la FSU 13 a renouvelé sa convention de partenariat avec le théâtre Gyptis à Marseille. Dans ce cadre, le Théâtre Gyptis garantit aux adhérents de la Fédération Syndicale Unitaire ou à leurs invités le bénéfice d'avantages spécifiques (Tarifs privilégiés, possibilités d'accueil pour les répétitions publiques d'un spectacle et de rencontre avec les équipes de création)
CTPA du 26 mai 2010 - Formation des enseignants : Intervention de la FSU
Monsieur le Recteur,
Cette intervention portera principalement sur l'organisation et le contenu de la formation des enseignants stagiaires pour la rentrée. Nous sommes à quelques semaines de la fin de l'année scolaire et nous avons besoin de faire la clarté sur cette situation pour laquelle nous n'avons que des informations parcellaires, incomplètes et parfois contradictoires.
Vous savez la contestation que nous menons depuis 2 ans pour l’abandon et la remise à plat de la réforme de la formation des enseignants
Elle a donné lieu encore dans ces derniers jours à des actions et interventions dans le cadre du CSE, du CTPM notamment à propos du projet d’arrêté et sa circulaire d’application mais aussi à une journée d’initiatives pas plus tard que jeudi dernier et la pétition que nous avons lancé ensemble avec nos partenaires a recueilli près de 100 000 signatures.
Vous savez que cette contestation s’appuie sur la nécessité d’avoir une formation initiale de qualité si nous voulons empêcher ce que nous considérons comme un gâchis humain et professionnel.
Vous savez que nous ne sommes pas les seuls puisque sur ce sujet précis, un ancien ministre, Luc Ferry, dans le monde de l’éducation, distribue les mauvais et les bons points. Les mauvais points pour « la réforme calamiteuse » de la formation. Il y est également question de petits pieds et de grenade dégoupillée et de se plaindre d’une « réforme inspirée par le seul souci budgétaire ». Vous avez du voir aussi la distribution des bons points. Nous aussi.
Vous savez aussi qu’à la FSU nous considérons qu’il s’agit d’un dossier complexe. Il nous arrive même de nous le dire entre nous. Mais c'est aussi la raison pour laquelle nous considérons qu'elle doit être pensée avec l’ensemble des acteurs, tenir compte des particularités de chaque degré d’enseignement, tout en cherchant à construire une culture commune.
Pour dire vrai nous considérons aussi depuis le premier jour, que ce faisant, cela doit déboucher sur une revalorisation de l’ensemble des membres de l’équipe éducative à laquelle nous vous associerions bien volontiers vous, vos collaborateurs s’il n’y avait les propos de M. Fillon annonçant des décisions difficiles à venir, un gel des dépenses publiques et autre plan d'austérité dont il faut taire le nom.
Pour en venir plus particulièrement au sujet du jour :
Nous vous avons signalé notre attitude contre la circulaire sur l’année de fonctionnaire stagiaire parce qu’entre autres elle conduit à l’absence de cadrage national de la formation disciplinaire et professionnels des futurs enseignants.
Nous avons dû jusque là nous appuyer sur un certain nombre d’engagements oraux comme par exemple : la répartition du temps de service la première année avec le tiers temps de formation, la prise en charge par les maîtres formateurs dans le 1er degré,… mais nous voyons bien que tout cela peut-être instable. Pourtant nous voulons les voir confirmer concrètement sur le terrain pour la rentrée.
Nous voyons bien que ce qui se prépare en général dans le pays est fait à coup de bricolage et de désengagement et pour tout dire, nous avons le sentiment qu'ici, il y a une tentation de préserver, d’exercer une vigilance ou même de répondre à un certain nombre de remarques que nous avons pu faire jusque là. Nous considérons que la tenue de ce CTPA en une . Ce que nous croyons avoir compris de la situation à venir de l’IUFM d'Aix-Marseille semble en être aussi une autre. La recherche locale de réponse à notre remarque de nécessité de formation sans attendre également même si depuis elle a été retenue comme possibilité sur le plan national pour le premier degré, tout comme les modalités d’accueil avant même la rentrée aussi bien au plan académique que dans les départements selon le niveau d’enseignement.
Nous avons donc vu la surface que l’IUFM se dégage en partenariat avec les universités dans le cadre des masters conduisant aux métiers de l’enseignement avec le master des métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation et les spécialités « enseignement et formation » dans les maters disciplinaires et qui pourrait conduire à assurer le maintien du site de formation au moins aixois.
Nous vous demandons donc ce qu’il va advenir concrètement de l’IUFM et de ses sites, de son rôle dans la formation des stagiaires et des titulaires et de l’avenir des personnels dont vous avez la gestion et qui y sont affectés.
La situation des écoles annexes et d’application doit également être éclaircies. Il y a le cas particulier de celle des Hautes-Alpes dont la fermeture est évoquée. Il y a plus globalement une clarté à faire sur leur avenir, comme sur celui des IMF et des conseillers pédagogiques.
Nous avons vu que dans le premier degré, les stagiaires seront accueillis en septembre et octobre dans des classes sans être en responsabilité et qu’ils seront ensuite nommés sur des postes de remplaçants et que ce n'est que là qu'ils auront alors accès à la formation.
Vous savez que pour nous les stagiaires doivent être accueillis par des maîtres formateurs titulaires du CAFIPEMF. Il nous semble que le vivier de ces personnels est suffisant sur l’académie et au sein des départements pour accueillir l’ensemble des stagiaires. Nous ne comprendrions pas un autre choix et vous avez les moyens encore à cette date d'interroger chaque titulaire du diplôme de formateur.
Nous avons bien vu qu'un recensement des MAT volontaires avait été réalisé. Ce recensement nous oblige à vous interroger sur la présence possible des étudiants dans les établissements. Va-t-il y avoir des étudiants en responsabilité dans les classes l'année prochaine ? La question vaut pour tous les niveaux d'enseignement.
Dans le second degré, comme dans le premier degré, nous souhaitons que les stagiaires bénéficient d’un temps de décharge pour pouvoir suivre leur formation.
Pour les deux niveaux d’enseignement nous souhaitons des décharges pour les tuteurs et les maîtres formateurs.
Nous avons enfin visiblement un différend sur les rendez-vous pris en compte dans le cadre du tiers temps : les 12 semaines. Nous ne considérons pas que les 7 semaines d’accueil dans les écoles pour le 1er degré, ni le temps passé avec le tuteur dans le second degré doivent être comptabilisés dans les 12 semaines de formation du stagiaire, sans quoi il ne lui reste plus que 5 semaines effectives de formation.
La formation doit articuler disciplinaire etprofessionnel, ce qui ne peut se limiter ni à l’accompagnement sur le terrain, ni à la seule gestion des conflits.
Nous souhaitons donc que cette articulation soit prise en compte, dans un rythme régulier et qu’une réelle mutualisation soit permise par le regroupement des stagiaires.
Cette réforme a atteint un niveau d'opposition rare. Elle est devenue un véritable labyrinthe aussi bien pour les étudiants, les nouveaux recrutés que pour les formateurs. Vous avez, du coup, localement de vraies possibilités de choix d'organisation, d'aménagements et de donner une visibilité globale et cohérente à tous.
Mme Marly du SNASUB interviendra sur la situation indemnitaire des agents administratifs et
nous souhaitons un .clairage, dans le cadre des questions diverses sur les établissements CLAIR
et l'expérimentation des rythmes scolaires.
Date de création : 29/05/2010 - 18:55
Dernière modification : 29/05/2010 - 18:55
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