la FSU 13 a renouvelé sa convention de partenariat avec le théâtre Gyptis à Marseille. Dans ce cadre, le Théâtre Gyptis garantit aux adhérents de la Fédération Syndicale Unitaire ou à leurs invités le bénéfice d'avantages spécifiques (Tarifs privilégiés, possibilités d'accueil pour les répétitions publiques d'un spectacle et de rencontre avec les équipes de création)
La FSU est engagée dans un mois de janvier d'action. Elle appelle à la grève et aux manifestations du 21 janvier pour l'ensemble de la Fonction Publique. Elle développe un plan d'action dans l'Education qui la conduit dès la rentrée dans le second degréet notammentà partir du 14 janvier à organiser des initiatives à l’appel de ses syndicats dans les collèges et lycées, à mettre en exergue les questions d'Education dans les cortèges de la Fonction Publique le 21 et à organiser le 30 janvier une manifestation nationale pour l’Education.
Ces décisions font suite à une série de rencontre unitaires fin décembre ou les fédérations de fonctionnaires CGT, FSU et Solidaires ont décidé de lancer ensemble un appel à l'action dans la fonction publique en janvier et à une journée de convergence desluttes avec grève et manifestations le 21 janvier. La plateforme porte notamment sur l'emploi, les salaires, les réformesrégressives et la loi mobilité... Elle s'inscrit à une date où initialement la CGT, la FSU et SUD des territoriaux avaient décidé d'une action unitaire concernant la réforme des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle. Elle permet de rassembler l'ensemble de la FSU.
Pour la FSU il s'agit de donner des suites à la grève du 24 novembre qui avait montré des difficultés de mobilisation, même si ici à Marseille, la participation des personnels de l'Education convergeant avec l'intersyndicale des postiers avait donné lieu à une manifestation dynamique et remarquée, détonnant avec le reste du pays, et de tenter d'élargir l'unité et la mobilisation sur les questions de l'Education et des services publics.
Sur le plan Fonction Publique, les autres organisations présentes lors des réunions unitaires nationales (UNSA, CFDT, FO) tout en reconnaissant que les raison d'agir étaient bien là ont affirmé ne pas avoir de mandat pour l'instant leur permettant d'appeler à une telle action en janvier. La CGC a fait connaître son sentiment de ne pas sentir de mobilisation possible dans cette période. La CFDT a signalé que son refus de s'exprimer sur le 21 durant le mois de décembre ne signifiait pas qu'elle écartait toute participation à cette journée d'action.
Une réunion des fédérations de l'EN a eu lieu après celle des fédérations de la FP qui n'a pas permis d'aboutir à un appel plus large pour cette date, hormis l'accord réitéré de la CGT et de Solidaires, à la fois pour des raisons liées à la plateforme (lycées notamment) et parce qu'UNSA et SGEN ne souhaitaient pas une action de ce niveau en janvier et lui préféraientdes initiatives avec les 24 du groupe de partenaires d'un "Pays, une école, une avenir" tandis que FO trouvait insuffisante la journée du 21.
La FSU consciente que le caractère réduit de l'unité pouvait être un frein a l'unité a acté malgré tout les 3 rendez-vous d'action dès la rentrée avec des initiatives multiples dans le second degré avec la date du 14 comme référence, la grève unitaire faisant apparaître le caractère éducation le 21 et la manifestation à Paris le samedi 30.
Localement, le SNES qui a pris les devants réserve 400 places de TGV aux départs de Marseille, Aix et Avignon pour un tarif autour de 100 euros la place. Il nous faut donc organiser l'investissement fédéral pour ce rendez-vous.
Au côté du texte d'appel FP qui face à la politique destructrice du Gouvernement rappelle les revendications générales :
·de créer les emplois nécessaires et de donner les moyens aux services publics de répondre aux besoins croissants de la population partout sur le territoire ;
·de revenir sur les suppressions au budget 2010 et pourvoir aux remplacements des départs en retraite ;
·d’assurer le maintien et la progression du pouvoir d’achat de tous les personnels par l’augmentation du point d’indice et une reconstruction de la grille ;
·de revenir sur toutes les réformes régressives ;
·d’abroger la loi dite de « mobilité » ;
·de prendre des mesures pour combattre la précarité.
Se trouve maintenant un texte Education qui revendique :
-Contre le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraiteet la suppression systématique de dizaines de milliers de postes, contre la RGPP et ses conséquences sur les services et les missions
-Pourla création de postes répondant aux besoins du service public et assurant l’amélioration des conditions de travail et d’étude
-Pour l’abandon de l’actuelle réforme de la formation des maîtres, de ses textes d’application concernant la formation et la négociation d’une tout autre réforme
-Pour le retraitde la réforme des LP, des projets actuels de réforme des lycées et de la gouvernance des établissements du second degré et la reprise des discussions sur d’autres bases
-Pour l’arrêt de la déstructuration du service public d’Enseignement Supérieur et de Recherche (universités, CNRS et autres organismes, …)
-Pour une véritable politique de l’éducation prioritaire qui assure partout le droit à une éducation de qualité et à la réussite
-Pour l’abandon de la suppression des cartes scolaire et universitaires
-Pour la revalorisation de l’ensemble de nos métiers, la requalification des emplois,la défense de nos statuts, la résorption de la précarité
-Contre les logiques d’individualisation de la gestion des carrières, de mise en concurrence des individus et des services
D'autant que nous avons maintenant connaissance des suppressions de postes sur notre académie avec 345 suppressions dans le second degré en tenant compte de la suppression des stagiaires, 34 d'agents administratifs et l'insuffisance de la dotation du 1er degré qui, avec 40 postes, ne couvre pas la soixantaine nécessaire pour continuer à décharger les directeurs d'écoles à 4 classes comme cela pouvait se faire jusque là par les PE en stage filé et laisse entrevoir une hémorragie sur la formation continue. Au-delà, il faut comprendre que le détachement massif de postes de PE en surnombre dans le second degré est interprété avec défiance comme une manoeuvre du gouvernement.
Tandis que le texte unitaire initial de la FP territoriale rassemble autour des exigences de :
- retrait des projets actuels de réforme territoriale et de suppression de la taxe professionnelle.
- le maintien et le renforcement des garanties statutaires pour assurer aux citoyens un service public égalitaire, ce qui passe notamment par l’abrogation de la loi dite de mobilité.
- un vaste débat citoyen, avec les personnels et les usagers, sur l’organisation des missions publiques en préalable à toute réforme.
- une refonte de la fiscalité locale permettant le financement pérenne des missions et de l’emploi, et la résorption des inégalités de ressources entre collectivités.
- le rattrapage des pertes de salaire et l’augmentation significative de la valeur du point d’indice.
- une loi de titularisation pour les près de 30% d’agents non titulaires de la Fonction publique territoriale.
Le rendez-vous unitaire du 21 vient de connaître l'arrivée d'un nouveau venu avant-hier : l'UNSA Education qui annonce sur son site depuis lundi qu'il appelle les personnels à se mettre en grève le 21 janvier pour dénoncer :
- le manque de moyens accordés aux écoles, collèges et lycées pour la rentrée 2010 ;
- les conséquences de la réforme du recrutement des personnels d’enseignement et d’éducation ;
- la désectorisation qui ghettoïse les établissements.
Du côté de l'UD CGT, si on considère que la journée d'action est une journée des fédérations de la FP dans laquelle la CGT s'engage pleinement, des discussions ont lieu pour étudier une éventuelle expression ou investissement de l'UD ce jour là.
Nous avons convenu de reprendre contact après la CE de l'UD lundi après-midi pour organiser soit avec leur représentant des fédérations de la FP soit avec l'UD, un rendez-vous de préparation du 21 vous avec les autres partenaires.
Autour des rendez-vous présentés pour le mois de janvier, il faut avoir à l'esprit la lutte que mène nos camarades du SDU du conseil général autour du SPU (service de procédure d'urgence) pour protester contre le transfert à une association de ce service important d'hébergement notamment pour les jeunes vulnérables, les femmes seules avec enfant victimes de violences conjugales.
Il y a eu aussi les différents préavis engagés par le SDU sur la ville de Marseille et les services de la CUM concernant les évolutions de carrières et le nettoiement fin décembre.
Il y a la situation à Pôle emploi où la dernière réunion d'infos syndicale à la mi-décembre à rassemblé 180 personnes à Marseille, laissant ainsi présager une bonne nouvelle électorale lors du scrutin du 19 janvier.
Il y a également le rendez-vous de demain pour les agents de l'inspection académique et du rectorat avec une élection pour un nouveau CTP des services académiques.
Il faut également avoir à l'esprit les mobilisations qui au niveau national se sont trouvées confrontées à une résistance forte aussi bien du côté patronal que gouvernemental à laquelle les salariés et les chômeurs semblent s'habituer malgré l'apparente défaveur de l'opinion publique que semble rencontrer le Président de la République selon les différentes enquêtes d'opinion.
On a pu voir ainsi les agents de la RATP cesser leur grève sans obtenir satisfaction faute de ne pas avoir réussi à faire partager leurs revendications avec l'opinion publique tout en étant confrontés à une direction qui a tenu ferme.
On peut ainsi constater le comportement du gouvernement qui refuse de bouger sur le dossier des sans papiers.
Le contexte de crise pourrait pourtant favoriser un développement des luttes. Les prévisions socio-économiques montrent que 2010 connaîtra une aggravation de la situation en particulier sur les questions d'emploi. 300 000 disparitions d'emplois supplémentaires sont prévues en 2010 et un million de chômeurs devrait arriver en fin de droits.
Mais l'intersyndicale qui déjà était passée de 8 à 7 ne se réunit plus après l'échec des discussions de fin d'année notamment autour d'un texte sur le budget. Il y a une tentation chez certaines organisations syndicales à mettre Solidaires à l'écart de l'intersyndicale. Il faut dire également que la période des congrès successifs (UNSA, CGT, FSU, CGC, CFDT,..) provoque une période de latence tant chacun tente de se projeter dans un paysage syndical en évolution.
Ce n'est pas le choix que nous avons fait à la FSU puisque nous avons décidé de mener le débat et de confronter nationalement nos revendications sur différents sujets comme la formation professionnelle, la petite enfance, les enjeux environnementaux,... avec la CGT et Solidaires par exemple. Nous connaîtrons ici un développement de ces partenariats à l'occasion d'un rendez-vous public que nous organiserons avec l'UD CGT fin mars autour des questions du syndicalisme, comme nous avons pu le faire de manière plus large avec l'ensemble des partenaires autour de la question des services publics en 2009.
La question des services publics sur laquelle nous avons déjà développé plusieurs initiatives publiques et unitaires en cette dernière période continue à avoir un retentissement national. Les Français persistent à exprimer un attachement fort (près de 70%) aux services publics malgré un discours politique défavorable. Suite à l'appel "Le service public est notre richesse", aux différentes mobilisations, à un rendez-vous public à la mutualité en décembre les organisations syndicales, politiques et associatives volontaires ont décidé de lancer une grande campagne nationale pour promouvoir - et non pas seulement défendre- le service public. Les initiatives que nous avons prises jusque là ne doivent pas nous dispenser de mettre en oeuvre de nouveaux rendez-vous différents qui permettent de continuer à mettre ces questions unitairement en avant sur le plan local en vue d'une initiative de masse à l'automne 2010. Mais il évident que malgré l'antériorité du travail en commun sur ces questions nous sera nécessaire pour relancer la machine unitaire ainsi que le travail avec les personnels.
Nos travaux de ce jour doivent également nous conduire à la préparation du congrès départemental de notre fédération. Nous venons d'en modifier le calendrier pour tenir compte de l'action du 21 janvier. Le congrès se déroulera donc le mercredi 20 et le lundi 25 janvier.
Nous devons :
- en retenir l'ordre du jour
- vous informer du principe de constitution de la délégation au congrès national
- vous informer de la présence de Bernadette Groison le mercredi 20 et des invitations que nous avons lancé aux UD CGT, CFDT, UNSA et Solidaires ainsi qu'à nos partenaires de la FCPE.
- vous rappeler que l'adoption des textes en vue du congrès national se fait à 75%, ce qui nécessite d'obtenir un véritable consensus et donc un travail préalable qui identifie toutes les difficultés qui se présentent
- faire le point sur chacun des 4 thèmes
Date de création : 07/01/2010 - 22:18
Dernière modification : 07/02/2010 - 15:55
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