Méditerranée quel avenir ?
L’Union pour la Méditerranée, un enjeu important qui nécessite des effets concrets.
L’Union pour la Méditerranée a vu le jour en juillet à l’occasion du sommet de Paris. Après le processus de Barcelone datant de 1995 et aux effets décevants, cette nouvelle coopération unissant l’Europe et les pays méditerranéens vise "à construire ensemble un avenir de paix, de démocratie, de prospérité et de compréhension mutuelle" selon sa déclaration officielle. Elle s’appuie pour l’instant sur des priorités (dépollution de la Méditerranée, autoroutes maritimes et terrestres, protection civile, plan solaire, université euro-méditerranéenne et programmes d’échange d’étudiants, soutien aux entreprises, sécurité alimentaire, tourisme, gestion de l’eau) qui ont vocation à donner des effets concrets. Elles ne sont pas encore traduites en termes détaillés et financiers. Du coup, la première difficulté viendra très certainement du côté des financements. Pourtant l’importance de l’enjeu nécessite que les moyens de sa réussite soit mis à disposition.
La région a besoin d’une politique méditerranéenne de paix et de développement, de relations partenariales d’une égale dignité avec l’Union Européenne.
Pour la FSU, elle doit également avoir des effets perceptibles en matière d’éducation, d’emploi, de démocratisation, de droits de l’homme, de libertés, et d’immigration.
Octobre 2008