la FSU 13 a renouvelé sa convention de partenariat avec le théâtre Gyptis à Marseille. Dans ce cadre, le Théâtre Gyptis garantit aux adhérents de la Fédération Syndicale Unitaire ou à leurs invités le bénéfice d'avantages spécifiques (Tarifs privilégiés, possibilités d'accueil pour les répétitions publiques d'un spectacle et de rencontre avec les équipes de création)
Je voudrais d'abord saluer ceux qui ont pris l'initiative d'organiser, ici à Marseille, ce meeting qui nous permet de nous retrouver et de nous faire une nouvelle fois entendre sur le dossier des retraites. Je voudrais vous dire aussi ma satisfaction de retrouver ici les 5 organisations syndicales qui mènent ensemble les mobilisations depuis des mois déjà. Tout le monde est là. Ce n'était pas gagné d'avance. Ce n'est d'ailleurs pas le cas partout. Mais nous avons su trouver ici à Marseille depuis plusieurs années déjà plus de points de convergences entre nous que de divergences, plus d'intérêt pour les salariés à la convergence qu'à la divergence. Et je vous le dis sans mystère, nous allons continuer.
Et cela est d'autant plus nécessaire que nous sommes sous le coup d'une communication de division : de division entre les professions, d'individualisation, d'effets retards, mais aussi une politique de parcellisation, une info ici, une autre là, une 3ème pour les médias... Nous avons contesté la méthode. Nous avons contesté le calendrier. Et nous travaillons ensemble sur le dossier pour approfondir les questions en débats, construire des convergences fortes, établir des contre-feu et mener, amplifier la campagne d'opinion, refuser l'inéluctable, redonner de la confiance.
C'est nécessaire parce que nous sommes sous le coup d'une déferlante médiatique et politique. La valse des milliards assomme l'opinion publique et répand le catastrophisme. Disparue la question sociale, disparus les choix de société. L'avalanche des chiffres, l'empire de la nécessité écrasent tout.
Quelle société ? Quelle répartition des richesses ? Quelles solidarités ? Quelle répartition du temps de travail et du temps libre dans la journée, l'année, la vie ?Quel rapport au travail ? Quelle place pour chacun ? Pour faire une réforme il faut avoir le courage de traiter les vraies questions. Or, le gouvernement tente d'enfermer les débats dans des questions techniques et financières qui écartent tout débat de fond.
Nous avons demandé un bilan des réformes précédentes parce que nous avons bien vu qu'elles ont toutes conduit à une forte dégradation et à la baisse des pensions. Nous avons fait des propositions de financements nouveaux. Nous avons rappelé l'importance d'une politique de l'emploi, d'une politique salariale et d'une politique de l'investissement. Parce que la question n'est pas de savoir quel est le rapport démographique entre personnes en âge de travailler et retraités mais de savoir combien de personnes en âge de travailler sont employées et quelles richesses elles produisent. Nous avons également insisté sur la situation des jeunes qui entrent de plus en plus tard dans la vie active et nous avons dit que nous voulions voir prises en compte les années d'étude, de chômage et de précarité.
Parce que ce que nous voulons c'est franchir le mur médiatique. Ce que nous voulons, c'est faire entendre qu'il est possible de faire autrement que de retarder l'âge de départ à la retraite ou de dégrader le niveau des retraites.
Je voudrais enfin parler du tabou de cette réforme. Des discussions en parallèle. Un contenu toujours pas dévoilé. Une prudence de façade qui sent la bombe à retardement. Les agents de la fonction publique, les fonctionnaires sont le tabou de cette réforme.
Impossible encore aujourd'hui, à cette heure de connaître la traductionconcrète du principe d'harmonisation public/privé annoncé. Impossible d'en savoir plus sur les 6 derniers mois même si ce sont les particularités d’évolution des salaires des fonctionnaires au cours de leur carrière qui les justifient. Impossible de voir se dégager des avancées pour les agents de la FPT dont près de la moitié ne touche que le minimum garanti à la retraite. Chacun comprendra, les choses étant ce qu'elles sont, qu'il est pourtant essentiel pour les citoyens d'être assurés que les fonctionnaires soient garantis d'une rémunération comme actif ou comme retraité qui leur fasse repousser toute tentative de corruption et se consacrer ainsi exclusivement aux missions d'intérêt général.
Les réunions se succèdent et rien de fondamental ne sort. Ou plutôt si : après le gel des salaires depuis 10 ans, le gouvernement français, pour faire comme les autres en Europe, va très certainement décider de baisser les salaires des fonctionnaires. Comment ? Tout simplement en alignant le prétendu taux de cotisation retraite sur le privé. Prétendu taux de cotisations parce qu'en réalité pour les fonctionnaires de l'Etat, cette cotisation est fictive. L'Etat qui ne cotise pas pour lui même fera ainsi d'une pierre 2 coups. Faisant mine d'agir sur la question les retraites, il tranchera en réalité dans le débat salarial.
Alors, certes nous ne sommes pas en 1995. Nous ne sommes pas en 2003. Et les configurations aussi bien syndicales que politiques sont différentes. Mais avec des fonctionnaires au bord de la rupture, une crise sociale qui s'étend et une unité syndicale confirmée, ce gouvernement est peut être en mesure de donner une nouvelle année de référence au mouvement social.
Et ça, c'est avec vous. Avec nous tous. Ensemble que nous le ferons !
Date de création : 07/06/2010 - 22:43
Dernière modification : 07/06/2010 - 22:43
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Non à la politique du pilori, manifestation du 4 septembre à Marseille 13 juillet, jour du conseil des ministres sur les retraites, plusieurs centaines de manifestants (CGT - CFDT - FSU - UNSA et Solidaires) rassemblés devant la Préfecture de Marseille avec une sardinade au menu 28 juin action unitaire (CGT et FSU) des travailleurs sociaux au Palais du Pharo lors des assises nationales de la Protection de l'enfance