articuler enjeux sociaux et enjeux environnementaux. Croiser les réflexions et les appréciations devraient nous permettre d’avoir une analyse plus pertinente et de faire partager ces questions avec la majorité des salariés. Au-delà de ce thème, nous avons des démarches communes comme à l’occasion des Etats Généraux des services publics ou de la grève du 21 janvier. Nous travaillons aussi ensemble sur la question des sans-papiers, au sein de RESF et sur la question des femmes.
Comment envisagez- vous l’évolution du paysage syndical ?
A.C : malgré l’éclatement du paysage syndical et des positions différentes, voire divergentes, il faut trouver les espaces de débats intersyndicaux.Il est évident que nous sommes plus proches de certaines organisations que d’autres, nous l’avons constaté lors des mobilisations récentes. Nous n’excluons personne de la discussion mais nous nous retrouvons plus avec certaines organisations qu’avec d’autres. C’est le cas avec la FSU et la CGT sur certaines campagnes. Nous sommes prêts à élargir les travaux à venir avec la FSU, sur les questions du partage des richesses et des retraites par exemple, à d’autres organisations comme la CGT.L’avenir et la recomposition du syndicalisme ne doivent pas se faire sur « une base alimentaire » pour être seulement plus représentatif. Il faut discuter sur des contenus forts : le rôle du syndicalisme, comment répondre aux nouvelles structures du salariat et en particulier à la précarité, l’éclatement des statuts, les questions internationales.
Face aux offensives de ces dernières années, le syndicalisme a du mal à montrer son efficacité. Quelle stratégie d’action pour redonner du crédit à l’action syndicale et collective ? Comment redonner envie aux salariés de se syndiquer et de s’organiser ? Se posent alors des questions de stratégie : sommes-nous dans un syndicalisme d’accompagnement ou plutôt dans une perspective de transformation sociale ? C’est à partir de ces débats que nous voulons penser l’avenir du syndicalisme. S’il y a des rapprochements, ils se feront sur du contenu.
Quels vont être les grands enjeux à venir ?
A.C : Nous sommes dans un contexte de régression, de restriction des libertés et de dynamitage du service public. Le gouvernement a décidé d’avancer sur la réforme des retraites. Quand Nicolas Sarkozy dit qu’il va garantir le niveau de retraite c’est une hypocrisie totale. Nous savons tous que l’allongement du nombre d’annuités aura des répercussions sur le niveau des retraites. Ne plus retenir les six derniers mois pour le calcul des fonctionnaires a le même objectif .Enfin, le chômage continue de grimper, les règles d’indemnisation sont de plus en plus contraintes et dans quelques semaines des centaines de chômeurs vont arriver en fin de droits et basculer sur le RSA sans aucune réponse des pouvoirs publics.
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La FSU 13 au congrès national de Lille : Plus nombreux que les Lillois ?
6+5+3+1... Les marseillais sont là !
Trois ans après le congrès de Marseille, les gentils organisateurs d’alors ont fait la route jusque dans le Nord. Le secrétariat départemental FSU13 dispose de six délégués. Jean-François, Alain, Christophe, Florimond, Laurent, Stéphane se sont donc répartis les 4 thèmes du congrès pour porter les mandats votés par le congrès départemental. Pas très féminins tout ça, pourrait s’offusquer la commission femmes. « Ce n’est pas de notre fait » répond-on d’une seule voix, masculine, sur la travée de la SD13. Car Anne, Béatrice, Sylvie, Céline et Corinne sont présentes sur la délégation SNUipp. Et la délégation SNES a aussi fait appel à Josiane en plus de Jean-Paul et Laurent. Parmi les marseillais, il y a aussi Angelko dans la délégation SNEP, Georges, Frédéric et Elisabeth dans celle de l’UNATOS, Alain et Corinne dans celle du SNUCLIAS. Mais Pierre et Dany sont aussi venus pour « Emancipation » et Yacha, Emmanuelle et Bernard au titre de PRSI… De là à dire qu’ils ont y pris goût il y a trois ans !